{"id":105941,"date":"2020-11-28T04:30:00","date_gmt":"2020-11-28T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-agriculteurs-inquiets-face-a-la-secheresse\/"},"modified":"2020-11-28T04:30:00","modified_gmt":"2020-11-28T09:30:00","slug":"les-agriculteurs-inquiets-face-a-la-secheresse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-agriculteurs-inquiets-face-a-la-secheresse\/","title":{"rendered":"Les agriculteurs inquiets face \u00e0 la s\u00e9cheresse"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"98\">\n<p><strong>Depuis presque 9 mois, Bordj Bou-Arr\u00e9ridj est sans pluies. La s\u00e9cheresse a touch\u00e9 100% des terres agricoles\u00a0de la r\u00e9gion, qui sont estim\u00e9es \u00e0 plus de 188 000 ha, dont plus de 113 000 ha sont exploit\u00e9s\u00a0dans la production des c\u00e9r\u00e9ales.<\/strong><\/p>\n<p>Les agriculteurs s&rsquo;inqui\u00e8tent de la s\u00e9cheresse et de ses dommages sur l&rsquo;agriculture et les r\u00e9coltes. Pour eux, la situation est particuli\u00e8rement critique. Les perspectives \u00e0 court et \u00e0 long termes sont pr\u00e9occupantes.\u00a0 \u00c0 ce jour, le bilan hydrique n&rsquo;est pas rassurant. \u201cEn comparaison des six ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, il n&rsquo;a jamais fait aussi sec\u201d, estime Tabti Hafnaoui, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019UNPA (Union nationale des paysans alg\u00e9riens) de la wilaya de Bordj Bou-Arr\u00e9ridj. \u201cPour l&rsquo;instant, la situation est dramatique et les paysans sont inquiets\u201d, indique-t-il. \u201cAucun sc\u00e9nario de crise n&rsquo;a pourtant \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9. Quelques paysans ont n\u00e9anmoins d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;anticiper. Ils ont par exemple plant\u00e9 des vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes \u00e0 la s\u00e9cheresse, mais ils sont de plus en plus nombreux \u00e0 abandonner les terres en les laissant en jach\u00e8re\u201d, affirme-t-il, en ajoutant que \u201cles cons\u00e9quences seront lourdes \u00e0 supporter par les fellahs qui n&rsquo;auront pas d&rsquo;autre choix que de ne pas emblaver, car pour emblaver une superficie de 20 ha, il faut au moins 30 millions de centimes, une somme dont la majorit\u00e9 des paysans ne dispose pas\u201d.<\/p>\n<p>\u201cNous sommes \u00e0 la fin novembre et la campagne de labours-semailles n\u2019est qu\u2019\u00e0 30%\u201d, pr\u00e9cise encore M. Tabti.\u00a0 \u00a0En effet, depuis six ans, la r\u00e9gion de Bordj Bou-Arr\u00e9ridj est touch\u00e9e par la s\u00e9cheresse. Pour cette ann\u00e9e, depuis presque 9 mois sans pluies, la s\u00e9cheresse a touch\u00e9 100% des terres agricoles de la r\u00e9gion qui sont estim\u00e9es \u00e0 plus de 188 000 ha, dont plus de 113 000 ha sont exploit\u00e9s dans la production des c\u00e9r\u00e9ales. Cette situation a d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 beaucoup de pertes aux paysans de la r\u00e9gion qui gardent toujours l&rsquo;espoir et sollicitent les services concern\u00e9s, notamment le minist\u00e8re de tutelle, pour une \u00e9ventuelle aide ou beaucoup plus de forages, de facilit\u00e9s fiscales, d\u2019amnistie sur les litiges et le r\u00e9\u00e9chelonnement de leurs dettes sur plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p>\u201cLes stations de lavage de v\u00e9hicules fonctionnent \u00e0 plein r\u00e9gime pendant que nos terres meurent\u201d, peste ce paysan de la r\u00e9gion de Ras El-Oued. \u201cSi on puise de la nappe, on nous sanctionne rapidement, mais pour les autres secteurs, l\u2019eau coule \u00e0 flots\u201d, insiste-t-il. \u201cS\u2019il y a un stress hydrique, l\u2019agriculture ne doit pas \u00eatre touch\u00e9e. En cette crise sanitaire, le paysan n\u2019a pas d\u00e9sert\u00e9 les champs. Il a continu\u00e9 \u00e0 produire avec ses maigres moyens\u201d, rappelle Moussa, un mara\u00eecher de la r\u00e9gion de Lachbour. M\u00eame son de cloche chez les \u00e9leveurs de la r\u00e9gion.\u00a0 L\u2019aliment de b\u00e9tail n\u2019est plus \u00e0 la port\u00e9e de tous les \u00e9leveurs, et beaucoup ont simplement tout vendu ou ferm\u00e9, en attendant des jours meilleurs.\u00a0<\/p>\n<p>Mais pour ceux qui essaient de r\u00e9sister, l\u2019activit\u00e9 est devenue embarrassante, car les petites quantit\u00e9s qui leur sont distribu\u00e9es ne suffisent pas et ils sont contraints de s\u2019approvisionner sur le march\u00e9 parall\u00e8le, selon plusieurs \u00e9leveurs.\u00a0 \u201cTout le monde s&rsquo;int\u00e9resse au lait, aux viandes rouge et blanche, mais pas \u00e0 leur producteur. L&rsquo;\u00c9tat doit intervenir en urgence pour nous aider \u00e0 trouver des solutions \u00e0 notre situation\u201d, lance un \u00e9leveur, plein d\u2019amertume.<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Chabane BOUARISSA<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"98\">\n<p><strong>Depuis presque 9 mois, Bordj Bou-Arr\u00e9ridj est sans pluies. La s\u00e9cheresse a touch\u00e9 100% des terres agricoles\u00a0de la r\u00e9gion, qui sont estim\u00e9es \u00e0 plus de 188 000 ha, dont plus de 113 000 ha sont exploit\u00e9s\u00a0dans la production des c\u00e9r\u00e9ales.<\/strong><\/p>\n<p>Les agriculteurs s&rsquo;inqui\u00e8tent de la s\u00e9cheresse et de ses dommages sur l&rsquo;agriculture et les r\u00e9coltes. Pour eux, la situation est particuli\u00e8rement critique. Les perspectives \u00e0 court et \u00e0 long termes sont pr\u00e9occupantes.\u00a0 \u00c0 ce jour, le bilan hydrique n&rsquo;est pas rassurant. \u201cEn comparaison des six ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, il n&rsquo;a jamais fait aussi sec\u201d, estime Tabti Hafnaoui, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019UNPA (Union nationale des paysans alg\u00e9riens) de la wilaya de Bordj Bou-Arr\u00e9ridj. \u201cPour l&rsquo;instant, la situation est dramatique et les paysans sont inquiets\u201d, indique-t-il. \u201cAucun sc\u00e9nario de crise n&rsquo;a pourtant \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9. Quelques paysans ont n\u00e9anmoins d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;anticiper. Ils ont par exemple plant\u00e9 des vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes \u00e0 la s\u00e9cheresse, mais ils sont de plus en plus nombreux \u00e0 abandonner les terres en les laissant en jach\u00e8re\u201d, affirme-t-il, en ajoutant que \u201cles cons\u00e9quences seront lourdes \u00e0 supporter par les fellahs qui n&rsquo;auront pas d&rsquo;autre choix que de ne pas emblaver, car pour emblaver une superficie de 20 ha, il faut au moins 30 millions de centimes, une somme dont la majorit\u00e9 des paysans ne dispose pas\u201d.<\/p>\n<p>\u201cNous sommes \u00e0 la fin novembre et la campagne de labours-semailles n\u2019est qu\u2019\u00e0 30%\u201d, pr\u00e9cise encore M. Tabti.\u00a0 \u00a0En effet, depuis six ans, la r\u00e9gion de Bordj Bou-Arr\u00e9ridj est touch\u00e9e par la s\u00e9cheresse. Pour cette ann\u00e9e, depuis presque 9 mois sans pluies, la s\u00e9cheresse a touch\u00e9 100% des terres agricoles de la r\u00e9gion qui sont estim\u00e9es \u00e0 plus de 188 000 ha, dont plus de 113 000 ha sont exploit\u00e9s dans la production des c\u00e9r\u00e9ales. Cette situation a d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 beaucoup de pertes aux paysans de la r\u00e9gion qui gardent toujours l&rsquo;espoir et sollicitent les services concern\u00e9s, notamment le minist\u00e8re de tutelle, pour une \u00e9ventuelle aide ou beaucoup plus de forages, de facilit\u00e9s fiscales, d\u2019amnistie sur les litiges et le r\u00e9\u00e9chelonnement de leurs dettes sur plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p>\u201cLes stations de lavage de v\u00e9hicules fonctionnent \u00e0 plein r\u00e9gime pendant que nos terres meurent\u201d, peste ce paysan de la r\u00e9gion de Ras El-Oued. \u201cSi on puise de la nappe, on nous sanctionne rapidement, mais pour les autres secteurs, l\u2019eau coule \u00e0 flots\u201d, insiste-t-il. \u201cS\u2019il y a un stress hydrique, l\u2019agriculture ne doit pas \u00eatre touch\u00e9e. En cette crise sanitaire, le paysan n\u2019a pas d\u00e9sert\u00e9 les champs. Il a continu\u00e9 \u00e0 produire avec ses maigres moyens\u201d, rappelle Moussa, un mara\u00eecher de la r\u00e9gion de Lachbour. M\u00eame son de cloche chez les \u00e9leveurs de la r\u00e9gion.\u00a0 L\u2019aliment de b\u00e9tail n\u2019est plus \u00e0 la port\u00e9e de tous les \u00e9leveurs, et beaucoup ont simplement tout vendu ou ferm\u00e9, en attendant des jours meilleurs.\u00a0<\/p>\n<p>Mais pour ceux qui essaient de r\u00e9sister, l\u2019activit\u00e9 est devenue embarrassante, car les petites quantit\u00e9s qui leur sont distribu\u00e9es ne suffisent pas et ils sont contraints de s\u2019approvisionner sur le march\u00e9 parall\u00e8le, selon plusieurs \u00e9leveurs.\u00a0 \u201cTout le monde s&rsquo;int\u00e9resse au lait, aux viandes rouge et blanche, mais pas \u00e0 leur producteur. L&rsquo;\u00c9tat doit intervenir en urgence pour nous aider \u00e0 trouver des solutions \u00e0 notre situation\u201d, lance un \u00e9leveur, plein d\u2019amertume.<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Chabane BOUARISSA<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/est\/les-agriculteurs-inquiets-face-a-la-secheresse-349699\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis presque 9 mois, Bordj Bou-Arr\u00e9ridj est sans pluies. La s\u00e9cheresse a touch\u00e9 100% des terres agricoles\u00a0de la r\u00e9gion, qui sont estim\u00e9es \u00e0 plus de 188 000 ha, dont plus de 113 000 ha sont exploit\u00e9s\u00a0dans la production des c\u00e9r\u00e9ales. Les agriculteurs s&rsquo;inqui\u00e8tent de la s\u00e9cheresse et de ses dommages sur l&rsquo;agriculture et les r\u00e9coltes. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1742,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,53],"tags":[],"class_list":["post-105941","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-algerie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/105941","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1742"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=105941"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/105941\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=105941"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=105941"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=105941"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}