{"id":104182,"date":"2020-11-09T05:48:28","date_gmt":"2020-11-09T10:48:28","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-crise-sanitaire-a-revele-les-limites-du-populisme-entretien-avec-dominique-bocquet-senior-fellow-du-policy-center-for-the-new-south-pcns\/"},"modified":"2020-11-09T05:48:28","modified_gmt":"2020-11-09T10:48:28","slug":"la-crise-sanitaire-a-revele-les-limites-du-populisme-entretien-avec-dominique-bocquet-senior-fellow-du-policy-center-for-the-new-south-pcns","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-crise-sanitaire-a-revele-les-limites-du-populisme-entretien-avec-dominique-bocquet-senior-fellow-du-policy-center-for-the-new-south-pcns\/","title":{"rendered":"\u00abLa crise sanitaire a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les limites du populisme\u00bb &#8211; Entretien avec Dominique Bocquet, Senior Fellow du Policy Center for the New South (PCNS)"},"content":{"rendered":"<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper\">\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/dominique-bocquet-080.jpg\" width=\"228\" height=\"340\" alt=\"dominique-bocquet-080.jpg\" title=\"dominique-bocquet-080.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>&#8211; L&rsquo;Economiste: D&rsquo;apr\u00e8s vous, qu&rsquo;est-ce qui explique le r\u00e9sultat des \u00e9lections am\u00e9ricaines?<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>&#8211; Dominique Bocquet: <\/strong>C\u2019est l\u2019addition de deux ph\u00e9nom\u00e8nes. D\u2019abord, quoi qu\u2019on dise, les exc\u00e8s du pr\u00e9sident Trump ont fini par lui ali\u00e9ner un nombre croissant d\u2019Am\u00e9ricains. Certes, chacun avait fini par s\u2019y habituer, puisqu\u2019ils semblaient lui r\u00e9ussir en enflammant ses partisans. N\u00e9anmoins, avec le temps, ces exc\u00e8s ont accumul\u00e9 un vif ressentiment au sein de l\u2019\u00e9lectorat d\u00e9mocrate et mod\u00e9r\u00e9, qui s\u2019est fortement mobilis\u00e9.<br \/>Ensuite, la crise Covid s\u2019est invit\u00e9e dans la campagne. Elle a d\u00e9grad\u00e9 la situation \u00e9conomique. On consid\u00e8re souvent aux Etats-Unis qu\u2019un pr\u00e9sident sortant ne peut \u00eatre battu sauf r\u00e9cession au premier semestre de l\u2019ann\u00e9e \u00e9lectorale. C\u2019est bien ce qui s\u2019est produit.<br \/>Plus profond\u00e9ment, la crise sanitaire a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les limites du populisme. Cette technique politique, pratiqu\u00e9e par le Pr\u00e9sident Trump comme par d\u2019autres leaders politiques dans le monde, consiste \u00e0 caricaturer le d\u00e9bat, \u00e0 attiser les \u00e9motions et \u00e0 diaboliser l\u2019autre, l\u2019adversaire en premier lieu mais aussi, bien souvent, l\u2019\u00e9tranger. Le but est d\u2019\u00e9carter, peu ou prou, toute rationalit\u00e9. La crise sanitaire ram\u00e8ne au r\u00e9el: face \u00e0 un tel enjeu, l\u2019\u00e9lectorat se pr\u00e9occupe forc\u00e9ment d\u2019efficacit\u00e9 concr\u00e8te.<br \/>Les d\u00e9mocrates ont d\u00e9nonc\u00e9 une gestion chaotique de la crise, martelant le lourd bilan des 235.000 Am\u00e9ricains morts du Covid-19. Le pr\u00e9sident Trump a r\u00e9torqu\u00e9 en les accusant de vouloir confiner le pays. Mais la question du masque a servi de juge de paix: si on veut confiner le moins possible, il faut \u00e9tendre le port du masque le plus possible. Tel est le simple bon sens. La politisation du sujet n\u2019y change rien. Le d\u00e9dain \u00e0 l\u2019\u00e9gard des pr\u00e9cautions sanitaires affich\u00e9 jusque dans les r\u00e9unions du candidat r\u00e9publicain a montr\u00e9 un Pr\u00e9sident sortant n\u00e9gligeant ouvertement le risque de contamination. Ceci n\u2019a pu que troubler les \u00e9lecteurs, en particulier les plus \u00e2g\u00e9s.<br \/>Telle est la loi d\u2019airain du populisme: t\u00f4t ou tard, s\u2019il va trop loin, il bute sur le r\u00e9el. Dans le cas du Pr\u00e9sident Trump, il aura suffi de quatre ans.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>&#8211; Pourquoi le r\u00e9sultat que nous connaissons aujourd&rsquo;hui ne s&rsquo;est-il pas produit en 2016?<\/strong><br \/>&#8211; En 2016, les d\u00e9mocrates avaient \u00e9t\u00e9 pris par surprise. Leur \u00e9lectorat s\u2019\u00e9tait insuffisamment mobilis\u00e9. Peu d\u2019observateurs, alors, croyaient \u00e0 une victoire de Donald Trump. Or celui-ci avait mobilis\u00e9 l\u2019\u00e9lectorat r\u00e9publicain. Il avait aussi fait basculer en sa faveur une partie de l\u2019\u00e9lectorat d\u00e9mocrate traditionnel, celui des ouvriers\u00a0 blancs victimes de la d\u00e9sindustrialisation. Il leur avait fait miroiter sa politique protectionniste et s\u2019\u00e9tait dit proche de leurs pr\u00e9occupations. Ceci lui permit d\u2019enfoncer le fameux \u00abmur bleu\u00bb, ainsi nomm\u00e9 d\u2019apr\u00e8s la couleur du parti d\u00e9mocrate et qui d\u00e9signe les trois Etats de Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin. Hillary Clinton ne s\u2019\u00e9tait pas donn\u00e9 la peine d\u2019y faire campagne (les croyant acquis). Ils avaient apport\u00e9 la victoire \u00e0 Trump. En 2020, ils sont revenus dans le giron d\u00e9mocrate. Biden a \u00abreconstruit le mur bleu\u00bb. Certes, les \u00e9lecteurs de Trump se sont plus que jamais mobilis\u00e9s. Mais les \u00e9lecteurs d\u00e9mocrates aussi. Avec 75 millions de suffrages, Biden remporte le plus grand nombre de voix jamais obtenu par un pr\u00e9sident am\u00e9ricain.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>&#8211; Quelle a \u00e9t\u00e9 selon vous la caract\u00e9ristique principale de la campagne?<\/strong><br \/>&#8211; Ind\u00e9niablement, l\u2019affrontement de deux Am\u00e9riques. Ce n\u2019est pas seulement la pr\u00e9sence de deux camps oppos\u00e9s qui interroge. C\u2019est le foss\u00e9 d\u2019incompr\u00e9hension qui les s\u00e9pare. Jamais le contraste n\u2019a \u00e9t\u00e9 aussi grand entre une Am\u00e9rique urbaine et multiraciale, qui a massivement vot\u00e9 d\u00e9mocrate, et une Am\u00e9rique rurale et blanche, qui a farouchement d\u00e9fendu Trump. La polarisation g\u00e9ographique des votes est un grand classique de la science politique mais il atteint rarement un tel degr\u00e9: ici, certains comt\u00e9s ruraux ont vot\u00e9 \u00e0 plus de 85 % pour le pr\u00e9sident sortant, tandis que les villes faisaient l\u2019inverse. La capitale, Washington DC, s\u2019est prononc\u00e9e \u00e0 93 % pour Biden.<br \/>Physiquement, les \u00e9lecteurs des deux camps ne se rencontrent plus. Ils regardent des cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision diff\u00e9rentes. Les r\u00e9seaux sociaux accentuent encore cette segmentation, si bien qu\u2019au final, ils ne re\u00e7oivent pas les m\u00eames informations.\u00a0 C\u2019est pourquoi, malgr\u00e9 sa nette victoire, Biden n\u2019en a pas fini avec Trump. Il n\u2019aura pas trop de quatre ans pour tenter de diminuer ce foss\u00e9 qui est, en lui-m\u00eame, un p\u00e9ril pour la d\u00e9mocratie. La d\u00e9mocratie ne consiste pas \u00e0 fabriquer deux \u00abv\u00e9rit\u00e9s\u00bb inconciliables l\u2019une avec l\u2019autre mais \u00e0 utiliser le d\u00e9bat, voire la controverse, pour chercher ensemble la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper\">\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/black-lives-matter-plaza-080.jpg\" width=\"425\" height=\"283\" alt=\"black-lives-matter-plaza-080.jpg\" title=\"black-lives-matter-plaza-080.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>&#8211; Comment Biden a-t-il r\u00e9ussi \u00e0 s\u00e9duire un \u00e9lectorat massivement jeune?<\/strong><br \/>&#8211; Pour \u00e9clairer cela, le climat est incontournable. Ce th\u00e8me nourrit potentiellement un gigantesque conflit de g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la plan\u00e8te tant l\u2019intensit\u00e9 des \u00ab pr\u00e9f\u00e9rences \u00bb, comme disent les \u00e9conomistes, est sensible au crit\u00e8re d\u2019\u00e2ge. Plus on est jeune, plus on est expos\u00e9 \u00e0 subir les cons\u00e9quences du d\u00e9r\u00e8glement climatique et plus l\u2019on se sent concern\u00e9. Trump a sorti les Etats-Unis de l\u2019accord de Paris, soutenu les \u00e9nergies fossiles, d\u00e9mantel\u00e9 une partie des mesures en faveur de la transition climatique. Il a ni\u00e9 les enseignements de la science, sur ce chapitre comme sur le chapitre sanitaire.\u00a0 Or il existe aux Etats-Unis un large mouvement en faveur de la transition \u00e9cologique. Il \u00e9mane de la soci\u00e9t\u00e9 civile, des experts et des gouvernements locaux. Pour ne prendre qu\u2019un exemple, lorsque Trump a d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019Accord de Paris, 25 Etats f\u00e9d\u00e9r\u00e9s, sur les cinquante que comptent les Etats-Unis, ont annonc\u00e9 qu\u2019ils continueraient \u00e0 appliquer ces accords. C\u2019est avec ces forces-l\u00e0 que Biden a pr\u00e9par\u00e9 son programme. Il a promis de r\u00e9int\u00e9grer l\u2019accord de Paris d\u00e8s son \u00e9lection. Il a refus\u00e9, pendant sa campagne, les dons en provenance des entreprises p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res. Les jeunes lui ont massivement fait confiance pour cette raison. Accessoirement, les jeunes sont moins sujets aux r\u00e9flexes de peur sur lesquels\u00a0 joue Trump.\u00a0 Les pr\u00e9jug\u00e9s raciaux les r\u00e9vulsent car les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations sont souvent id\u00e9alistes. De plus, leur v\u00e9cu diff\u00e8re de celui des g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures: au fil du temps, les origines se m\u00e9langent, le m\u00e9tissage s\u2019op\u00e8re. \u00abL\u2019autre\u00bb, c\u2019est son meilleur ami, son conjoint, sa propre famille. Le racisme leur fait l\u2019effet d\u2019une \u00abmauvaise plaisanterie\u00bb, selon la belle expression de Stephan Zweig. D\u2019o\u00f9, au final, ce paradoxe d\u2019un Joe Biden qui, \u00e0 78 ans, incarne l\u2019avenir.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>&#8211; Que valent les menaces de Trump d&rsquo;invalider les r\u00e9sultats devant les juridictions am\u00e9ricaines?<\/strong><br \/>&#8211; Attendons d\u2019avoir connaissance des dossiers d\u00e9pos\u00e9s et des preuves avanc\u00e9es. Et, \u00e0 supposer que des irr\u00e9gularit\u00e9s aient eu lieu, encore faudrait-il d\u00e9montrer qu\u2019elles \u00e9taient de nature \u00e0 inverser le r\u00e9sultat de l\u2019\u00e9lection. Avec cinq millions de voix d\u2019\u00e9cart et des Etats-cl\u00e9s o\u00f9 les \u00e9lections ont \u00e9t\u00e9 parfois supervis\u00e9es par des responsables en majorit\u00e9 r\u00e9publicains, cela ne va pas de soi.\u00a0 Mais votre question appelle une double lecture: juridique et politique. Politiquement, ces recours visent \u00e0 pr\u00e9server le trumpisme dans la d\u00e9faite. Ils ont peu de chances de maintenir Trump \u00e0 la Maison blanche. Mais ils peuvent entretenir chez ses partisans un sentiment de victimisation, emp\u00eacher une remise en question.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>Propos recueillis par M.B<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/u><\/strong><\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>L\u2019inconnue de la transition<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Concernant les marges de man\u0153uvre dont dispose Biden avec un s\u00e9nat majoritairement r\u00e9publicain, Bocquet invite \u00e0 tenir compte avant-tout de l\u2019inconnue de la p\u00e9riode de transition. \u00abElle va \u201ctester\u201d la capacit\u00e9 des deux camps \u00e0 coop\u00e9rer. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e en fonction du pr\u00e9sident \u00e9lu, fix\u00e9e par la constitution au 20 janvier, Donald Trump est cens\u00e9 collaborer avec lui et, entre autres, l\u2019aider \u00e0 prendre connaissance des dossiers. S\u2019il ne reconna\u00eet pas sa victoire, c\u2019est\u2026 compliqu\u00e9\u00bb. Jusqu\u2019o\u00f9 le parti r\u00e9publicain le suivra-t-il?\u00a0 Bocquet consid\u00e8re que les diff\u00e9rences d\u2019orientation Congr\u00e8s\/ Pr\u00e9sident ou S\u00e9nat\/ Pr\u00e9sident sont fr\u00e9quentes dans l\u2019histoire am\u00e9ricaine puisqu\u2019elles d\u00e9coulent de la s\u00e9paration des pouvoirs. \u00abElles peuvent \u00eatre surmont\u00e9es dans le cadre d\u2019une culture de compromis. Joe Biden y est enclin pour deux raisons: c\u2019est son ADN politique et cela peut l\u2019aider \u00e0 discipliner son aile gauche, amenant ainsi son propre camp \u00e0 la mod\u00e9ration. Encore faut-il que la culture de compromis puisse revenir aux Etats-Unis\u00bb. Pour autant la partie ne risque pas d\u2019\u00eatre simple pour le nouveau pr\u00e9sident d\u00e9mocrate. \u00abBiden affiche l\u2019ambition de rassembler l\u2019Am\u00e9rique (\u201cunify\u201d). Ce n\u2019est pas seulement un d\u00e9fi sociologique. C\u2019est aussi, et \u00e0 plus court terme, un enjeu institutionnel\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1069371-la-crise-sanitaire-revele-les-limites-du-populisme-entretien-avec-dominique-bocquet\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8211; L&rsquo;Economiste: D&rsquo;apr\u00e8s vous, qu&rsquo;est-ce qui explique le r\u00e9sultat des \u00e9lections am\u00e9ricaines? &#8211; Dominique Bocquet: C\u2019est l\u2019addition de deux ph\u00e9nom\u00e8nes. 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