{"id":113800,"date":"2021-03-26T13:58:54","date_gmt":"2021-03-26T17:58:54","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-prix-du-kilogramme-de-cafe-se-vend-a-55f-a-yokadouma-region-de-lest-cameroun\/"},"modified":"2021-03-26T13:58:54","modified_gmt":"2021-03-26T17:58:54","slug":"le-prix-du-kilogramme-de-cafe-se-vend-a-55f-a-yokadouma-region-de-lest-cameroun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-prix-du-kilogramme-de-cafe-se-vend-a-55f-a-yokadouma-region-de-lest-cameroun\/","title":{"rendered":"Le prix du kilogramme de caf\u00e9 se vend \u00e0 55F \u00e0 Yokadouma r\u00e9gion de l\u2019Est Cameroun"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab Si le caf\u00e9 de Yola n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9sent au comice agropastoral de la r\u00e9gion de l\u2019Est au mois de d\u00e9cembre 2020, c\u2019est parce que la production a totalement chut\u00e9 \u00e0 cause du prix. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re (2019, ndlr), on a vendu la cuvette du caf\u00e9 non d\u00e9cortiqu\u00e9e entre 2000 et 3000F alors qu\u2019il y a de cela moins de 10 ans on vendait cette m\u00eame cuvette entre 6000 et 7000 F. Or, le caf\u00e9 est le premier produit de rente \u00e0 Yola. Sur une population d\u2019environ 1000 habitants, au moins 700 sont les producteurs du caf\u00e9 qui malheureusement ont abandonn\u00e9 leurs champs \u00bb. Tel est le regard que pose Bertrand Mermoz Damgba, grand producteur du caf\u00e9-cacao \u00e0 Yola, localit\u00e9 de l\u2019arrondissement de Nd\u00e9l\u00e9l\u00e9 dans le d\u00e9partement de la Kadey, r\u00e9gion de l\u2019Est. A B\u00e9tar\u00e9-Oya dans le d\u00e9partement du Lom-et-Djerem, un autre basin de production et selon Hamoua Maiyina du village Bouli, \u00e2g\u00e9 de 70 ans, plus de 100 plantations ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es par les producteurs d\u00e9courag\u00e9s. M\u00eame son de cloche dans l\u2019arrondissement de Bertoua 1\u00e8re. \u00ab J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 cultiver le caf\u00e9 avec mon mari quand j\u2019\u00e9tais jeune. Mon marie est mort depuis 10 ans et m\u2019a laiss\u00e9 avec un hectare qui me permet de r\u00e9colter par an, environ 15 sacs de 100 kg chacun que je vends malheureusement \u00e0 moins de 200.000F parce que les acheteurs nous trompent \u00bb, d\u00e9crie pour sa part, Brigide Gbakoe, n\u00e9e en 1943 et cultivatrice \u00e0 Bonis. Cette d\u00e9cr\u00e9pitude de la fili\u00e8re est d\u00e9cri\u00e9e aussi par Jean Pierre Mossompusso, pr\u00e9sident de l\u2019union de GIC MBOWORO qui regroupe 09 GIC de producteurs du caf\u00e9 \u00e0 Yokadouma dans le d\u00e9partement de la Boumba-et-Ngoko. \u00ab Au niveau de la commercialisation, les acheteurs nous disent que le caf\u00e9 a chut\u00e9 et n\u2019a pas de prix. C\u2019est ainsi qu\u2019ils paient les cuvettes entre 2000 et 2500F. Plus grave, l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e (2019, ndlr) on a vendu un kilogramme de caf\u00e9 non d\u00e9cortiqu\u00e9 au niveau de Yokadouma \u00e0 55F au lieu de 500F les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Les acheteurs imposent leur prix. C\u2019est dans ce sillage qu\u2019entre les ann\u00e9es 2000 et 2010, les cultivateurs de ma zone avaient 5 et 6 hectares chacun, mais aujourd\u2019hui, la plupart se d\u00e9brouillent avec un ou deux hectares et sont m\u00eame pr\u00eats \u00e0 abandonner la culture du caf\u00e9 \u00e0 cause du prix d\u2019achat \u00bb, d\u00e9plore-t-il.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/promotion-la-degustation-mensuelle-du-cafe-camerounais-se-delocalise-a-yaounde\/\">Promotion : la d\u00e9gustation mensuelle du caf\u00e9 camerounais se d\u00e9localise \u00e0 Yaound\u00e9<\/a><\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est dans ce contexte que lors du comice agropastoral de la r\u00e9gion de l\u2019Est, tenu en d\u00e9cembre 2020, la moisson pr\u00e9sent\u00e9e par les producteurs du caf\u00e9 de la r\u00e9gion de l\u2019Est se r\u00e9sumait en quelques sacs de caf\u00e9 rubusta non d\u00e9cortiqu\u00e9s et des cuvettes d\u00e9cortiqu\u00e9es. Ev\u00e9nement du monde rural qu\u2019avait pr\u00e9sid\u00e9 le ministre de l\u2019Agriculture et du d\u00e9veloppement rural (Minader), Gabriel Mbairobe. Plus grave, dans le stand de cette fili\u00e8re, il n\u2019y avait qu\u2019une dizaine de producteurs pour la plupart, des personnes du troisi\u00e8me \u00e2ge en provenance de Yokadouma, Bonis, B\u00e9tar\u00e9-Oya et Boubara. Les producteurs de Yola, localit\u00e9 de l\u2019arrondissement de Nd\u00e9l\u00e9l\u00e9, l\u2019un des plus grands bassins de production du\u00a0caf\u00e9 \u00e9taient tout simplement absents.<\/p>\n<p><strong>Origine<\/strong><\/p>\n<p>La situation inqui\u00e9tante qui caract\u00e9rise la fili\u00e8re caf\u00e9 \u00e0 l\u2019Est est la cons\u00e9quence de plusieurs faits. D\u2019abord, la lib\u00e9ralisation et l\u2019abandon de la fili\u00e8re par l\u2019Etat et la crise \u00e9conomique des ann\u00e9es 80 \u00e0 90. Dans une publication intitul\u00e9e \u00ab profil sur le caf\u00e9 camerounais \u00bb, Michael Ndoping, Directeur G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Office National du Cacao et du Caf\u00e9, (Oncc) soutient que, \u00ab d\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance en 1960, le caf\u00e9 a jou\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rante pour le d\u00e9veloppement du Cameroun. Sur le plan \u00e9conomique, le caf\u00e9 \u00e9tait l\u2019une des sources principales des devises \u00e9trang\u00e8res. Sur le plan social, le caf\u00e9 \u00e9tait, pour certaines r\u00e9gions comme l\u2019Est, la source presque exclusive des revenus mon\u00e9taires des populations rurales. L\u2019\u00c9tat en assurait l\u2019encadrement \u00e0 travers la distribution des intrants, le soutien au prix et diverses formes de mobilisation. Malheureusement, la baisse des cours du caf\u00e9 et le retrait de l\u2019\u00c9tat pendant ces trois derni\u00e8res d\u00e9cennies ont sevr\u00e9 les producteurs de toutes ces facilit\u00e9s qui soutenaient l\u2019attractivit\u00e9 du secteur. Cette situation a progressivement fait perdre le grand int\u00e9r\u00eat que suscitait la production de cette culture de rente \u00bb, peut-on lire.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/cafe-robusta-vers-une-chute-des-recettes\/\">Caf\u00e9 Robusta : vers une chute des recettes<\/a><\/strong><\/p>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, la fermeture des ZAPI-Est (zone d\u2019actions prioritaires et int\u00e9gr\u00e9s) il y a environ 30 ans a contribu\u00e9 \u00e0 enfoncer la culture du caf\u00e9 dans l\u2019ab\u00eeme. Selon les producteurs, \u00ab cette structure nous encadrait, achetait nos produits et nous reversait des ristournes chaque ann\u00e9e \u00e0 la veille de la rentr\u00e9e scolaire. Ce qui nous permettait d\u2019envoyer nos enfants \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Aujourd\u2019hui, c\u2019est le contraire \u00bb. En outre, continuent les producteurs locaux, \u00ab\u00a0l\u2019absence d\u2019encadrement technique, le manque des pistes agricoles, le vieillissement des producteurs et des plantations, l\u2019indisponibilit\u00e9 des plants, l\u2019utilisation de vari\u00e9t\u00e9s anciennes aux rendements insignifiants, la chert\u00e9 des engrais, mais surtout une d\u00e9saffection des producteurs, du fait des prix tr\u00e8s peu r\u00e9mun\u00e9rateurs, lesquels prix sont en d\u00e9phasage total avec le volume de travail requis par l\u2019activit\u00e9 de production du caf\u00e9 ont r\u00e9duit la production au niveau r\u00e9gional \u00e0 presque 0%\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>La relance infructueuse<\/strong><\/p>\n<p>A la d\u00e9l\u00e9gation r\u00e9gionale du Minader, il n\u2019existe aucun programme d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la fili\u00e8re caf\u00e9 et aucunes statistiques. \u00ab La situation est critique. Sur les quatre d\u00e9partements, on ne compte que quelques producteurs dans le Haut-Nyong avec une production insignifiante \u00bb, regret MBOBLE DOB, pr\u00e9sident de la plateforme r\u00e9gionale des organisations professionnelles agro-sylvo-pastorales et halieutiques du Cameroun (Planopac). D\u2019ailleurs lors du mini comice agropastoral 2020, ce dernier dans son discours au Minader a fait la revue des fili\u00e8res existantes \u00e0 l\u2019Est sans mention de la fili\u00e8re caf\u00e9, preuve s\u2019il en \u00e9tait encore besoin que la culture du caf\u00e9 est non existante dans la r\u00e9gion de l\u2019Est. Pourtant, face \u00e0 la crise \u00e9conomique qui s\u2019est traduite par la chute drastique des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res et l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019Etat \u00e0 soutenir les prix aux planteurs, une r\u00e9forme des fili\u00e8res cacao-caf\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 entreprise. Il s\u2019agit de la dissolution de l\u2019Oncpb en 1991, la cr\u00e9ation de l\u2019Office National du Cacao et du Caf\u00e9 (Oncc), la mise en place du Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Caf\u00e9 (Cicc), la lib\u00e9ralisation de la commercialisation et l\u2019assouplissement des conditions d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la profession d\u2019exportation. Mais les effets attendus de ces mesures n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 atteints. \u00ab Parti en d\u00e9but du plan de relance de 50 000 tonnes de caf\u00e9 pour les objectifs de production de 160 000 tonnes, le compte est loin d\u2019\u00eatre bon \u00bb, note Auguste Essomba Ndongo, pr\u00e9sident du comit\u00e9 de gestion de Fonds de d\u00e9veloppement du cacao et du caf\u00e9 (Fodecc). Ceci en guise de bilan des diff\u00e9rents projets de relance sur le plan national.<\/p>\n<p><strong>\u00ab Nous lan\u00e7ons l\u2019alerte sur la possible disparition de la fili\u00e8re caf\u00e9 au Cameroun \u00bb<\/strong><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ecomatin.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Omer-Gatien-Maledy.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23845\" width=\"281\" height=\"184\" srcset=\"https:\/\/ecomatin.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Omer-Gatien-Maledy.jpg 500w, https:\/\/ecomatin.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Omer-Gatien-Maledy-300x197.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px\"\/><\/p>\n<\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Omer Gatien Maledy<\/strong>, secr\u00e9taire ex\u00e9cutif du Conseil interprofessionnel du caf\u00e9 et du cacao (Cicc)<\/p>\n<p>Le Cameroun en 1986 a produit 132 000 tonnes et occupait le 12\u00e8me rang mondial. En 1991, ann\u00e9e de la lib\u00e9ralisation des fili\u00e8res, avec une production de 103 000 tonnes, le Cameroun est 14\u00e8me mondial. Nous comptions encore sur l\u2019\u00e9chiquier des producteurs de caf\u00e9. En 2018, le Cameroun produit 22 000 tonnes et occupe le 25\u00e8me rang mondial. \u00c7a veut dire que nous ne comptons plus. Le Cameroun, pour ainsi dire, n\u2019existe plus. Et \u00e7a fait mal parce que lorsque nous sommes dans les r\u00e9unions internationales, lors des n\u00e9gociations et des accords, les voix qui portent sont celles des grands producteurs. Ainsi, en mati\u00e8re de caf\u00e9, lorsque le Br\u00e9sil, le Vietnam, la Colombie, l\u2019Ethiopie et l\u2019Ouganda ont parl\u00e9, on se tourne rarement vers le Cameroun. C\u2019est eux qui dictent la loi du march\u00e9 et m\u00e8nent la barque. Donc, nous avons beaucoup perdu et cela n\u2019est pas un fait accidentel. C\u2019est une tendance. Notre production va decrescendo d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. Quand on sait que le premier produit agricole d\u2019exportation il y a 25 ans, le caf\u00e9 \u00e9tait ce que le cacao est aujourd\u2019hui dans l\u2019\u00e9conomie du Cameroun, on se pose bien de questions. Est-ce que le Cameroun ne veut plus du caf\u00e9 ? Est ce que le Cameroun a ray\u00e9 le caf\u00e9 de ses priorit\u00e9s ? Ou alors nous avons accept\u00e9 de subir sans rien faire ? Au-del\u00e0, nous nous voulons savoir ce qui s\u2019est pass\u00e9 pour qu\u2019on en arrive l\u00e0. Il faut avouer que la crise des ann\u00e9es 90 nous a laiss\u00e9s KO. Quand je dis \u00ab nous \u00bb, ce sont tous les acteurs de la fili\u00e8re caf\u00e9. Mais c\u2019est une crise internationale, elle n\u2019\u00e9tait pas que camerounaise. Elle a affect\u00e9 tous les pays producteurs. Malheureusement pour nous, les autres se sont relev\u00e9s, ils ont pris des mesures pour relancer leur caf\u00e9iculture, sauf le Cameroun. Nous continuons \u00e0 vivre comme si la crise du caf\u00e9 existait encore. Et quand vous arrivez dans les bassins de production, lors des s\u00e9ances de sensibilisation pour relever le niveau de production, les gens vous disent que \u00ab nous sommes encore en crise \u00bb.\u00a0Pourtant, la crise est pass\u00e9e il y a 25 ans.<\/p>\n<p><strong>Martin Foula<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/le-prix-du-kilogramme-de-cafes-se-vend-a-55f-a-yokadouma-region-de-lest-cameroun\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Si le caf\u00e9 de Yola n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9sent au comice agropastoral de la r\u00e9gion de l\u2019Est au mois de d\u00e9cembre 2020, c\u2019est parce que la production a totalement chut\u00e9 \u00e0 cause du prix. 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