{"id":113459,"date":"2021-03-21T04:00:00","date_gmt":"2021-03-21T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/loeuvre-educatrice-de-rome\/"},"modified":"2021-03-21T04:00:00","modified_gmt":"2021-03-21T08:00:00","slug":"loeuvre-educatrice-de-rome","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/loeuvre-educatrice-de-rome\/","title":{"rendered":"L\u2019\u0153uvre \u00e9ducatrice de Rome"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c3\"><strong><span class=\"c2\"><em><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Mahjoubi.jpg\" alt=\"\" width=\"20%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>Par Ammar Mahjoubi &#8211;<\/em><\/span><\/strong><\/span> <strong>Le titre de cet article est emprunt\u00e9 \u00e0 celui du chapitre VII, dans l\u2019ouvrage fondamental de Henri Ir\u00e9n\u00e9e Marrou sur l\u2018\u00e9ducation dans l\u2019Antiquit\u00e9 (Histoire de l\u2019\u00e9ducation dans l\u2018antiquit\u00e9) ; chapitre qui d\u00e9bute par la citation bien connue d\u2019Aelius Aristide, <em>\u00abc\u00e9l\u00e9brant la grandeur et les bienfaits de la paix romaine\u00bb<\/em>. En r\u00e9capitulant l\u2019\u0153uvre de Rome, les \u00e9tudiants connaissaient le discours enflamm\u00e9 de ce porte-parole de l\u2019aristocratie ionienne, s\u2019adressant \u00e0 l\u2019empereur Antonin le Pieux (138-161) : <em>\u00abLe monde entier semble en f\u00eate.\u00a0 Il a d\u00e9pos\u00e9 son ancien v\u00eatement qui \u00e9tait de fer pour se donner en toute libert\u00e9 \u00e0 la beaut\u00e9 et \u00e0 la joie de vivre. Toutes les cit\u00e9s ont renonc\u00e9 \u00e0 leurs anciennes rivalit\u00e9s, ou plut\u00f4t une \u00e9mulation les anime toutes : celle de para\u00eetre la plus belle et la plus charmante. Partout des gymnases, des fontaines, des propyl\u00e9es, des temples, des ateliers, des \u00e9coles.\u00bb<\/em> (A. Aristide, XXVI, 97). Rome ne s\u2019est donc pas limit\u00e9e, en g\u00e9n\u00e9ralisant la citoyennet\u00e9 romaine, \u00e0 rassembler les peuples du monde antique, multiples et dissemblables, dans une m\u00eame communaut\u00e9 ; \u00e0 faire, politiquement, <em>\u00abdu monde entier, une patrie unique\u00bb<\/em>. Elle a, dit Aristide, su aussi faire r\u00e9gner dans toutes les communaut\u00e9s <em>\u00abla valeur supr\u00eame, le \u00ab t\u00e9los \u00bb, la raison de vivre de l\u2019humanit\u00e9 : organiser le monde pour que puissent s\u2019\u00e9panouir les valeurs de la civilisation hell\u00e9nistique, la civilisation du bonheur.\u00bb<\/em> (H.I.Marrou, Hist.de l\u2019\u00e9d., p.423).<\/strong><\/p>\n<p>Enum\u00e9rant les symboles de la Romanit\u00e9, Aristide citait des fleurons de son architecture : les propyl\u00e9es, les temples\u2026On joindrait volontiers les thermes, les th\u00e9\u00e2tres et les amphith\u00e9\u00e2tres, dont les vestiges jonchent encore les innombrables sites arch\u00e9ologiques, du Rhin \u00e0 l\u2019Euphrate et de l\u2019Ecosse au Maroc. T\u00e9moins imperturbables d\u2019un style de vie, qui alliait la commodit\u00e9 au confort et l\u2019agr\u00e9ment aux plaisirs. Plus pr\u00e9cieux \u00e9taient cependant les autres symboles de la liste: les gymnases, les \u00e9coles ; avec leur support linguistique jumel\u00e9, f\u00e9condant par le grec et sa culture le langage du Latium. Partout, dans toutes les provinces occidentales de l\u2019Empire, une politique aussi d\u00e9cid\u00e9e que r\u00e9fl\u00e9chie avait r\u00e9pandu la romanisation. Prenons le cas de notre pays, sur le sol de la Provincia Africa.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 l\u2019enseignement, aux \u00e9coles qu\u2019\u00e9tait due la diffusion du latin. Dans les coins les plus recul\u00e9s du pays, les sites arch\u00e9ologiques regorgent encore d\u2019inscriptions latines : textes officiels ou honorifiques, offrandes votives, d\u00e9dicaces\u2026avec, surtout, d\u2019innombrables inscriptions fun\u00e9raires. Br\u00e8ves pour la plupart et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es, elles sont parfois savantes, avec des r\u00e9miniscences classiques, virgiliennes, r\u00e9dig\u00e9es en vers par les lettr\u00e9s. Ce qui, sans conteste, d\u00e9note l\u2019\u00e9tonnante vitalit\u00e9 d\u2019une extraordinaire instruction populaire. Des enseignants, en grand nombre, r\u00e9pandaient partout la langue de Rome, \u00e0 commencer par le \u00ablitterator\u00bb, ce qui apprenait aux \u00e9coliers des plus petits villages \u00e0 lire, \u00e9crire et compter, sur des tablettes de cire, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un stylet, ou de bois, comme celles de nos kouttabs, avec de l\u2019encre et un roseau taill\u00e9. Ces rudiments acquis, l\u2019\u00e9colier, en principe sans quitter sa cit\u00e9, \u00e9tait envoy\u00e9 chez le \u00abgrammaticus\u00bb ; m\u00eame Thagaste (Souk Ahras), la toute petite ville natale d\u2019Augustin avait, en effet, son grammairien qui, avec les le\u00e7ons sur la structure de la langue et ses r\u00e8gles, lui expliquait les textes des auteurs classiques, principalement ceux de Cic\u00e9ron et de Virgile. Les inscriptions \u00e9pigraphiques, sans cesse exhum\u00e9es de notre sol, sont dans l\u2019ensemble r\u00e9dig\u00e9es dans une langue correcte, parfois m\u00eame pr\u00e9tentieuse et \u00e9maill\u00e9es de r\u00e9miniscences virgiliennes ; ce qui indique que le niveau de cet enseignement, qui correspond en somme \u00e0 celui de nos cycles primaire et secondaire, avait atteint un palier des plus valables.<\/p>\n<p class=\"c4\"><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Sans-titre-2(65).jpg\" alt=\"\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019\u00e9quivalent de notre enseignement sup\u00e9rieur, il \u00e9tait confi\u00e9 aux rh\u00e9teurs. Ils inculquaient aux \u00e9tudiants les techniques compliqu\u00e9es de cette \u00e9loquence si pris\u00e9e, tant par les Grecs que par les Latins. M\u00eame si la mati\u00e8re \u00e9tait souvent creuse, c\u2019\u00e9tait une formation pratique, qui devait faciliter les prises de parole au forum, pour briguer les dignit\u00e9s municipales, ou plaider devant le tribunal de la basilique judiciaire pour d\u00e9fendre ses int\u00e9r\u00eats. L\u2019enseignement de la rh\u00e9torique \u00e9tait accompagn\u00e9 par celui de la litt\u00e9rature, par l\u2019\u00e9tude des textes de Cic\u00e9ron, toujours, et aussi de Virgile, objet d\u2019une admiration dont t\u00e9moigne la mosa\u00efque qui orne la salle principale de notre mus\u00e9e. On expliquait aussi les textes de l\u2019historien Salluste, ou du vieux po\u00e8te Ennius. Les petits po\u00e8mes des \u00e9pitaphes grav\u00e9es sur les tombeaux avaient sans doute \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s par le grammairien ou le rh\u00e9teur local, car y abondent les mots \u00e9tranges, les \u00abarcha\u00efsmes nobles\u00bb si chers \u00e0 l\u2019Africain Fronton, natif de Cirta (Constantine) et ma\u00eetre de l\u2019empereur Marc Aur\u00e8le, dont les le\u00e7ons faisaient grands cas de la forme au d\u00e9triment du fond.<\/p>\n<p>Une phrase de Pline le Jeune, cit\u00e9 par Marrou, signale que \u00ab beaucoup de cit\u00e9s entretenaient des \u00e9coles publiques \u00bb. Plusieurs autres sources prouvent aussi l\u2019existence, dans les cit\u00e9s, d\u2019instituteurs et de grammairiens r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s par la caisse municipale, ainsi que de rh\u00e9teurs, d\u00e9tenteurs de chaires, qui \u00e9margeaient \u00e0 cette caisse. Le sort commun d\u00e9volu aux activit\u00e9s intellectuelles, depuis les temps les plus recul\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 nos jours, devait rendre leurs r\u00e9tributions fort peu on\u00e9reuses et leur nomination, comme leur r\u00e9vocation, \u00e0 la merci des notables du conseil municipal. Pour leur recrutement, une loi avait institu\u00e9 une sorte de concours ; en 362, sous le r\u00e8gne de Julien l\u2019Apostat, les candidats devaient pr\u00e9senter un \u00e9chantillon de leurs comp\u00e9tences au jugement d\u2019un public de notables. Augustin nous apprend ainsi, dans ses Confessions, qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 d\u2019une demande, adress\u00e9e par le conseil municipal de Milan, o\u00f9 r\u00e9sidaient l\u2019Empereur, \u00e0 Symmaque, le pr\u00e9fet de Rome, pour le recrutement d\u2019un professeur de rh\u00e9torique. Alors professeur priv\u00e9 install\u00e9 dans la capitale, il se fit pr\u00e9senter au pr\u00e9fet par des amis manich\u00e9ens influents, lui soumit l\u2019un de ses discours et se fit recruter.<\/p>\n<p>L\u2019emprise de l\u2019Etat, devenue beaucoup plus grande sous le Bas-Empire, ne laissa plus les recrutements \u00e0 la seule initiative des municipalit\u00e9s. Les gouverneurs des provinces et l\u2019empereur lui-m\u00eame intervenaient souvent, pour proposer une nomination ou trancher un litige dans le corps professoral. A Constantinople, Constance II d\u00e9signe en personne au S\u00e9nat les noms des professeurs d\u2019\u00e9loquence et de philosophie. Le rh\u00e9teur Libanios, qu\u2019il avait nomm\u00e9, ne quittera la Nouvelle Rome pour Antioche qu\u2019avec la permission de l\u2019empereur. Les interventions imp\u00e9riales atteignirent leur aboutissement le 17 f\u00e9vrier 425, avec la constitution de Th\u00e9odose II, qui organisa \u00e0 Constantinople une universit\u00e9 qui avait, dans la capitale, le monopole de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, \u00e0 la seule exception du pr\u00e9ceptorat priv\u00e9. Trois rh\u00e9teurs et dix grammairiens y enseignaient les lettres latines. Pour les lettres grecques, dans cette partie orientale du monde romain, de langue et de culture hell\u00e9niques, le nombre des rh\u00e9teurs \u00e9tait port\u00e9 \u00e0 cinq, avec le m\u00eame nombre de grammairiens. Etaient enseign\u00e9s \u00e9galement la philosophie et le droit. Les professeurs qui avaient donn\u00e9 satisfaction apr\u00e8s vingt ann\u00e9es de service obtenaient, en vertu d\u2019une d\u00e9cision du 15 mars 425, le titre honorifique de \u00abcomes primi ordinis\u00bb. Cette distinction n\u2019\u00e9tait pas un geste isol\u00e9. Depuis la fin du Ier si\u00e8cle, sous le r\u00e8gne de Domitien, les honneurs consulaires furent conf\u00e9r\u00e9s au rh\u00e9teur Quintilien, qui \u00e9tait, il est vrai, le pr\u00e9cepteur de ses neveux et fils adoptifs. Au IIe si\u00e8cle, le pr\u00e9ceptorat imp\u00e9rial permit aussi \u00e0 Fronton et H\u00e9rode Atticus de rev\u00eatir le consulat. Par contre, le philosophe Themistios, qui fut nomm\u00e9 par Constance II s\u00e9nateur, puis archonte-proconsul, ne devait ces distinctions qu\u2019\u00e0 la seule r\u00e9putation de son enseignement. C\u2019est seulement plus tard que Valens puis Th\u00e9odose lui confi\u00e8rent l\u2019\u00e9ducation d\u2019un prince imp\u00e9rial. C\u2019est donc surtout au Bas-Empire que les empereurs romains port\u00e8rent un int\u00e9r\u00eat v\u00e9ritable et une sollicitude particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9ducation.<\/p>\n<p>Cette sollicitude n\u2019\u00e9tait pas totalement d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e. Un r\u00f4le important \u00e9tait, en effet, d\u00e9volu aux \u00e9coles pour pr\u00e9parer aux diff\u00e9rents services de l\u2019Etat un personnel comp\u00e9tent d\u2019administrateurs et d\u2019employ\u00e9s. Depuis Diocl\u00e9tien, \u00e0 la fin du IIIe si\u00e8cle, l\u2019empire \u00e9tait devenu une monarchie bureaucratique, comparable de plus en plus aux vieilles monarchies orientales. En 370, sous Valentinien, le pr\u00e9fet de la ville, \u00e0 Rome, devait adresser chaque ann\u00e9e \u00e0 l\u2019Empereur la liste des \u00e9tudiants qui s\u2019\u00e9taient distingu\u00e9s, afin de pourvoir aux besoins de l\u2019administration : ceux des tribunaux, des bureaux financiers, des gouvernements provinciaux et des diff\u00e9rentes directions dans les minist\u00e8res (palatii magisteria).\u00a0 Symmaque, le pr\u00e9fet qui avait propos\u00e9 la candidature d\u2019Augustin, louait dans les \u00e9tudes litt\u00e9raires la voie qui ouvrait l\u2019acc\u00e8s aux magistratures.<\/p>\n<p>A l\u2019exemple de l\u2019institution caract\u00e9ristique de l\u2019\u00e9ph\u00e9bie, cette organisation de jeunesse du monde grec, des clubs de jeunes (collegia iuvenum) se constitu\u00e8rent dans le monde romain, d\u00e8s le d\u00e9but du r\u00e9gime imp\u00e9rial et \u00e0 l\u2019initiative personnelle d\u2019Auguste. Il voulait, vraisemblablement, redonner aux jeunes gens des classes s\u00e9natoriale et \u00e9questre le go\u00fbt de la pr\u00e9paration militaire, de ses exercices physiques au champ de Mars et de ses le\u00e7ons d\u2019\u00e9quitation abandonn\u00e9s, semble-t-il, dans les derni\u00e8res ann\u00e9es de la R\u00e9publique. Encore enfants, les fils de ces classes nobles participaient d\u00e9j\u00e0 au carrousel sacr\u00e9 du ludus Troiae. Plus \u00e2g\u00e9s, ils \u00e9taient chaque ann\u00e9e pass\u00e9s en revue dans le d\u00e9ploiement c\u00e9r\u00e9monial fastueux de la \u00abpompa\u00bb, au \u00abCircus Maximus\u00bb. Vers 11 av. J.-C, Caius et Lucius C\u00e9sars, les petits-fils d\u2019Auguste, re\u00e7urent le titre de \u00abprincipes iuventutis\u00bb (chefs de la jeunesse), qui devient, \u00e0 partir de l\u2019\u00e9poque s\u00e9v\u00e9rienne, d\u2019un usage r\u00e9gulier pour d\u00e9signer l\u2019h\u00e9ritier du tr\u00f4ne. Ces clubs de jeunes, avec leurs activit\u00e9s sportives comparables \u00e0 celles des \u00e9ph\u00e8bes grecs, assumaient un r\u00f4le actif \u00e0 l\u2019\u00e9chelon municipal, comme le montre un texte \u00e9pigraphique de Pomp\u00e9i, qui mentionne leur emploi en p\u00e9riode \u00e9lectorale. On a not\u00e9 aussi que les jeunes, dans ces clubs, s\u2019exer\u00e7aient aux charges administratives, en \u00e9lisant les magistrats de leurs associations. En conformit\u00e9 avec la pr\u00e9paration militaire, ils s\u2019adonnaient au culte d\u2019Hercule et disposaient d\u2019un local qu\u2019on a propos\u00e9 d\u2019identifier, \u00e0 Pomp\u00e9i, avec une salle d\u00e9cor\u00e9e de peintures figurant des armes et des symboles de la Victoire. C\u2019\u00e9tait l\u00e0, semble-t-il, qu\u2019avait lieu le rassemblement du cort\u00e8ge des \u00abiuvenes\u00bb, pour le d\u00e9fil\u00e9 de la Pompa. Dans la province africaine, un texte \u00e9pigraphique mentionne l\u2019existence d\u2019une formation de jeunes, et on a propos\u00e9 d\u2019identifier un \u00e9difice de la cit\u00e9 de Mactaris avec le local d\u2019une schola des juvenes, mais sans aucune certitude.<\/p>\n<p>Cette sollicitude de l\u2019Etat romain pour l\u2019\u00e9ducation et la diffusion de la romanisation avait, cependant, des limites. A Rome comme dans l\u2019ensemble du monde antique, l\u2019instruction et la culture \u00e9taient des privil\u00e8ges des classes dirigeantes, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des Etats comme \u00e0 celle des cit\u00e9s. Les \u00e9coles municipales accueillaient d\u2019abord les enfants des milieux riches ou ais\u00e9s, selon l\u2019importance de la cit\u00e9. C\u2019\u00e9taient surtout les enfants des membres de l\u2019ordo decurionum, auquel n\u2019acc\u00e9dait que la tranche sup\u00e9rieure de la soci\u00e9t\u00e9 citadine. Les classes populaires et les milieux ruraux \u00e9taient \u00e9cart\u00e9s et beaucoup d\u2019entre eux \u00e9taient rest\u00e9s r\u00e9fractaires \u00e0 la romanisation. Dans la provincia Africa, le t\u00e9moignage d\u2019Augustin, \u00e0 cet \u00e9gard, est des plus r\u00e9v\u00e9lateurs, lorsqu\u2019il avait exhort\u00e9 les clercs de l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 d\u2019Hippone (Annaba) \u00e0 l\u2019apprentissage de la langue punique, pour pouvoir communiquer avec la population. A cette \u00e9poque, apr\u00e8s des si\u00e8cles de romanisation et au moment de l\u2019arriv\u00e9e des Vandales, on parlait encore le punique dans les campagnes africaines.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Ammar Mahjoubi<\/strong><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/31604-l-oeuvre-educatrice-de-rome\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ammar Mahjoubi &#8211; Le titre de cet article est emprunt\u00e9 \u00e0 celui du chapitre VII, dans l\u2019ouvrage fondamental de Henri Ir\u00e9n\u00e9e Marrou sur l\u2018\u00e9ducation dans l\u2019Antiquit\u00e9 (Histoire de l\u2019\u00e9ducation dans l\u2018antiquit\u00e9) ; chapitre qui d\u00e9bute par la citation bien connue d\u2019Aelius Aristide, \u00abc\u00e9l\u00e9brant la grandeur et les bienfaits de la paix romaine\u00bb. 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