{"id":117716,"date":"2021-05-31T06:00:00","date_gmt":"2021-05-31T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/comment-abdelhalim-a-detrone-farid\/"},"modified":"2021-05-31T06:00:00","modified_gmt":"2021-05-31T10:00:00","slug":"comment-abdelhalim-a-detrone-farid","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/comment-abdelhalim-a-detrone-farid\/","title":{"rendered":"Comment Abdelhalim a d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 Farid"},"content":{"rendered":"<p class=\"c3\">Les cha\u00eenes fran\u00e7aises \u00e9tant occup\u00e9es \u00e0 parler de ce qu&rsquo;elles ne savent pas, les Alg\u00e9riennes trop affair\u00e9es \u00e0 ce que vous savez, il devenait urgent de revenir vers les cha\u00eenes \u00e9gyptiennes. Cela ne veut pas dire que je les appr\u00e9cie plus que les autres, non, simplement qu&rsquo;\u00e0 certaines p\u00e9riodes de l&rsquo;ann\u00e9e, les feuilletons \u00e9gyptiens et les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre font partie de mes loisirs. Il y a eu un moment o\u00f9 Al-Kah\u00e9ra Oual Nass, dans ses deux d\u00e9clinaisons, \u00e9tait ma cha\u00eene satellitaire pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, parce que ses pr\u00e9sentatrices n&rsquo;avaient pas oubli\u00e9 d&rsquo;\u00eatre intelligentes aussi. Mais bien plus que cela, ses animateurs et animatrices recevaient des esprits libres, et contestataires, comme le sont Ibrahim A\u00efssa, et Islam Beha\u00efri, ou Khaled Mountassar, entre autres. Puis, la cha\u00eene est rentr\u00e9e dans le rang, elle a opt\u00e9 pour le Kachir dirions-nous ici, et les trois comp\u00e8res se sont \u00e9parpill\u00e9s ensuite entre les autres cha\u00eenes du paysage audiovisuel arabe. Aux derni\u00e8res nouvelles, Ibrahim A\u00efssa qui a fait aussi du cin\u00e9ma, comme sc\u00e9nariste et acteur, est sur l&rsquo;am\u00e9ricaine Al-Hurra, Beha\u00efri sur TEN, et Mountassar a disparu de mes radars. Je vous parle d&rsquo;Al-Kah\u00e9ra Oual Nass parce qu&rsquo;elle m&rsquo;a surpris \u00e0 deux reprises en une seule soir\u00e9e, et \u00e7a fait beaucoup.<br \/>La premi\u00e8re surprise figure en haut et \u00e0 gauche de l&rsquo;\u00e9cran, et elle proclame \u00abLa Nouvelle R\u00e9publique\u00bb qui en plus d&rsquo;\u00eatre le titre d&rsquo;un journal alg\u00e9rien reprend aussi un slogan de chez nous. On savait que l&rsquo;\u00c9gypte \u00e9tait un gros emprunteur sur les march\u00e9s financiers, mais comme ce pays reste notre mod\u00e8le de base, on \u00e9tait loin de se douter qu&rsquo;il allait nous imiter \u00e0 son tour. D\u00e9sireux d&rsquo;en savoir plus, j&rsquo;ai alors d\u00e9cid\u00e9 de v\u00e9rifier sur les autres cha\u00eenes s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une campagne nationale \u00e9gyptienne, eh bien non, ce slogan est exclusif et on ne le retrouve nulle part. Retour \u00e0 Al-Kah\u00e9ra.O.N, pour faire court, apr\u00e8s m&rsquo;\u00eatre sermonn\u00e9 et interdit d\u00e9sormais de reprocher \u00e0 nos fr\u00e8res \u00e9gyptiens de s&rsquo;\u00eatre inspir\u00e9s d&rsquo;un slogan, dont l&rsquo;auteur se trouve \u00eatre des n\u00f4tres. La deuxi\u00e8me, et la bonne, surprise, m&rsquo;a submerg\u00e9 d&rsquo;\u00e9motion avec la rediffusion d&rsquo;un des grands succ\u00e8s du cin\u00e9ma \u00e0 savoir Chare&rsquo;e Alhob (Boulevard de l&rsquo;amour) de Abdelhalim Hafez. Je ne l&rsquo;aimais pas trop au d\u00e9but, celui qui allait \u00eatre le \u00abRossignol brun\u00bb pour la post\u00e9rit\u00e9, je lui pr\u00e9f\u00e9rais un Farid Al-Atrache, loin d&rsquo;\u00eatre un don Juan avec ses l\u00e8vres en lame de couteau. \u00c7a ne l&#8217;emp\u00eachait pas d&#8217;embrasser ses partenaires entre deux chansons, oui mes jeunes amis, en ce temps-l\u00e0, les baisers sur le front \u00e9taient aussi rares que le sont les vrais de nos jours.\u00a0<br \/>Mais si j&rsquo;avais cette pr\u00e9f\u00e9rence pour Farid, \u00e0 ce moment-l\u00e0, c&rsquo;est que j&rsquo;ignorais un d\u00e9tail fondamental, le fr\u00e8re d&rsquo;Asmahane \u00e9tait un affreux s\u00e9gr\u00e9gationniste qui n&rsquo;aimait pas l&rsquo;Alg\u00e9rie. C&rsquo;est du moins ainsi que le voyaient les dizaines d&rsquo;Alg\u00e9rois en col\u00e8re qui n&rsquo;avaient pas du tout appr\u00e9ci\u00e9 ce grand pont fait \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie, et entendaient le lui faire savoir \u00e0 la premi\u00e8re occasion. Elle s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9e en 1952 dans la salle \u00abDounyazad\u00bb (RIP) archi-pleine de ses admirateurs, et o\u00f9 il avait anim\u00e9 un concert qui ne s&rsquo;\u00e9tait pas bien termin\u00e9 pour lui, contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;il esp\u00e9rait. \u00c0 la fin de son concert, des spectateurs l&rsquo;ont bombard\u00e9 de tomates pourries pour lui rappeler l&rsquo;injure qu&rsquo;il avait faite aux Alg\u00e9riens, en omettant de citer leur pays dans une de ses chansons. Il s&rsquo;agit de son grand succ\u00e8s Bissat-Errih (Le Tapis volant), le moyen de transport magique sur lequel il survolait l&rsquo;Afrique du Nord, admirait la Tunisie, et le Maroc, en oubliant l&rsquo;Alg\u00e9rie. Plus grave encore, la chanson qui avait fait le tour du monde avait \u00e9t\u00e9 reprise dans un film \u00e0 succ\u00e8s de Farid, qui s&rsquo;appelait Le dernier mensonge, un titre pr\u00e9destin\u00e9 sans doute. J&rsquo;ai appris tout cela plus tard en d\u00e9couvrant sa photo parmi celles des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s de passage en Alg\u00e9rie, et qui avaient s\u00e9journ\u00e9 au fastueux h\u00f4tel Saint-Georges (aujourd&rsquo;hui Al-Djaza\u00efr).\u00a0<br \/>Ulc\u00e9r\u00e9, mais pas autant que les Alg\u00e9riens dont il avait ignor\u00e9 l&rsquo;existence, Farid Al-Atrache a quitt\u00e9 l&rsquo;Alg\u00e9rie sans jamais y remettre les pieds, mais qu&rsquo;importe, nous avons eu Abdelhalim Hafez. D&rsquo;o\u00f9 la charge d&rsquo;\u00e9motion \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation de Chare&rsquo;e Alhob, le premier film \u00e9gyptien que j&rsquo;ai vu au cin\u00e9ma \u00abNedjma\u00bb, en Haute-Casbah, apr\u00e8s m&rsquo;\u00eatre laiss\u00e9 convaincre par un ami, tout nouveau fan de Hafez. Le comble pour un admirateur d&rsquo;Abdelhalim, c&rsquo;est de ne rien comprendre aux paroles de ses chansons, mais mon copain qui \u00e9tait n\u00e9 sur les hauteurs de Tizi-Ouzou n&rsquo;en avait cure. Tout en fortifiant son vocabulaire alg\u00e9rois balbutiant, et frustr\u00e9 du savoir qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait acharn\u00e9 \u00e0 manquer \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, il s&rsquo;essayait aussi \u00e0 l&rsquo;\u00e9gyptien, et c&rsquo;\u00e9tait un r\u00e9gal de l&rsquo;entendre imiter Hafez. Il faut quand m\u00eame que je vous parle du film, des chansons que chantait Abdelhalim pour les beaux yeux de la Libanaise Sabah, et des danses lascives de la splendide Nadjwa Fouad. Se partageant entre des sc\u00e8nes de danse, art o\u00f9 elle rivalisait avec Fifi Abdou, et des r\u00f4les d&rsquo;actrice, Nagwa Fouad, aujourd&rsquo;hui \u00e2g\u00e9e de 78 ans, n&rsquo;a abandonn\u00e9 la danse qu&rsquo;il y a 25 ans. Elle avait 53 ans quand elle a arr\u00eat\u00e9 de danser, arguant que la danse avait eu raison de sa vie familiale, puisque soucieuse de conserver sa sveltesse, elle ne voulait pas avoir d&rsquo;enfants. Avec ses douze maris consomm\u00e9s, et r\u00e9pudi\u00e9s, ou d\u00e9funts, Nagwa devrait plut\u00f4t parler de vies familiales, sans compter le treizi\u00e8me qu&rsquo;elle a rat\u00e9 de peu parce qu&rsquo;elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 prise, et surtout parce qu&rsquo;elle ne comprenait pas l&rsquo;anglais. Le pr\u00e9tendant n&rsquo;\u00e9tait autre qu&rsquo;Henry Kissinger, le c\u00e9l\u00e8bre secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat am\u00e9ricain, connu pour sa diplomatie tr\u00e8s orient\u00e9e en faveur d&rsquo;Isra\u00ebl. On comprend mieux aujourd&rsquo;hui pourquoi Kissinger passait aussi souvent par Le Caire pendant ses fameuses navettes.<br \/><em><strong>A. H.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.lesoirdalgerie.com\/kiosque-arabe\/comment-abdelhalim-a-detrone-farid-61970\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les cha\u00eenes fran\u00e7aises \u00e9tant occup\u00e9es \u00e0 parler de ce qu&rsquo;elles ne savent pas, les Alg\u00e9riennes trop affair\u00e9es \u00e0 ce que vous savez, il devenait urgent de revenir vers les cha\u00eenes \u00e9gyptiennes. 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