{"id":106037,"date":"2020-11-29T05:00:00","date_gmt":"2020-11-29T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-consequences-socio-economiques-menacent\/"},"modified":"2020-11-29T05:00:00","modified_gmt":"2020-11-29T10:00:00","slug":"les-consequences-socio-economiques-menacent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-consequences-socio-economiques-menacent\/","title":{"rendered":"Les cons\u00e9quences socio-\u00e9conomiques menacent"},"content":{"rendered":"<p>Les rapports qui se succ\u00e8dent depuis deux ou trois ans sur le stress hydrique et son impact sur les \u00e9conomies des pays qui en souffrent le plus, dont l\u2019Alg\u00e9rie et ses voisins du Maghreb, conjugu\u00e9 aux retomb\u00e9es de la pand\u00e9mie de coronavirus sur ces m\u00eames pays, donne lieu \u00e0 toutes les inqui\u00e9tudes, comme n\u2019a cess\u00e9, depuis quelque temps, de le souligner le World Resources Institute (WRI) ou encore la Banque mondiale.<br \/>Les situations d\u2019urgence, en Alg\u00e9rie ce n\u2019est pas ce qui fait, malheureusement, d\u00e9faut. \u00c0 la situation \u00e9conomique incertaine, que la crise sanitaire mondiale n\u2019a fait qu\u2019accentuer encore un peu plus, se greffe, chaque ann\u00e9e, de fa\u00e7on un peu plus alarmante, un stress hydrique qui vaut au pays d\u2019\u00eatre sur ce plan un de ceux pour lesquels s\u2019inqui\u00e8tent \u00aben priorit\u00e9\u00bb des institutions internationales, en plus de nos sp\u00e9cialistes en tout ce qui a trait \u00e0 la question de l\u2019eau.<br \/>D\u2019ici dix ans puis, et surtout, dans trente ans, le risque que l\u2019Alg\u00e9rie se retrouve dans une f\u00e2cheuse position en raison d\u2019une croissance de 55% pour les besoins de la consommation domestique en eau.<br \/>Dans trente ans, selon les projections les plus r\u00e9centes, l\u2019\u00e9conomie nationale, l\u2019industrie en particulier, verra sa demande exploser litt\u00e9ralement pour atteindre 400% par rapport \u00e0 ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui. Des perspectives qui donnent des frissons et viennent ainsi renforcer le rapport \u00e9tabli \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2019 par le World Resources Institute (WRI), institution ind\u00e9pendante qui fait autorit\u00e9 dans la recherche dans les domaines de l\u2019eau et du climat, entre autres.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Alg\u00e9rie parmi les pays en \u00absituation critique\u00bb<\/strong><br \/>Le rapport en question \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion selon laquelle 17 pays \u00e0 travers lesquels s\u2019amasse un quart de la population mondiale sont d\u00e9j\u00e0 en situation tragique sur le plan de la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau, situation de p\u00e9nurie hydrique class\u00e9e \u00abgrave\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00abrobinets \u00e0 sec\u00bb.<br \/>Des pays situ\u00e9s, pour la plupart, dans la r\u00e9gion Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) tels le Qatar, le Liban, la Jordanie, la Libye, le Kowe\u00eft, les \u00c9mirats arabes unis, l\u2019Arabie Saoudite, le Bahre\u00efn, Oman ainsi que des pays de diverses r\u00e9gions du monde dont l\u2019Iran, l\u2019\u00c9rythr\u00e9e, Saint-Marin, le Pakistan, le Turkm\u00e9nistan, le Botswana et le second pays le plus peupl\u00e9 au monde, l\u2019Inde. Tout juste apr\u00e8s ce groupe de pays en situation hydrique dramatique, vient un lot de 27 pays, o\u00f9 vit le tiers de la population mondiale, parmi lesquels on retrouve l\u2019Alg\u00e9rie qui ainsi se retrouve dans le lot des pays en \u00absituation critique\u00bb. \u00c9tat de fait qui, depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, a fait passer la gestion des ressources en eau au rang de priorit\u00e9 absolue du fait de la demande sans cesse croissante, suscit\u00e9e par l\u2019urbanisation \u00e0 grande \u00e9chelle que conna\u00eet le pays et le d\u00e9but d\u2019une certaine expansion du tissu d\u2019entreprises semi-industrielles et des exploitations agricoles, tr\u00e8s consommatrices d\u2019eau.<br \/>Une importante demande \u00e0 laquelle ont r\u00e9pondu les pouvoirs publics en consacrant plus de 25 milliards de dollars d\u2019investissements publics dans le plan de d\u00e9veloppement \u00e9tal\u00e9 entre 2015 et 2019. Malheureusement, il fallait compter sans la crise p\u00e9troli\u00e8re de 2014 et les programme d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 qui ont suivi. Rem\u00e9dier en urgence \u00e0 la situation commandait alors la solution du recours \u00e0 la mobilisation des ressources non conventionnelles. Un recours qui permettait, jusqu\u2019\u00e0 il y a quelques mois, d\u2019esp\u00e9rer satisfaire 17% des besoins du pays en eau gr\u00e2ce \u00e0 une production quotidienne qui atteignait les 2,1 \u00e0 2,2 millions de m\u00e8tres cubes. Une proportion \u00e9lev\u00e9e de la production journali\u00e8re qui, eu \u00e9gard \u00e0 la pluviom\u00e9trie, \u00e9tait appel\u00e9e \u00e0 augmenter suivant une strat\u00e9gie nationale qui devait, selon des chiffres livr\u00e9s l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, produire donc plus de 2 millions de m\u00e8tres cubes\/jour dont 50% devaient provenir du pompage des eaux souterraines et 33% \u00e0 partir des barrages \u00e9rig\u00e9s un peu partout \u00e0 travers le pays.<\/p>\n<p><strong>Incidences socio-\u00e9conomiques<\/strong><br \/>La tournure prise par la pluviom\u00e9trie et l\u2019allure des solutions pr\u00e9conis\u00e9es par les pouvoirs publics depuis quelques ann\u00e9es pour faire face au stress hydrique font que l\u2019eau, comme le constatait l\u2019universitaire Nadji Khaoua, constitue un \u00abr\u00e9v\u00e9lateur de la crise multiforme en Alg\u00e9rie\u00bb. L\u2019\u00e9minent \u00e9conomiste qui, pour parler des cons\u00e9quences de la crise de l\u2019eau, estimait que \u00ables incidences socio-\u00e9conomiques en sont imm\u00e9diates et touchent toutes les cat\u00e9gories sociales : du moment que le syst\u00e8me \u00e9conomique existant ne produit pas de valeur au m\u00eame niveau que celui des exigences sociales et continue \u00e0 vivoter sur la rente que d\u00e9gage le commerce ext\u00e9rieur des mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e9nerg\u00e9tiques, les possibilit\u00e9s de croissance et de consolidation du revenu national, en fonction de la croissance et de la transformation des besoins sociaux, sont quasi nulles.<br \/>Tous les indices, que ce soit celui du taux de ch\u00f4mage annuel, celui de la cr\u00e9ation d\u2019emplois nouveaux permanents par an, celui du volume des investissements nouveaux et de leur taux par rapport au PIB ou enfin celui du volume des investissements directs \u00e9trangers (hors hydrocarbures), etc. montrent que le marasme \u00e9conomique, et donc social, de l\u2019\u00e9conomie de l\u2019Alg\u00e9rie n\u2019est pas pr\u00e8s de diminuer, bien au contraire.<br \/>Ainsi, le revenu national ne s\u2019am\u00e9liorant pas sensiblement en dehors des incidences hasardeuses du prix d\u2019exportation des hydrocarbures, aujourd\u2019hui positives mais pouvant se retourner dans le futur, le revenu disponible par habitant stagne, s\u2019il n\u2019est pas rong\u00e9 par les diff\u00e9rents types d\u2019inflations existantes. Une situation hydrique, en tous les cas, qui n\u2019avait vraiment pas besoin de s\u2019accentuer par une p\u00e9riode aussi trouble que celle induite par la crise sanitaire.<br \/>Azedine M.<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.lesoirdalgerie.com\/actualites\/les-consequences-socio-economiques-menacent-52224\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les rapports qui se succ\u00e8dent depuis deux ou trois ans sur le stress hydrique et son impact sur les \u00e9conomies des pays qui en souffrent le plus, dont l\u2019Alg\u00e9rie et ses voisins du Maghreb, conjugu\u00e9 aux retomb\u00e9es de la pand\u00e9mie de coronavirus sur ces m\u00eames pays, donne lieu \u00e0 toutes les inqui\u00e9tudes, comme n\u2019a cess\u00e9, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1741,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,53],"tags":[],"class_list":["post-106037","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-algerie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/106037","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1741"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=106037"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/106037\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=106037"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=106037"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=106037"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}