{"id":104975,"date":"2020-11-17T03:55:00","date_gmt":"2020-11-17T08:55:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-le-pain-detat-a-rome-sous-la-republique\/"},"modified":"2020-11-17T03:55:00","modified_gmt":"2020-11-17T08:55:00","slug":"ammar-mahjoubi-le-pain-detat-a-rome-sous-la-republique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-le-pain-detat-a-rome-sous-la-republique\/","title":{"rendered":"Ammar Mahjoubi: Le pain d\u2019Etat \u00e0 Rome, sous la R\u00e9publique"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><em><strong><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ammar-Mahjoubi-min.jpg\" alt=\"\" width=\"20%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>Par Ammar Mahjoubi &#8211;<\/strong><\/em><\/span><\/span> <strong>A Rome, les deux grandes t\u00e2ches des \u00e9diles \u00e9taient\u00a0 la cura annonae et la curaludorum (l\u2019intendance de l\u2019approvisionnement en bl\u00e9 et l\u2019intendance des jeux) : le pain et\u00a0 le cirque. Avec l\u2019organisation des jeux, ceux de l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre principalement, ces magistrats \u00e9taient primordialement charg\u00e9s de l\u2019approvisionnement ; ils devaient agir de telle sorte que le bl\u00e9 soit constamment pr\u00e9sent sur les march\u00e9s de la ville, et \u00e0 juste prix. L\u2019Urbs, la Ville par excellence pour les Romains, comptait sous la R\u00e9publique un demi-million d\u2019habitants environ, dans une Italie p\u00e9ninsulaire qui en comptait moins de cinq millions, esclaves non compris. La fourniture de pain \u00e0 bon march\u00e9 \u00e0 sa pl\u00e8be \u00e9tait une institution sociale, \u00e9tablie en vertu d\u2019une loi, et arrach\u00e9e par la lutte des classes ; institu\u00e9e en 123 av. J.-C. et maintenue sans interruption jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019Empire, cette loi du tribun de la pl\u00e8be Caius Gracchus instaurait l\u2019obligation de fournir chaque mois et \u00e0 bas prix, aux citoyens d\u00e9munis de la cit\u00e9, une quantit\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e de grains, avec, au besoin, le recours \u00e0 un fonds de compensation vers\u00e9 par l\u2019Etat.<\/strong><\/p>\n<p>Au temps de Caius Gracchus, il n\u2019\u00e9tait nullement question de distributions gratuites. Le r\u00f4le de l\u2019Etat se bornait \u00e0 garantir la vente de la quantit\u00e9 fix\u00e9e \u00e0 tout acheteur disposant de l\u2019argent n\u00e9cessaire. La loi n\u2019\u00e9tait ni une mesure d\u2019assistance ou de charit\u00e9, ni une volont\u00e9 de r\u00e9partition, entre les citoyens du peuple conqu\u00e9rant, des b\u00e9n\u00e9fices de la conqu\u00eate. Elle ne visait pas non plus l\u2019achat des voix ou de l\u2019apolitisme de la pl\u00e8be, au prix de sa veulerie. C\u2019\u00e9tait tout simplement le constat ind\u00e9niable que l\u2019Homme vit de pain, gagne son pain, denr\u00e9e aussi n\u00e9cessaire que l\u2019eau qu\u2019il boit et l\u2019air qu\u2019il respire, m\u00eame si elle n\u2019est pas\u00a0 collective comme ces deux \u00e9l\u00e9ments. N\u2019\u00e9tant pas une marchandise comme les autres, l\u2019obligation de l\u2019Etat \u00e9tait que les march\u00e9s en soient constamment pourvus, et \u00e0 prix abordable. Obligation que les \u00e9diles n\u2019appliquaient, avant Gracchus, qu\u2019avec beaucoup de dilettantisme.<\/p>\n<p>A vrai dire, ces magistrats ne disposaient pas toujours des cr\u00e9dits suffisants pour l\u2019accomplissement de leur mission. Et pour Rome, comme pour toutes les grandes cit\u00e9s antiques, les probl\u00e8mes du ravitaillement\u2013 difficiles et complexes m\u00eame de nos jours \u2013 \u00e9taient des plus compliqu\u00e9s; car les quantit\u00e9s de bl\u00e9 n\u00e9cessaire \u00e9taient \u00e9normes : un kilogramme de grains environ par jour et par personne. Les r\u00e9gions voisines de Rome ne pouvaient assurer les r\u00e9coltes indispensables \u00e0 cette forte concentration urbaine, et il fallait recourir aux campagnes lointaines ; ce qui alourdissait le co\u00fbt des transports. Les r\u00e9gions productrices \u00e9taient aussi \u00e0 la merci des mauvaises r\u00e9coltes, et en p\u00e9riode de disette, elles n\u2019ouvraient pas facilement leurs entrep\u00f4ts aux marchands romains. Toute menace\u00a0 de p\u00e9nurie d\u00e9clenchait in\u00e9vitablement la sp\u00e9culation ; les r\u00e9gions gardaient leur bl\u00e9 en r\u00e9serve, ou le vendaient \u00e0 d\u2019autres acheteurs, en raison de la diff\u00e9rence des cours. Les cr\u00e9dits allou\u00e9s par l\u2019Etat augmentaient d\u2019autant; comme il advint dans notre pays, un jour de janvier 1984, ce fut en 57 av. J.-C., \u00e0 Rome, la disette et l\u2019\u00e9meute, provoqu\u00e9es par l\u2019augmentation sensible des prix. Constante \u00e9tant ainsi, sous tous les cieux et, \u00e0 toutes les \u00e9poques, la n\u00e9cessit\u00e9 du grain et du pain. La raret\u00e9 et, \u00e0 coup s\u00fbr, l\u2019absence de cette denr\u00e9e n\u2019avaient et n\u2019ont cess\u00e9 de provoquer agitation et d\u00e9sordre.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/La-peine-de-l'%C3%A9tat-moy.jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"right\"\/>Dans les derniers si\u00e8cles de la R\u00e9publique, les n\u00e9gociants prirent l\u2019habitude de stocker le grain, pour faire monter les prix, malgr\u00e9 les pressions et les sanctions exerc\u00e9es par les magistrats. Ce qui avait rendu n\u00e9cessaire la lutte engag\u00e9e par Caius Gracchus et amen\u00e9 sa r\u00e9ussite, lorsque fut instaur\u00e9e la loi de 123 av. J-.C. Partageant, sur la question, l\u2019opinion de tous les poss\u00e9dants, Cic\u00e9ron \u00e9crivit : \u00ab Caius Gracchus proposait sa loi sur le bl\u00e9, mesure agr\u00e9able \u00e0 la pl\u00e8be qui, sans travailler, recevait des vivres en abondance ; les gens de bien, eux, s\u2019y opposaient, car ils estimaient que la loi d\u00e9tournerait la pl\u00e8be du travail, la livrerait \u00e0 la paresse et \u00e9puiserait visiblement le Tr\u00e9sor\u00bb(Cic\u00e9ron, Pour Sestius, XLVIII, 103).<\/p>\n<p>Pourtant, la loi de C. Gracchus n\u2019\u00e9tait destin\u00e9e qu\u2019\u00e0 mettre fin au dilettantisme des \u00e9diles, sans vider pour autant le Tr\u00e9sor. Loin d\u2019instituer la gratuit\u00e9 du pain, elle ne faisait qu\u2019obliger l\u2019Etat \u00e0 assurer la permanence du bl\u00e9 sur le march\u00e9, \u00e0 un prix \u00e9gal ou inf\u00e9rieur au cours normal. Le grain devait \u00eatre disponible pour tout acheteur, pauvre ou riche, dot\u00e9 de la citoyennet\u00e9. Habitant Rome, il recevait mensuellement un nombre fixe\u00a0 de boisseaux. La loi ne faisait donc qu\u2019organiser la vente du bl\u00e9, afin d\u2019emp\u00eacher, avec la sp\u00e9culation, le spectre de la disette. Le Tr\u00e9sor comblait, cependant, la diff\u00e9rence entre le prix fix\u00e9 et le cours plus \u00e9lev\u00e9 du march\u00e9 ; mais on ne sait si l\u2019Etat, \u00e0 l\u2019\u00e9poque r\u00e9publicaine, achetait le bl\u00e9 ou, plut\u00f4t, le tirait de ses provinces au titre de l\u2019imp\u00f4t. De toute fa\u00e7on, il y avait des greniers publics, et le Tr\u00e9sor \u00e9tait lui-m\u00eame aliment\u00e9 par les tributs des provinces. C\u2019\u00e9taient donc, en r\u00e9alit\u00e9, les sujets des provinces conquises qui payaient les compensations vers\u00e9es par le Tr\u00e9sor, en\u00a0 particulier \u00e0 cette \u00e9poque, les sujets p\u00e9r\u00e9grins de l\u2019opulente Asie Mineure, r\u00e9duite en province romaine une dizaine d\u2019ann\u00e9es avant la promulgation de la loi. A l\u2019instar de la gauche socialiste fran\u00e7aise, et de sa politique coloniale poursuivie sans interruption de 1830 jusqu\u2019\u00e0 la guerre d\u2019ind\u00e9pendance, C. Gracchus et les populares, \u00e0 l\u2019\u00e9poque r\u00e9publicaine, \u00e9taient \u00e0 la fois pour les mesures sociales \u00e0 Rome, et en faveur des ukases imp\u00e9rialistes dans les provinces. Patriotes et gauchi\u00e8res, d\u2019une part, et de l\u2019autre imp\u00e9rialistes et exploitantes \u00e9taient aussi bien la pl\u00e8be romaine que les socialistes fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>La richesse du Tr\u00e9sor, abondamment aliment\u00e9 par la conqu\u00eate de l\u2019Asie et des autres provinces, dans un Empire que Rome ne cessait d\u2019agrandir, rendait d\u00e9sormais n\u00e9cessaire d\u2019assurer le minimum vital \u00e0 la pl\u00e8be, et de l\u2019arracher \u00e0 sa mis\u00e8re. Il n\u2019\u00e9tait nullement question d\u2019une r\u00e9partition \u00e9gale des acqu\u00eats de la conqu\u00eate, ni d\u2019une diminution des in\u00e9galit\u00e9s. Toutefois en constatant que les caisses de l\u2019Etat \u00e9taient devenues pleines, l\u2019id\u00e9e \u00e9tait n\u00e9e d\u2019un partage des dividendes, et la revendication s\u2019\u00e9tait amplifi\u00e9e afin que ceux qui versaient leur sang, pour agrandir l\u2019Empire, eussent la possibilit\u00e9 d\u2019en toucher leur juste part. \u00abQuoi de plus \u00e9quitable, pour le pauvre peuple, que de vivre du Tr\u00e9sor qui est le sien\u00bb (Florus, 2, 1).<\/p>\n<p>C\u2019en \u00e9tait trop pour l\u2019oligarchie conservatrice. Caius Gracchus fut lynch\u00e9 et, peu de temps apr\u00e8s, sa loi fut \u00e9dulcor\u00e9e, sinon abrog\u00e9e par la loi frumentaire de M. Octavius, qui signifiait en fait son abrogation ; sous sa nouvelle forme, elle \u00e9tait devenue, dit Cic\u00e9ron, \u00ab acceptable pour les gens de bien \u00bb. La discorde s\u2019installa, les populares essayant de r\u00e9tablir la loi, et les optimates, r\u00e9pliquant avec des lois successives, assez mal connues, dans une v\u00e9ritable surench\u00e8re ; leurs coups conjugu\u00e9s finirent par d\u00e9naturer la loi gracchienne. Finalement, les lois frumentaires institu\u00e8rent, non pas la vente \u00e0 prix fixe d\u2019une quantit\u00e9 de grains par citoyen acheteur, mais la distribution gratuite d\u2019une quantit\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e, \u00e0 tout citoyen domicili\u00e9 \u00e0 Rome. Gratuit\u00e9 qui \u00e9tait une innovation, \u00e9tablie en 58 av. J.-C., par une loi du tribun de la pl\u00e8be Clodius.<\/p>\n<p>De cette ann\u00e9e 58 \u00e0 C\u00e9sar, en 46 avant le Christ, douze ann\u00e9es durant, la situation \u00e0 Rome \u00e9tait devenue comparable, assure P.Veyne (auquel cet article est largement redevable), \u00e0 celle d\u2019un bidonville en proie aux affres de la faim, dans une ville contemporaine de l\u2019Inde ou de quelque r\u00e9gion d\u2019Am\u00e9rique du Sud. Nos sources, qui sont toutes d\u2019origine s\u00e9natoriale, n\u2019en parlent qu\u2019avec un d\u00e9dain moralisateur. Rome \u00e9tait devenue, d\u00e9ploraient-elles, semblable \u00e0 un \u00e9gout qu\u2019il fallait d\u00e9gonfler. Le bl\u00e9 gratuit y attirait tous les mis\u00e9reux, tous les d\u00e9racin\u00e9s, victimes de la crise agraire, \u00ab ceux qui, dans les campagnes, n\u2019avaient pour vivre que le salaire de leurs bras, attir\u00e9s \u00e0 Rome par les largesses priv\u00e9es \u00bb \u00e9crivait d\u00e9j\u00e0 Salluste (Catilina, 37) quelques ann\u00e9es auparavant ; car cet \u00e9tat d\u00e9sastreux avait commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es soixante, au cours desquelles la capitale passait d\u00e9j\u00e0 pour une sentine. Des ma\u00eetres, aux dires de Denys d\u2019Halicarnasse (Antiquit\u00e9s, 4, 24, 5), cit\u00e9 par Veyne, lib\u00e9raient leurs esclaves afin que ces nouveaux citoyens leur procurassent du grain gratuit. Cette loi de Clodius occasionna un gouffre financier, et la m\u00e9tropole romaine connut, parmi ses cons\u00e9quences, une v\u00e9ritable abjection sociale.<\/p>\n<p>Les b\u00e9n\u00e9ficiaires du pain gratuit \u00e9taient, approximativement, au nombre de 320 000, mais C\u00e9sar d\u00e9cida que les distributions de l\u2019Etat ne concerneraient plus qu\u2019un nombre limit\u00e9 de citoyens, qui fut fix\u00e9 d\u00e9finitivement \u00e0 150 000 ; afin de r\u00e9duire les d\u00e9penses publiques et d\u2019endiguer l\u2019afflux des qu\u00e9mandeurs. Ne pouvant supprimer une institution populaire, il en limita ainsi la port\u00e9e et la fossilisa. Pragmatisme que le grand historien de l\u2019\u00e9poque romaine, Mommsen, avait surestim\u00e9, en \u00e9crivant que C\u00e9sar avait invent\u00e9 ou r\u00e9invent\u00e9 l\u2019assistance publique, et en supposant que le pain gratuit \u00e9tait distribu\u00e9 aux plus n\u00e9cessiteux. Opinion qui, aujourd\u2019hui, n\u2019est gu\u00e8re partag\u00e9e par l\u2019ensemble des historiens : rien n\u2019indique, en effet, que les 15 000 citoyens choisis \u00e9taient les plus pauvres, et l\u2019id\u00e9e d\u2019assistance \u00e9tait tout \u00e0 fait \u00e9trang\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9poque. La mesure appliqu\u00e9e par C\u00e9sar avait s\u00fbrement supprim\u00e9 le pain gratuit \u00e0 nombre de pauvres pl\u00e9b\u00e9iens, qui continu\u00e8rent \u00e0 vivre dans la malnutrition et la mis\u00e8re.<\/p>\n<p>Sous l\u2019Empire, l\u2019institution du pain gratuit ne fut plus qu\u2019une survivance, que les empereurs conservaient pour rehausser la supr\u00e9matie et l\u2019\u00e9clat de leur capitale. Seule Rome, parmi toutes les m\u00e9gapoles de l\u2019Empire, recevait de l\u2019empereur le pain et les jeux du Cirque. Certes, les \u00ab bont\u00e9s \u00bb du souverain, ses actes publics concernaient l\u2019ensemble de l\u2019Empire, mais l\u2019apparat qui entourait la personne du prince et la munificence de sa majest\u00e9 ne se d\u00e9veloppaient qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelle de son palais \u00e0 Rome et de sa Cour. L\u2019Antiquit\u00e9 \u00e9tait, il ne faut pas l\u2019oublier, l\u2019\u00e9poque des cit\u00e9s: la grande cit\u00e9 de Rome, la m\u00e9tropole de cet immense empire \u00e9tait l\u2019objet de la sollicitude des Empereurs romains, qui lui donnaient le pain et le Cirque, \u00ab comme ils auraient nourri les courtisans et leur auraient donn\u00e9 des ballets dans une Cour de l\u2019ancien r\u00e9gime en France\u00bb, assure P. Veyne. Par survivance, sous l\u2019Empire, de l\u2019\u00e8re des cit\u00e9s-Etats, le populus de Rome \u00e9tait cens\u00e9 \u00eatre encore le peuple roi ; le pain et le Cirque \u00e9taient son droit seigneurial. Sous le Bas-Empire, plus de trois si\u00e8cles apr\u00e8s la fondation du r\u00e9gime imp\u00e9rial par Auguste, Constantin fit de Constantinople une deuxi\u00e8me capitale, rivale de Rome. La nouvelle m\u00e9tropole imp\u00e9riale eut donc, comme l\u2019ancienne, son palais, son forum, son S\u00e9nat et aussi, bien entendu, son Cirque et son pain d\u2019Etat.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Ammar Mahjoubi<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\"><strong><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/le_mensuel_abonnez_vous\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Bondou(12).jpg\" alt=\"\" width=\"500\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"128\" align=\"middle\"\/><\/a><\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/30939-ammar-mahjoubi-le-pain-d-etat-a-rome-sous-la-republique\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ammar Mahjoubi &#8211; A Rome, les deux grandes t\u00e2ches des \u00e9diles \u00e9taient\u00a0 la cura annonae et la curaludorum (l\u2019intendance de l\u2019approvisionnement en bl\u00e9 et l\u2019intendance des jeux) : le pain et\u00a0 le cirque. 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