{"id":102864,"date":"2020-10-26T06:00:00","date_gmt":"2020-10-26T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/comment-quatre-jeunes-ont-ressuscite-un-village\/"},"modified":"2020-10-26T06:00:00","modified_gmt":"2020-10-26T10:00:00","slug":"comment-quatre-jeunes-ont-ressuscite-un-village","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/comment-quatre-jeunes-ont-ressuscite-un-village\/","title":{"rendered":"Comment quatre jeunes ont ressuscit\u00e9 un village"},"content":{"rendered":"<p class=\"c4\"><em><strong>Reportage r\u00e9alis\u00e9 par\u00a0Yazid Yahiaoui<\/strong><\/em><br \/>Tout est parti d\u2019une id\u00e9e lanc\u00e9e par un groupe de quatre jeunes\u00a0 villageois, dont le point commun est l\u2019amour de leur village et la soif de le r\u00e9habiliter, tant celui-ci constitue pour eux leur raison d\u2019\u00eatre. Ils ont d\u00e9cid\u00e9 de balancer leur id\u00e9e \u00e0 travers leurs pages Facebook, ainsi que celle du village. Et ce fut le buzz.\u00a0<\/p>\n<p class=\"c4\">Ils \u00e9taient l\u00e0, \u00e0 Ameziav, une placette\u00a0 en contrebas du village \u00e0 la sotie nord,\u00a0 r\u00e9put\u00e9e \u00eatre un lieu de rencontre et de rassemblement des hommes qui viennent se d\u00e9salt\u00e9rer \u00e0 la source situ\u00e9e sur place, mais \u00e9galement deviser, tout en fabriquant des produits artisanaux qui avec l\u2019osier pour les corbeilles et autres paniers, qui avec des morceaux de bois et un couteau bien aff\u00fbt\u00e9 pour en fabriquer des cuillers ou autres cannes, etc. Mais plus que tout, le lieu, de par sa fra\u00eecheur, surtout en \u00e9t\u00e9, est souvent le point de rencontres, de tajma\u00e2t, l\u2019assembl\u00e9e du village.\u00a0<br \/>C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 se discutent et se r\u00e8glent\u00a0 tous les probl\u00e8mes de la communaut\u00e9. C\u2019est dire combien \u00e9tait importante pour les jeunes cette symbolique, cette valeur ancestrale que charrie le lieu. Une id\u00e9e lanc\u00e9e \u00e0 travers la Toile, qui a drain\u00e9 en un temps record une mobilisation spontan\u00e9e et incroyable.\u00a0<br \/>Ainsi, d\u00e8s le premier vendredi d\u2019octobre, un engouement sans pr\u00e9c\u00e9dent a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 gr\u00e2ce aux jeunes villageois,\u00a0 parmi lesquels on peut citer principalement l\u2019infatigable Madjid Aggad, Ba\u00e2nou Banouh, et autres Slimane Taleb. Des jeunes instruits qui ont vite fait oublier aux villageois les vieilles querelles tribales des vieux, qui ont toujours \u00e9t\u00e9 derri\u00e8re les blocages de toute initiative allant dans le sens de la r\u00e9habilitation du vieux village martyr d\u2019Imesdourar ou M\u2019zarir.<br \/>Au fil des jours et des semaines, des villageois adh\u00e9rent de plus en plus \u00e0 l\u2019id\u00e9e de \u00abtachemlit\u00bb et donnent sa vraie valeur \u00e0 cet esprit de solidarit\u00e9 qui a toujours caract\u00e9ris\u00e9 Imesdourar.\u00a0<br \/>Ainsi, apr\u00e8s la r\u00e9habilitation de la place de \u00abAmeziav\u00bb avec la construction de murs, la r\u00e9habilitation de la source existante et la d\u00e9coration des lieux par des artistes du village tr\u00e8s connus sur la sc\u00e8ne locale et m\u00eame nationale, \u00e0 l\u2019image d\u2019Aim\u00e8ne Nacer et Dahmouni Khaled. Les jeunes, davantage stimul\u00e9s, se sont lanc\u00e9 un autre d\u00e9fi, celui de cr\u00e9er une voie carrossable \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de ce village construit pendant les ann\u00e9es 1900, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019id\u00e9e m\u00eame d\u2019une voiture ne pouvait traverser l\u2019esprit. Les ruelles tr\u00e8s\u00a0 \u00e9troites ne pouvaient permettre que le passage d\u2019une mule ou d\u2019un \u00e2ne sell\u00e9 d\u2019un \u00abchouari\u00bb.<br \/>Pendant pr\u00e8s d\u2019un mois, l\u2019op\u00e9ration se poursuit ; chaque vendredi, des centaines de personnes natives du village y convergent pour d\u00e9molir les murs et m\u00eame les maisons\u00a0 g\u00eanant toute extension et \u00e9largissement de la voie principale qui va traverser le village du sud au nord, en passant par Ameziav pour\u00a0 rejoindre l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 nord, en contrebas, la source noire ou \u00abAinsar averkane\u00bb et la route carrossable datant de l\u2019\u00e8re coloniale.\u00a0<br \/>En effet, durant les ann\u00e9es 1930, apr\u00e8s la d\u00e9couverte de la \u00absource noire\u00bb, les Fran\u00e7ais, qui ont constat\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait plus d\u2019un torrent souterrain que d\u2019une simple source, tant le d\u00e9bit d\u00e9passait 1800 l\/s pendant l&rsquo;hiver et pas moins de 300 l\/s pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, ont vite pens\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une station hydro\u00e9lectrique, du c\u00f4t\u00e9 du village d\u2019Illilten. Aussi, pour le captage de cette source, les lieux \u00e9taient construits en b\u00e9ton et les conduites en acier ; m\u00eame un tunnel souterrain de plus de trois m\u00e8tres de hauteur sur une distance de plus de 3 km a \u00e9t\u00e9 creus\u00e9.\u00a0<br \/>L\u2019entretien de cette source a exig\u00e9 un curage r\u00e9gulier et une piste carrossable beaucoup plus bas, du c\u00f4t\u00e9 du village Imesdourar, longeant l\u2019oued qui coule depuis le col de Tizi n\u2019Kouilal, en passant par la \u00absource noire\u00bb et poursuivant sa route jusqu\u2019\u00e0 la plaine pour rejoindre l\u2019oued Sahel, dans la r\u00e9gion de M\u2019chedallah, puis la Soummam et la mer M\u00e9diterran\u00e9e.\u00a0<br \/>Mohand Aggad, un autre villageois tr\u00e8s actif dans le mouvement associatif, nous servira de guide pendant notre d\u00e9placement vers ce village en ce vendredi ensoleill\u00e9 mais frais. Celui-ci nous confiera que le premier travailleur recrut\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque coloniale pour le curage de cette source \u00e9tait son propre p\u00e8re.\u00a0<br \/>Un curage m\u00e9ticuleux supervis\u00e9 par les responsables fran\u00e7ais qui r\u00e9sidaient un peu plus bas, l\u00e0 o\u00f9 est implant\u00e9e la station hydro\u00e9lectrique.\u00a0<br \/>Aussi, l\u2019objectif des villageois, apr\u00e8s l\u2019ouverture d\u2019une route traversant leur village, est de raccorder cette voie qui m\u00e8ne \u00e0 la RN30 \u00e0 la piste qui m\u00e8ne jusqu\u2019\u00e0 la \u00absource noire\u00bb.\u00a0<br \/>Ce vendredi-l\u00e0 donc, nous avons constat\u00e9\u00a0 que les jeunes sont finalement plus intelligents et plus ouverts que les vieux, dont l&rsquo;ent\u00eatement \u00e0 ne c\u00e9der aucun ampan de leurs lopins bloque toute initiative. Ces vieux \u00e9taient d\u2019autant plus contents qu&rsquo;ils finirent tous par reconna\u00eetre leur mentalit\u00e9 tordue et par la m\u00eame le m\u00e9rite de ces jeunes.\u00a0<br \/>Outre l\u2019ouverture de cette route qui traversera tout le village, d\u2019autres voies secondaires font l\u2019objet de tractations pour que les propri\u00e9taires c\u00e8dent quelques surfaces de leurs terres. Certains le font gratuitement, mais quand il s\u2019agit de d\u00e9molir une maisonnette ou une \u00e9choppe, le principe d\u2019une reconstruction de cette b\u00e2tisse sur les m\u00eames lieux mais avec un recul de quelques dizaines de centim\u00e8tres est toujours retenu.\u00a0<br \/>Ce qui arrange tout le monde.\u00a0 Cela \u00e9tant, en ce vendredi 23 octobre 2020, en plus de la mobilisation des villageois pour la route principale, d\u2019autres groupes de villageois \u00e9taient mobilis\u00e9s de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, un peu plus haut, pour la r\u00e9habilitation d\u2019une autre source d\u2019eau, celle exclusivement r\u00e9serv\u00e9e aux femmes du village.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Il \u00e9tait une fois un village\u00a0appel\u00e9 Imesdourar<\/strong><br \/>Retour \u00e0 Ameziav o\u00f9 nous rencontrons Hadj Mouloud Banouh, l\u2019un des sages du village. Il nous parlera de l\u2019origine du village Imesdourar et de son pass\u00e9 r\u00e9volutionnaire, d\u2019abord ombrageux et incompris, avant de devenir un lieu de transit pour les moudjahidine et un v\u00e9ritable village martyre.\u00a0<br \/>Ainsi, \u00e0 ses d\u00e9buts, vers les XVIe et XVIIe si\u00e8cles notamment, il n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 cet endroit. Le village, qui culmine \u00e0 un peu plus de 1 000 m\u00e8tres \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Parc national du Djurdjura (PND), \u00e9tait perch\u00e9 sur deux collines plus au nord, \u00e0 savoir Taoukachth et Taguemount.\u00a0<br \/>Les populations vivaient au milieu des animaux dont le lion du Djurdjura, qui a disparu, selon les historiens, au d\u00e9but du si\u00e8cle dernier.\u00a0<br \/>Ils ont v\u00e9cu l\u00e0 jusqu\u2019au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle o\u00f9, suite \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie du typhus, les deux hameaux ont \u00e9t\u00e9 presque d\u00e9cim\u00e9s. Les survivants, \u00e0 peine une poign\u00e9e entre femmes et hommes, ont quitt\u00e9 les lieux pour aller s\u2019installer plus bas, dans des endroits habit\u00e9s. Arriv\u00e9s aux environs du village Ath Hammad, ils ont \u00e9t\u00e9 interpell\u00e9s par le sage du village qui les a invit\u00e9s \u00e0 rebrousser chemin, en les convainquant de s\u2019\u00e9tablir dans les environs, mais plus au nord qu\u2019au sud.\u00a0<br \/>Par cette suggestion, le sage des Ath Hammad voulait d\u2019abord s\u2019assurer une protection du c\u00f4t\u00e9 nord. Effectivement, ces familles se sont install\u00e9es non loin des Ath Hammad, mais pas pour longtemps, tant l\u2019endroit \u00e9tait souvent attaqu\u00e9 par des tribus environnantes \u00e0 la recherche de nourriture. Ce fut lors de l\u2019une de ces attaques que les villageois ont d\u00fb quitter les lieux pour revenir un peu vers le nord, en s&rsquo;\u00e9tablissant face au village actuel, au lieu-dit Sassenja ou Alma n\u2019 wakli, sur une cr\u00eate qui assure une certaine protection. L\u00e0 aussi, ils ne tarderont pas \u00e0 lever le camp pour rejoindre l&rsquo;autre versant, c\u2019est-\u00e0-dire l&rsquo;endroit actuel pour l\u2019acc\u00e8s facile vers les autres villages. Pour renforcer le village en effectifs afin de se d\u00e9fendre mieux contre les\u00a0 agresseurs, les familles qui \u00e9taient l\u00e0 comme\u00a0 Banouh, Addar, Aim\u00e8ne, etc., invit\u00e8rent toute famille passant par les lieux \u00e0 la recherche d\u2019un g\u00eete ou d\u2019une protection, que ce soit du c\u00f4t\u00e9 de Igawawen de Tizi-Ouzou ou du Sahel ou des Ath Aissi, \u00e0 s\u2019y installer. Pour que ces familles s\u2019installent d\u00e9finitivement, on marie les jeunes, filles et gar\u00e7ons, des familles h\u00f4tes avec celles et ceux du village, en leur offrant m\u00eame des lopins de terre. C\u2019est ainsi que le village d\u2019Imesdourar devint l\u2019un des plus peupl\u00e9s du arch Imcheddalen.\u00a0<br \/>Durant la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de jeunes du village ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, ce qui leur a permis de s\u2019informer \u00e0 propos de ce qui se passe dans le monde et la France coloniale. Le village a connu alors un \u00e9veil nationaliste en pr\u00e9sence du PPA de Messali Hadj en force.\u00a0<br \/>Pendant la R\u00e9volution et jusqu\u2019en 1956, le village \u00e9tait plut\u00f4t neutre ; cette position fut assimil\u00e9e par le FLN\/ALN \u00e0 une trahison de la cause nationaliste, alors que c\u2019\u00e9tait faux. Pendant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, le village, consid\u00e9r\u00e9 hostile \u00e0 la R\u00e9volution, a v\u00e9cu des accrochages maintes fois \u00e9clat\u00e9s entre les moudjahidine de l&rsquo;ALN et les villageois. Ce qui a entra\u00een\u00e9 la mort de nombre de ses valeureux enfants suite \u00e0 cette incompr\u00e9hension. Cependant, quelques mois plus tard, les moudjahidine se sont aper\u00e7us que cette position n\u2019\u00e9tait pas contraire \u00e0 l\u2019ALN. En 1958, le village s\u2019est enfin r\u00e9concili\u00e9 avec les moudjahidine gr\u00e2ce aux efforts de m\u00e9diation. Il sera par la suite un v\u00e9ritable refuge pour l\u2019ALN et un pourvoyeur de fonds et de logistique. L\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, qui s\u2019en est aper\u00e7ue, a puni de la mani\u00e8re la plus f\u00e9roce le village en\u00a0 tuant des innocents, y compris les femmes. Cela \u00e9tant, le village garde plusieurs hauts faits d&rsquo;armes de combats h\u00e9ro\u00efques \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame du village, avec des morts du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais. Au total, ce sont 64 chouhada qui sont tomb\u00e9s au champ d&rsquo;honneur, un chiffre dont peu de villages peuvent s\u2019enorgueillir.<\/p>\n<p class=\"c4\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/data\/upload\/Solidarite_Village_Imesdourar-Bouira1.jpg\" class=\"c5\"\/><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>L\u2019exode rural ou comment le village\u00a0se vida de ses enfants\u00a0<\/strong><br \/>Apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance, le village commen\u00e7a \u00e0 se vider peu \u00e0 peu \u00e0 cause des difficult\u00e9s de la vie avec plusieurs mois de neige et d\u2019isolement. A cela s\u2019ajoute l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019assurer un transport r\u00e9gulier. Puis viendra le terrorisme qui ach\u00e8vera le village,\u00a0 un v\u00e9ritable coup de gr\u00e2ce : le village se videra presque compl\u00e8tement, hormis l\u2019ent\u00eatement de certaines familles, dont la vocation de p\u00e8re en fils est l\u2019\u00e9levage caprin ou bovin. Cela \u00e9tant, pour prot\u00e9ger ces familles des incursions terroristes, les villageois prendront les armes pour s\u2019autod\u00e9fendre. Parall\u00e8lement, un poste de la garde communale sera install\u00e9 et fera face h\u00e9ro\u00efquement aux attaques terroristes. Le village s&rsquo;en sortira vainqueur puisqu\u2019aucune attaque notoire n\u2019est \u00e0 d\u00e9plorer. Cependant, \u00e0 la fin de la d\u00e9cennie noire, le village n\u2019a jamais pu se reconstruire, ni convaincre ceux qui \u00e9taient partis et ont go\u00fbt\u00e9 aux d\u00e9lices de la ville avec ses commodit\u00e9s d\u2019y revenir.\u00a0 En 2005, apr\u00e8s les \u00e9boulements de rochers qui ont menac\u00e9 le village, un groupe de jeunes a tent\u00e9 de convaincre les autorit\u00e9s locales de la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9placer le village vers l\u2019est, au-dessus du village Illilten, loin des rochers le mena\u00e7ant au quotidien,\u00a0 mais l\u2019op\u00e9ration s\u2019est heurt\u00e9e \u00e0 l\u2019inertie de la bureaucratie. De fait, le projet sera mis aux oubliettes et le village vit toujours sous la menace des chutes de rochers depuis le sommet du Djurdjura.\u00a0<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Pour que le village reste\u00a0toujours vivant\u00a0<\/strong><br \/>Aujourd\u2019hui, apr\u00e8s bien des ann\u00e9es d\u2019attente et d\u2019abandon, des jeunes ont d\u00e9cid\u00e9 de ressusciter le village en ouvrant les voies obstru\u00e9es et en \u00e9largissant d\u2019autres. Cela s\u2019est fait pour le moment avec l\u2019apport de ses enfants dans un \u00e9lan de solidarit\u00e9 ancestrale qui lui est propre, puisque, selon les gens de M\u2019chedallah, les villageois d\u2019Imesdourar sont connus par cet esprit de solidarit\u00e9 qui s&rsquo;enclenche \u00e0 chaque fois qu\u2019une temp\u00eate de neige survient.\u00a0<br \/>Des enfants du village habitant dans la plaine, \u00e0 M\u2019chedallah, organisent imm\u00e9diatement, et avant toute intervention des autorit\u00e9s, des caravanes et se dirigent vers le village en emportant toutes sortes de denr\u00e9es alimentaires et autres produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9, ainsi que les m\u00e9dicaments, des bonbonnes de gaz butane, etc.\u00a0<br \/>Aujourd\u2019hui, par cette entreprise de r\u00e9habilitation, les villageois veulent aboutir, \u00e0 terme, pourquoi pas, \u00e0 un festival culturel estival afin de faire conna\u00eetre le village et les produits de son terroir comme le lait de ch\u00e8vre, la vannerie, les figues s\u00e8ches, etc.. Les pouvoirs publics gagneraient \u00e0 pr\u00eater main-forte \u00e0 ce village ne serait-ce qu\u2019en aidant certaines familles dont les habitations sont s\u00e9rieusement menac\u00e9es par les rochers, ainsi que le financement d\u2019autres op\u00e9rations, comme le captage des sources pour que l\u2019eau du robinet soit disponible r\u00e9guli\u00e8rement, entre autres.\u00a0\u00a0<br \/><em><strong>Y. Y.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.lesoirdalgerie.com\/reportage\/comment-quatre-jeunes-ont-ressuscite-un-village-50309\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reportage r\u00e9alis\u00e9 par\u00a0Yazid YahiaouiTout est parti d\u2019une id\u00e9e lanc\u00e9e par un groupe de quatre jeunes\u00a0 villageois, dont le point commun est l\u2019amour de leur village et la soif de le r\u00e9habiliter, tant celui-ci constitue pour eux leur raison d\u2019\u00eatre. 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