{"id":104522,"date":"2020-11-12T07:28:00","date_gmt":"2020-11-12T12:28:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/et-la-gazelle-de-latlas-redevint-tunisienne\/"},"modified":"2020-11-12T07:28:00","modified_gmt":"2020-11-12T12:28:00","slug":"et-la-gazelle-de-latlas-redevint-tunisienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/et-la-gazelle-de-latlas-redevint-tunisienne\/","title":{"rendered":"&#8230;Et la gazelle de l\u2019Atlas redevint tunisienne"},"content":{"rendered":"<p><strong>C\u2019est une magnifique saga qui se r\u00e9alise sur les hauteurs de la dorsale tunisienne, r\u00e9introduisant la gazelle de l\u2019Atlas qui avait failli s\u2019\u00e9teindre de nos for\u00eats. Cette esp\u00e8ce propre de l\u2019Afrique du Nord n\u2019avait pu survivre, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1970, que seulement dans les environs du Jebel Chaambi et de Khchem El Kelb. Dans le parc national de Dghoumes, elle a r\u00e9sist\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 1992.<br \/><\/strong><\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-1.jpg\" alt=\"\" width=\"40%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\"\/>Menac\u00e9e d\u2019extinction, il fallait alors la r\u00e9introduire en Tunisie, selon une approche scientifique rigoureuse en plusieurs \u00e9tapes. D\u2019abord, sur la base d\u2019un programme d\u2019\u00e9levage en captivit\u00e9 dans des aires prot\u00e9g\u00e9es, puis proc\u00e9der \u00e0 un rel\u00e2chement suivi. L\u2019ensemble de l\u2019op\u00e9ration a pu \u00eatre men\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un partenariat scientifique et technique tuniso-espagnol, \u00e9largi \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 civile. Le succ\u00e8s n\u2019a pas tard\u00e9.<br \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Le groupe fondateur \u00e9tait form\u00e9 de 43 gazelles arriv\u00e9es d\u2019Espagne en 2016. Il a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 dans des enclos d\u2019acclimatation am\u00e9nag\u00e9s au parc national de Jebel Serj, au milieu de la dorsale, entre les gouvernorats de Siliana et Kairouan. La p\u00e9riode initiale devait \u00eatre de trois ans. Cette \u00e9tape cruciale s\u2019est av\u00e9r\u00e9e probante. La reproduction a en effet port\u00e9 le nombre \u00e0 100 t\u00eates en 2019, ce qui a autoris\u00e9 le passage \u00e0 la deuxi\u00e8me \u00e9tape. Parmi ces sp\u00e9cimens, 33 t\u00eates ont \u00e9t\u00e9 l\u00e2ch\u00e9es en novembre 2019. Gr\u00e2ce \u00e0 des colliers et des appareils de GPS, elles \u00e9taient toutes suivies. Des drones avaient m\u00eame \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus \u00e0 cet effet, mais leur utilisation a d\u00fb \u00eatre limit\u00e9e en raison du contexte s\u00e9curitaire dans la zone.<br \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00e8s la premi\u00e8re gestation du printemps 2020, pas moins de 25 nouveau-n\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s. Op\u00e9ration r\u00e9ussie!<br \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abLe plus grand acquis qui souligne cette r\u00e9ussite, souligne \u00e0 <span class=\"c2\">Leaders<\/span> Mohamed Boufaroua, directeur g\u00e9n\u00e9ral des For\u00eats, c\u2019est l\u2019adh\u00e9sion de la population locale. Gr\u00e2ce \u00e0 une bonne communication de proximit\u00e9, les habitants de la r\u00e9gion ont compris l\u2019ampleur du projet et pris en affection les gazelles. Tr\u00e8s attentifs \u00e0 leurs mouvements lorsqu\u2019ils descendent en bas de la for\u00eat, ils s\u2019empressent de les signaler aux agents de la DGF, craignant le moindre mal pouvant les atteindre. Cette symbiose entre l\u2019homme, la gazelle et la nature est absolument merveilleuse.\u00bb<br \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Retour sur une saga.<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-2.jpg\" alt=\"\" width=\"50%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>\u00abC\u2019est le fruit d\u2019une \u00e9troite collaboration entre la Direction g\u00e9n\u00e9rale des for\u00eats (DGF), relevant du minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la P\u00eache, et l\u2019EEZA-CSIC, un institut\u00a0 espagnol multidisciplinaire, qui couvre de nombreux domaines de recherche de pointe\u00bb, explique M. Boufaroua. \u00abL\u2019ONG Tunisia Wildlife Conservation Society (TWCS) a \u00e9t\u00e9 activement impliqu\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but en tant que partenaire pour son r\u00f4le dans la r\u00e9alisation du projet et pour son int\u00e9r\u00eat pour la conservation de la vie sauvage et la sensibilisation des populations\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\u00abL\u2019accord-cadre de coop\u00e9ration scientifique et technique sign\u00e9 en 2015, indique Mohamed Boufaroua, porte sur la r\u00e9introduction de diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de gazelles menac\u00e9es, notamment la gazelle de l\u2019Atlas, dans plusieurs aires prot\u00e9g\u00e9es tunisiennes, avec pour objectif final de permettre l\u2019\u00e9tablissement de populations viables de cette esp\u00e8ce menac\u00e9e sur une partie de son aire de r\u00e9partition historique.\u00bb<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Mohamed-Boufaroua.jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\"\/>La gazelle de l\u2019Atlas occupait historiquement les cha\u00eenes de montagnes, les collines du Maghreb et les cha\u00eenes voisines en Tunisie, en Alg\u00e9rie et au Maroc. En Tunisie, elle occupait l\u2019ensemble de la Dorsale et les massifs pr\u00e9sahariens. Elle a un pelage globalement brun fonc\u00e9 (dos, t\u00eate et pattes), contrastant avec son ventre et sa croupe qui sont blancs. Le visage a les rayures claires typiques des gazelles. Les deux sexes ont des cornes. Elle vit en petits groupes comprenant moins de huit animaux. Les harems sont assez fr\u00e9quents, avec un m\u00e2le adulte et quelques femelles adultes, accompagn\u00e9s de leurs petits r\u00e9cents.<\/p>\n<p>La gazelle de l\u2019Atlas est pr\u00e9sente dans une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019habitats sur des terrains vallonn\u00e9s, des terres ouvertes, des prairies au sommet des collines et des plateaux d\u00e9sertiques pierreux, allant de 60 m \u00e0 2 600 m\u00e8tres au-dessus du niveau de la mer<\/p>\n<p class=\"c3\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-3.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p><span class=\"c2\"><span class=\"c4\"><strong>Jebel Serj : un site bien appropri\u00e9<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le parc national de Jebel Serj a \u00e9t\u00e9 choisi comme zone appropri\u00e9e pour d\u00e9marrer le projet, faisant partie de l\u2019aire de r\u00e9partition historique de la gazelle de l\u2019Atlas et se situant au milieu de la Dorsale. Le parc national a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en mars 2010 sur une superficie de 1 720 ha, ce qui a permis \u00e0 la fois un enrichissement en nombre et en densit\u00e9 de la faune sauvage. L\u2019hy\u00e8ne ray\u00e9e, le loup dor\u00e9 africain, la mangouste, l\u2019aigle bott\u00e9 et le faucon p\u00e8lerin sont quelques exemples parmi d\u2019autres esp\u00e8ces qui habitent le site.<\/p>\n<p class=\"c3\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-4.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p>La v\u00e9g\u00e9tation est particuli\u00e8rement riche dans le Jebel Serj. Une for\u00eat m\u00e9diterran\u00e9enne extr\u00eamement dense occupe la zone avec des esp\u00e8ces pr\u00e9pond\u00e9rantes comme le pin d\u2019Alep, le ch\u00eane vert, le gen\u00eat, le mastic et l\u2019embl\u00e9matique \u00e9rable de Montpellier. Plusieurs autres essences telles que l\u2019orpin blanc et le polypody forment une couche herbac\u00e9e vivace qui influence le plus l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me en tant que fournisseurs de nourriture et mati\u00e8res organiques au sol.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-5.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p>Le site abrite un \u00e9comus\u00e9e qui permet de mettre en valeur des \u00e9l\u00e9ments importants du patrimoine naturel du Jebel Serj. A l\u2019int\u00e9rieur, le visiteur peut apprendre davantage sur l\u2019environnement, la flore et la faune du parc.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><span class=\"c4\"><strong>D\u00e9licate r\u00e9introduction\u00a0<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les gazelles de l\u2019Atlas sont arriv\u00e9es au parc national de Jebel Serj entre le 18 et le 20 octobre 2016. Le groupe fondateur \u00e9tait compos\u00e9 de 43 individus: 12 m\u00e2les et 31 femelles. La plupart des individus (8 m\u00e2les &#8211; 27 femelles) provenaient de la station exp\u00e9rimentale des zones arides de La Hoya (EEZA-CSIC), o\u00f9 se trouve la plus grande population de gazelles en captivit\u00e9. Le zoo Oasys Park Fuerteventura (\u00eeles Canaries), qui participe \u00e9galement \u00e0 l\u2019EEP, a contribu\u00e9 au stock fondateur avec 8 individus (4 m\u00e2les &#8211; 4 femelles). \u00c0 leur arriv\u00e9e, les gazelles \u00e9taient principalement distribu\u00e9es pour former des groupes reproducteurs. La premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de gazelles de l\u2019Atlas devait na\u00eetre vers avril 2017.<\/p>\n<p class=\"c3\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-6.jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p>Le projet de r\u00e9introduction consid\u00e8re comme tr\u00e8s important pour son succ\u00e8s d\u2019avoir du personnel form\u00e9 sur le site de r\u00e9introduction. Pour cela, trois techniciens tunisiens ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 l\u2019EEZA-CSIC \u00e0 diff\u00e9rentes t\u00e2ches de gestion, d\u2019\u00e9levage et d\u2019entretien des gazelles.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><span class=\"c4\"><strong>Une organisation rigoureuse<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-8.jpg\" alt=\"\" width=\"40%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\"\/>Depuis leur arriv\u00e9e en octobre 2016 au parc national de Jebel Serj, les gazelles r\u00e9introduites ont \u00e9t\u00e9 quotidiennement surveill\u00e9es et selon un protocole pr\u00e9-convenu car il est tr\u00e8s important de v\u00e9rifier l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des animaux. Ainsi, tous les enclos sont soigneusement examin\u00e9s t\u00f4t le matin. Pour faciliter \u00able r\u00e9-ensauvagement\u00bb des gazelles, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de ne pas interf\u00e9rer avec les animaux, \u00e0 moins que leur vie ne soit en danger. Ce n\u2019est que lorsque les sympt\u00f4mes d\u2019une maladie grave sont apparents que les gazelles sont captur\u00e9es pour \u00eatre trait\u00e9es par le v\u00e9t\u00e9rinaire.<\/p>\n<p>Le premier petit de gazelle de l\u2019Atlas est n\u00e9 en Tunisie le 3 avril 2017. C\u2019\u00e9tait un beau m\u00e2le, qui a tr\u00e8s rapidement \u00e9t\u00e9 nourri par sa m\u00e8re. Apr\u00e8s ce premier m\u00e2le, plus de 20 petits sont n\u00e9s \u00e0 Jebel Serj entre avril et ao\u00fbt 2017. Depuis, environ 25 nouveaux faons naissent chaque printemps. En fait, plus de 80 gazelles tunisiennes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 septembre 2019. Chaque ann\u00e9e depuis 2017, le nombre de femelles qui mettent bas, le nombre de descendants n\u00e9s et ceux qui survivent plus longtemps a augment\u00e9 ainsi que la taille de la population. Tous les animaux se sont parfaitement adapt\u00e9s \u00e0 leur nouvel habitat \u00abd\u2019origine\u00bb. Tr\u00e8s probablement, car leur pool g\u00e9n\u00e9tique conserve encore des souvenirs de l\u2019habitat de leurs anc\u00eatres. D\u00e9cid\u00e9ment, les gazelles de l\u2019Atlas sont de retour chez elles dans leur habitat d\u2019origine.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><span class=\"c4\"><strong>Le grand d\u00e9fi<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ghazel-moy-7(1).jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\"\/>En novembre 2019 a eu lieu l\u2019\u00e9tape la plus importante de cette r\u00e9introduction: plus de 30 gazelles de l\u2019Atlas ont \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9es, toujours dans le parc national du Jebel Serj. C\u2019\u00e9taient pour la plupart des groupes familiers. Tous sont n\u00e9s en Tunisie. C\u2019\u00e9taient des \u00abdescendants\u00bb de ceux ramen\u00e9s d\u2019Espagne en 2016. Pour surveiller certains des animaux apr\u00e8s la lib\u00e9ration, des m\u00e2les ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s avec des colliers num\u00e9rot\u00e9s de couleur. Les gardiens du Jebel Serj ont observ\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises des groupes mixtes avec un m\u00e2le et plusieurs femelles et des jeunes, ou juste un groupe de femelles avec leurs petits. Ils se comportent tous d\u2019une mani\u00e8re tr\u00e8s appropri\u00e9e. On peut dire qu\u2019au bout de trois ans, la population r\u00e9introduite s\u2019adaptait de plus en plus \u00e0 son nouvel (ancien) habitat, et que sa population augmentait progressivement.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de ce projet pilote a incit\u00e9 les partenaires tuniso-espagnols \u00e0 envisager l\u2019extension de cette coop\u00e9ration. Mais aussi la porter dans d\u2019autres zones appropri\u00e9es. \u00c7a sera un nouvel acquis pr\u00e9cieux. et l\u2019extrapolation d\u2019une \u00absuccess story\u00bb \u00e0 d\u2019autres parcs en Tunisie.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/dossier\/0048-passion-chasse\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span class=\"c2\"><strong>Dossier:<\/strong><\/span> Passion chasse<\/a><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/30920-et-la-gazelle-de-l-atlas-redevint-tunisienne\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est une magnifique saga qui se r\u00e9alise sur les hauteurs de la dorsale tunisienne, r\u00e9introduisant la gazelle de l\u2019Atlas qui avait failli s\u2019\u00e9teindre de nos for\u00eats. Cette esp\u00e8ce propre de l\u2019Afrique du Nord n\u2019avait pu survivre, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1970, que seulement dans les environs du Jebel Chaambi et de Khchem El Kelb. Dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":104523,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-104522","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104522","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=104522"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104522\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=104522"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=104522"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=104522"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}