{"id":109736,"date":"2021-01-21T05:40:00","date_gmt":"2021-01-21T10:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/contestation-et-mecanique-de-revendication-civiles\/"},"modified":"2021-01-21T05:40:00","modified_gmt":"2021-01-21T10:40:00","slug":"contestation-et-mecanique-de-revendication-civiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/contestation-et-mecanique-de-revendication-civiles\/","title":{"rendered":"Contestation et m\u00e9canique de revendication civiles"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><em><strong><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Monji-Ben-Ra\u00efes-min(4).jpg\" width=\"20%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\" alt=\"\"\/>Par Monji Ben Raies\u00a0 &#8211;<\/strong><\/em><\/span><\/span> \u00ab Si la machine gouvernementale veut faire de nous l\u2019instrument de l\u2019injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi. Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine. \u00bb. (Voir Henry David Thoreau, essai \u2018\u2019La D\u00e9sob\u00e9issance civile\u2019\u2019, 1849 ; John Rawls, \u2018\u2019La Th\u00e9orie de la Justice\u2019\u2019 (1971) ; \u2018\u2019Antigone\u2019\u2019, Sophocle, 439 av. J-C. La Lysistrata d&rsquo;Aristophane, com\u00e9die grecque antique, 411 av. J.-C). il semblerait que Ennnahdha et ses partisans ait pris ce dictum au pied de la lettre, dans sa tentative de d\u00e9stabilisation de l\u2019Etat pour faire imploser le syst\u00e8me.<\/p>\n<p>Dans toutes les d\u00e9mocraties actuelles, y compris dans la Tunisie d\u2019aujourd\u2019hui, la voix singuli\u00e8re du citoyen ne se manifeste que par les Urnes, en un lieu, les bureaux de vote et par une proc\u00e9dure, les \u00e9lections. Aussi, entre deux scrutins, la voix du citoyen s\u2019\u00e9teint et laisse \u00e0 ceux \u00e0 qui il a d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 son pouvoir souverain, la charge des affaires publiques. Or la vraie d\u00e9mocratie ne peut se r\u00e9sumer simplement \u00e0 voter, quand les citoyens sont appel\u00e9s \u00e0 le faire, en vertu de ce qu\u2019ils pensent \u00eatre juste, pour ensuite laisser la justice \u00eatre d\u00e9finie et administr\u00e9e par un gouvernement de la majorit\u00e9 comme bon lui semble. En effet, dans le temps d\u2019un mandat, en quatre, cinq ou six ans, un gouvernement a tout le temps de faire beaucoup de d\u00e9g\u00e2ts, sans qu\u2019il existe de possibilit\u00e9 de le r\u00e9voquer. (Voir Albert Ogien, (Avant-propos du dossier \u00ab La D\u00e9sob\u00e9issance civile \u00bb, in Probl\u00e8mes politiques et Sociaux, n\u00b0 989, La D\u00e9couverte, 2011.). la Tunisie de l\u2019apr\u00e8s r\u00e9bellion a connu plus d\u2019une quinzaine de gouvernements successifs, plus incomp\u00e9tents les uns que les autres. Dans ce contexte, la contestation civile pourrait constituer un moyen de se r\u00e9approprier le pouvoir pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lors de l\u2019\u00e9lection, ou du moins de retirer symboliquement sa voix pour ne pas \u00eatre associ\u00e9 aux d\u00e9cisions consid\u00e9r\u00e9es comme injustes et qui seraient adopt\u00e9es par le gouvernement en exercice. Le citoyen, lorsqu\u2019il supporte et cautionne une d\u00e9cision injuste, engage sa responsabilit\u00e9 individuelle, car la citoyennet\u00e9 ne doit pas \u00eatre synonyme de docilit\u00e9 et le citoyen un mouton que l\u2019on m\u00e8ne \u00e0 l\u2019abattoir. Quand bien m\u00eame l\u2019\u00c9tat d\u00e9tient le monopole de la violence l\u00e9gitime et de la contrainte, le citoyen ne doit, pour autant pas, se comporter en esclave soumis, devenant ainsi \u00ab objet \u00bb et non plus \u00ab sujet \u00bb de droit. La citoyennet\u00e9 ne doit pas s\u2019entendre comme un simple titre, mais comme une v\u00e9ritable fonction, pour l\u2019individu, \u00e0 exercer au sein de la soci\u00e9t\u00e9. Le citoyen, \u00e9l\u00e9ment du peuple souverain, aurait un devoir moral et politique de contester un ordre manifestement immoral dict\u00e9 par un \u00c9tat ou un r\u00e9gime autoritaire ou arbitraire et des gouvernants incomp\u00e9tents. Ainsi, trouve-t-on dans la constitution fran\u00e7aise de 1793 un article 35 qui pr\u00e9voit que, \u00ab Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l\u2019insurrection est pour le peuple le plus sacr\u00e9 des droits et le plus indispensable des devoirs. \u00bb. La D\u00e9claration des droits de l\u2019Homme et du Citoyen de 1789, elle-m\u00eame, mentionne le droit de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019oppression, comme droit de r\u00e9sistance des gouvern\u00e9s contre les exc\u00e8s des gouvernants, comme un des droits inali\u00e9nables, imprescriptibles et sacr\u00e9s. Prisonniers d\u2019une vision conceptuelle conventionnelle de l\u2019\u00c9tat tir\u00e9e de relations juridiques pr\u00e9modernes, des gouvernants peuvent m\u00e9connaitre et amenuiser les fondements moraux de leur charge et la culture politique d\u2019une communaut\u00e9 d\u00e9mocratique d\u00e9velopp\u00e9e, n\u00e9gligeant le contr\u00f4le citoyen dans l\u2019appr\u00e9ciation qu\u2019ils peuvent avoir de la l\u00e9gitimit\u00e9 de leurs comportements. Mais cette r\u00e9sistance ne peut et ne doit qu\u2019\u00eatre pacifique.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019insurrection de 2011, la Tunisie est victime d\u2019une organisation et d\u2019un pouvoir inique et anarchique que le peuple a tout droit de contester et d\u00e9savouer ; toujours est-il qu\u2019il ne doit faire de ce refus qu\u2019une arme de d\u00e9fense pacifique pour sauver ce qui peut l\u2019\u00eatre encore. Il manifestera ainsi son refus d&rsquo;\u00eatre les complices silencieux d&rsquo;un pouvoir politique que l\u2019incomp\u00e9tence des gouvernants rend ill\u00e9gitime et de nourrir ce pouvoir par une coop\u00e9ration ovine. \u00c9tienne de La Bo\u00e9tie, d\u00e8s le XVIe si\u00e8cle, montrait dans \u2018\u2019le Discours de la servitude volontaire\u2019\u2019 que le pouvoir d&rsquo;un \u00c9tat ne repose enti\u00e8rement que sur la coop\u00e9ration de la population et son ob\u00e9issance. Aussi, d\u00e8s l&rsquo;instant o\u00f9 la population refuserait d&rsquo;ob\u00e9ir aveuglement, l&rsquo;\u00c9tat n&rsquo;aurait plus de pouvoir, que celui de la contrainte ou de la concorde. L\u2019Histoire a d\u2019ailleurs montr\u00e9 qu\u2019un peuple peut r\u00e9sister sans violence et provoquer l&rsquo;effondrement d&rsquo;un \u00c9tat ill\u00e9gitime, car le pouvoir le plus f\u00e9roce soit-il, ne tire toute sa puissance que de son peuple. Mais pour que ce principe puisse \u00eatre efficace, il faut une prise de conscience g\u00e9n\u00e9rale du peuple de sa force, qu\u2019il ait un certain degr\u00e9 de maturit\u00e9 et une r\u00e9elle culture politique. Dans ces jours difficiles, notre d\u00e9mocratie nous interpelle et nous devons lui r\u00e9pondre sans connaitre la r\u00e9ponse ; nous devons r\u00e9agir contre certains actes et comportements de la soci\u00e9t\u00e9 politique, comme ceux de forces antagonistes sociales dont la l\u00e9galit\u00e9 est plus que discutable, par une action directe de d\u00e9saveux civil visant \u00e0 faire modifier la politique des autorit\u00e9s qui nous gouvernent et reculer les forces en question.<\/p>\n<p>Il appara\u00eet de plus en plus clairement que le gouvernement est \u00e0 la d\u00e9rive et d\u00e9sempar\u00e9 ; nombre de ses d\u00e9cisions, prises dans la pr\u00e9cipitation, sont infond\u00e9es et\/ou justifi\u00e9es par des pr\u00e9textes oiseux qui frisent le mensonge, comme des manipulations de statistiques, des omissions et des conflits d&rsquo;int\u00e9r\u00eats. Il devient \u00e9vident que ceux qui sont au pouvoir aujourd\u2019hui en Tunisie ne doivent pas diriger le pays compte tenu de leur maladresse, de leur incomp\u00e9tence ou de leur d\u00e9passement face aux situations. Ils se lamentent rituellement sur la crise sanitaire et sur l\u2019expansion du virus dont ils imputent invariablement la cause sur la population. Le peuple subit, depuis la survenance de la crise issue de la pand\u00e9mie, la dictature d\u2019un groupe de Diafoirus ignorants, \u00ab qui fait toutes choses de mauvaise gr\u00e2ce et \u00e0 contretemps \u00bb, r\u00e9unis en \u2018\u2019Commission scientifique de lutte contre la Covid-19\u2019\u2019. (Voir Moli\u00e8re, \u2018\u2019le malade imaginaire\u2019\u2019). Sur ces entrefaites, ces Prescripteurs pr\u00e9tentieux qui ne brassent que du vent, \u00e0 la limite du charlatanisme, improvisent, de but en blanc, quelques mesures bricol\u00e9es contrer l\u2019affection. Ces recettes \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 douteuse, sont impos\u00e9es unilat\u00e9ralement et arbitrairement \u00e0 la population sans qu\u2019elle soit inform\u00e9e du pourquoi ni du comment et en d\u00e9pit de toutes cons\u00e9quences pr\u00e9judiciables sur les individus, leur situation sociale et sur leur vie civile. C\u2019est le cas de la d\u00e9cision de re-confinement g\u00e9n\u00e9ral de quatre jours, qui a surpris tout le monde, alors que quelques temps auparavant on nous affirmait cat\u00e9goriquement et irr\u00e9vocablement qu\u2019il ne serait plus question de confinement g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>La Tunisie s\u2019est retrouv\u00e9e une nouvelle fois \u00e0 l\u2019arr\u00eat, reconfin\u00e9e, avec un chapelet de mesures d\u2019accompagnement comme la chasse ouverte par le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur contre les contrevenants. Cette mesure s\u2019est finalement av\u00e9r\u00e9e inefficace si l\u2019on en croit les chiffres enregistr\u00e9s vendredi 15 janvier ; 4170 nouvelles contaminations en 24 heures soit le chiffre le plus \u00e9lev\u00e9 depuis le d\u00e9but de la propagation de la pand\u00e9mie. Par la suite ces m\u00e9decins pontifiants aux m\u00e9thodes vieillottes ont annonc\u00e9 que le confinement g\u00e9n\u00e9ral n\u2019ayant par produit les effets esp\u00e9r\u00e9s, serait suivi d\u2019un confinement orient\u00e9, sans autre explication quant \u00e0 sa signification ni sur sa raison d\u2019\u00eatre. Une nouvelle d\u00e9cision unilat\u00e9rale autoritaire, faisant fi de l\u2019impact soci\u00e9tal, social et \u00e9conomique. Cette mesure comportant tout l\u2019arsenal d\u2019interdictions, (des manifestations, des rassemblements, des d\u00e9placements entre les gouvernorats), Le couvre-feu, le travail par \u00e9quipe et le t\u00e9l\u00e9travail a un parfum d\u2019improvisation d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. La directrice de l\u2019Observatoire des maladies nouvelles et \u00e9mergentes oublie son serment et sa conscience de m\u00e9decin pour faire passer ses ambitions politiques avant son devoir de responsable et son devoir humanitaire. Au minist\u00e8re du tourisme, on pr\u00e9pare le terrain pour accueillir les virus de la troisi\u00e8me vague de contamination qui doivent venir faire du tourisme en Tunisie cet \u00e9t\u00e9. L\u2019\u00e9pisode du 27 mai dernier et la d\u00e9cision malheureuse d\u2019ouvrir les fronti\u00e8res n\u2019aura pas suffi, bien que nous en p\u00e2tissions jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui en nombre de victimes. Le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 ne maitrise plus du tout la crise sanitaire, si tant est qu\u2019il l\u2019ait maitris\u00e9e un jour. Il est d\u00e9pass\u00e9 par la flamb\u00e9e num\u00e9rique des contaminations et la faiblesse des moyens mis en \u0153uvre et ne dispose d\u2019aucune strat\u00e9gie. Des d\u00e9cisions sont improvis\u00e9es \u2018\u2019au jour le jour\u2019\u2019, en fonction de ce qui vient. Des d\u00e9clarations sont \u00e9mises dans les media, \u00e0 tout va, des chiffres de contagions et de d\u00e9c\u00e8s, des affirmations suivies de r\u00e9tractations ou de retours sur d\u00e9clarations, des contradictions entre les responsables. Les h\u00f4pitaux ont atteint un seuil au-del\u00e0 de la saturation et ne peuvent plus accueillir les nouveaux cas. Ceux-ci n\u2019ont que le choix de s\u2019en remettre \u00e0 la providence et vivre ou mourir chez soi. A ce stade, que certains ou certaines aillent m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 faire valoir leurs ambitions politiciennes, au m\u00e9pris de toute d\u00e9ontologie et humanit\u00e9 devient un comble. Le r\u00e9sultat de ce chaos est la situation du moment, avec ce nouvel enfermement g\u00e9n\u00e9ral du peuple encore une fois livr\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, au bord de la mis\u00e8re la plus noire. C\u2019est le sauve qui peut g\u00e9n\u00e9ral, vit celui qui doit vivre, meurt celui qui doit mourir, dans un complet anonymat, \u00e0 la gr\u00e2ce de Dieu. La gravit\u00e9 de la situation est rythm\u00e9e par les tables et chaises des caf\u00e9s, tant\u00f4t mises et tant\u00f4t enlev\u00e9es. Les magasins d\u2019alimentation et les pharmacies s\u2019enrichissent, alors que le peuple se meurt pauvre et mis\u00e9rable.<\/p>\n<p>Le Chef du gouvernement est entr\u00e9 en conflit avec la pr\u00e9sidence et semble vouloir faire cavalier seul. Il profite de la confusion g\u00e9n\u00e9rale pour recombiner \u00e0 sa guise le gouvernement et glisser son remaniement minist\u00e9riel sous la table, \u2018\u2019ni vu ni connu\u2019\u2019. Ce remaniement minist\u00e9riel propos\u00e9 par le Chef du gouvernement est d\u2019abord un aveu d\u2019\u00e9chec de la ligne politique qu\u2019il a trac\u00e9e, car changer les personnes ne suffit pas pour que les choses changent. A moins que cet \u00e9chec politique ne l\u2019ait amen\u00e9 \u00e0 conclure un pacte avec les diables int\u00e9gristes de la coalition majoritaire et fomenter le complot dont le sc\u00e9nario est en train de se d\u00e9rouler en ce moment. Dans ce cas, l\u2019affaire est autrement plus grave car il y aurait purement et simplement haute trahison et association de malfaiteurs en vue de d\u00e9stabiliser l\u2019Etat et ses institutions ; en d\u2019autres termes, une tentative de renversement du r\u00e9gime en place.<\/p>\n<p>Quant au parlement ! L\u2019Assembl\u00e9e des Repr\u00e9sentants du Peuple est d\u2019abord devenue une ar\u00e8ne romaine pugilistique, sinon au mieux, une Cour des miracles au sein de laquelle d\u00e9cident le Roi des fous et sa Cour de coupes jarrets et de voleurs. Elle est maintenant l\u2019antichambre des basses \u0153uvres, en \u00e9bullition du fait des frasques de son pr\u00e9sident et de ses acolytes, qui pr\u00e9parent \u2018\u2019dieu sait quoi\u2019\u2019 de sulfureux, dans l\u2019effervescence g\u00e9n\u00e9rale et qui agissent, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, en toute ill\u00e9galit\u00e9, abusant impun\u00e9ment du pouvoir du peuple. Dans l\u2019expectative, ils sont \u00e0 l\u2019affut, pr\u00eats \u00e0 sonner l\u2019hallali pour donner le coup de gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9mocratie tunisienne qu\u2019ils honnissent. Nous devrions comprendre que la soci\u00e9t\u00e9 est en danger et r\u00e9agir en cons\u00e9quence. Des man\u0153uvres faisant appel \u00e0 des bandes et des gangs pour causer des troubles de fa\u00e7on \u00e0 favoriser la chute du r\u00e9gime sont en \u0153uvre. Les partis extr\u00e9mistes sont sur la sellette, n\u2019attendant que l\u2019occasion sous entendue dans la r\u00e9action du pr\u00e9sident de l\u2019ARP sur le r\u00e9seau \u2018\u2019Facebook\u2019\u2019. On parle \u00e0 demi-mots de coup d\u2019Etat, de destitution du chef de l\u2019Etat, de corruption, des mots graves et lourds de sens. Des \u00e9meutiers sont soudoy\u00e9s pour semer le trouble les quartiers populaires de la capitale et dans les r\u00e9gions, troubles que certains veulent imputer au Chef de l\u2019Etat pour d\u00e9clencher une proc\u00e9dure d\u2019impeachment. Il n\u2019y a pas loin \u00e0 regarder pour en conna\u00eetre l\u2019auteur, le pr\u00e9sident du parti Ennahdha, qui se verrait propuls\u00e9 \u00e0 Carthage par le fait de la Constitution de 2014. Notre pays, nos acquis sont r\u00e9ellement en danger, face au complot qui vise \u00e0 ruiner la d\u00e9mocratie alors qu\u2019elle n\u2019est pas encore achev\u00e9e. Ennahdha a jet\u00e9 bas le masque et revient sur le devant de la sc\u00e8ne, lan\u00e7ant des messages d\u2019apaisement mielleux sur tous les r\u00e9seaux de communication pour s\u2019exon\u00e9rer de toute responsabilit\u00e9, alors que ses s\u00e9ides sont les ex\u00e9cuteurs des basses \u0153uvres dans ces manigances putschistes. Un pas de plus a \u00e9t\u00e9 franchi par les dirigeants du parti Ennahdha. Ceux-ci ont annonc\u00e9 leur intention de l\u00e2cher des jeunes partisans islamistes dans les rues pour, soi-disant, seconder les forces de s\u00e9curit\u00e9 dans le maintien de l\u2019ordre et la protection des biens personnels et publics. Le parti Ennahdha souhaite ainsi r\u00e9pandre ses milices arm\u00e9es dans les rues pour occuper le terrain et ensuite prendre la population en otage, afin de prendre l\u2019Etat \u00e0 la gorge et le forcer \u00e0 capituler. Ce serait la fin d\u2019un monde et une catastrophe pour la d\u00e9mocratie. Les dirigeants d\u2019Ennahdha sont une grave menace pour la Tunisie et les Tunisiens car ils font planer sur le pays le spectre de la guerre civile. Le parti int\u00e9griste est aguerri et poss\u00e8de des armes ; Ennahdha est, manifestement aux abois et sent sa fin venir, aussi souhaite-t-il le d\u00e9luge apr\u00e8s lui, un d\u00e9luge de feu et de sang. Ils ont toujours repr\u00e9sent\u00e9 un danger et celui-ci se pr\u00e9cise. Que les autorit\u00e9s s\u00e9curitaires se gardent de commettre l\u2019erreur d\u2019accepter cette proposition et de faire un pacte avec ces d\u00e9mons de guerre car ils signeraient l\u2019arr\u00eat de mort de notre pays et de ses institutions.<\/p>\n<p>Il faut dire que le terreau est fertile, repr\u00e9sent\u00e9 par les d\u00e9cisions qui gr\u00e8vent le niveau de vie des Tunisiens et qui ne sont pas de nature \u00e0 arranger les choses. Ainsi est-il inadmissible que des augmentations de prix de produits sensibles comme les m\u00e9dicaments ou des produits alimentaires de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9, soient d\u00e9cr\u00e9t\u00e9es dans le courant de cette p\u00e9riode. C\u2019est faire preuve de n\u00e9gligence, d\u2019incons\u00e9quence et d\u2019indiff\u00e9rence vis-\u00e0-vis des conditions que vit de la population \u00e0 tous les points de vue. Continuer de proclamer une foi politique aveugle, face aux diff\u00e9rents messages qui nous sont servis, incoh\u00e9rents contradictoires et pernicieux, est une perte de temps. Il est affligeant que des d\u00e9cideurs, en hauts lieux de l\u2019Etat, qui b\u00e9n\u00e9ficiaient du soutien du peuple, se laissent aller \u00e0 pareils \u00e9garements, insultant l\u2019intelligence citoyenne et ne lui \u00e9tant pas reconnaissant de les avoir faits. L\u2019heure est \u00e0 lever la t\u00eate et garder tout ouvert, l\u2019esprit, yeux et oreilles. Comme il ne peut y avoir de fum\u00e9e sans feu, il y a ind\u00e9niablement une d\u00e9gradation de qualit\u00e9 ph\u00e9nom\u00e9nale de la Pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique, avec son titulaire qui reste isol\u00e9 dans sa tour d\u2019ivoire, sans r\u00e9action mis \u00e0 part, de temps \u00e0 autres, un discours quelconque, sans teneur, sans saveur, ni r\u00e9elle port\u00e9e. Son \u00e9lectorat ne se reconnait plus en elle alors qu\u2019il l\u2019avait port\u00e9e aux nues.<\/p>\n<p>Comment un chef d\u2019Etat peut-il affirmer ne pas \u00eatre au courant ni avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 des d\u00e9cisions de son premier ministre ? d\u2019autant lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un remaniement minist\u00e9riel. Des relents de scandales se d\u00e9gagent des couloirs du palais. C\u2019est de cette fa\u00e7on que la sc\u00e8ne politique est peu \u00e0 peu devenue un \u2018\u2019grand tout et n\u2019importe quoi\u2019\u2019, orchestr\u00e9 en catimini dans les alc\u00f4ves du premier minist\u00e8re et les bureaux de l\u2019ARP, o\u00f9 se rencontrent des gens peu recommandables. Du c\u00f4t\u00e9 du gouvernement, on consomme la rupture d\u2019avec la pr\u00e9sidence, on s\u2019en satisfait m\u00eame avec cynisme. C\u2019est aussi le grand nettoyage de printemps pour le chef du gouvernement, une occasion d\u2019\u00e9liminer les ministres qui d\u00e9rangent, pour les remplacer par des potiches manipulables \u00e0 volont\u00e9 par qui tirera les fic\u00e8les.<\/p>\n<p>Nous devons agir et faire valoir une d\u00e9fense de n\u00e9cessit\u00e9 en s\u2019appuyant sur les preuves, qu\u2019elles soient scientifiques ou de bon sens, de l\u2019urgence politique et sociale. Gandhi ne disait-il pas que \u00ab La d\u00e9sob\u00e9issance civile devient un devoir sacr\u00e9 quand l&rsquo;\u00e9tat devient hors-la-loi ou corrompu \u00bb ? Et un citoyen qui n\u00e9gocie avec un tel \u00c9tat, par n\u00e9gligence, omission ou intention, partage sa corruption et son d\u00e9r\u00e8glement. Ce retour au politique d\u2019une question qui divise devrait \u00eatre automatique. Le raisonnement y est effectivement prenant, puisqu\u2019on en arrive \u00e0 consid\u00e9rer qu\u2019il y a \u201cdanger imminent\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire que cette situation n\u2019existe qu\u2019en raison d\u2019une repr\u00e9sentation erron\u00e9e des faits, mettant toute la population en situation de p\u00e9ril majeur imm\u00e9diat. Que ceux ayant agi avec malhonn\u00eatet\u00e9, incomp\u00e9tence et \u00e9go\u00efsme, aient \u00e0 en rendre compte devant le peuple, comme, pr\u00e9cis\u00e9ment, il les avait plac\u00e9s en poste pour discerner le bien du mal et le vrai du faux. Ce n\u2019est pas signe de souverainet\u00e9 qu\u2019ils ont fait montre, mais de faiblesse \u00e9thique et de malhonn\u00eatet\u00e9. Il existe toujours un moment o\u00f9 le peuple vis\u00e9 par l\u2019arbitraire et l\u2019iniquit\u00e9 doit faire un choix et d\u00e9fendre sa conscience, son existence et ses conditions de vie. La contestation civile est alors l\u00e9gitime, pour confronter le gouvernement quand il viole les droits du peuple ; l\u2019insurrection pacifique est, pour le peuple, pour chaque portion du peuple, le plus sacr\u00e9 des droits et le plus indispensable des devoirs. La d\u00e9fense de n\u00e9cessit\u00e9 devient imp\u00e9rative associ\u00e9e \u00e0 un geste de d\u00e9saveux, dans des circonstances o\u00f9 il appara\u00eet de plus en plus clairement que la majorit\u00e9 des d\u00e9cisions prises par le gouvernement sont fond\u00e9es sur des manipulations de la v\u00e9rit\u00e9, des statistiques maquill\u00e9es et des conflits d&rsquo;int\u00e9r\u00eats flagrants. C\u2019est contre cet attentisme dilatoire que le peuple doit r\u00e9agir et manifester sa r\u00e9probation. Le peuple tunisien doit se dresser pour faire barrage \u00e0 l\u2019imposture et \u00e0 la dictature implicite du pouvoir actuel. C\u2019est un principe de morale normative qui trouve sa l\u00e9gitimit\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment en ce qu\u2019il est une norme a priori, d\u00e9tach\u00e9e des cons\u00e9quences pratiques et des circonstances particuli\u00e8res. Ce n\u2019est pas l\u2019imagination, mais la science qui le dit, un mode d\u2019action qui fait d\u00e9bat dans un monde dans lequel la v\u00e9ritable information se diffuse d\u00e9sormais \u00e0 partir des r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p>Nous ne sommes plus en d\u00e9mocratie, le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple, pas plus aujourd\u2019hui qu\u2019hier, mais dans une sorte d\u2019oligarchie prot\u00e9iforme instaur\u00e9e et confort\u00e9e par l\u2019\u00e9lection et un syst\u00e8me politico-socio-\u00e9conomique in\u00e9galitaire. Face \u00e0 une caricature de soci\u00e9t\u00e9 politique et une soci\u00e9t\u00e9 civile \u00e9vanescente, la contestation civile et les collectifs citoyens repr\u00e9sentent une nouvelle forme d\u2019action politique qui porte en elle l\u2019espoir d\u2019un renouveau d\u00e9mocratique. Voil\u00e0 maintenant pr\u00e8s d\u2019un an que la population tunisienne est priv\u00e9e par intermittence de ses activit\u00e9s, professionnelles, \u00e9ducatives (scolaires et universitaires), extra scolaires et sociales. Activit\u00e9s qui repr\u00e9sentent une vraie bulle d\u2019oxyg\u00e8ne, un lieu de d\u00e9pense physique, de retrouvailles avec des camarades et un moment de partage intense dans la pratique d\u2019une activit\u00e9 commune qui plait et pour laquelle elle s\u2019investit sans limite. Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, pr\u00e8s de 70 % des \u00e9tudiants sont en difficult\u00e9 psychologique, ce qui est tragique quand on sait que la plupart des instabilit\u00e9s se d\u00e9veloppent dans la jeunesse, comme se perd l\u2019attachement \u00e0 la nation et \u00e0 la patrie. Il y a urgence, entre l&rsquo;\u00e9tudiant reparti au domicile familial, coup\u00e9 de toutes ses relations sociales, l\u2019employ\u00e9 qui a perdu son job ou encore les difficult\u00e9s \u00e0 suivre les cours en distantiel, la population ne peut plus rester dans cette situation. Conscients de la complexit\u00e9 du probl\u00e8me et des obstacles, nombreux et ardus, les citoyens demandent simplement un minimum de consid\u00e9ration et une prise de conscience collective.<\/p>\n<p>Les d\u00e9clarations gouvernementales sont pour eux plus qu&rsquo;insuffisantes, le ne comprend pas l&rsquo;illogisme monstre qui consiste \u00e0 maintenir les fermetures quand les r\u00e9sultats montrent l\u2019inefficacit\u00e9 de la mesure. Un \u00e9cran ne remplacera jamais un lieu de travail, ni un professeur pr\u00e9sent devant soi. Au-del\u00e0 des mots et des discours creux, il faut des actes, car certaines choses ne se r\u00e9parent pas facilement ; demain nous aurons \u00e0 payer le lourd tribut de la crise sanitaire et cela demandera des d\u00e9cideurs et dirigeants s\u00fbrs d&rsquo;eux, chevronn\u00e9s et comp\u00e9tents pour apporter de vraies solutions sans fatras populistes. Or ce sont ces futurs dirigeants qui sont oubli\u00e9s aujourd&rsquo;hui, et qui vivent dans un climat o\u00f9 le manque de confiance et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sont les ma\u00eetre-mots. Il faut repenser notre strat\u00e9gie commune, et tendre vers une reprise en demi-jauge pour l&rsquo;ensemble des composantes soci\u00e9tales, que seuls les minist\u00e8res avec de vrais ministres peuvent inscrire dans une ligne politique g\u00e9n\u00e9rale rationnelle, r\u00e9fl\u00e9chie, coh\u00e9rente, \u00e9galitaire et harmonis\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tat de n\u00e9cessit\u00e9, cette d\u00e9fense tr\u00e8s particuli\u00e8re de la libert\u00e9 rejoint celle de souhaiter continuer \u00e0 vivre, alors que le gouvernement n\u2019assure plus la dignit\u00e9, la s\u00e9curit\u00e9 ou la survie du peuple. Dans les \u00c9tats de droit, tout citoyen a le droit et surtout le devoir de contester une d\u00e9cision qui lui semble injuste, parce qu\u2019il ne se reconna\u00eet plus dans le contrat social pass\u00e9 tacitement avec l\u2019\u00c9tat. Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi en Tunisie ? Quand la r\u00e9probation civile devient un devoir civique dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00c9tat, pour amener ceux qui le repr\u00e9sentent \u00e0 revoir leur politique et \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 leur v\u00e9ritable r\u00f4le et \u00e0 l\u2019influence qui soulignait la m\u00e9connaissance de leur responsabilit\u00e9 dans ce contexte. On est rendu \u00e0 un tel point o\u00f9 seulement un changement radical de notre politique, notamment \u00e9conomique et sanitaire peut sauver le peuple de l\u2019extinction. Elle devient non seulement justifiable mais n\u00e9cessaire quand les droits humains fondamentaux, comme le droit \u00e0 la sant\u00e9, sont menac\u00e9s et quand les moyens l\u00e9gaux pour faire respecter ces droits sont inadapt\u00e9s. Un geste symbolique de revendication \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un processus de lutte contre les trahisons de l\u2019\u00c9tat et l\u2019arbitraire. Les gouvernants ne doivent pas consid\u00e9rer que la masse des hommes du peuple sert l\u2019\u00c9tat, non point en humains, mais en machines avec leur corps. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une inqui\u00e9tante d\u00e9rive. Pensent-ils<br \/>s\u00e9rieusement que leurs contorsions et gesticulations auront une quelconque influence sur une situation sanitaire qu\u2019ils n\u2019ont jamais maitris\u00e9. La d\u00e9sapprobation civile par tout moyen pacifique est conforme \u00e0 la justice, au point qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique historiquement \u00e0 l\u2019\u00e9volution des mentalit\u00e9s et qu\u2019elle est n\u00e9cessaire en d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p>Certes, les Etats sont dot\u00e9s de nombreux moyens juridiques permettant de contester une d\u00e9cision qui porte atteinte \u00e0 des valeurs fondamentales, contr\u00f4le de constitutionnalit\u00e9 et tous les outils internationaux de protection des droits de l&rsquo;homme. Mais ces moyens sont inadapt\u00e9s en la circonstance compte tenu de l\u2019urgence et du p\u00e9ril en la demeure. C&rsquo;est aussi le droit lui-m\u00eame qui a donn\u00e9 au peuple des moyens de contestation de l\u2019iniquit\u00e9 et de l\u2019arbitraire en la confrontant \u00e0 leurs auteurs. L\u2019obligation qui incombe \u00e0 l\u2019Etat est de faire en tout temps ce qui est estim\u00e9 juste, selon un choix \u00e9thique qui permet de rester en accord avec la conscience. Lorsque les imp\u00e9ratifs politiques s\u2019\u00e9loignent des imp\u00e9ratifs humains et sociaux, le droit naturel offre une l\u00e9gitimit\u00e9 aux contestations de la d\u00e9cision jug\u00e9e inad\u00e9quate. Celles-ci font ressortir la blessure inflig\u00e9e par le \u00ab d\u00e9ni de d\u00e9mocratie \u00bb qui entoure ces d\u00e9cisions. Les autorit\u00e9s de l\u2019\u00c9tat refusent toujours de r\u00e9pondre sur les faiblesses des mesures prises et d\u2019ouvrir le d\u00e9bat de fond sur sa politique sanitaire. Dans ce cas, que reste-t-il aux citoyens quand aucune des proc\u00e9dures dites de \u00ab concertation \u00bb ne permet de questionner le bien-fond\u00e9 d\u2019une politique ? Plus largement, que reste-t-il aux citoyens qui se sentent trahis par le gouvernement ? Quand ils ou elles sentent, dans leur \u00e2me et leur conscience, que l\u2019\u00c9tat promulgue prend des d\u00e9cisions injustes qui vont \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral ? Dans ce cas peut-on, doit-on, d\u00e9sob\u00e9ir, c\u2019est-\u00e0-dire enfreindre la loi pour d\u00e9fendre ce qui nous para\u00eet juste ? Que peut-on faire pour dire \u00ab non, ceci ne se fera pas en mon nom \u00bb ? Qu\u2019est-ce qui est l\u00e9gal, ill\u00e9gal, l\u00e9gitime, ill\u00e9gitime, violent, non-violent ?<\/p>\n<p>Les \u00c9tats de droit occidentaux sont probablement \u00ab d\u00e9mocratiques \u00bb, si l\u2019on consid\u00e8re que tout citoyen a le droit et surtout le devoir de contester une loi ou une d\u00e9cision qui lui semble injuste. Lorsqu\u2019il ne se reconna\u00eet plus dans le contrat social pass\u00e9 tacitement avec l\u2019\u00c9tat, il a le droit de s\u2019en extraire temporairement pour montrer que le gouvernement ne respecte pas les engagements fondamentaux qui sont \u00e0 l\u2019origine dudit contrat social tacite (constitution, d\u00e9claration des droits de l\u2019homme, du citoyen, conventions internationales, etc.). Enfin, aucun \u00c9tat n\u2019est parfait, les soci\u00e9t\u00e9s \u00e9voluent et les citoyens peuvent revendiquer de nouveaux droits. Dans la conception classique de la contestation civile, pour que l\u2019action m\u00eame ill\u00e9gale soit l\u00e9gitime, il faut respecter une s\u00e9rie de crit\u00e8res. Mais fondamentalement, l\u2019action d\u00e9sob\u00e9issante ne remet pas en cause l\u2019\u00c9tat de droit, seulement une d\u00e9cision politique. Il n\u2019y a que l\u2019incomp\u00e9tence et l\u2019\u00e9go\u00efsme des hommes qui abattent des nations.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Monji Ben Raies<\/strong><br \/><span class=\"c3\"><em>Universitaire,<br \/>Enseignant et chercheur en Droit public et sciences politiques,<br \/>Universit\u00e9 de Tunis El Manar<br \/>Facult\u00e9 de Droit et des Sciences politiques de Tunis<\/em><\/span><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/31302-contestation-et-mecanique-de-revendication-civiles\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Monji Ben Raies\u00a0 &#8211; \u00ab Si la machine gouvernementale veut faire de nous l\u2019instrument de l\u2019injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi. Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine. \u00bb. (Voir Henry David Thoreau, essai \u2018\u2019La D\u00e9sob\u00e9issance civile\u2019\u2019, 1849 ; John Rawls, \u2018\u2019La Th\u00e9orie de la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"\/uploads\/FCK_files\/Monji-Ben-Ra\u00efes-min(4).jpg","fifu_image_alt":"Contestation et m\u00e9canique de revendication civiles","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-109736","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109736","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=109736"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109736\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=109736"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=109736"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=109736"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}