{"id":110334,"date":"2021-01-31T11:48:00","date_gmt":"2021-01-31T16:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/crise-de-lammonitrate-et-fertilisation-azotee-des-cereales-en-tunisie\/"},"modified":"2021-01-31T11:48:00","modified_gmt":"2021-01-31T16:48:00","slug":"crise-de-lammonitrate-et-fertilisation-azotee-des-cereales-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/crise-de-lammonitrate-et-fertilisation-azotee-des-cereales-en-tunisie\/","title":{"rendered":"Crise de l\u2019ammonitrate et fertilisation azot\u00e9e des c\u00e9r\u00e9ales en Tunisie"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c3\"><span class=\"c2\"><em><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ridha-Berghaou(5).jpg\" alt=\"\" width=\"15%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>Par Ridha Bergaoui &#8211;<\/em><\/span><\/span> Les c\u00e9r\u00e9ales occupent une place importante aussi bien au niveau de notre alimentation qu\u2019au niveau agricole, \u00e9conomique et strat\u00e9gique. La Tunisie est d\u00e9ficitaire en c\u00e9r\u00e9ales et m\u00eame lors de bonnes ann\u00e9es pluvieuses, les r\u00e9coltes ne peuvent couvrir les besoins du pays en bl\u00e9 dur (p\u00e2tes et semoules), bl\u00e9 tendre (farine et pain) et orge (alimentation humaine et animale). R\u00e9duire l\u2019importation des c\u00e9r\u00e9ales et assurer une certaine s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour cet aliment primordial a \u00e9t\u00e9 depuis longtemps une pr\u00e9occupation nationale cruciale.<\/p>\n<p><span class=\"c5\"><span class=\"c4\"><strong>Les facteurs limitant la production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le premier facteur est sans conteste la pluviom\u00e9trie et les disponibilit\u00e9s hydriques limit\u00e9es. Les c\u00e9r\u00e9ales sont essentiellement des cultures pluviales et les superficies irrigu\u00e9es sont tr\u00e8s r\u00e9duites (maximum 100 000 ha contre en moyenne plus de 1,400 million en sec). Toutefois, la pluviom\u00e9trie est caract\u00e9ris\u00e9e par une irr\u00e9gularit\u00e9 importante d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 une autre. Elle varie \u00e9galement du nord au sud. La r\u00e9partition saisonni\u00e8re des pr\u00e9cipitations est \u00e9galement changeante surtout dans un contexte de changement climatique.<\/p>\n<p>La c\u00e9r\u00e9aliculture est pratiqu\u00e9e essentiellement dans les r\u00e9gions du nord du pays o\u00f9 la pluviom\u00e9trie annuelle d\u00e9passe les 400 mm. Les rendements moyens sont tr\u00e8s variables dans le temps et dans l\u2019espace. Ils d\u00e9pendent \u00e9troitement des conditions climatiques et surtout de la r\u00e9partition de la pluviom\u00e9trie.\u00a0 La moyenne nationale est relativement faible, elle se situe ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 environ 17 qx\/ha.<\/p>\n<p>La culture des c\u00e9r\u00e9ales exige une bonne pr\u00e9paration du sol et un bon apport de fertilisants (azote, phosphore et parfois du potassium). L\u2019apport de l\u2019engrais azot\u00e9 (le plus utilis\u00e9 \u00e9tant l\u2019ammonitrate ou nitrate d\u2019ammonium NH4NO3) et affecte directement le rendement. Il favorise, le tallage, l\u2019\u00e9piaison le nombre de grains\/\u00e9pi,\u00a0 le poids des graines et le taux de prot\u00e9ines. Un apport ad\u00e9quat en ammonitrate permet d\u2019obtenir dans les gouvernorats du nord de la Tunisie, en ann\u00e9e pluvieuse, des rendements importants par hectare (plus de 50 qx\/ha).\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 du facteur pluie et fertilisation, les rendements des c\u00e9r\u00e9ales varient selon la vari\u00e9t\u00e9, les techniques culturales pratiqu\u00e9es, la lutte contre les mauvaises herbes et les pathologies diverses, les conditions de culture et de r\u00e9colte\u2026.<\/p>\n<p><strong><span class=\"c5\"><span class=\"c4\">Utilisation de l\u2019ammonitrate<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019usage des engrais chimique est devenu, de nos jours, indispensable pour booster les c\u00e9r\u00e9ales et obtenir des r\u00e9coltes satisfaisantes.\u00a0 L\u2019Institut National des Grandes Cultures (INGC), recommande un apport allant de 250 \u00e0 400 kg\/ha d\u2019ammonitrate, selon le rendement escompt\u00e9 fonction de la pluviom\u00e9trie, du pr\u00e9c\u00e9dent cultural et des r\u00e9serves du sol en azote. L\u2019ammonitrate \u00e9tant soluble dans l\u2019eau, il est important de fractionner l\u2019apport afin de r\u00e9pondre au besoin de la plante en fonction de son stade de d\u00e9veloppement et de permettre aux racines d\u2019absorber la totalit\u00e9 de l\u2019azote apport\u00e9. Cet apport doit \u00eatre r\u00e9parti en trois \u00e9pandages. Une partie (30% de la quantit\u00e9 totale) au stade 3 feuilles pour favoriser le tallage, un deuxi\u00e8me apport (40%) au stade d\u00e9but \u00e9piaison pour favoriser la mont\u00e9e des graines et enfin un dernier apport (30%) au stade gonflement des \u00e9pis pour une bonne formation des grains. Pour un rendement de 40 qx\/ha, l\u2019INGC recommande un apport moyen de 400 kg d\u2019ammonitrate\/ha. Le dernier \u00e9pandage est conditionn\u00e9 par les pr\u00e9cipitations et n\u2019a aucun int\u00e9r\u00eat pour la plante en cas d\u2019arr\u00eat de la pluie.<\/p>\n<p><span class=\"c5\"><span class=\"c4\"><strong>La crise de l\u2019ammonitrate<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le besoin national (c\u00e9r\u00e9ales et autres cultures) en\u00a0 ammonitrate est estim\u00e9 \u00e0 200 000 T\/an.\u00a0 L\u2019arr\u00eat de la production d\u2019ammonitrate au Groupe Chimique Tunisien (GCT) durant tout l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, a contraint l\u2019Etat \u00e0 pr\u00e9voir l\u2019importation de 60 000 T pour satisfaire les besoins des agriculteurs et combler le d\u00e9ficit d\u00fb\u00a0 aux trois mois d\u2019arr\u00eat de l\u2019usine. Le GCT s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 produire le reste. Jusqu\u2019ici, 24 mille tonnes d\u2019ammonitrate, provenant de la Russie, ont \u00e9t\u00e9 livr\u00e9es et au total 90 000 T ont \u00e9t\u00e9 mis sur le march\u00e9 \u00e0 la disposition des agriculteurs.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 toutes les pr\u00e9cautions prises par les autorit\u00e9s afin d\u2019assurer, des probl\u00e8mes de distribution ont\u00a0 entrain\u00e9 un d\u00e9ficit en approvisionnement de certaines r\u00e9gions comme Siliana, Le Kef et Nabeul qui connaissent une p\u00e9nurie d\u2019ammonitrate. On trouve de l\u2019ammonitrate dans les circuits parall\u00e8les, toutefois les prix ont atteint des niveaux \u00e9lev\u00e9s. L\u2019ammonitrate se vend \u00e0 75 D\/q et le Diammonium Phosphate (DAP) \u00e0 92 D\/q alors que les prix\u00a0 fix\u00e9s par l\u2019Etat sont respectivement de 50 et 62 D\/q.<\/p>\n<p>Les agriculteurs commencent \u00e0 r\u00e9agir et \u00e0 manifester face au manque de ce fertilisant sur le march\u00e9 surtout que, pour \u00eatre efficace, l\u2019apport de cet engrais doit se faire \u00e0 des stades pr\u00e9cis du d\u00e9veloppement de la plante. Pour les agriculteurs, l\u2019ammonitrate est devenu un engrais crucial et\u00a0 un apport insuffisant durant la croissance de la plante menace la r\u00e9colte.<\/p>\n<p><span class=\"c4\"><span class=\"c5\"><strong>Th\u00e9oriquement pas de probl\u00e8me d\u2019ammonitrate<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le GCT a repris d\u2019une fa\u00e7on normale la production d\u2019ammonitrate. La production d\u00e9pend essentiellement de la demande qui varie avec les conditions pluviom\u00e9triques. La demande est plus importante lors des ann\u00e9es pluvieuses, beaucoup moins les ann\u00e9es s\u00e8ches. La production a atteint 185 000 T en 2014.<br \/>Compte tenu de la pluviom\u00e9trie enregistr\u00e9e jusqu\u2019ici, la r\u00e9colte en c\u00e9r\u00e9ales sera certainement moyenne et probablement semblable \u00e0 celle de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. Si on acc\u00e9l\u00e8re la livraison prochaine du reste de la commande d\u2019ammonitrate (soit 36 000T) en plus de la production du GCT (en moyenne 15 000 T\/mois 60 000 T), on peut dire qu\u2019il y en aura d\u2019ici fin avril suffisamment pour proc\u00e9der aux \u00e9pandages n\u00e9cessaires pour une bonne production de bl\u00e9. Toutefois des impr\u00e9vus peuvent survenir et entraver l\u2019approvisionnement ad\u00e9quat du march\u00e9.<\/p>\n<p><span class=\"c4\"><span class=\"c5\"><strong>Peut-on se passer de l\u2019utilisation de l\u2019ammonitrate<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il est possible de ne pas recourir aux engrais chimiques. Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1970, nos agriculteurs utilisaient peu d\u2019engrais.<\/p>\n<p>L\u2019utilisation des vari\u00e9t\u00e9s hautement s\u00e9lectionn\u00e9es a entrain\u00e9 le recours massif aux engrais chimiques afin de tirer pleinement profit des potentialit\u00e9s g\u00e9n\u00e9tiques de ces nouvelles vari\u00e9t\u00e9s hautement productives. Depuis l\u2019utilisation des fertilisants, essentiellement azot\u00e9es, ne cesse de croitre. Il faut rappeler que l\u2019ammonitrate est soluble dans l\u2019eau et que tout exc\u00e8s\u00a0 d\u2019azote non fix\u00e9 par les plantes se retrouve \u00e0 polluer les cours d\u2019eau et les nappes phr\u00e9atiques.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l\u2019une des contraintes de l\u2019agriculture biologique est l\u2019interdiction de l\u2019utilisation\u00a0 des produits chimiques (engrais, d\u00e9sherbants, pesticides\u2026). Pour la fertilisation du sol, les agriculteurs ont\u00a0 recours \u00e0 l\u2019\u00e9pandage du fumier ou du compost et des pratiques agricoles appropri\u00e9es (assolement, culture des l\u00e9gumineuses, engrais vert\u2026). Les l\u00e9gumineuses (f\u00e8ves, f\u00e9verole, pois chiches\u2026), suite \u00e0 la pr\u00e9sence de nodules dans les racines qui contiennent des bact\u00e9ries capables de fixer l\u2019azote de l\u2019air, laissent un important r\u00e9sidu azot\u00e9 dans le sol.<\/p>\n<p>Un bon assolement permet d\u2019\u00e9viter l\u2019\u00e9puisement du sol et de rationaliser la succession des cultures sur une m\u00eame parcelle. Cultiver du bl\u00e9 plusieurs ann\u00e9es de suite entraine un \u00e9puisement du sol en \u00e9l\u00e9ments nutritifs et la multiplication des pathologies et des ennemis de la culture en question.<\/p>\n<p>L\u2019apport du fumier, est le meilleur moyen pour reconstituer les r\u00e9serves en \u00e9l\u00e9ments nutritifs et am\u00e9liorer la structure du sol. C\u2019est un excellent moyen d\u2019avoir de bons rendements des cultures. Malheureusement le fumier n\u2019est pas toujours disponible et la plupart des grandes exploitations c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans les productions v\u00e9g\u00e9tales et peu pratiquent l\u2019\u00e9levage.<\/p>\n<p><span class=\"c5\"><span class=\"c4\"><strong>Conclusion<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Afin de terminer la campagne agricole dans de bonnes conditions, il est n\u00e9cessaire d\u2019approvisionner correctement le march\u00e9 en ammonitrate. Il faut acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019importation du reste de la quantit\u00e9 d\u2019ammonitrate pr\u00e9vue (soit 36 000 T) et inciter le GCT \u00e0 produire \u00e0 plein r\u00e9gime. Veiller \u00e9galement \u00e0 la bonne distribution de l\u2019ammonitrate et la lutte contre la sp\u00e9culation et les march\u00e9s parall\u00e8les.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement expliquer aux agriculteurs la bonne utilisation de l\u2019ammoniitrate et les dangers d\u2019une mauvaise conservation. Des accidents graves peuvent survenir en pr\u00e9sence d\u2019une source de chaleur\u00a0 entrainant\u00a0 la d\u00e9composition du produit. L\u2019accident de Beyrout, l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, montre bien la puissance d\u2019une d\u00e9tonation provoqu\u00e9e par l\u2019ammonitrate stock\u00e9 dans le port.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement sensibiliser les agriculteurs \u00e0 l\u2019importance et l\u2019int\u00e9r\u00eat des bonnes pratiques agricoles comme le recours \u00e0 un assolement ad\u00e9quat, l\u2019int\u00e9r\u00eat de la culture des l\u00e9gumineuses comme pr\u00e9c\u00e9dent cultural, le d\u00e9sherbage correct et les interventions \u00e0 temps&#8230; La fertilisation azot\u00e9e n\u2019est qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment d\u2019un paquet technologique complet englobant : vari\u00e9t\u00e9s s\u00e9lectionn\u00e9es, travail optimum du sol, lutte contre les pathologies diverses.<\/p>\n<p>L\u2019agriculture est un savoir faire et un art. L\u2019art d\u2019interagir et de composer intelligemment avec la nature et les \u00eatres vivants qu\u2019elle comporte. Nos agriculteurs s\u2019efforcent, malgr\u00e9 les multiples entraves que lui r\u00e9servent le climat, les saisons et les contraintes sociopolitiques, de produire des aliments sains tout en pr\u00e9servant l\u2019environnement\u2026 et c\u2019est un combat de chaque instant qui exige beaucoup de courage et de patience.<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Ridha Bergaoui<\/strong><br \/><em>Professeur universitaire<\/em><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/31360-crise-de-l-ammonitrate-et-fertilisation-azotee-des-cereales\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ridha Bergaoui &#8211; Les c\u00e9r\u00e9ales occupent une place importante aussi bien au niveau de notre alimentation qu\u2019au niveau agricole, \u00e9conomique et strat\u00e9gique. 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