{"id":115997,"date":"2021-05-02T12:14:13","date_gmt":"2021-05-02T16:14:13","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/sahara-marocain-le-temps-des-penseurs\/"},"modified":"2021-05-02T12:14:13","modified_gmt":"2021-05-02T16:14:13","slug":"sahara-marocain-le-temps-des-penseurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/sahara-marocain-le-temps-des-penseurs\/","title":{"rendered":"Sahara Marocain, le temps des penseurs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le Maroc face au droit international<\/strong><\/p>\n<div class=\"c10\">\n<\/div>\n<p>Depuis 1991, date du cess\u00e9 le feu, un certain nombre de progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 qui sont \u00e0 mettre au cr\u00e9dit de la diplomatie marocaine qui a su convaincre un certain nombre de ses partenaires de la pertinence du plan d\u2019autonomie propos\u00e9 par le Maroc. Ce travail de longue haleine a pouss\u00e9 un certain nombre de pays \u00e0 ouvrir une repr\u00e9sentation diplomatique au Sahara, le point culminant de cet effort diplomatique \u00e9tant naturellement le consulat am\u00e9ricain \u00e0 Dakhla. Or, il est un fait qu\u2019un certain nombre de pays alli\u00e9s, convaincus de la pertinence de la souverainet\u00e9 marocaine autant d\u2019un point de vue politique qu\u2019historique, refusent pour autant d\u2019affirmer leur soutient plein et entier au Maroc au nom du droit international. Ainsi, malgr\u00e9 l\u2019excellente maitrise du dossier et la finesse avec laquelle les diplomates marocains travaillent sur ces questions, le droit- en ce sens les d\u00e9cisions onusiennes- a un poids politique majeur qui pour une majorit\u00e9 de pays p\u00e8se davantage dans la balance.<\/p>\n<p>En effet, si l\u2019on regarde les \u00e9tats qui ne se sont pas exprim\u00e9es pleinement pour la solution marocaine, il y a objectivement une minorit\u00e9 de pays qui peuvent penser que le Maroc n\u2019a pas de l\u00e9gitimit\u00e9 politique ou historique sur le Sahara tandis qu\u2019une grande majorit\u00e9 d\u2019\u00c9tats dans le monde se divise en deux cat\u00e9gories. Il y a ce qui ceux qui se d\u00e9sint\u00e9ressent du conflit et adoptent une position de neutralit\u00e9 et ceux qui bien que convaincus par le dossier marocain, ne prendront jamais les devant et attendent que l\u2019ONU l\u00e9gif\u00e8re en ce sens.<\/p>\n<p>Dans les deux cas, c\u2019est objectivement la position originelle de l\u2019ONU qui bloque la reconnaissance massive de la marocanit\u00e9 du Sahara. Les premi\u00e8res d\u00e9cisions de la cour de justice internationale de 1975 ralentissent consid\u00e9rablement l\u2019effort du Maroc pour ent\u00e9riner sa souverainet\u00e9 sur le Sahara et il est tr\u00e8s difficile pour la diplomatie marocaine d\u2019en r\u00e9duire la port\u00e9e. Or si les d\u00e9cisions onusiennes jouissent d\u2019un poids politique important, il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019institution est fragile sur le terrain de la pens\u00e9e, \u00e0 fortiori avec l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle discipline qui est en train de r\u00e9volutionner tout le champ des sciences sociales, les \u00e9tudes post-coloniales.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ONU face aux \u00c9tudes Post-coloniales<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9tudes post-coloniales ont vu le jour dans les universit\u00e9s am\u00e9ricaines et ont peu \u00e0 peu p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 toutes les sciences sociales dans un profond travail de d\u00e9construction des paradigmes r\u00e9gissant ces disciplines. La th\u00e8se principale, si l\u2019on devait en retenir qu\u2019une, serait que les \u00e9tudes post-coloniales ne s\u2019arr\u00eatent pas \u00e0 l\u2019analyse de la p\u00e9riode coloniale et que des si\u00e8cles de colonialisme laissent indubitablement des traces dans les soci\u00e9t\u00e9s, dans les m\u0153urs, dans les mentalit\u00e9s et les structures institutionnelles, qu\u2019il faut d\u00e9construire. Cette discipline ne peut donc l\u00e9gitimement se cantonner \u00e0 la recherche historique. Ces r\u00e9flexions ont partiellement d\u00e9construit les m\u00e9canismes de domination dans la pens\u00e9e occidentale dans l\u2019histoire mais aussi dans la litt\u00e9rature, les syst\u00e8mes judiciaires, le traitement des minorit\u00e9s, etc. Or s\u2019il est un domaine qui reste inexplor\u00e9 et qui pourtant renferme un certain nombre d\u2019incoh\u00e9rences, c\u2019est bien le droit international.<\/p>\n<p>La sacralit\u00e9 des d\u00e9cisions onusiennes provient du statut coercitif de son organe supr\u00eame qu\u2019est le conseil de s\u00e9curit\u00e9, mais \u00e9galement dans la croyance collective du caract\u00e8re juste et impartial de la plus grande des institutions supranationales. Or tandis que les \u00e9tudes post-coloniales ont mis \u00e0 nu le syst\u00e8me de domination de la pens\u00e9e occidentale dans un certain nombre de disciplines, le droit international lui a \u00e9t\u00e9 relativement \u00e9pargn\u00e9. Or les pr\u00e9c\u00e9dentes d\u00e9cisions de la cour de justice \u00e0 bien des \u00e9gards ont montr\u00e9 que plus qu\u2019un biais cognitif, il existe un pr\u00e9jug\u00e9 colonial sur les questions juridiques et techniques qui ont trait aux pays du sud et notamment sur le dossier de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc.<\/p>\n<p>Il y a indubitablement un deux poids deux mesures sur le fameux principe du droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination lorsqu\u2019il s\u2019agit des pays du sud et ceux du Nord. Le dernier exemple en date est celui du projet d\u2019autod\u00e9termination de la Catalogne qui a vu une violente r\u00e9ponse de Madrid et l\u2019emprisonnement des politiciens souverainiste, ce qui en fait par d\u00e9finition des prisonniers d\u2019opinions. <strong>L\u2019ONU n\u2019a en aucun cas r\u00e9agit, force est de constater que la trame id\u00e9ologique historique de l\u2019institution est de consid\u00e9rer que les \u00c9tats Nations sont des r\u00e9alit\u00e9s intrins\u00e8quement Europ\u00e9ennes ou Occidentales tandis que les pays du sud de la m\u00e9diterran\u00e9e ont un pass\u00e9 historique tribale qui l\u00e9gitimise l\u2019appui aux diff\u00e9rents projets d\u2019autod\u00e9termination<\/strong>. Cette vision n\u00e9ocoloniale en plus d\u2019\u00eatre totalement anachronique a d\u2019autant moins de poids que le Maroc figure parmi les plus vieux \u00c9tats Nations du monde.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas que l\u2019institution soit biais\u00e9e, elle est simplement le reflet de son \u00e9poque. Les institutions ne sont pas herm\u00e9tiques aux id\u00e9ologies qui traversent une \u00e9poque, bien au contraire. Ainsi, l\u2019ONU transpose les id\u00e9es dans lesquelles baignent les fonctionnaires qui la composent. C\u2019est cette m\u00eame institution qui \u00e0 travers des programmes du FMI a appauvri et affam\u00e9 des pays victimes de l\u2019ultralib\u00e9ralisme qui \u00e9tait alors l\u2019id\u00e9ologie \u00e9conomique dominante. C\u2019est \u00e9galement cette institution qui \u00e0 travers son anc\u00eatre, la SDN ( soci\u00e9t\u00e9 des nations, ndlr) refusait d\u2019inscrire l\u2019\u00e9galit\u00e9 des races dans sa charte fondatrice apr\u00e8s la demande officielle des Japonais de l\u2019y inscrire, victime des th\u00e8ses racialistes et racistes largement dominantes dans les ann\u00e9es 20.<\/p>\n<p>I<strong>l ne s\u2019agit pas de discr\u00e9diter L\u2019ONU, l\u2019institution a \u00e9t\u00e9 ultralib\u00e9rale, raciste autant qu\u2019elle est n\u00e9ocoloniale aujourd\u2019hui, car elle est le simple reflet de son \u00e9poque. Or les combats qui ont permis d\u2019abroger un certain nombre de ces id\u00e9es n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 le fait des diplomates, mais des penseurs, des universitaires, des chercheurs qui ont mis \u00e0 mal les th\u00e8ses majoritaires d\u2019hier<\/strong>. Il est ainsi capital pour la pens\u00e9e marocaine d\u2019investir massivement ce terrain et ainsi de fragiliser la rh\u00e9torique onusienne sur la question du Sahara en utilisant sp\u00e9cifiquement les \u00e9tudes postcoloniales. Cela aura d\u2019autant plus d\u2019impact que l\u2019ONU essuie actuellement un scandale de racisme. En effet l\u2019ONU est accus\u00e9e par un nombre important de fonctionnaires des pays du sud de se voir refuser syst\u00e9matiquement les grands postes de directions qui sont r\u00e9serv\u00e9s globalement aux Occidentaux. Il est \u00e9galement important pour la diplomatie marocaine d\u2019utiliser les recherches et les publications qui en d\u00e9couleront pour sortir de la dualit\u00e9 politique des soutiens du royaume.<\/p>\n<p><strong>Le Maroc et la n\u00e9cessaire conqu\u00eate \u00e0 gauche<\/strong><\/p>\n<p>Ind\u00e9pendamment des pays arabes et africains, si l\u2019on se concentre sur les soutiens internationaux du Maroc il existe indubitablement une dualit\u00e9 politique. Ainsi, globalement les pays et les partis politiques orient\u00e9s plut\u00f4t \u00e0 droite ont tendance \u00e0 soutenir la marocanit\u00e9 du Sahara tandis que les partis et les pays traditionnellement de gauche sont id\u00e9ologiquement plus proches de la th\u00e8se ind\u00e9pendantiste. Le soutien que re\u00e7oit le Maroc est ainsi tr\u00e8s proche du soutien que re\u00e7oit Isra\u00ebl qui connait cette m\u00eame dualit\u00e9 alors que naturellement leurs l\u00e9gitimit\u00e9s historiques sont radicalement diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Cette dualit\u00e9 est compr\u00e9hensible, car les arguments utilis\u00e9s par la diplomatie marocaine sont la l\u00e9gitimit\u00e9 historique, la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00c9tat Nation et dans une moindre mesure le d\u00e9veloppement \u00e9conomique, autant d\u2019\u00e9l\u00e9ments que l\u2019on peut d\u00e9finir comme un champ lexical de \u00ab droite \u00bb ou \u00ab conservateurs \u00bb. Or ces m\u00eames arguments ne sont pas efficaces aupr\u00e8s d\u2019une philosophie politique de gauche qui sera plus sensible aux arguments de l\u2019autod\u00e9termination, de l\u2019anticolonialisme, etc. Un travail et des publications des penseurs marocains sur le prisme des \u00e9tudes post-coloniales permettront de contrer dans le d\u00e9bat politique les th\u00e8ses ind\u00e9pendantistes sur le m\u00eame terrain id\u00e9ologique. Le Sahara Marocain n\u2019est pas une question coloniale, mais une question post-coloniale et r\u00e9tablir la souverainet\u00e9 marocaine sur le Sahara c\u2019est d\u00e9construire la vision coloniale sur l\u2019Afrique. Le Maroc comme dans les batailles diplomatiques et militaires d\u00e9tient beaucoup plus de ressources parmi les producteurs de connaissance que ses adversaires, en plus d\u2019avoir la v\u00e9rit\u00e9 historique \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Cela est d\u2019autant plus important que si l\u2019on reste renferm\u00e9 sur les m\u00eames arguments, nous restons sur le terrain du pragmatisme sans investir celui de la morale. Isra\u00ebl fort de ses soutiens internationaux souvent de droite se retrouve consid\u00e9rablement fragilis\u00e9 sur le terrain de la morale qu\u2019elle ne peut d\u00e9cemment investir du fait de sa politique coloniale. De plus, un certain nombre de prospectivistes isra\u00e9liens ont mis en en \u00e9vidence la fragilit\u00e9 politique \u00e0 long terme du pays face l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration plus \u00e0 gauche tr\u00e8s influente dans les campus des universit\u00e9s am\u00e9ricaines et aupr\u00e8s de laquelle les traditionnels arguments bibliques ou s\u00e9curitaires d\u2019Isra\u00ebl n\u2019ont absolument aucune emprise. C\u2019est cette gauche majoritaire dans les campus et sensibilis\u00e9e aux \u00e9tudes post-coloniales qui est \u00e0 l\u2019origine du d\u00e9bat des remplacements des statuts esclavagistes, du mouvement black lives matter et qui influence les politiques publiques vers un \u00e9tat providence plus social.<\/p>\n<p><strong>Il y a un revirement id\u00e9ologique g\u00e9n\u00e9rationnel \u00e0 prendre en consid\u00e9ration d\u00e8s maintenant<\/strong>. <strong>Ce qui effraie Isra\u00ebl est une opportunit\u00e9 pour le Maroc, la l\u00e9gitimit\u00e9 historique du Maroc lui permet d\u2019investir le champ de la morale en ce qu\u2019elle combat une injustice historique et post-coloniale, un argument qui parlera davantage aux d\u00e9cideurs de demain que les arguments de la stabilit\u00e9 et du d\u00e9veloppement \u00e9conomique.<\/strong> Si l\u2019on n\u2019investit pas cette discipline d\u2019autres le feront contre nous avec les m\u00eames affabulations historiques qu\u2019aujourd\u2019hui. Ainsi, tandis que les militaires assurent la protection du territoire et les diplomates s\u2019activent \u00e0 sa reconnaissance internationale, il est temps pour les intellectuels d\u2019ouvrir un troisi\u00e8me front. Le caract\u00e8re post-colonial du traitement du dossier du Sahara est autant une \u00e9vidence qu\u2019une source de fragilit\u00e9 consid\u00e9rable pour la d\u00e9cision de justice de 1975. Ce n\u2019est qu\u2019en d\u00e9sacralisant cette d\u00e9cision que le Maroc pourra obtenir l\u2019ent\u00e9rinement de sa souverainet\u00e9 par les Nations Unies.<\/p>\n<p>Dans chaque bataille, la temporalit\u00e9 est importante. Il est certain que de 1975 \u00e0 1991 la diplomatie avait un impact limit\u00e9, le temps \u00e9tait alors \u00e0 la d\u00e9fense de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale bien op\u00e9r\u00e9e par les Forces arm\u00e9es royales. De 1991 \u00e0 nos jours le temps \u00e9tait celui de la diplomatie, et le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res a consid\u00e9rablement r\u00e9duit la reconnaissance du Polisario tandis que les reconnaissances du Sahara marocain se succ\u00e8dent. Il est temps aujourd\u2019hui pour les penseurs d\u2019ouvrir un nouveau front et d\u2019int\u00e9grer la bataille des id\u00e9es, de la r\u00e9flexion et surtout de la d\u00e9construction.<\/p>\n<p><strong>L\u2019histoire nous a montr\u00e9 qu\u2019il n\u2019y a pas de sacralit\u00e9 dans les id\u00e9ologies qui ont motiv\u00e9 les d\u00e9cisions des Nations Unies, il est \u00e0 la port\u00e9e des intellectuels marocains de fragiliser cette d\u00e9cision erron\u00e9e de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc.<\/strong> En somme, les intellectuels, les penseurs, les think-tanks, les universit\u00e9s, mais aussi les m\u00e9dias doivent dor\u00e9navant int\u00e9grer ce nouveau champ de bataille de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale, il est temps pour nous non pas d\u2019argumenter et d\u2019expliquer notre l\u00e9gitimit\u00e9, mais de mettre en \u00e9vidence le deux poids deux mesures, la faille intellectuelle et juridique et de se porter \u00e0 l\u2019offensive sur des champs th\u00e9matiques que l\u2019on n\u2019osait pas traiter jusque-l\u00e0.<\/p>\n<p>Par Anas Abdoun<\/p>\n<p>Anas Abdoun est senior analyste chez Stratas Advisors et consultant ind\u00e9pendant bas\u00e9 \u00e0 Casablanca<\/p>\n<p>Auteur: challenge<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.challenge.ma\/sahara-marocain-le-temps-des-penseurs-183218\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Maroc face au droit international Depuis 1991, date du cess\u00e9 le feu, un certain nombre de progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 qui sont \u00e0 mettre au cr\u00e9dit de la diplomatie marocaine qui a su convaincre un certain nombre de ses partenaires de la pertinence du plan d\u2019autonomie propos\u00e9 par le Maroc. 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