{"id":109436,"date":"2021-01-17T08:53:09","date_gmt":"2021-01-17T13:53:09","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/%ef%bb%bfbanque-mondiale-contraction-de-63-en-2020\/"},"modified":"2021-01-17T08:53:09","modified_gmt":"2021-01-17T13:53:09","slug":"%ef%bb%bfbanque-mondiale-contraction-de-63-en-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/%ef%bb%bfbanque-mondiale-contraction-de-63-en-2020\/","title":{"rendered":"\ufeffBanque mondiale : Contraction de 6,3% en 2020"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-text-color has-vivid-red-color c2\"><strong>\u00c9conomie nationale<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color c3\"><strong>Le produit int\u00e9rieur brut (PIB) r\u00e9el du Maroc devrait se contracter de 6,3% en 2020 et le retour au niveau pr\u00e9alable \u00e0 la pand\u00e9mie du nouveau coronavirus ne serait possible qu\u2019\u00e0 partir de 2022, a affirm\u00e9, jeudi, Javier Diaz Cassou, \u00e9conomiste principal de la Banque mondiale (BM) au Maroc.<\/strong><\/p>\n<p>\u00abBien que l\u2019\u00e9conomie marocaine montre quelques signes de reprise, la situation reste fragile \u00e9tant donn\u00e9 la d\u00e9gradation r\u00e9cente de la situation \u00e9pid\u00e9miologique. Dans ce contexte incertain, une contraction du PIB r\u00e9el de 6,3 % est pr\u00e9vue en 2020, tandis qu\u2019un retour au niveau pr\u00e9alable \u00e0 la pand\u00e9mie ne devrait pas intervenir avant 2022\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 M. Cassou, lors d\u2019une table ronde d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sentation du rapport de suivi de la situation \u00e9conomique du Maroc \u2013 De la riposte d\u2019urgence \u00e0 la reprise.<\/p>\n<p>M. Cassou a fait ressortir que la pand\u00e9mie du Covid-19 a brusquement interrompu plus de deux d\u00e9cennies de progr\u00e8s socio-\u00e9conomique soutenus au Maroc. \u00abEn 2020, le pays devrait subir sa premi\u00e8re r\u00e9cession depuis les ann\u00e9es 1990, et la contraction \u00e9conomique qui a eu lieu au deuxi\u00e8me trimestre, co\u00efncidant largement avec le confinement, est la plus importante jamais enregistr\u00e9e\u00bb, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p>Et de souligner que c\u2019est le r\u00e9sultat de la combinaison des chocs de l\u2019offre et de la demande et des chocs externes provoqu\u00e9s par la pand\u00e9mie, mais aussi des effets des conditions climatiques d\u00e9favorables sur la production agricole. La crise a eu un impact s\u00e9v\u00e8re sur les emplois et les revenus des m\u00e9nages, g\u00e9n\u00e9rant le pic du ch\u00f4mage et une d\u00e9t\u00e9rioration des indicateurs de pauvret\u00e9 et de vuln\u00e9rabilit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abLe PIB marocain a connu une chute tr\u00e8s marquante au titre du 2\u00e8me trimestre de l\u2019ann\u00e9e 2020 allant jusqu\u2019\u00e0 -15%, avec une l\u00e9g\u00e8re reprise \u00e9conomique au 3\u00e8me et 4\u00e8me trimestres\u00bb, a-t-il dit, notant qu\u2019entre le 3\u00e8me trimestre de 2019 et le 3\u00e8me trimestre de 2020, l\u2019\u00e9conomie marocaine a perdu plus de 580.000 emplois, notamment en milieu rural.<\/p>\n<p>\u00c9galement, comme dans d\u2019autres pays \u00e0 travers le monde, la crise actuelle entra\u00eenera une augmentation consid\u00e9rable du d\u00e9ficit budg\u00e9taire jusqu\u2019\u00e0 7,8%t du PIB en 2020, et la dette publique devrait d\u00e9passer 76% du PIB. Quant au d\u00e9ficit du compte courant, il devrait \u00e9galement augmenter pour atteindre 6% du PIB cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la gravit\u00e9 de la crise, le Maroc est mieux plac\u00e9 que d\u2019autres \u00e9conomies \u00e9mergentes pour r\u00e9sister \u00e0 cette temp\u00eate gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9dibilit\u00e9 de son cadre macro-budg\u00e9taire, \u00e0 ses tampons ext\u00e9rieurs relativement importants et \u00e0 son acc\u00e8s ais\u00e9 aux march\u00e9s financiers internationaux, a expliqu\u00e9 M. Cassou qui est \u00e9galement auteur de ce rapport r\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec Amina Iraqi, \u00c9conomiste \u00e0 la BM.<\/p>\n<p>Au titre de l\u2019ann\u00e9e 2021, plusieurs risques sont \u00e0 suivre de pr\u00e8s \u00e0 savoir la marge de man\u0153uvre de la politique \u00e9conomique pour faire face \u00e0 une \u00e9ventuelle aggravation de la crise sanitaire ou internationale, les conditions de financement ext\u00e9rieur qui pourraient se d\u00e9t\u00e9riorer, les besoins de financements qui sont \u00e9lev\u00e9s, l\u2019\u00e9volution des \u00e9ch\u00e9ances en souffrance dans un contexte d\u2019augmentation des d\u00e9lais de paiement, l\u2019importante accumulation de passifs contingents li\u00e9s aux programmes de garanties mis en place par le gouvernement et le besoin de pousser la croissance \u00e9conomique au dessus des niveaux pr\u00e9-pand\u00e9miques.<\/p>\n<p>Le Rapport de suivi de la situation \u00e9conomique du Maroc, intitul\u00e9 \u00abDe la riposte d\u2019urgence \u00e0 la reprise\u00bb et qui vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9, est un rapport semestriel du D\u00e9partement \u00e9conomique de la Banque mondiale. \u00abCe rapport semi-annuel fait partie d\u2019une nouvelle s\u00e9rie que nous allons commencer \u00e0 publier sp\u00e9cifiquement sur le Maroc\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Eric Le Borgne, Chef de d\u00e9partement macro\u00e9conomique commerce et investissement.<\/p>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/%EF%BB%BFbanque-mondiale-contraction-de-63-en-2020.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9conomie nationale Le produit int\u00e9rieur brut (PIB) r\u00e9el du Maroc devrait se contracter de 6,3% en 2020 et le retour au niveau pr\u00e9alable \u00e0 la pand\u00e9mie du nouveau coronavirus ne serait possible qu\u2019\u00e0 partir de 2022, a affirm\u00e9, jeudi, Javier Diaz Cassou, \u00e9conomiste principal de la Banque mondiale (BM) au Maroc. \u00abBien que l\u2019\u00e9conomie marocaine [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1760,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,54],"tags":[],"class_list":["post-109436","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109436","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1760"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=109436"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109436\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=109436"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=109436"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=109436"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}