{"id":102602,"date":"2020-10-23T08:26:00","date_gmt":"2020-10-23T12:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-mythologies-proche-orientales-et-recits-bibliques\/"},"modified":"2020-10-23T08:26:00","modified_gmt":"2020-10-23T12:26:00","slug":"ammar-mahjoubi-mythologies-proche-orientales-et-recits-bibliques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-mythologies-proche-orientales-et-recits-bibliques\/","title":{"rendered":"Ammar Mahjoubi: Mythologies proche-orientales et r\u00e9cits bibliques"},"content":{"rendered":"<p class=\"c4\"><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><em><strong>Par Ammar Mahjoubi &#8211;<\/strong><\/em><\/span><\/span> <strong>D\u00e8s le second mill\u00e9naire avant le Christ, les M\u00e9sopotamiens avaient tent\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir aux grands probl\u00e8mes et aux sujets angoissants qui n\u2019ont cess\u00e9 de hanter les humains. Le Po\u00e8me de la cr\u00e9ation, une tentative pour expliquer le Cosmos, \u00e9tait ainsi r\u00e9cit\u00e9 en Babylonie, pendant les f\u00eates du Nouvel An, dans des moments d\u2019exaltation intense, onze jours durant. La\u00a0 pens\u00e9e r\u00e9flexive, encore enfouie dans la l\u00e9gende et le mythe, tentait de trouver des r\u00e9ponses \u00e0 ces grandes questions. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que les auteurs de la Bible, le livre fondateur des trois grandes religions monoth\u00e9istes, aient cherch\u00e9 source et inspiration dans ces mythologies ancestrales du Proche-Orient.<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est de la cr\u00e9ation de la premi\u00e8re humanit\u00e9 qu\u2019il s\u2019agit, \u00e0 partir d\u2019argile model\u00e9e par un dieu, dans le Po\u00e8me d\u2019Atrahasis (le \u00abSupersage\u00bb). Cette premi\u00e8re humanit\u00e9 est d\u00e9truite par le D\u00e9luge. Le po\u00e8me est dat\u00e9 des alentours de 1700 av. J.-C. et constitue le chef-d\u2019\u0153uvre majeur de la civilisation babylonienne. Il brosse, avec une technique parfaite dans la composition, un tableau ing\u00e9nieux de l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9, depuis sa cr\u00e9ation et son \u00e8re mythique, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge \u00abhistorique\u00bb, \u00e0 l\u2019issue d\u2019une longue gestation compos\u00e9e et retouch\u00e9e par \u00e9tapes. Donnant tout son sens \u00e0 l\u2019existence humaine, telle qu\u2019on pouvait l\u2019appr\u00e9hender \u00e0 l\u2019\u00e9poque, le mythe en souligne la n\u00e9cessit\u00e9 et le r\u00f4le indispensable qu\u2019elle assume dans l\u2019\u00e9norme machine de l\u2019Univers.<\/p>\n<p>L\u2019argile originelle de l\u2019esp\u00e8ce humaine, tout comme le D\u00e9luge, sont encore pr\u00e9sents dans l\u2019Epop\u00e9e de Gilgamesh. Les l\u00e9gendes qui sont \u00e0 l\u2019origine de cette \u00e9pop\u00e9e, la plus vieille des \u0153uvres litt\u00e9raires connues, sont dat\u00e9es des alentours de 2330-2000 : elles sont donc nettement ant\u00e9rieures \u00e0 l\u2019Iliade des Grecs et au Mah\u00e2bh\u00e2rata des Hindous. Pleurant la mort d\u2019Enkidu, son ancien serviteur, devenu son compagnon et son ami, Gilgamesh se lamente:<\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Comment me taire<br \/>Comment demeurer coi ?<br \/>Mon ami que je ch\u00e9rissais<br \/>Est redevenu argile<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ammar-Mahjoubi-moy.jpg\" width=\"50%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\" alt=\"\"\/>Agit\u00e9, d\u00e9sempar\u00e9 depuis cette \u00ab mort cruelle, qui brise les hommes \u00bb, il n\u2019arrive plus \u00e0 se suffire de ces succ\u00e9dan\u00e9s \u00e0 l\u2019immortalit\u00e9 que constituent le renom, les honneurs et le pouvoir, et d\u00e9cide de n\u2019aspirer d\u00e9sormais qu\u2019\u00e0 la qu\u00eate de la vie \u00e9ternelle, qu\u2019\u00e0 la poursuite de \u00abla vie -sans-fin \u00bb. Il hante le D\u00e9sert et d\u00e9cide de consulter, hors des terres habit\u00e9es, Utanapisti, le h\u00e9ros du Po\u00e8me d\u2019Atrahasis le \u00abSuper-sage\u00bb, qui est ainsi nomm\u00e9 en Akkadien. Il avait acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019immortalit\u00e9 en survivant au D\u00e9luge. Utanapisti (alias Atrahasis) le calme. Il lui explique et lui affirme que les exploits, les p\u00e9rils consentis pour arriver jusqu\u2019\u00e0 lui sont vains, car l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019il a v\u00e9cue, lui et lui seul, est un cas unique, qui ne souffre aucune r\u00e9cidive: il s\u2019agit du r\u00e9cit, fameux, qui d\u00e9crit le D\u00e9luge.<\/p>\n<p>Perturbant\u00a0 le sommeil du souverain des dieux, la trop grande multitude des hommes et leurs bruits assourdissants am\u00e8nent cette divinit\u00e9 supr\u00eame \u00e0 d\u00e9cider leur perte en provoquant le D\u00e9luge. Mais pr\u00e9venu indirectement par son dieu protecteur, Utanapisti est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 survivre au cataclysme et \u00e0 assurer aussi la sauvegarde des \u00eatres vivants. Il ob\u00e9it donc aux injonctions de son dieu et suit ses instructions :<\/p>\n<p class=\"c4\"><em>D\u00e9molis ta maison<br \/>Pour (te) faire un bateau !<br \/>Renonce \u00e0 tes richesses<br \/>Pour te sauver la vie<br \/>Mais embarque avec toi<br \/>Des sp\u00e9cimens de tous les animaux<\/em><\/p>\n<p>Survient alors le fl\u00e9au fabuleusement d\u00e9crit:<\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Six jours<br \/>Et sept nuits durant,<br \/>Bourrasques, Pluies battantes<br \/>Ouragans et D\u00e9luges<br \/>Continu\u00e8rent de saccager la terre<br \/>Le septi\u00e8me jour arriv\u00e9,<br \/>Temp\u00eates, D\u00e9luges et H\u00e9catombes cess\u00e8rent<br \/>Comme une femme dans les douleurs.<br \/>La \u00abMer\u00bb se calma et s\u2019immobilisa,<br \/>Ouragans et D\u00e9luges s\u2019\u00e9tant interrompus !<br \/>Le silence r\u00e9gnait !<br \/>Tous les hommes avaient \u00e9t\u00e9<br \/>Transform\u00e9s en argile<\/em><\/p>\n<p>Par l\u2019interm\u00e9diaire du h\u00e9ros qui a surv\u00e9cu au D\u00e9luge, les dieux finissent par faire alliance avec les hommes, aussi bien dans le mythe d\u2019Atrahasis que dans l\u2019\u00e9pop\u00e9e de Gilgamesh.<\/p>\n<p>Une autre l\u00e9gende, emprunt\u00e9e \u00e9galement au fonds commun des traditions proches-orientales, est aussi pr\u00e9sente dans la Bible; il s\u2019agit de la naissance de Mo\u00efse :<\/p>\n<p>\u00abUn homme de la maison de L\u00e9vi s\u2019en alla prendre pour femme une fille de L\u00e9vi. Celle-ci con\u00e7ut et enfanta un fils. Voyant combien il \u00e9tait beau, elle le dissimula pendant trois mois. Ne pouvant le dissimuler plus longtemps, elle prit pour lui une corbeille de papyrus qu\u2019elle enduisit de bitume et de poix, y pla\u00e7a l\u2019enfant et la d\u00e9posa dans les roseaux sur la rive du fleuve. La s\u0153ur de l\u2019enfant se posta \u00e0 distance pour voir ce qui lui adviendrait. Or la fille de Pharaon descendit au Fleuve pour s\u2019y baigner (\u2026) Elle\u00a0 aper\u00e7ut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante la prendre.\u00bb (Exode 2, 1-5). Ce faisant, la m\u00e8re esp\u00e9rait sauver son enfant\u00a0 car \u00ab Pharaon avait donn\u00e9 ordre \u00e0 tout son peuple : tout fils qui na\u00eetra, jetez-le au Fleuve, mais laissez vivre toute fille.\u00bb (Exode 1, 22).<\/p>\n<p>Ainsi racont\u00e9s par la Bible, les d\u00e9tails de cette aventure attribu\u00e9e \u00e0 Mo\u00efse, nourrisson, avait \u00e9t\u00e9 port\u00e9s, des mill\u00e9naires auparavant, par les traditions l\u00e9gendaires moyens-orientales, au cr\u00e9dit d\u2019autres naissances, aussi bien divines, comme celles de Bacchus, que h\u00e9ro\u00efques ou royales. A l\u2019exemple de la naissance de Sargon d\u2019Akkad, qui r\u00e9gna vers le milieu du IIIe mill\u00e9naire avant le Christ :<\/p>\n<p>\u00abJe suis Sargon, le puissant roi d\u2019Agad\u00e9. Ma m\u00e8re \u00e9tait vestale \u2026La vestale ma m\u00e8re\u00a0 me con\u00e7ut, elle me mit au monde dans le secret. Elle me mit dans un panier de jonc, ferma ma porte avec du bitume, me mit dans le Fleuve \u2026\u00bb (A. Lods, Isra\u00ebl, Des\u00a0 origines au milieu du VIIIe si\u00e8cle avant notre \u00e8re, Albin Michel, p.170).<\/p>\n<p>Un autre mythe du Proche-Orient, repris par la Bible, est emprunt\u00e9 cette fois \u00e0 la litt\u00e9rature \u00e9gyptienne du Moyen Empire. C\u2019est le Conte de Sinouh\u00e9 l\u2019Egyptien, qui date du XXe si\u00e8cle av. J.-C. En disgr\u00e2ce \u00e0 la cour, Sinouh\u00e9 trahit son pharaon, fuit l\u2019Egypte et se r\u00e9fugie chez des nomades en Syrie o\u00f9 il se marie, devient prince et chef de tribu. Mais la vieillesse et la nostalgie le ram\u00e8nent au souvenir de son pays. Gr\u00e2ce \u00e0 la providence et \u00e0 la mis\u00e9ricorde divine, il re\u00e7oit l\u2019autorisation du nouveau pharaon, abandonne ses biens \u00e0 son fils a\u00een\u00e9 et se pr\u00e9cipite en Egypte o\u00f9 il est re\u00e7u avec honneur. On lui fait m\u00eame construire une pyramide. Le conte n\u2019est pas sans rappeler l\u2019histoire de Joseph dans la Bible. D\u2019origine syro-canan\u00e9enne, celui-ci, \u00e0 l\u2019inverse, fuit en Egypte, y fonde une famille au sein de l\u2019\u00e9lite locale, et sur le tard, avec la vieillesse, revient \u00e0 son pays.<\/p>\n<p>Il en est de m\u00eame pour le Cantique des Cantiques, le chant d\u2019amour c\u00e9l\u00e8bre dans la Bible. Utilisant des mots grecs, il est dat\u00e9 de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les H\u00e9breux \u00e9taient entr\u00e9s en contact suivi avec le monde hell\u00e9nistique, \u00e0 la suite des conqu\u00eates d\u2019Alexandre. Ce chant a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s probablement inspir\u00e9 par certains hymnes sum\u00e9riens \u00e0 Inanna (en Sum\u00e9rien \u00abDame du ciel\u00bb ?), compagne favorite de An, dieu du Ciel, et patronne de l\u2019amour physique, v\u00e9n\u00e9r\u00e9e sous le nom d\u2019Ishtar par les Akkadiens.<\/p>\n<p>L\u2019arch\u00e9ologie, par ailleurs, a fourni nombre de documents qui montrent que le caract\u00e8re extatique du proph\u00e9tisme, dans la Bible, o\u00f9 les proph\u00e8tes tiennent lieu de porte-parole de Dieu, \u00e9tait longtemps auparavant au c\u0153ur de la vie religieuse du Proche-Orient, aussi bien au royaume de Mari, dans le Moyen-Euphrate, qu\u2019\u00e0 Alep, \u00e0 Byblos et \u00e0 Babylone. C\u2019est ce que r\u00e9v\u00e8lent aussi bien les archives cun\u00e9iformes du palais de Mari, dat\u00e9es du XVIIIe si\u00e8cle av. J.-C., que le r\u00e9cit de voyage de Ounamon, ce scribe \u00e9gyptien qui fit, au XIe si\u00e8cle av. J.-C., un voyage en Ph\u00e9nicie et raconta, de fa\u00e7on d\u00e9taill\u00e9e, une sc\u00e8ne d\u2019inspiration proph\u00e9tique \u00e0 Byblos :<\/p>\n<p>\u00abComme il (le roi de Byblos) sacrifiait \u00e0 ses dieux, le dieu saisit un des nobles pages, il\u00a0 le fit tomber en convulsions; il dit : \u00abApporte le dieu ici. Am\u00e8ne le message d\u2019Amon qui le poss\u00e8de. Renvoie-le, fais le partir !\u00bb (A. Lods, Op. cit. p.105). Le r\u00e9cit d\u2019Ounamon continue, en indiquant que la crise du page s\u2019est prolong\u00e9e pendant la nuit. On constate, en cons\u00e9quence, que la crise extatique, l\u2019inspiration des proph\u00e8tes isra\u00e9lites pouvait saisir, compte tenu de ces ant\u00e9c\u00e9dents proche-orientaux, l\u2019un des assistants aux c\u00e9r\u00e9monies religieuses. Il y avait toutefois, comme l\u2019indique \u00e0 maintes reprises la Bible, des professionnels du proph\u00e9tisme :<br \/>\u00abComme la famine s\u2019\u00e9tait aggrav\u00e9e \u00e0 Samarie, Achab fit appeler Obadyahu, le ma\u00eetre du palais \u2013 cet Obadyahu craignait beaucoup Yahv\u00e9 : lorsque J\u00e9zabel massacra les Proph\u00e8tes de Yahv\u00e9, il prit cent proph\u00e8tes et les cacha, cinquante \u00e0 la fois dans une grotte, o\u00f9 il les ravitaillait de pain et d\u2019eau.\u00bb (Rois, 1, 18, 3-4).<\/p>\n<p>Par ailleurs, et bien avant, la r\u00e9daction de la Bible s\u2019est aussi d\u00e9velopp\u00e9e au Proche &#8211; Orient, pendant longtemps, un courant de pens\u00e9e qu\u2019on retrouve dans les cinq livres de l\u2019Ancien Testament qu\u2019on appelle les Livres Sapientiaux. Il s\u2019agit de ces \u00e9crits de sagesse, produits aussi bien en Egypte, tout au long de son histoire, qu\u2019\u00e0 Sumer et Akkad, en M\u00e9sopotamie : po\u00e8mes, fables, proverbes, qui ciblent les travers des humains, et s\u2019\u00e9tendent sur le sujet de la souffrance humaine ; avec, en particulier, le th\u00e8me du \u00ab Juste souffrant \u00bb qui pr\u00e9figure sans doute, dans la Bible, le livre de Job.<\/p>\n<p>Rien d\u2019\u00e9tonnant, en effet, dans la p\u00e9n\u00e9tration de cette sagesse, essentiellement m\u00e9sopotamienne, au pays de Canaan : \u00e0 Ras-Shamra notamment, on a mis au jour des textes sapientiaux, \u00e9crits en akkadien, et dispensant une sagesse profane universelle, dont les pr\u00e9occupations religieuses sont minimes. Diff\u00e9rente de la r\u00e9flexion philosophique des Grecs, elle expose un art de vivre, une \u00e9ducation et une exp\u00e9rience qui sollicitent la conformit\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre de l\u2019Univers et explorent les voies d\u2019acc\u00e8s au bonheur. F\u00e9licit\u00e9, qui est loin d\u2019\u00eatre acquise \u00e0 l\u2019homme, ce qui justifie le pessimisme d\u2019autres \u00e9crits, en Egypte autant qu\u2019en M\u00e9sopotamie.<\/p>\n<p>En langue aram\u00e9enne enfin, et en pays s\u00e9mite, on peut relever, pour conclure, l\u2019histoire d\u2019Ahiqar, ce scribe et membre de la cour assyrienne, qui v\u00e9cut au VIIe si\u00e8cle avant le Christ. Elle a \u00e9t\u00e9 traduite en plusieurs langues, en syriaque notamment et en arabe, et elle n\u2019est pas sans ressemblance avec l\u2019histoire du sage Loqman (Sourate 31 du Coran \u0633\u0648\u0631\u0629 \u0644\u0642\u0645\u0627\u0646 )<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Ammar Mahjoubi<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/30780-ammar-mahjoubi-mythologies-proche-orientales-et-recits-bibliques\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ammar Mahjoubi &#8211; D\u00e8s le second mill\u00e9naire avant le Christ, les M\u00e9sopotamiens avaient tent\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir aux grands probl\u00e8mes et aux sujets angoissants qui n\u2019ont cess\u00e9 de hanter les humains. 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