{"id":11302,"date":"2019-02-04T07:30:27","date_gmt":"2019-02-04T12:30:27","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-grands-defis-de-lafrique-de-2019\/"},"modified":"2019-02-04T07:30:27","modified_gmt":"2019-02-04T12:30:27","slug":"les-grands-defis-de-lafrique-de-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-grands-defis-de-lafrique-de-2019\/","title":{"rendered":"Les grands d\u00e9fis de l\u2019Afrique de 2019"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpsso-schema-image-for-pinterest c4\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/lobservateur.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Diop-Louat-Fakir-AWB-Fondation.jpg\" width=\"0\" height=\"0\" class=\"c3\" data-pin-description=\"L\u2019Afrique accuse un important retard sur le reste du monde sur le plan \u00e9conomique. On en veut pour preuve le doublement de sa dette au cours des 5 derni\u00e8res ann\u00e9es, totalisant 57% du PIB, un taux de ch\u00f4mage des jeunes de 60%, la persistance des...\" alt=\"\"\/><\/div>\n<div id=\"attachment_56765\" class=\"wp-caption aligncenter c5\" readability=\"37\"><a href=\"http:\/\/lobservateur.info\/la-une\/les-grands-defis-de-lafrique-de-2019\/attachment\/diop-louat-fakir-awb-fondation\/\" rel=\"attachment wp-att-56765\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-56765\" src=\"http:\/\/lobservateur.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Diop-Louat-Fakir-AWB-Fondation.jpg\" alt=\"Les participants \u00e0 la conf\u00e9rence. De g. \u00e0 dr.: Abdou Diop, Fr\u00e9d\u00e9ric Louat, El Mehdi Fakir, Mouna Kably (Fondation AWB), et Talal Chakir (mod\u00e9rateur).\" width=\"485\" height=\"255\" data-wp-pid=\"56765\"\/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Les participants \u00e0 la conf\u00e9rence. De g. \u00e0 dr.: Abdou Diop, Fr\u00e9d\u00e9ric Louat, El Mehdi Fakir, Mouna Kably (Fondation AWB), et Talal Chakir (mod\u00e9rateur).<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019Afrique accuse un important retard sur le reste du monde sur le plan \u00e9conomique. On en veut pour preuve le doublement de sa dette au cours des 5 derni\u00e8res ann\u00e9es, totalisant 57% du PIB, un taux de ch\u00f4mage des jeunes de 60%, la persistance des in\u00e9galit\u00e9s sociales, sa croissance peu inclusive\u2026 La liste est longue. Et la conjoncture \u00e9conomique mondiale n\u2019est pas plus reluisante: d\u2019avril dernier \u00e0 aujourd\u2019hui, le Fonds mon\u00e9taire internationale a baiss\u00e9 ses pr\u00e9visions de 3,9% de croissance mondiale \u00e0 environ 3,5%.<\/p>\n<p>2019 s\u2019annonce donc comme une ann\u00e9e d\u00e9terminante, en particulier pour l\u2019Afrique. Alors, quels sont les d\u00e9fis \u00e0 relever pour les pays africains? Comment r\u00e9pondre pr\u00e9sent sur la sc\u00e8ne internationale? Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces questions, la Fondation Attijariwafa bank a organis\u00e9, jeudi 31 janvier \u00e0 Casablanca, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat intitul\u00e9e \u00ab Le Monde, l\u2019Afrique, le Maroc: quelles perspectives pour 2019? \u00bb. S\u2019inscrivant dans le cadre du cycle de conf\u00e9rences \u00ab \u00c9changer pour mieux comprendre \u00bb de la Fondation, la rencontre a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9e par Fr\u00e9deric Louat, directeur du cabinet Riser Maghreb, Abdou Diop, Managing partner du cabinet Mazars, et El Mehdi Fakir, \u00e9conomiste et Senior consultant en strat\u00e9gie et management du risque.<\/p>\n<p><strong>Un niveau de confiance au plus bas<\/strong><\/p>\n<p>Pour Louat, l\u2019heure est au pessimisme. Le premier intervenant soutient, en effet, que la croissance mondiale est en train de d\u00e9c\u00e9l\u00e9rer: \u00ab\u00a0Les risques \u00e0 la baisse sont plus importants que les risques \u00e0 la hausse. De plus, certains risques identifi\u00e9s il y a 9 mois, se sont mat\u00e9rialis\u00e9s aujourd\u2019hui pour devenir des tendances\u00a0\u00bb. L\u2019\u00e9conomie mondiale est aujourd\u2019hui confront\u00e9e \u00e0 des risques majeurs tels que le protectionnisme qui gagne du terrain, les incertitudes g\u00e9opolitiques (Brexit, tensions sociales, etc.), et la mont\u00e9e du populisme. N\u00e9anmoins, l\u2019expert en gestion de risque souligne que cette derni\u00e8re menace pourrait, paradoxalement, \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 la conjoncture, car elle peut engendrer une relance budg\u00e9taire, sous la pression populaire.<\/p>\n<p>Par ailleurs, reconnaissant qu\u2019aujourd\u2019hui, le pire n\u2019est pas certain, Louat a insist\u00e9 que la seule incertitude impacte la confiance. Et de trancher: \u00ab\u00a0Le niveau de confiance est au plus bas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Dans chaque risque, il y a des opportunit\u00e9s\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Abdou Diop n\u2019est pas du m\u00eame avis, montrant plut\u00f4t de l\u2019optimisme, non seulement pour les perspectives mondiales, mais \u00e9galement r\u00e9gionales. L\u2019auditeur est cat\u00e9gorique: l\u2019Afrique est devenue plus mature, et ce, sur plusieurs plans. En mati\u00e8re de gouvernance, l\u2019on constate une \u00e9volution positive confirm\u00e9e par les r\u00e9sultats des derni\u00e8res \u00e9lections, notamment \u00e0 Madagascar et en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC), sans oublier les chutes de Robert Mugabe et de Jacob Zuma en Afrique australe. Et cette \u00e9volution pourrait se confirmer davantage avec les \u00e9lections pr\u00e9vues en 2019 dans certains pays (S\u00e9n\u00e9gal et Nigeria).<\/p>\n<p>A juste titre, le dernier classement\u00a0<em>Doing Business\u00a0<\/em>de la Banque mondiale note une am\u00e9lioration de l\u2019environnement des affaires de plusieurs pays africains, notamment gr\u00e2ce aux r\u00e9formes engag\u00e9es en faveur d\u2019une meilleure gouvernance.<\/p>\n<p>Toujours sur le plan \u00e9conomique, cet optimisme est justifi\u00e9 par la reprise des cours des mati\u00e8res premi\u00e8res qui devrait \u00e0 son tour conduire \u00e0 une reprise \u00e9conomique. De plus, certains pays comme la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le S\u00e9n\u00e9gal, la Tunisie vivent une relance de leur \u00e9conomie, tandis que d\u2019autres sont d\u00e9sormais reconnus comme des champions de la croissance (Ethiopie, Maroc, Rwanda\u2026). Et niveau projets d\u2019envergure, le continent se r\u00e9veille: gazoduc Maroc-Nig\u00e9ria, Desert to power, ZLECA (Zone de libre-\u00e9change continentale africaine), etc.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans chaque risque, il y a des opportunit\u00e9s\u00a0\u00bb, a continu\u00e9 Diop. Avec le Brexit, l\u2019on constate, en effet, une certaine \u00e9volution de l\u2019int\u00e9r\u00eat anglais pour l\u2019Afrique. La r\u00e9cente tourn\u00e9e africaine de la Premi\u00e8re ministre britannique Theresa May en t\u00e9moigne. L\u2019augmentation du prix du p\u00e9trole, aussi, pourrait \u00eatre une aubaine pour les producteurs p\u00e9trolier africains.<\/p>\n<p>Enfin, une autre raison d\u2019\u00eatre optimiste pour l\u2019Afrique en 2019: la r\u00e9duction du nombres de guerres et de conflits tribaux sur le continent.<\/p>\n<p><strong>Penser r\u00e9gional pour une ZLEC forte et durable<\/strong><\/p>\n<p>Alors que faire pour consolider ces tendances positives pour notre continent? Diop a identifi\u00e9 trois aspects d\u00e9terminants pour y parvenir. En premier lieu, il faut investir dans la jeunesse africaine afin qu\u2019elle devienne \u00ab un vrai dividende \u00e9conomique\u00a0\u00bb, capable de faire face aux grands d\u00e9fis de l\u2019immigration et la mont\u00e9e du radicalisme.<\/p>\n<p>Second aspect: l\u2019\u00e9ducation. A ce niveau, certains pays montrent d\u00e9j\u00e0 l\u2019exemple \u00e0 travers des lyc\u00e9es d\u2019excellence et autres. \u00ab\u00a0Les pays qui n\u2019auront pas compris qu\u2019il faut investir sur la jeunesse vont la voir leur exploser \u00e0 la figure\u00a0\u00bb, a mis en garde l\u2019expert.<\/p>\n<p>Le dernier aspect concerne l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale. En effet, Diop a insist\u00e9: \u00ab Nous ne pouvons pas avoir 10 hubs dans le continent. Nous devons raisonner r\u00e9gional. Chaque r\u00e9gion doit se sp\u00e9cialiser dans des secteurs particuliers (logistique, finances, etc.). Ainsi, nous pourront entrer parfaitement arm\u00e9s dans la Zone de Libre Echange Continentale \u00bb.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9inventer les mod\u00e8les de d\u00e9veloppement<\/strong><\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Fakir a rappel\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 pour l\u2019Afrique et le Maroc de prendre en consid\u00e9ration les aspirations des citoyens et de d\u00e9finir des mod\u00e8les de d\u00e9veloppement inclusifs. \u00ab L\u2019Afrique est en train de payer cher sa politique qui a omis le facteur soci\u00e9tal. Les vrais d\u00e9fis pour le continent, y compris le Maroc, sont la r\u00e9partition de la richesse et l\u2019\u00e9ducation\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 l\u2019\u00e9conomiste. Pour lui, les d\u00e9cideurs africains doivent \u00ab\u00a0\u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute des aspirations de leurs citoyens et imaginer des mod\u00e8les de d\u00e9veloppement bas\u00e9s sur l\u2019inclusion sociale et la r\u00e9partition \u00e9quitable des richesses produites\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les participants \u00e0 la conf\u00e9rence. De g. \u00e0 dr.: Abdou Diop, Fr\u00e9d\u00e9ric Louat, El Mehdi Fakir, Mouna Kably (Fondation AWB), et Talal Chakir (mod\u00e9rateur). L\u2019Afrique accuse un important retard sur le reste du monde sur le plan \u00e9conomique. 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