{"id":109896,"date":"2021-01-24T05:00:00","date_gmt":"2021-01-24T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-proteger-le-sacre-du-profane\/"},"modified":"2021-01-24T05:00:00","modified_gmt":"2021-01-24T10:00:00","slug":"ammar-mahjoubi-proteger-le-sacre-du-profane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-proteger-le-sacre-du-profane\/","title":{"rendered":"Ammar Mahjoubi: prot\u00e9ger le sacr\u00e9 du profane"},"content":{"rendered":"<p class=\"c2\"><strong><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ammar-Mahjoubi(16).jpg\" alt=\"\" width=\"20%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>Je n\u2019ai pas pu retrouver, parmi mes livres, celui tr\u00e8s vieux de Roger Caillois, l\u2019Homme et le Sacr\u00e9 que j\u2019avais lu \u00e0 l\u2019\u00e9poque lointaine de mes \u00e9tudes ; mais je viens de parcourir une contribution de cet auteur au tome XIX de l\u2019Encyclop\u00e9die Fran\u00e7aise, \u00e0 laquelle cet article est en partie redevable. Le sacr\u00e9 y est pr\u00e9sent\u00e9 comme la cat\u00e9gorie fondamentale de la sensibilit\u00e9 religieuse, l\u2019id\u00e9e-m\u00e8re de la religion, celle qui lui conf\u00e8re son caract\u00e8re sp\u00e9cifique. C\u2019est ce sentiment du sacr\u00e9 qui impose au fid\u00e8le un respect singulier, une v\u00e9n\u00e9ration particuli\u00e8re, qui pr\u00e9munit sa foi contre le doute, l\u2019esprit d\u2019examen, qui le place dans une sph\u00e8re situ\u00e9e au-del\u00e0 de la raison. Les manifestations de la vie religieuse, plurielles et diverses, apparaissent alors comme autant de rapports entre l\u2019homme et le sacr\u00e9 : dogmes, croyances, mythes qui d\u00e9veloppent ces rapports, les d\u00e9taillent, rites qui en rassurent la pratique.<\/strong><\/p>\n<p class=\"c2\">Le sacr\u00e9 se manifeste comme un attribut fixe, stable, ou seulement comme une vertu \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, <img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/MAhjoubi-Moy.jpg\" alt=\"\" width=\"40%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>provisoire. Il concerne et affecte certains objets, comme les instruments du culte chr\u00e9tien, certaines personnes, l\u2019imam conduisant la pri\u00e8re, ou le pr\u00eatre pronon\u00e7ant la messe, quelques espaces, comme la mosqu\u00e9e, l\u2019\u00e9glise ou le temple, certaines journ\u00e9es enfin ou certains temps, comme le vendredi ou le dimanche, le jour du Mouled ou de No\u00ebl, le mois de Ramadan. Une gr\u00e2ce myst\u00e9rieuse leur conf\u00e8re, par moments ou durablement, une qualit\u00e9 transcendante qu\u2019ils ne poss\u00e8dent pas en eux-m\u00eames. Tous, objets, \u00eatres, temps et espaces sont par\u00e9s par le fid\u00e8le ou sa communaut\u00e9 d\u2019un prestige in\u00e9galable. Ils s\u2019en trouvent transfigur\u00e9s et on se comporte diff\u00e9remment \u00e0 leur \u00e9gard. Suscitant un sentiment de respect, m\u00eal\u00e9 d\u2019effroi, ils apparaissent comme un interdit, un haram, dont on n\u2019approche pas sans appr\u00e9hension. Malheur \u00e0 celui qui forcerait l\u2019interdit ! Le don de fascination du sacr\u00e9 est tel que la supr\u00eame tentation qu\u2019il inspire rec\u00e8le en m\u00eame temps le plus grand des p\u00e9rils, commandant ainsi la prudence et invitant pareillement \u00e0 l\u2019audace.<\/p>\n<p class=\"c2\">Mais la force que rec\u00e8lent l\u2019\u00eatre ou la chose consacr\u00e9s est toujours pr\u00eate \u00e0 se r\u00e9pandre, \u00e0 se d\u00e9charger. Aussi faut-il prot\u00e9ger le sacr\u00e9 du profane, de son atteinte souillante, qui alt\u00e8re son \u00eatre, d\u00e9truit ses qualit\u00e9s sp\u00e9cifiques, l\u2019absorbe \u00e0 le vider de la vertu puissante et fugace qu\u2019il rec\u00e8le. Certes, le profane est aussi inconsistant que le n\u00e9ant en face de l\u2019\u00eatre, mais un n\u00e9ant actif, qui se d\u00e9grade et avilit. Aussi faut-il dresser une cloison \u00e9tanche pour prot\u00e9ger le sacr\u00e9. \u00abLes deux genres ne peuvent se rapprocher et garder en m\u00eame temps leur nature propre\u00bb, note Durkheim, mais tous deux sont indissolubles, indispensables au d\u00e9veloppement de la vie, l\u2019un en tant que milieu de son d\u00e9ploiement, l\u2019autre comme source in\u00e9puisable qui la cr\u00e9e, assure son maintien et son renouvellement.<\/p>\n<p class=\"c2\">Le croyant attend du sacr\u00e9 tout secours v\u00e9ritable, toute r\u00e9ussite accomplie. Il lui impute son bonheur, ses succ\u00e8s. Quant aux malheurs, aux \u00e9checs, il les attribue au diable, ou \u00e0 quelque principe qu\u2019il s\u2019efforce d\u2019infl\u00e9chir, ou m\u00eame, par la pri\u00e8re ou les incantations, de contraindre. Peu importent les origines de cette gr\u00e2ce ou de ces \u00e9preuves ; le Dieu omnipotent des religieux monoth\u00e9istes, les divinit\u00e9s pa\u00efennes, les \u00e2mes des morts, la force diffuse et ind\u00e9termin\u00e9e, qui donne \u00e0 chaque objet la ma\u00eetrise de sa fonction, ou encore l\u2019aliment appropri\u00e9, qui sont tous des r\u00e9ceptacles de cette force sacr\u00e9e, de cette force redoutable. Cette force qui, dans sa forme \u00e9l\u00e9mentaire, est une \u00e9nergie dangereuse, incompr\u00e9hensible, mais extr\u00eamement efficiente.<\/p>\n<p class=\"c2\">Alors que dans le domaine du profane les actes individuels ou collectifs sont libres, dans les limites des lois humaines, on est dans le domaine religieux face \u00e0 une multitude de prohibitions dont beaucoup sont plus ou moins arbitraires, ou m\u00eame totalement inexplicables. Les interdits du profane sont d\u2019ordre juridique et, plus ou moins rationnels, ils sont g\u00e9n\u00e9ralement justifi\u00e9s par l\u2019int\u00e9r\u00eat du groupe. Ceux du religieux sont, par contre, toujours primordiaux, transcendants, que ce soit dans la religion la plus fruste, ou dans celles o\u00f9 les subtilit\u00e9s th\u00e9ologiques sont les plus complexes. La Bible ne commence-t-elle pas par un interdit fondamental : celui de manger le fruit d\u2019un certain arbre?<\/p>\n<p class=\"c2\">Les rapports du sacr\u00e9 et du profane doivent \u00eatre s\u00e9v\u00e8rement r\u00e9gl\u00e9s : c\u2019est la fonction des rites. Positifs, ils transforment la nature du profane ou du sacr\u00e9 selon les besoins de la soci\u00e9t\u00e9 ; n\u00e9gatifs, ils emp\u00eachent tout contact inopportun entre le sacr\u00e9 et le profane. Les positifs sont les rites de cons\u00e9cration, qui introduisent l\u2019\u00eatre ou la chose dans le monde du sacr\u00e9 et les autres, des rites d\u2019expiation qui, \u00e0 l\u2019inverse, rendent l\u2019\u00eatre ou l\u2019objet pur ou impur au monde profane. Quant aux prohibitions, qu\u2019on d\u00e9signe par le nom polyn\u00e9sien de tabou, elles \u00e9l\u00e8vent entre sacr\u00e9 et profane une barri\u00e8re isolante, susceptible de pr\u00e9venir les catastrophes. \u00abOn appelle de ce mot (tabou), \u00e9crit Durkheim, un ensemble d\u2019interdictions rituelles, qui ont pour effet de pr\u00e9venir les dangereux effets d\u2019une contagion magique, en emp\u00eachant tout contact entre une chose ou une cat\u00e9gorie de choses, o\u00f9 est cens\u00e9 r\u00e9sider un principe surnaturel, et d\u2019autres qui n\u2019ont pas ce m\u00eame caract\u00e8re, ou qui ne l\u2019ont pas au m\u00eame degr\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p class=\"c2\">Destin\u00e9 \u00e0 maintenir l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du monde organis\u00e9, ainsi que la bonne sant\u00e9 physique et morale de l\u2019\u00eatre qui l\u2019observe, le tabou est un imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique n\u00e9gatif, car il est toujours interdiction et d\u00e9fense et n\u2019est jamais prescription. Il ne faut pas l\u2019enfreindre parce qu\u2019il d\u00e9finit de fa\u00e7on absolue le licite et l\u2019illicite, ce qui est permis et ce qui ne l\u2019est pas, sans aucune justification morale. Chaque transgression provoque maladies et catastrophes. Ce n\u2019est pas la seule personne du coupable qui est mise en danger, mais l\u2019ordonnance du monde dans son ensemble ; les d\u00e9sordres, les troubles occasionn\u00e9s la d\u00e9traquant de proche en proche. Dangereux, le domaine du sacr\u00e9 est ainsi celui de l\u2019interdit ; on ne s\u2019en approche pas sans risquer de mettre en branle des forces devant lesquelles la faiblesse de l\u2019homme est d\u00e9sarm\u00e9e. Mais sans leur secours, tout espoir, toute ambition sont vou\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Ces forces sont la source de toute r\u00e9ussite, de toute fortune, de toute puissance, mais tout en les sollicitant, on doit redouter d\u2019\u00eatre leur victime.<\/p>\n<p class=\"c2\">Objet d\u2019\u00e9pouvante et de convoitise, le sacr\u00e9 exprime la pluralit\u00e9 religieuse en apparaissant sous les formes antagonistes du pur et de l\u2019impur. Tour \u00e0 tour attribu\u00e9s \u00e0 tel \u00eatre, \u00e0 tel objet, \u00e0 tel \u00e9tat, selon leur d\u00e9veloppement dans un sens b\u00e9n\u00e9fique ou mal\u00e9fique, ces qualifications leur conviennent m\u00eamement et soulignent ainsi l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du sacr\u00e9. Aussi suscite-t-il, \u00e0 la fois, chez le fid\u00e8le, la peur que ce sacr\u00e9 survienne pour son malheur et l\u2019espoir qu\u2019il s\u2019empresse \u00e0 son secours. Ambivalence fortement soulign\u00e9e dans le mot arabe , qualifiant en particulier le \u00abSaint des Saints\u00bb, l\u2019\u00e9difice sacr\u00e9 de la Ka\u2019aba . Tant qu\u2019elle demeure virtuelle, cette force du sacr\u00e9 est toujours ambigu\u00eb ; mais en passant \u00e0 l\u2019acte, elle devient univoque et on sait alors qu\u2019on est face \u00e0 l\u2019impur, qui p\u00e9n\u00e8tre au tr\u00e9fonds de l\u2019\u00eatre, ou \u00e0 l\u2019inverse face \u00e0 la puret\u00e9, synonyme de sant\u00e9 et susceptible d\u2019atteindre la saintet\u00e9. Souillure et sanctification qui sont les deux p\u00f4les m\u00eame dans les civilisations les plus avanc\u00e9es. C\u2019est ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019exemple du mot arabe haram, qui qualifie m\u00eamement ces deux p\u00f4les, le mot agos signifie en m\u00eame temps, \u00e0 l\u2019\u00e9poque grecque archa\u00efque, la souillure et le sacrifice qui efface la souillure. A Rome, sacer d\u00e9signe \u00abcelui ou ce qui ne peut \u00eatre touch\u00e9 sans \u00eatre souill\u00e9, ou sans souiller\u00bb. Lorsque le peuple assembl\u00e9 d\u00e9clare quelqu\u2019un sacer, il le retranche de la communaut\u00e9, car il a commis un crime \u00e0 l\u2019encontre de la religion de l\u2019Etat, mais il y a toujours risque mystique \u00e0 le tuer. Avec un double sens de \u00ab sacr\u00e9 \u00bb et de \u00abmaudit\u00bb, le coupable est vou\u00e9 aux dieux des enfers.<\/p>\n<p class=\"c2\">Plus la force du sacr\u00e9 est intense, plus son efficacit\u00e9 est prometteuse. Il en d\u00e9coule la tentation de l\u2019invoquer pour changer la souillure en b\u00e9n\u00e9diction, avec un recours au pr\u00eatre, au Saint, qui peuvent approcher l\u2019impuret\u00e9 sans crainte et qui connaissent les rites qui les pr\u00e9servent de ses m\u00e9faits, poss\u00e9dant seuls le pouvoir et connaissant les moyens de transformer une menace de mort en garantie de vie. Mais l\u2019impuret\u00e9, \u00e0 l\u2019inverse, peut aussi procurer une force mystique \u00e0 l\u2019\u00eatre qui s\u2019est expos\u00e9 victorieusement au sacril\u00e8ge : \u0152dipe, apr\u00e8s le parricide et l\u2019inceste, apr\u00e8s ces abominations, appara\u00eet, lorsqu\u2019il met le pied sur le territoire d\u2019Ath\u00e8nes, comme par\u00e9, nimb\u00e9 de sacr\u00e9 et devient source de b\u00e9n\u00e9diction. Par sa violation de la loi la plus sainte, il s\u2019est acquis le dangereux concours des forces surnaturelles.<\/p>\n<p class=\"c2\">Ob\u00e9issant \u00e0 la maxime quieta non movere, la vie religieuse est d\u2019ordinaire paisible et routini\u00e8re ; mais \u00e0 cette qui\u00e9tude s\u2019oppose l\u2019effervescence de la f\u00eate. Ses manifestations ext\u00e9rieures sont, dans toutes les civilisations, identiquement r\u00e9currentes : un paroxysme de vie et le grand concours d\u2019un peuple agit\u00e9 et bruyant, qui favorise la propagation d\u2019une exaltation intense, exprim\u00e9e par des gestes et des impulsions irr\u00e9fl\u00e9chies. Oubliant les soucis de la vie quotidienne, les f\u00eatards vivent des instants d\u2019exception. Dans les soci\u00e9t\u00e9s primitives, ils sortent les masques, qui les transforment en dieux, esprits, ou en animaux-anc\u00eatres, dot\u00e9s de forces surnaturelles terrifiantes ; forces f\u00e9condantes qui sont cens\u00e9es revigorer la soci\u00e9t\u00e9 et revivifier la nature. Le porteur de masque s\u2019incarne \u00e0 ces puissances, il les mime au point qu\u2019ali\u00e9n\u00e9, en proie au d\u00e9lire, il se croit v\u00e9ritablement le dieu dont il a pris, par ce d\u00e9guisement pu\u00e9ril, l\u2019apparence. C\u2019est lui le dieu qui fait peur, la puissance inhumaine et monstrueuse. La simulation aboutit \u00e0 une possession qui n\u2019est pas simul\u00e9e. Dans un pass\u00e9 r\u00e9cent, un vague souvenir de ces f\u00eates primitives avait surv\u00e9cu dans notre pays. Il advenait alors aux f\u00eatards, dans des quartiers populaires, d\u2019organiser des A\u00efssaouia ou des Stanbali, dont les officiants, blancs dans les premiers cas et toujours noirs dans l\u2019autre, \u00e9taient saisis, dans leurs d\u00e9lires, d\u2019un \u00e9garement tel qu\u2019ils avalaient des clous et se tailladaient le corps. Apr\u00e8s ce d\u00e9lire, cette fr\u00e9n\u00e9sie, l\u2019acteur \u00e9merge dans un \u00e9tat d\u2019h\u00e9b\u00e9tude et d\u2019\u00e9puisement, qui ne lui laissent qu\u2019un souvenir confus de ce qui s\u2019\u00e9tait produit en lui, sans lui. Les invit\u00e9s de la f\u00eate sont complices de ces convulsions sacr\u00e9es et certains parmi eux participent \u00e0 la danse, pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019excitation ascendante, au vertige de l\u2019ali\u00e9nation.<\/p>\n<p class=\"c2\">Mais si, de nos jours, le sacr\u00e9 reste, dans nombre de civilisations, \u00abla cat\u00e9gorie fondamentale de la sensibilit\u00e9 religieuse\u00bb, la civilisation occidentale contemporaine a, pour une large part, r\u00e9ussi \u00e0 le d\u00e9tourner du domaine religieux, \u00e0 son remplacement, sa commutation en un sacr\u00e9 en quelque sorte la\u00efque et purement humain. Le sacr\u00e9 traditionnel des religions est remplac\u00e9 par la valeur supr\u00eame qu\u2019on v\u00e9n\u00e8re, par ce \u00e0 quoi on sacrifierait, au besoin, sa vie. La la\u00efcit\u00e9, en France, la libert\u00e9 d\u2019expression, \u00e9rig\u00e9es en valeurs universelles\u2026Au sacr\u00e9 religieux a succ\u00e9d\u00e9 un sacr\u00e9 profane. Ce sont ces valeurs qui sont devenues sacr\u00e9es. C\u2019est aussi l\u2019\u00eatre, la chose ou l\u2019id\u00e9e, qu\u2019on n\u2019accepte pas de mettre en discussion, de voir bafouer, de devenir objet de plaisanterie, comme le racisme, l\u2019antis\u00e9mitisme\u2026C\u2019est ce qu\u2019on ne renierait ou ne trahirait \u00e0 aucun prix. M\u00eame si le sentiment qui pousse l\u2019homme \u00e0 \u00e9lever des temples est loin d\u2019avoir disparu, m\u00eame si islamisme d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et n\u00e9o-\u00e9vang\u00e9lisme de l\u2019autre ne sont que des exacerbations maladives\u2026mais qui perdurent et se r\u00e9pandent.<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>Ammar Mahjoubi<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/31315-ammar-mahjoubi-proteger-le-sacre-du-profane\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je n\u2019ai pas pu retrouver, parmi mes livres, celui tr\u00e8s vieux de Roger Caillois, l\u2019Homme et le Sacr\u00e9 que j\u2019avais lu \u00e0 l\u2019\u00e9poque lointaine de mes \u00e9tudes ; mais je viens de parcourir une contribution de cet auteur au tome XIX de l\u2019Encyclop\u00e9die Fran\u00e7aise, \u00e0 laquelle cet article est en partie redevable. 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