Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a affirmé, hier à Djelfa, que le plan d’installation des panneaux photovoltaïques, au niveau des écoles-types, à travers les différentes communes du pays, visait, dans sa dimension stratégique, à inculquer la culture d’exploitation de cette ressource importante.

Au cours de sa visite d’inspection dans la wilaya de Djelfa, qu’il a entamée par l’inauguration d’un projet d’extension de la centrale solaire photovoltaïque d’Aïn El-Ibil (30 km au sud du chef-lieu de wilaya), M. Bedoui a précisé que les opérations d’installation de ces panneaux dans des primaires-types, au niveau de 15 à 20 communes de la wilaya, avaient pour objectif de promouvoir et d’inculquer, notamment «la culture d’exploitation de ces énergies alternatives aux jeunes générations». À ce titre, le ministre a indiqué que l’Algérie recelait d’importants atouts en matière d’énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire, ajoutant que ces énergies dépassaient largement ce que recèle le pays en termes de pétrole et de gaz.
Accompagné des ministres des Ressources en eau, et des Travaux publics et des Transports, Hocine Necib et Abdelghani Zaâlane, le ministre de l’Intérieur a reçu des explications exhaustives sur le projet d’extension qui a augmenté les capacités de production estimées à 33 MW, permettant, ainsi, à la centrale, dont la superficie a été élargie de 80 hectares supplémentaires, de produire 53 MW et de passer à la deuxième place, après celle d’El- Khoung (Laghouat), qui occupe une place pionnière à l’échelle africaine. Après avoir reçu une évaluation sur les projets de la Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida (SKTM), qui ambitionne de produire, à l’horizon 2030, 22.000 MW, M. Bedoui a souligné la nécessité «de valoriser ces acquis et de mettre en avant ces efforts, une mission qui incombe en particulier aux responsables locaux, car la concrétisation de ces projets importants intervient, ajoute-t-il, en droite ligne avec la feuille de route du développement tracée par le Président de la République». «Nous devons, alors, valoriser ces efforts de développement dans une action de proximité, à travers laquelle l’on évalue les efforts de l’État afin de dire aux sceptiques que l’Algérie est forte, puisant sa force dans celle de ses institutions», a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : «Le citoyen se rend compte de sa place et des réalisations accomplies sur le plan social, et ce dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie dans un climat de sécurité et de stabilité. Nous ne devons pas, toutefois, oublier ce que nous avons vécu, car la prospérité n’a pas de prix, et il convient donc d’être fiers de nos réalisations et de ne pas douter de nos capacités.»

La daïra de Messaâd sera érigée au rang de wilaya déléguée

Le ministre avait affirmé, lundi, que la daïra de Messaâd, située au sud de la wilaya, était concernée par «une promotion, dans le cadre du découpage administratif relatif aux wilayas déléguées». S’adressant aux élus locaux de cette commune, M. Bedoui a indiqué que «cette démarche concerne une région qui a une histoire prestigieuse, dont les habitants aspirent, depuis toujours, à avoir un bond qualitatif en matière de développement. C’est une région qui est située au sud de la wilaya de Djelfa, profondément ancrée dans l’histoire de l’Algérie, en général, et dans l’histoire de la région en particulier». «Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a donné, en 2015, des instructions, au titre de la nouvelle organisation administrative relative à la création des wilayas déléguées.
C’est le Président lui-même qui a évoqué la région de Messaâd, au même titre que d’autres régions du pays jouissant des mêmes atouts que recèle cette région», a souligné le ministre. «Partant du travail qui a été élaboré au niveau du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, et qui est actuellement au niveau de Son Excellence, le Président de la République, j’assure à tout le monde que Messaâd est concernée par la nouvelle organisation administrative, pour l’ériger au rang de wilaya déléguée», a affirmé le ministre. Et d’ajouter : «Il s’agit là, d’une revendication et d’une ambition légitime qui émane de l’histoire de cette région. Ce sont les richesses et atouts matériels, notamment humains, dont elle recèle qui ont habilité cette région à intégrer le Schéma national d’aménagement du territoire. La promotion de cette région en wilaya déléguée se veut comme première étape, à l’instar des wilayas déléguées qui ont été créées, et érigées, par la suite, en des wilayas dotées de toutes les prérogatives, érigeant ces vastes régions, par leur valeur, en wilayas autonomes, à l’avenir, illustrant ainsi la vision perspicace du Président de la République, auquel revient le mérite de cette stratégie clairvoyante, dans l’aménagement du territoire et l’organisation administrative des wilayas, dont la concrétisation a débuté, à partir du Sud jusqu’aux Hauts-Plateaux, ainsi que dans le Nord du pays.» Au volet développement, le ministre, qui était accompagné du ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, et du ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane, a entendu les préoccupations soulevées par la Collectivité locale de la commune de Messaâd, ayant touché à plusieurs aspects liés au développement en général. «Les questions soulevées sont légitimes, partant des ambitions de la région qui aspire à la réalisation d’un bond qualitatif en matière de développement, à la hauteur des indices qui ont été mis en relief par le président de la commune, notamment en ce qui a trait au nombre des habitants», a-t-il ajouté. Dans ce contexte, le ministre a indiqué que «cette visite a pour objectif de donner une forte impulsion à de telles régions de l’intérieur, et de résoudre ces différentes préoccupations soulevées au plan local, à même de contribuer directement à donner des résultats et des impacts positifs dans la vie du citoyen».    

Des structures et des sièges  de sûreté inaugurés

Lors du premier jour de sa visite à la wilaya de Djelfa, le ministre de l’Intérieur a inauguré un siège de la sûreté urbaine, un célibatorium, un siège de la Brigade mobile de police judiciaire (BMPJ) et une unité secondaire de Protection civile, à la commune de Faidh El-Botma (50 km à l’est de Djelfa), en présence des habitants de cette localité.
À Messaâd, M. Bedoui a présidé l’ouverture du nouveau siège de la daïra doté de 8 logements de fonction, auquel une enveloppe de 158 millions DA a été allouée, avant d’inaugurer une antenne de la Caisse nationale d’assurance sociale des travailleurs salariés (CNAS), concrétisant ainsi le principe du rapprochement de l’Administration du citoyen. Dans le même cadre, M. Bedoui s’est rendu à la commune de Hassi Bahbah (50 km au nord de la wilaya), pour l’inauguration d’un CEM, avant de se déplacer à la commune de Dar Chioukh, pour s’enquérir des travaux du projet d’un hôpital de 60 lits, dont l’état d’avancement est à 90%. Cette structure de santé sera prochainement réceptionnée, selon les explications données sur site. Au niveau de la même commune (Dar Chioukh), le ministre de l’Intérieur a inspecté un groupement scolaire et écouté les préoccupations des citoyens sur le développement dans la région.

L’État n’abandonnera pas les jeunes entrepreneurs

Le ministre a rassuré les jeunes entrepreneurs et porteurs d’idées que l’État ne les abandonnera pas, et «s’engage à accompagner ceux qui sont en difficulté et font face à des problèmes». «Nous nous engageons à accompagner les jeunes entrepreneurs qui ont créé des micro-entreprises devenues des entités économiques de taille moyenne, ainsi que ceux qui n’ont pas réussi à concrétiser leurs idées en raison de problèmes avec les banques», a expliqué le ministre, qui a rassuré que les pouvoirs publics et le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, les protègent et les accompagnent. M. Bedoui, qui a inspecté plusieurs projets relevant des secteurs du Commerce, de la Santé et de la Formation professionnelle, dans les communes d’Aïn Ouessara et Birine (nord de Djelfa), a affirmé que les jeunes investisseurs et ceux ayant créé de petits projets devenus des entreprises moyennes ou encore ceux n’ayant pu concrétiser leurs idées en raison de problèmes avec les banques, «nous nous engageons à les accompagner. Les pouvoirs publics et le Président de la République les accompagnent pour la réussite de leurs projets et les protègent». La réalisation d’infrastructures de bases et de mini-zones d’activités industrielles «a pour objectifs d’encourager et d’inciter les jeunes à investir», a-t-il souligné.
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a expliqué que cette démarche «vise à transmettre un message d’espoir aux jeunes Algériens dont aucun ne peut remettre en question leurs capacités», relevant en direction de ceux qui tentent de diffuser via les écrans des image fausses de la réalité algérienne que «l’Algérie est un pays fort avec ses institutions et son peuple ambitieux, et que la sécurité et la stabilité sont des acquis qui ont été consacrés par le Président de la République». Lors de sa visite du projet de réalisation d’un marché régional des fruits et légumes dans la ville d’Aïn Ouessara, dont la réception est prévue durant le deuxième trimestre de l’année en cours, M. Bedoui a insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux pour la réception de ce projet dans les meilleurs délais, vu le rôle que cet espace devrait jouer dans l’organisation du marché national des fruits et légumes, le contrôle des prix de ces produits, la fourniture des produits agricoles dans les marchés locaux de neuf wilayas voisines et la création d’une dynamique commerciale. Les travaux de réalisation de ce projet, qui a nécessité la mobilisation d’une enveloppe de 2,2 milliards de DA et le fonctionnement des marchés de gros, ont atteint un taux de 82,2%. Il est doté d’une capacité de 320.000 tonnes/an de fruits et légumes, avec un mouvement quotidien de 3.000 personnes et 2.000 véhicules. Il compte 87 locaux et installations importants, et assurera la création de 1.800 emplois, selon les explications fournies sur place.
Dans la même commune, le ministre a procédé à la pose de la première pierre du projet d’un institut national de formation professionnelle, qui devrait être réalisé dans un délai maximum de 20 mois et qui a été doté d’une enveloppe financière d’environ 387 millions de dinars. Dans la commune de Birine (à 130 km au nord de la wilaya), il a visité les différents services d’un hôpital de 60 lits, dont les travaux, d’un coût de 300 millions de DA, ont été parachevés et qui est en cours d’équipements. Ce projet évitera aux habitants de cette localité de se déplacer dans d’autres communes, pour se faire soigner. Il a également inspecté le projet de rénovation de la conduite de transfert d’eau potable à partir d’Oum Erich, et qui permettra d’améliorer l’approvisionnement en cette ressource.
 

Auteur: elmoudjahid
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