{"id":10832,"date":"2019-02-01T03:30:43","date_gmt":"2019-02-01T08:30:43","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/medias-burkinabe\/"},"modified":"2019-02-01T03:30:43","modified_gmt":"2019-02-01T08:30:43","slug":"medias-burkinabe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/medias-burkinabe\/","title":{"rendered":"MEDIAS BURKINABE"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"post_layout_5_img\" src=\"http:\/\/lepays.bf\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/P-tif-copie.jpg\" alt=\"MEDIAS BURKINABE\"\/><\/p>\n<p><strong>L\u2019all\u00e8gement des charges fiscales en d\u00e9bat<\/strong><\/p>\n<p>Depuis l\u2019amorce du processus d\u00e9mocratique au Burkina Faso et la lib\u00e9ralisation de l\u2019espace m\u00e9diatique national, on\u00a0 assiste \u00e0 la cr\u00e9ation de nombreux organes de presse, toutes th\u00e9ologies confondues, qui animent la vie publique nationale. Mais les m\u00e9dias burkinab\u00e8, de nos jours, sont confront\u00e9s \u00e0 un ensemble de difficult\u00e9s li\u00e9es essentiellement \u00e0 la faiblesse de leurs ressources budg\u00e9taires et \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 sociale de leurs personnels. Dans le souci de pallier ces difficult\u00e9s, le Conseil Sup\u00e9rieur de la Communication (CSC), en collaboration avec la Direction g\u00e9n\u00e9rale des Imp\u00f4ts (DGI), a entrepris de mener un atelier national en vue d\u2019aboutir \u00e0 une approche coh\u00e9rente des m\u00e9canismes de la fiscalit\u00e9 des m\u00e9dias au Burkina. Ledit atelier s\u2019est ouvert le 31 janvier 2019 \u00e0 Ouagadougou, en pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants des diff\u00e9rents m\u00e9dias nationaux, des membres du gouvernement et du pr\u00e9sident du Conseil sup\u00e9rieur de la communication ainsi que du Directeur g\u00e9n\u00e9ral des Imp\u00f4ts.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Parvenir \u00e0 une approche consensuelle, \u00e0 des mesures \u00e0 sugg\u00e9rer aux autorit\u00e9s pour l\u2019adoption d\u2019une fiscalit\u00e9 adapt\u00e9e \u00e0 la situation des entreprises de presse dans notre pays, c\u2019est l\u2019objectif recherch\u00e9 \u00e0 travers l\u2019initiation de cet atelier national sur la fiscalit\u00e9 applicable aux m\u00e9dias et la mise en \u0153uvre de la facture normalis\u00e9e. Selon Me Mathias Tankoano, pr\u00e9sident du CSC,\u00a0 dans un contexte o\u00f9 la d\u00e9mocratie devient \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire un r\u00e9f\u00e9rentiel de la gouvernance politique, les m\u00e9dias jouent un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans l\u2019animation de la vie publique nationale et internationale. Leviers essentiels de la libert\u00e9 d\u2019opinion, outils de traduction concr\u00e8te de droit d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, d\u2019\u00e9ducation et de formation, les m\u00e9dias modulent des opinions publiques, contribuent \u00e9galement \u00e0 l\u2019ancrage de la d\u00e9mocratie, de la bonne gouvernance et \u00e0 l\u2019\u00e9veil de conscience pour l\u2019\u00e9mergence d\u2019une citoyennet\u00e9 active. <em>\u00ab\u00a0Les m\u00e9dias burkinab\u00e8 sont cependant confront\u00e9s \u00e0 un ensemble de difficult\u00e9s li\u00e9es essentiellement \u00e0 la faiblesse de leurs ressources budg\u00e9taires, \u00e0 des probl\u00e8mes de professionnalisme, de pr\u00e9carit\u00e9 sociale de leurs personnels. C\u2019est pour pallier ces insuffisances que dans le cadre de la garantie constitutionnelle du droit d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, de la libert\u00e9 de presse et d\u2019opinion, l\u2019Etat a pris un certain nombre d\u2019initiatives pour p\u00e9renniser les activit\u00e9s de presse \u00e0 travers une subvention annuelle \u00e0 la presse priv\u00e9e, la cr\u00e9ation d\u2019un fonds d\u2019appui \u00e0 la presse priv\u00e9e\u00a0\u00bb,<\/em> a-t-il fait savoir. Puis de poursuivre en ces termes\u00a0: <em>\u00ab\u00a0du point de vue de la fiscalit\u00e9, les m\u00e9dias burkinab\u00e8 subissent des charges qui entravent en partie leur viabilit\u00e9 \u00e9conomique. Ces charges sont li\u00e9es au r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral de la fiscalit\u00e9 des entreprises commerciales mais aussi aux redevances pay\u00e9es \u00e0 l\u2019ARCEP (Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques et des postes)\u00a0 et au BBDA (Bureau burkinab\u00e8 du droit d\u2019auteur). De nos jours, peu d\u2019entreprises parviennent \u00e0 supporter ces taxes fiscales. Au regard du r\u00f4le important que jouent les m\u00e9dias priv\u00e9s, de leurs sp\u00e9cificit\u00e9s et \u00e0 l\u2019initiative conjointe de la DGI et du CSC, il est organis\u00e9 en ce jour cet atelier port\u00e9 sur la probl\u00e9matique de la fiscalit\u00e9 des m\u00e9dias au Burkina Faso\u00a0\u00bb,<\/em> a-t-il dit<em>.<\/em> Toujours selon Mathias Tankoano, <em>\u00ab\u00a0dans l\u2019organisation de cet atelier, il a \u00e9t\u00e9\u00a0 adopt\u00e9 une d\u00e9marche inclusive, d\u2019o\u00f9 la pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants de tous les acteurs impliqu\u00e9s dans l\u2019approche fiscalit\u00e9 adapt\u00e9e aux m\u00e9dias au Burkina et c\u2019est conscient de l\u2019importance des m\u00e9dias que la DGI a bien voulu\u00a0 accompagner\u00a0 cette initiative\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Pour Adama Badolo, repr\u00e9sentant de la Direction G\u00e9n\u00e9rale des Imp\u00f4ts par ailleurs Directeur G\u00e9n\u00e9ral de cette institution, la tenue de ce s\u00e9minaire national d\u00e9di\u00e9 \u00e0 une r\u00e9flexion d\u2019ensemble sur la probl\u00e9matique de la fiscalit\u00e9 des entreprises de presse au Burkina Faso, est \u00e0 saluer.\u00a0<em>\u00ab Avec le pr\u00e9sident du Conseil sup\u00e9rieur de la communication,<\/em> a-t-il laiss\u00e9 entendre, <em>d\u00e8s notre premi\u00e8re rencontre, au nombre des pr\u00e9occupations \u00e9voqu\u00e9es et qui s\u2019inscrivaient dans son programme d\u2019urgence, c\u2019\u00e9tait la viabilit\u00e9 des entreprises de presse, notamment en rapport avec la fiscalit\u00e9 qui p\u00e8se sur elles\u00a0\u00bb.<\/em> \u00a0Il a indiqu\u00e9 qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9\u00a0 pour l\u2019organisation d\u2019un cadre inclusif pour l\u2019approche d\u2019ensemble des m\u00e9canismes d\u2019all\u00e8gement de la fiscalit\u00e9 qui p\u00e8se sur les entreprises de presse au Burkina. Et ils ne pouvaient rester insensibles \u00e0 cette initiative qui constitue une pr\u00e9occupation commune dont ils mesurent toute l\u2019importance dans l\u2019animation de la vie publique, l\u2019information et l\u2019\u00e9ducation des citoyens, bref dans toutes les dimensions du processus de d\u00e9veloppement national. <em>\u00ab\u00a0Vous en aviez vu le plus grand souci et nous ne pouvions que vous accompagner. Bien entendu, en la mati\u00e8re, il y a ce qui peut \u00eatre entrepris au plan national et ce dont notre pays est incapable au regard des r\u00e8gles supranationales, notamment celles contenues dans les trait\u00e9s de la CEDEAO et de l\u2019UEMOA\u00a0\u00bb,<\/em> a-t-il fait savoir.\u00a0 Toutefois,\u00a0 il a la certitude que toutes les dimensions de la fiscalit\u00e9 des m\u00e9dias\u00a0 seront appr\u00e9hend\u00e9es en profondeur au cours des travaux. Il a rassur\u00e9 que les conclusions et recommandations feront l\u2019objet d\u2019une attention particuli\u00e8re et seront, par des voies appropri\u00e9es, transmises aux plus hautes autorit\u00e9s de notre pays pour des r\u00e9ponses \u00e0 y apporter.<\/p>\n<p><strong>Fr\u00e9d\u00e9ric TIANHOUN (Collaborateur)<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019all\u00e8gement des charges fiscales en d\u00e9bat Depuis l\u2019amorce du processus d\u00e9mocratique au Burkina Faso et la lib\u00e9ralisation de l\u2019espace m\u00e9diatique national, on\u00a0 assiste \u00e0 la cr\u00e9ation de nombreux organes de presse, toutes th\u00e9ologies confondues, qui animent la vie publique nationale. 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