{"id":108880,"date":"2021-01-07T05:00:00","date_gmt":"2021-01-07T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/pour-une-refonte-du-systeme-national\/"},"modified":"2021-01-07T05:00:00","modified_gmt":"2021-01-07T10:00:00","slug":"pour-une-refonte-du-systeme-national","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/pour-une-refonte-du-systeme-national\/","title":{"rendered":"Pour une refonte du syst\u00e8me national"},"content":{"rendered":"<div class=\"picture\"><img class=\"lazy\" data-original=\"\/data\/images\/article\/thumbs\/d-pour-une-refonte-du-systeme-national-5aedc.jpg\"\/>\n<\/div>\n<p>La recherche en entreprise est pour le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la recherche scientifique et du d\u00e9veloppement technologique (RSDT) au minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur, Hafid Aourag, le \u00abpoint faible\u00bb du syst\u00e8me national de recherche. Il plaide ainsi pour la mise en place d\u2019un statut du chercheur en entreprise mais aussi pour la r\u00e9vision des statuts du chercheur permanent et du personnel de soutien \u00e0 la recherche.<br \/>Rym Nasri &#8211; Alger (Le Soir) &#8211; La recherche en entreprise est une recherche strat\u00e9gique qui assure le d\u00e9veloppement technologique du pays. Pourtant, elle est largement n\u00e9glig\u00e9e en Alg\u00e9rie. Selon le DG de la recherche scientifique et du d\u00e9veloppement technologique, elle constitue le \u00abpoint faible\u00bb du syst\u00e8me national de recherche. Qualifiant le nombre actuel de chercheurs en entreprise de \u00abd\u00e9risoire\u00bb, il assure que celui-ci ne d\u00e9passe pas 180 chercheurs.<br \/>\u00abL\u2019Alg\u00e9rie compte 37 000 chercheurs, soit 740 par million d\u2019habitants. Le nombre de chercheurs dans les universit\u00e9s a, certes, connu une croissance mais celui de chercheurs dans l\u2019entreprise n\u2019a pas enregistr\u00e9 de progression\u00bb, note-t-il. Pourtant, poursuit le DG, \u00abpartout dans le monde, 70% des chercheurs sont dans les entreprises car un pays ne peut se d\u00e9velopper sans la recherche et le d\u00e9veloppement dans les entreprises\u00bb.<br \/>Rappelant que le r\u00f4le des universit\u00e9s est de d\u00e9velopper la connaissance et le savoir, il pr\u00e9cise que transformer ce savoir en un savoir-faire est du ressort des ing\u00e9nieurs et chercheurs en entreprise. Il d\u00e9plore, \u00e0 cet effet, que nos entreprises n\u2019aient pas la culture de la recherche et du d\u00e9veloppement. \u00abElles ne sont pas productives du savoir-faire. Elles ne font que du copiage et du transfert\u00bb, dit-il.<br \/>Aujourd\u2019hui, estime le m\u00eame responsable, le plus grand d\u00e9fi pour le d\u00e9veloppement de la recherche est de mettre en place un statut de chercheur en entreprise. \u00abCe statut est un imp\u00e9ratif pour le d\u00e9veloppement technologique du pays\u00bb, insiste-t-il, avant de plaider pour l\u2019adaptation de l\u2019entreprise alg\u00e9rienne \u00e0 ce contexte et sa mise \u00e0 niveau en termes de transfert de technologies.<br \/>Intervenant hier, sur les ondes de la Radio Cha\u00eene 3, Hafid Aourag a affirm\u00e9 qu\u2019hormis la recherche acad\u00e9mique dans les universit\u00e9s assur\u00e9e par les enseignants chercheurs qui a atteint ses objectifs, les centres de recherche eux enregistrent un tr\u00e8s faible nombre de chercheurs permanents. \u00abNous sommes tr\u00e8s loin des normes puisque nos centres de recherche connaissent une grande saign\u00e9e de chercheurs\u00bb, souligne-t-il.<br \/>Il \u00e9voque \u00e9galement le personnel de soutien \u00e0 la recherche : les ing\u00e9nieurs et les techniciens. \u00abCe sont les oubli\u00e9s du syst\u00e8me national de la recherche. Certes, le chercheur est \u00e0 l\u2019origine du transfert de technologie mais l\u2019acteur principal de mise en \u0153uvre du d\u00e9veloppement technologique est le personnel de soutien \u00e0 la recherche. Aujourd\u2019hui, leur statut ne permet pas de les motiver \u00e0 faire de la recherche\u00bb, dit-il.<br \/>Selon M. Aourag, la r\u00e9vision du statut du chercheur permanent et du statut du personnel de soutien \u00e0 la recherche est un imp\u00e9ratif pour passer de la recherche acad\u00e9mique \u00e0 la recherche et d\u00e9veloppement. \u00abLe statut actuel du chercheur est un statut d\u2019administr\u00e9 de la recherche. Or, nous ne pouvons pas administrer la recherche et le chercheur ne peut devenir un fonctionnaire. Son statut doit \u00eatre revu pour valoriser les comp\u00e9tences\u00bb, explique-t-il.<br \/>Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la RSDT est, par ailleurs, revenu sur la suppression du dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur dans les universit\u00e9s nationales. \u00abComment voulez-vous qu\u2019un pays parle de recherche et de d\u00e9veloppement sans le moteur du d\u00e9veloppement technologique qui est l\u2019ing\u00e9nieur ? \u00bb, s\u2019interroge-t-il.<br \/>Il rappelle qu\u2019auparavant, l\u2019Universit\u00e9 alg\u00e9rienne produisait entre 30 000 et 40 000 ing\u00e9nieurs par an alors qu\u2019aujourd\u2019hui, pas plus de 1 000 ing\u00e9nieurs en sortent par an. \u00abHeureusement que la tutelle a compris l\u2019enjeu et a r\u00e9tabli la formation d\u2019ing\u00e9nieur dans les universit\u00e9s\u00bb, conclut le DG.<br \/>Ry. N.<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.lesoirdalgerie.com\/actualites\/pour-une-refonte-du-systeme-national-54273\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La recherche en entreprise est pour le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la recherche scientifique et du d\u00e9veloppement technologique (RSDT) au minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur, Hafid Aourag, le \u00abpoint faible\u00bb du syst\u00e8me national de recherche. 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