{"id":117098,"date":"2021-05-20T15:27:33","date_gmt":"2021-05-20T19:27:33","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/apres-les-violentes-agressions-contre-neuf-institutrices-terrorisees-des-dizaines-denseignantes-fuient-bord-badji-mokhtar\/"},"modified":"2021-05-20T15:27:33","modified_gmt":"2021-05-20T19:27:33","slug":"apres-les-violentes-agressions-contre-neuf-institutrices-terrorisees-des-dizaines-denseignantes-fuient-bord-badji-mokhtar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/apres-les-violentes-agressions-contre-neuf-institutrices-terrorisees-des-dizaines-denseignantes-fuient-bord-badji-mokhtar\/","title":{"rendered":"Apr\u00e8s les violentes agressions contre neuf institutrices : Terroris\u00e9es, des dizaines d\u2019enseignantes fuient Bord Badji Mokhtar"},"content":{"rendered":"<h4 class=\"title-14\"\/>\n<div class=\"featured_image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"500\" src=\"https:\/\/www.elwatan.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Sans-titre-1-68.gif\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"Violences faites aux femmes et aux filles : Lancement de la campagne \u00abTol\u00e9rance z\u00e9ro\u00bb \u00e0 Oran\"\/><\/div>\n<p><em><strong>La famille de l\u2019\u00e9ducation ne d\u00e9col\u00e8re \u00e0 Bordj Badji Mokhtar. Aujourd\u2019hui, cinquante sept enseignantes, tout cycle confondu, ont quitt\u00e9 la ville par avion, trente huit autres ont pris le risque de faire le voyage par route, jusqu\u2019\u00e0 Adrar (770 km en grande partie en piste), dans des camions, et vingt autres sont parti mercredi dernier, fuyant le climat de terreur, qui r\u00e8gne depuis l\u2019agression men\u00e9e en pleine nuit, contre neuf institutrices \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9cole N\u00b010 de Bordj Badji Mokhtar, o\u00f9 elles enseignent.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Tous les syndicats de l\u2019\u00e9ducation ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019arr\u00eater les cours dans tous les \u00e9tablissements de la wilaya d\u2019Adrar et de Bordj Badji Mokhtar, et d\u2019organiser des rassemblements de protestation tous les jours de la semaine, jusqu\u2019\u00e0 ce que le ministre de l\u2019\u00e9ducation se d\u00e9place sur les lieux. Dans le cas \u00e9ch\u00e9ant, ils annoncent le boycott de tous les examens.<\/p>\n<p>C\u2019est ce que nous a annonc\u00e9 Ghafour Bensalmane, secr\u00e9taire du SATE (Syndicat alg\u00e9rien des travailleurs de l\u2019\u00e9ducation) et non SNTE (Syndicat nationale des travailleurs de l\u2019Education) comme annonc\u00e9 dans notre article paru ce matin, en pr\u00e9cisant que d\u2019autres actions de protestations pourraient \u00eatre envisag\u00e9es durant les jours \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019horrible agression des neuf institutrices, la panique s\u2019est empar\u00e9e de toute la communaut\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation essentiellement des femmes, de cette ville, frontali\u00e8re avec le Mali, o\u00f9 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 fait d\u00e9sormais partie de la vie quotidienne.<\/p>\n<p>Ces femmes n\u2019arrivent plus \u00e0 supporter les menaces dont elles font l\u2019objet depuis pr\u00e9s de trois ans sans que les autorit\u00e9s ne daignent prendre les mesures n\u00e9cessaires. Durant ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es, les agressions, les attaques, les vols et les intimidations ciblant les enseignantes et \u00e0 un degr\u00e9 moindre leurs coll\u00e8gues hommes, sont devenus l\u00e9gion.<\/p>\n<p>Les dizaines de communiqu\u00e9s et de r\u00e9unions avec les autorit\u00e9s ainsi que les nombreuses gr\u00e8ves et journ\u00e9es de protestation contre l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans les \u00e9coles et aux alentours, dont les derni\u00e8res en d\u00e9but du mois de mai en cours, n\u2019ont abouti \u00e0 rien. Compliquant davantage la situation.<\/p>\n<p>Agress\u00e9es \u00e0 coup de couteaux, par des hommes enturbann\u00e9s qui avaient investi leurs logements de fonction se trouvant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9cole N\u00b010, au centre de Badji Mokhtar, les neuf institutrices avaient v\u00e9cu deux heures d\u2019enfer, en cette nuit du lundi \u00e0 mardi derniers.<\/p>\n<p>Sorties miraculeusement vivantes de cette trag\u00e9die, elles continuent malheureusement \u00e0 subir la pression des familles de leurs tortionnaires, qu\u2019elles avaient reconnus et identifi\u00e9s, de leurs proches qui ont peur \u00ab pour leur honneur \u00bb, et des autorit\u00e9s qui veulent clore rapidement le dossier.<\/p>\n<p>Les t\u00e9moignages de nombreuses personnes que nous avons pu joindre sont gla\u00e7ants. Quarante huit heures apr\u00e8s l\u2019agression, les victimes n\u2019ont toujours pas subi d\u2019examen du m\u00e9decin l\u00e9giste ou, \u00e0 la limite, du gyn\u00e9cologue.<\/p>\n<p>A Bordj Badji Mokhtar, c\u2019est un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste qui les a auscult\u00e9es, et prodigu\u00e9 les premiers soins avant d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9es dans la journ\u00e9e du mardi, vers l\u2019h\u00f4pital d\u2019Adrar.<\/p>\n<p>Pourquoi n\u2019ont-elles pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un tel examen ? Pourquoi les autorit\u00e9s ont-elles tout fait, pour maintenir les victimes loin de tout contact avec leurs coll\u00e8gues et leurs syndicats ? La question reste lourdement pos\u00e9e.<\/p>\n<p>Charg\u00e9e de la commission femme au sein du SATE (Syndicat alg\u00e9rien des travailleurs de l\u2019\u00e9ducation) \u00e0 Adrar, Halima Ahssini, se d\u00e9clare \u00ab offusqu\u00e9e \u00bb par ce qui arrive aux neuf victimes qui, dit elle, ne sont toujours pas en mesure de reprendre de sit\u00f4t les cours. Elle \u00e9t\u00e9 parmi les premi\u00e8res \u00e0 \u00eatre inform\u00e9e du drame qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole N\u00b010 de Bordj Badji Mokhtar et a tout organis\u00e9 pour recevoir les victimes \u00e0 Adrar.<\/p>\n<p>Avec ses coll\u00e8gues de Bordj Badji Mokhtar et le secr\u00e9taire de l\u2019organisation syndicale \u00e0 Adrar, elle n\u2019a cess\u00e9 d\u2019alerter sur le climat de violence et d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 que vivent ses confr\u00e8res et particuli\u00e8rement ses cons\u0153urs dans l\u2019enceinte m\u00eame des \u00e9tablissements d\u00e9munis de protection et du minimum d\u2019une vie d\u00e9cente .<\/p>\n<p><em>\u00abCes institutrices ont v\u00e9cu l\u2019horreur et cet horreur n\u2019est pas encore termin\u00e9. Elles continuent \u00e0 recevoir des menaces et de repr\u00e9sailles parce qu\u2019elles ont reconnu et identifi\u00e9, deux de leurs agresseurs devant les gendarmes. Elles font l\u2019objet d\u2019une campagne de d\u00e9nigrement et de haine sur les r\u00e9seaux sociaux, depuis qu\u2019elles ont parl\u00e9 des tortures et des violences qu\u2019elles ont subies. De notre cot\u00e9, en tant que syndicat, nous n\u2019allons pas nous taire. Dimanche prochain, les enseignants de toute la wilaya d\u2019Adrar, vont prendre part \u00e0 un rassemblement de soutien avec nos coll\u00e8gues mais aussi pour d\u00e9noncer les violences qui leur ont \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9es et surtout l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans laquelle se trouvent les \u00e9tablissements scolaires \u00bb<\/em>, affirme Halima. Elle n\u2019est pas la seule.<\/p>\n<p>De nombreux enseignants de la ville de Bordj Badji Mokhtar avec lesquels nous nous sommes entretenus expriment leur crainte de voir <em>\u00ab ces agressions banalis\u00e9es et impunies. Lors de la r\u00e9union avec le wali et les autorit\u00e9s s\u00e9curitaires, la communaut\u00e9 des enseignants de tous les paliers a exprim\u00e9 sa col\u00e8re et affirm\u00e9 qu\u2019elle ne reprendra pas les cours si des mesures ad\u00e9quates de s\u00e9curit\u00e9 ne sont pas mises en ex\u00e9cution. Les enseignants sont terroris\u00e9s. Il faut les comprendre. Les crimes commis contre les neuf institutrices ne doivent pas rester impunis. Ces victimes ont droit \u00e0 une prise en charge et une protection. Elles ont v\u00e9cu un cauchemar et font aujourd\u2019hui objet de chantage et de pression. Elles sont terroris\u00e9es. Elles ne doivent pas se sentir seules. Ce sont elles, qui ont besoin du soutien des autorit\u00e9s et de la soci\u00e9t\u00e9 civile\u2026\u00bb<\/em> crie Mohamed, un instituteur coll\u00e8gue des neuf victimes.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong><em>Salima Tlem\u00e7ani<\/em><\/strong><\/p>\n<h3>Halima Ahssini, charg\u00e9e de la commission femme au Syndicat national des travailleurs de l\u2019\u00e9ducation pour la wilaya d\u2019Adrar :\u00a0\u00ab Ces femmes sont prises en otages, elles sont terroris\u00e9es et se sentent seules \u00bb<\/h3>\n<p><strong><em>Charg\u00e9e d\u2019accompagner les neuf institutrices ayant subi de violentes agressions \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une \u00e9cole \u00e0 Bordj Badji Mokhtar, Halima Ahsini, de la commission femme du SATE ( Syndicat alg\u00e9rien des travailleurs de l\u2019Education) pour la wilaya d\u2019Adrar, raconte les deux heures d\u2019horreur que les victimes ont subi en cette nuit du lundi \u00e0 mardi derniers, et crie sa col\u00e8re contre les pressions et les menaces que des parties leur font subir pour qu\u2019elles reviennent sur leurs t\u00e9moignages.<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\">Propos recueillis par<br \/><em><strong>Salima Tlem\u00e7ani<\/strong><\/em><\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Vous avez \u00e9t\u00e9 en contact direct avec les neuf institutrices agress\u00e9es et violent\u00e9es dans leur \u00e9cole en plein milieu de la nuit. Que vous ont-elles racont\u00e9 ?<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Lorsqu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es par avion \u00e0 Adrar, je les attendais avec des membres du syndicat et des coll\u00e8gues \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. D\u00e9s qu\u2019elles nous ont vues, elles ont \u00e9clat\u00e9 en sanglot. D\u00e9s leur descente de l\u2019avion, elles ont \u00e9t\u00e9 embarqu\u00e9es \u00e0 bord d\u2019un bus et emmen\u00e9es directement \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Certains membres de leurs familles n\u2019ont pu avoir acc\u00e8s \u00e0 elles. Mais, une fois install\u00e9es, elles \u00e9taient dans un \u00e9tat lamentable. Certaines \u00e9taient prises de crises de larmes, d\u2019autres n\u2019arrivaient m\u00eame pas parler. Il a fallu du temps pour arriver \u00e0 discuter avec elles. Deux seulement ont eu le courage de t\u00e9moigner de l\u2019horreur qu\u2019elles ont v\u00e9cue. Elles ont veill\u00e9 puis mang\u00e9 le shour, avant de s\u2019endormir. Khadidja m\u2019a racont\u00e9 qu\u2019elle avait entendu un bruit, qui l\u2019a r\u00e9veill\u00e9. Elle s\u2019est lev\u00e9e dans le noir, et subitement, une voix basse lui fait chut en pointant un couteau vers son visage. Elle ne voyait que des ombres, mais son agresseur, s\u2019est trop rapproch\u00e9 d\u2019elle. Elle se souvient de tous les traits de son visage marqu\u00e9 par une cicatrice. Il l\u2019a pousse brutalement par terre, et tombe sur d\u2019autres institutrices qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 genoux. Une petite lumi\u00e8re s\u2019allume et l\u2019un des agresseurs r\u00e9uni toutes les femmes dans une pi\u00e8ce, leur exige d\u2019enlever les foulards. Il les scrutait une \u00e0 une comme s\u2019il \u00e9tait \u00e0 la recherche de quelqu\u2019un. Les victimes les suppliaient de les laisser mais en vain. L\u2019une d\u2019elles avait sa petite fille de 18 mois, qui pleurait sans cesse. L\u2019agresseur l\u2019a prise en otage et mena\u00e7ait de la tuer s\u2019il entend des cris. Durant deux heures, leurs appartements ont \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 sac. Ils ont fouill\u00e9 partout et pris tout ce qui \u00e9tait de valeur. Il y avait d\u2019autres dehors mais personne n\u2019a pu savoir combien, ils \u00e9taient. Khadidja avait du mal \u00e0 dire ce qui s\u2019est pass\u00e9 durant ces deux heures\u2026<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>N\u2019osait-elle pas parler des violences sexuelles qu\u2019elles ont du subir ?<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Elles n\u2019arrivaient pas \u00e0 en parler. J\u2019ai insist\u00e9 et elle a fini par me lancer : \u00ab crois tu qu\u2019un voleur resterait deux heures \u00e0 tourner en rond ? Ils nous ont align\u00e9es et prenaient \u00e0 chaque fois une d\u2019entre nous seule vers la chambre. Ils ne sont pas venus pour voler \u00bb. Puis elle a \u00e9clat\u00e9 en sanglot. Elle n\u2019arrivait plus \u00e0 parler. La petite fille de 18 mois, qui \u00e9tait avec sa m\u00e8re hospitalis\u00e9e, n\u2019arr\u00eatait pas de pleurer. L\u2019une d\u2019entre elles a tent\u00e9 de repouss\u00e9 violement de la main, son agresseur, elle a re\u00e7u un coup de couteau dans la main. Elle ne pouvait m\u00eame pas crier de peur, que le deuxi\u00e8me qui tenait le b\u00e9b\u00e9, fasse du mal \u00e0 ce dernier. On ne sort pas indemne d\u2019une telle trag\u00e9die.<\/p>\n<ul>\n<li><em><strong>Ont-elles \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es au m\u00e9decin l\u00e9giste ?<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Elles ont \u00e9t\u00e9 orient\u00e9es vers l\u2019h\u00f4pital d\u2019Adrar, justement pour qu\u2019elles b\u00e9n\u00e9ficient de tous les examens n\u00e9cessaires. Mais, elles ont \u00e9t\u00e9 mises sous perfusion, en raison de l\u2019\u00e9tat de choc, dans lequel elles \u00e9taient, et jusqu\u2019\u00e0 leur sortie de l\u2019h\u00f4pital, elles n\u2019ont pas vu de m\u00e9decin l\u00e9giste ou de gyn\u00e9cologue. Elles refusent d\u2019en parler. Cette agression a provoqu\u00e9 la terreur dans le milieu \u00e9ducatif. Les enseignants ne veulent plus travailler \u00e0 Bordj Badji Mokhtar. Ils veulent tous quitter la ville et les gens culpabilisent. Pourtant, cela fait trois ans que nous ne cessons d\u2019alerter les autorit\u00e9s sur le probl\u00e8me d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans les \u00e9tablissements. Aujourd\u2019hui, on veut imposer le silence de ce viol collectif. Nous voulons que ces victimes soient prot\u00e9g\u00e9es, que le ministre se d\u00e9place pour voir de visu dans quelles conditions le personnel de l\u2019\u00e9ducation travail. Les agresseurs ne sont pas \u00e9trangers \u00e0 la ville. Ils sont connus des services de s\u00e9curit\u00e9. Ce sont des r\u00e9cidivistes et n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 inqui\u00e9t\u00e9s. Ils n\u2019ont \u00e9t\u00e9 appr\u00e9hend\u00e9s qu\u2019en fin de journ\u00e9e. De telles agressions sont l\u00e9gions \u00e0 Bordj Badji Mokhtar.<\/p>\n<ul>\n<li><strong><em>Voulez-vous dire des pressions sont exerc\u00e9es sur les victimes pour qu\u2019elles gardent le silence ?<\/em><\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Exactement. Il y a d\u2019un cot\u00e9, les familles des agresseurs qui sont de la r\u00e9gion et qui font tout pour faire croire qu\u2019il n\u2019y a rien eu. Il y a aussi les autorit\u00e9s qui veulent fermer ce dossier qui parasite les \u00e9lections, et puis les familles des victimes qui pensent plus \u00e0 ce qu\u2019on appelle l\u2019honneur. Ces femmes sont prises en otages. Elles se sentent seules.<\/p>\n<p>Elles ont besoin de leur travail et toutes les parties concern\u00e9es, leur font du chantage pour fermer d\u00e9finitivement cette grave affaire. Elles ont tr\u00e8s peur. Peur pour leur vie. Peur pour leur travail qui nourri leurs familles, et peur pour leurs proches. Nous ne pouvons pas les laisser seules. Elles ont besoin de soutien et d\u2019accompagnement. Elles sont dans un \u00e9tat catastrophique. Elles doivent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un suivi psychologique.<\/p>\n<p><span class=\"post-views-label\">Post Views:<\/span> <span class=\"post-views-count\">75<\/span><\/p>\n<p><br class=\"c2\"\/><\/p>\n<div class=\"ichhar-moneytagnative c5\" id=\"ichhar-887004163\">\n<p>Advertisements<\/p>\n<\/div>\n<p><br class=\"c2\"\/><br \/>\n<br class=\"c6\"\/><\/p>\n<p>Auteur: Mohand Yahiaoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.elwatan.com\/edition\/actualite\/apres-les-violentes-agressions-contre-neuf-institutrices-terrorisees-des-dizaines-denseignantes-fuient-bord-badji-mokhtar-20-05-2021\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La famille de l\u2019\u00e9ducation ne d\u00e9col\u00e8re \u00e0 Bordj Badji Mokhtar. 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