{"id":103106,"date":"2020-10-29T05:30:00","date_gmt":"2020-10-29T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/farid-abache-revient-avec-un-album-musical-poetique\/"},"modified":"2020-10-29T05:30:00","modified_gmt":"2020-10-29T09:30:00","slug":"farid-abache-revient-avec-un-album-musical-poetique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/farid-abache-revient-avec-un-album-musical-poetique\/","title":{"rendered":"Farid Abache revient avec un album musical po\u00e9tique"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"151\">\n<p>Apr\u00e8s la publication de son premier roman, Condamn\u00e9s \u00e0 vivre, en 2019 chez Tira \u00c9ditions, Farid Abache vient de sortir l\u2019album Kker, dder ili (L\u00e8ve-toi, vis, sois !). Le po\u00e8te a r\u00e9ussi \u00e0 mettre sa po\u00e9sie en musique, dans laquelle nous d\u00e9couvrons une voix douce, qui sied parfaitement \u00e0 la musique m\u00e9lodieuse, qui accompagne cet opus compos\u00e9 de sept chansons.<\/p>\n<p>Farid Abache prolonge, dans cet opus, l\u2019esprit\u00a0po\u00e9tique et indocile des ann\u00e9es 1970 et 1980, qui avait fait le bonheur de tous les musiciens et artistes de l\u2019\u00e9poque.\u00a0L\u2019album est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 sa \u201cch\u00e8re \u00e9pouse\u201d et \u00e0 travers elle \u201c\u00e0 toutes les femmes du monde\u201d.<\/p>\n<p>Une d\u00e9dicace qui\u00a0 prend\u00a0 tout\u00a0 son\u00a0 sens, avec cette actualit\u00e9 tragique : les violences faites aux femmes et les f\u00e9minicides, qui semblent prendre une cadence plus qu\u2019alarmante, ces derniers mois en Alg\u00e9rie.\u00a0<\/p>\n<p>\u00c0 ce propos, le titre de l\u2019opus, Kker, dder, ili, est un hymne \u00e0 la femme. \u201cSur une tr\u00e8s belle m\u00e9lodie, se d\u00e9cline une invitation \u00e0 la lib\u00e9ration int\u00e9grale de la femme, y compris celle d\u2019aimer, de s\u2019amuser, de respirer la joie \u00e0 pleins poumons.\u201d<\/p>\n<p>Contre l\u2019asservissement de la femme, Farid Abache \u00e9crit : \u201cFfe\u0263, azzel, berreq &#8211; \u1e24rec, snulfu &#8211; Nnecra\u1e25, cewweq \u2013 Qesser, ini-d, \u1e25ku \u2013 Fe\u01e7\u01e7e\u01e7, crureq \u2013 Ili, dder, \u1e25ulfu &#8211; Sne\u1e25ne\u1e25, \u03b5ceq \u2013 Kuffet, su\u0263, rnu.\u201d (Sors, cours, d\u00e9tale. Sois vive, inventive. D\u00e9tends-toi, chantonne. Blague, dis, raconte. Scintille, brille. Sois, vis, ressens. Soupire, tombe amoureuse.<\/p>\n<p>\u00c9cume, crie, hurle&#8230;) Dans une autre chanson, intitul\u00e9e Lebhar (La Mer), une belle m\u00e9lodie sublim\u00e9e par le violon de Yoko Taniguchi, \u00e9voque celui des vagues et transcende par un \u201ctexte qui peint la relation amoureuse et sensuelle entre le sable et la mer\u201d.<\/p>\n<p>Une m\u00e9taphore de la symbiose passionnelle et charnelle entre l\u2019homme et la femme, explique le po\u00e8te et chanteur Farid Abache. Il y rappelle que l\u2019amour se devine partout et \u201ctisse des liens entre les \u00e9l\u00e9ments de la nature\u201d dans une sorte de dualit\u00e9 faite de fertilit\u00e9 amoureuse associant \u201cle clair de lune \u00e0 la nuit, le plant \u00e0 la pluie, le sable \u00e0 la mer (&#8230;)\u201d.<\/p>\n<p>Dans Asefru yerfed ifassen (Le po\u00e8me rend les armes), l\u2019auteur, un amoureux des lettres et textes philosophiques, y parle de la difficult\u00e9, v\u00e9cue par le Verbe dans ses tentatives d\u2019appr\u00e9hender l\u2019amour, de peindre ses \u00e9motions.<\/p>\n<p>Il y explique en outre que les mots ont beau d\u00e9ployer toutes leurs vertus, leurs potentialit\u00e9s les plus performantes, ils se sentent toujours \u201cimpuissants de cerner ce sentiment sublime, cet envahissant d\u00e9sir passionnel qui nargue le po\u00e8me et le po\u00e8te\u201d. Un texte ponctu\u00e9 de m\u00e9taphores subtilement tricot\u00e9es : \u201cMon esprit s\u2019aiguise et s\u2019ing\u00e9nie. \u00c0 glaner les mots justes.<\/p>\n<p>\u00c0 d\u00e9nicher les\u00a0 id\u00e9es propices. Il finit dans l\u2019embarras. Le verbe rend les armes (&#8230;)\u201d Le verbe, ajoute-t-il, avoue son impuissance en se sachant lui-m\u00eame fruit de cette passion qu\u2019il tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de versifier. \u201cLe verbe, que peut-il alors qu\u2019il na\u00eet dans tes yeux et y vit tant qu\u2019il se tait ? Quand il m\u2019advient d\u2019en attraper un, il fond en larmes et meurt d\u00e8s que je le nomme.\u201d<\/p>\n<p>L\u2019album de Farid Abache, dont les arrangements sont sign\u00e9s Rabah Ticilia et produit par les \u00e9ditions Soummam \u00e0 B\u00e9ja\u00efa, se veut prometteur. Il pr\u00e9tend \u00e0 l\u2019innovation du texte dans la nouvelle chanson kabyle, tout en accordant un int\u00e9r\u00eat majeur \u00e0 la musique, qui se veut un support accompagnant le po\u00e8me dans cette expressivit\u00e9 artistique.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>M. OUYOUGOUTE<\/strong><br \/>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"151\">\n<p>Apr\u00e8s la publication de son premier roman, Condamn\u00e9s \u00e0 vivre, en 2019 chez Tira \u00c9ditions, Farid Abache vient de sortir l\u2019album Kker, dder ili (L\u00e8ve-toi, vis, sois !). Le po\u00e8te a r\u00e9ussi \u00e0 mettre sa po\u00e9sie en musique, dans laquelle nous d\u00e9couvrons une voix douce, qui sied parfaitement \u00e0 la musique m\u00e9lodieuse, qui accompagne cet opus compos\u00e9 de sept chansons.<\/p>\n<p>Farid Abache prolonge, dans cet opus, l\u2019esprit\u00a0po\u00e9tique et indocile des ann\u00e9es 1970 et 1980, qui avait fait le bonheur de tous les musiciens et artistes de l\u2019\u00e9poque.\u00a0L\u2019album est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 sa \u201cch\u00e8re \u00e9pouse\u201d et \u00e0 travers elle \u201c\u00e0 toutes les femmes du monde\u201d.<\/p>\n<p>Une d\u00e9dicace qui\u00a0 prend\u00a0 tout\u00a0 son\u00a0 sens, avec cette actualit\u00e9 tragique : les violences faites aux femmes et les f\u00e9minicides, qui semblent prendre une cadence plus qu\u2019alarmante, ces derniers mois en Alg\u00e9rie.\u00a0<\/p>\n<p>\u00c0 ce propos, le titre de l\u2019opus, Kker, dder, ili, est un hymne \u00e0 la femme. \u201cSur une tr\u00e8s belle m\u00e9lodie, se d\u00e9cline une invitation \u00e0 la lib\u00e9ration int\u00e9grale de la femme, y compris celle d\u2019aimer, de s\u2019amuser, de respirer la joie \u00e0 pleins poumons.\u201d<\/p>\n<p>Contre l\u2019asservissement de la femme, Farid Abache \u00e9crit : \u201cFfe\u0263, azzel, berreq &#8211; \u1e24rec, snulfu &#8211; Nnecra\u1e25, cewweq \u2013 Qesser, ini-d, \u1e25ku \u2013 Fe\u01e7\u01e7e\u01e7, crureq \u2013 Ili, dder, \u1e25ulfu &#8211; Sne\u1e25ne\u1e25, \u03b5ceq \u2013 Kuffet, su\u0263, rnu.\u201d (Sors, cours, d\u00e9tale. Sois vive, inventive. D\u00e9tends-toi, chantonne. Blague, dis, raconte. Scintille, brille. Sois, vis, ressens. Soupire, tombe amoureuse.<\/p>\n<p>\u00c9cume, crie, hurle&#8230;) Dans une autre chanson, intitul\u00e9e Lebhar (La Mer), une belle m\u00e9lodie sublim\u00e9e par le violon de Yoko Taniguchi, \u00e9voque celui des vagues et transcende par un \u201ctexte qui peint la relation amoureuse et sensuelle entre le sable et la mer\u201d.<\/p>\n<p>Une m\u00e9taphore de la symbiose passionnelle et charnelle entre l\u2019homme et la femme, explique le po\u00e8te et chanteur Farid Abache. Il y rappelle que l\u2019amour se devine partout et \u201ctisse des liens entre les \u00e9l\u00e9ments de la nature\u201d dans une sorte de dualit\u00e9 faite de fertilit\u00e9 amoureuse associant \u201cle clair de lune \u00e0 la nuit, le plant \u00e0 la pluie, le sable \u00e0 la mer (&#8230;)\u201d.<\/p>\n<p>Dans Asefru yerfed ifassen (Le po\u00e8me rend les armes), l\u2019auteur, un amoureux des lettres et textes philosophiques, y parle de la difficult\u00e9, v\u00e9cue par le Verbe dans ses tentatives d\u2019appr\u00e9hender l\u2019amour, de peindre ses \u00e9motions.<\/p>\n<p>Il y explique en outre que les mots ont beau d\u00e9ployer toutes leurs vertus, leurs potentialit\u00e9s les plus performantes, ils se sentent toujours \u201cimpuissants de cerner ce sentiment sublime, cet envahissant d\u00e9sir passionnel qui nargue le po\u00e8me et le po\u00e8te\u201d. Un texte ponctu\u00e9 de m\u00e9taphores subtilement tricot\u00e9es : \u201cMon esprit s\u2019aiguise et s\u2019ing\u00e9nie. \u00c0 glaner les mots justes.<\/p>\n<p>\u00c0 d\u00e9nicher les\u00a0 id\u00e9es propices. Il finit dans l\u2019embarras. Le verbe rend les armes (&#8230;)\u201d Le verbe, ajoute-t-il, avoue son impuissance en se sachant lui-m\u00eame fruit de cette passion qu\u2019il tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de versifier. \u201cLe verbe, que peut-il alors qu\u2019il na\u00eet dans tes yeux et y vit tant qu\u2019il se tait ? Quand il m\u2019advient d\u2019en attraper un, il fond en larmes et meurt d\u00e8s que je le nomme.\u201d<\/p>\n<p>L\u2019album de Farid Abache, dont les arrangements sont sign\u00e9s Rabah Ticilia et produit par les \u00e9ditions Soummam \u00e0 B\u00e9ja\u00efa, se veut prometteur. Il pr\u00e9tend \u00e0 l\u2019innovation du texte dans la nouvelle chanson kabyle, tout en accordant un int\u00e9r\u00eat majeur \u00e0 la musique, qui se veut un support accompagnant le po\u00e8me dans cette expressivit\u00e9 artistique.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>M. OUYOUGOUTE<\/strong><br \/>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/culture\/farid-abache-revient-avec-un-album-musical-poetique-348008\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s la publication de son premier roman, Condamn\u00e9s \u00e0 vivre, en 2019 chez Tira \u00c9ditions, Farid Abache vient de sortir l\u2019album Kker, dder ili (L\u00e8ve-toi, vis, sois !). 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