{"id":118241,"date":"2021-06-08T16:27:14","date_gmt":"2021-06-08T20:27:14","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/zone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons-reussir-ce-marche-africain-le-secretaire-general-wamkele-menezone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons\/"},"modified":"2021-06-08T16:27:14","modified_gmt":"2021-06-08T20:27:14","slug":"zone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons-reussir-ce-marche-africain-le-secretaire-general-wamkele-menezone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/zone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons-reussir-ce-marche-africain-le-secretaire-general-wamkele-menezone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons\/","title":{"rendered":"Zone de libre-\u00e9change continental africaine  : \u00ab Nous devons r\u00e9ussir ce march\u00e9 africain\u00bb, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Wamkele MeneZone de libre-\u00e9change continental africaine :  \u00ab Nous devons r\u00e9ussir ce march\u00e9 africain\u00bb, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Wamkele Mene"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/1-8.jpg\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"595\" height=\"397\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/1-8.jpg\" srcset=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/1-8.jpg 595w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/1-8-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/1-8-150x100.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>En visite officielle au Burkina Faso, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Zone de libre-\u00e9change continental africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, a accord\u00e9 une interview \u00e0 Sidwaya, le vendredi 4 juin 2021, \u00e0 Ouagadougou. Dans cet entretien, M. Mene revient sur l\u2019objet et le bilan de son s\u00e9jour au pays des Hommes int\u00e8gres, le processus de mise en \u0153uvre<\/strong><br \/><strong>de la ZLECAf, les prochaines n\u00e9gociations de l\u2019accord, l\u2019imp\u00e9rieuse n\u00e9cessit\u00e9 pour l\u2019Afrique de r\u00e9ussir\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S) : Quel est l\u2019objet de votre pr\u00e9sence au Burkina Faso ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Wamkele Mene (W.M.)<\/strong> : Le premier objectif de notre venue au Burkina Faso<br \/>est de reconna\u00eetre la contribution du gouvernement burkinab\u00e8 aux n\u00e9gociations de la ZLECAf. Le Burkina Faso a \u00e9t\u00e9 un soutien de taille dans le processus d\u2019op\u00e9rationnalisation de la ZLECAf.<br \/>Il a, d\u00e8s les premiers instants, sign\u00e9, ratifi\u00e9 l\u2019accord. Il a fait tout le n\u00e9cessaire relatif \u00e0 toutes les exigences de la ZLECAf. Il nous revient donc de reconna\u00eetre cette contribution. Nous sommes l\u00e0 \u00e9galement pour pr\u00e9senter aux autorit\u00e9s le point de l\u2019ensemble des activit\u00e9s que nous avons<br \/>r\u00e9alis\u00e9es depuis l\u2019installation du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral de la ZLECAf en janvier 2021.<\/p>\n<p><strong>S : Vous \u00eates en fin de mission, quel bilan faites-vous de votre s\u00e9jour au Burkina Faso ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : J\u2019ai fait une visite tr\u00e8s fructueuse. J\u2019ai rencontr\u00e9 le pr\u00e9sident du Faso, le ministre en charge du commerce, celui en charge des affaires \u00e9trang\u00e8res, les acteurs du secteur priv\u00e9 burkinab\u00e8. Nous avons eu de tr\u00e8s bons \u00e9changes. Nous avons discut\u00e9 principalement de l\u2019avancement de la mise en \u0153uvre de la ZLECAf.<br \/>Contrairement aux appr\u00e9hensions que j\u2019avais quand j\u2019arrivais ici, je repars tr\u00e8s confiant, tr\u00e8s \u00e9difi\u00e9 au regard de ce que j\u2019ai re\u00e7u comme informations de la part des autorit\u00e9s burkinab\u00e8. Avec la strat\u00e9gie nationale d\u2019industrialisation et tout ce qui est en train d\u2019\u00eatre impl\u00e9ment\u00e9 ici me donnent la force de croire au Burkina Faso pour la suite de la mise en \u0153uvre de la ZLECAf. En plus de l\u2019industrialisation, le pr\u00e9sident du Faso a mis<br \/>l\u2019accent sur l\u2019importance du transport des marchandises pour les pays enclav\u00e9s comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger, sur la n\u00e9cessit\u00e9 que toute la logistique prenne corps afin de<br \/>permettre aux pays de<br \/>l\u2019hinterland de commercer leurs marchandises. Le Chef de l\u2019Etat a \u00e9galement parl\u00e9 de la n\u00e9cessit\u00e9 de faciliter les proc\u00e9dures douani\u00e8res afin de renforcer ces couloirs d\u2019\u00e9changes de marchandises entre les pays.<\/p>\n<p><strong>S : La ZLECAf est entr\u00e9e en vigueur le 1er janvier 2021. Quel bilan faites-vous de ces premiers six mois de mise en \u0153uvre de l\u2019accord ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nous sommes satisfaits des activit\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Un certain nombre d\u2019organes comme le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019organe de r\u00e9solution des diff\u00e9rends ont pris corps.<br \/>En dehors de ces organes qui ont \u00e9t\u00e9 mis en place, nous avons commenc\u00e9 la phase de recrutement du personnel et qui va se poursuivre, surtout apr\u00e8s la pr\u00e9sentation et la validation de l\u2019ossature g\u00e9n\u00e9rale du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral de la ZLECAf au prochain sommet des Chefs d\u2019Etat.<br \/>Nous sommes conscients de nos responsabilit\u00e9s en tant que Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la ZLECAf. Et c\u2019est pour cette raison que nous effectuons des tourn\u00e9es non seulement dans des pays qui ont ratifi\u00e9 l\u2019accord pour leur rendre compte des activit\u00e9s que nous menons, mais aussi dans les pays qui ne l\u2019ont pas encore ratifi\u00e9 pour les encourager \u00e0 le faire. Aujourd\u2019hui, 54 pays sur 55 ont sign\u00e9 l\u2019accord de la ZLECAf (l\u2019Erythr\u00e9e est le seul pays qui ne l\u2019a pas encore sign\u00e9) et 38 pays l\u2019ont ratifi\u00e9. Il est important que toute l\u2019Afrique ratifie cet accord.<br \/>De l\u2019histoire de tous les instruments et accords au niveau de l\u2019Union africaine, la ZLECAf est le premier accord qui a \u00e9t\u00e9 le plus rapidement ratifi\u00e9 par les Etats.<\/p>\n<p><strong>S : Pour le citoyen lambda, lorsque l\u2019on dit que la ZLECAf est entr\u00e9e en vigueur le 1er janvier 2021, cela signifie que les marchandises ont commenc\u00e9 \u00e0 circuler sans barri\u00e8res entre les pays africains. Est-ce le cas ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : Depuis la conf\u00e9rence des Chefs d\u2019Etat en janvier 2020, l\u2019op\u00e9rationnalisation de la ZLECAf a commenc\u00e9. Mais il s\u2019agit d\u2019un processus complexe qui peut prendre du temps. Ce n\u2019est pas aussit\u00f4t que le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral est mis en place que les activit\u00e9s commerciales sur le continent commencent. Cela n\u00e9cessite la mise en place d\u2019un certain nombre de r\u00e8gles douani\u00e8res. Il y a l\u2019obligation pour chaque pays d\u2019adopter des r\u00e8gles douani\u00e8res, de sorte qu\u2019au sortir de la pand\u00e9mie, les lignes puissent bouger.<br \/>Il faut noter qu\u2019en moins de cinq ans, la premi\u00e8re phase de cet accord a \u00e9t\u00e9 boucl\u00e9e. Nous sommes dans la seconde phase. Aujourd\u2019hui, 86% des activit\u00e9s du processus d\u2019op\u00e9rationnalisation de cet accord sont achev\u00e9s. Cela est un succ\u00e8s, qui devrait bient\u00f4t porter des fruits. Je suis confiant que d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e 2021, la ZLECAf sera op\u00e9rationnelle.<\/p>\n<p><strong>S : La COVID-19 a quelque peu perturb\u00e9 le processus de mise en \u0153uvre de la ZLECAf, notamment le cycle des n\u00e9gociations restantes. Quelles sont les prochaines \u00e9tapes de<\/strong><br \/><strong>l\u2019op\u00e9rationnalisation de l\u2019accord ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : La second phase est tr\u00e8s importante car elle va aborder la question des investissements, du commerce \u00e9lectronique, de la prise en compte des femmes et des jeunes dans le commerce. Cette seconde phase des n\u00e9gociations commence en juillet prochain.<\/p>\n<p><strong>S : La ZLECAf est l\u2019une des plus grandes zones de libre-\u00e9change au monde. Est-ce qu\u2019il n\u2019y pas de risque qu\u2019elle subisse le m\u00eame sort que certains vastes projets de d\u00e9veloppement du continent, annonc\u00e9s \u00e0 grande pompe mais rest\u00e9s sans effets tangibles sur le terrain ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : D\u2019abord, les autres grands projets dont vous parlez ne nous avaient pas comme secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral ! C\u2019est une premi\u00e8re diff\u00e9rence ! Aujourd\u2019hui, 37 pays ont, d\u2019embl\u00e9e, accept\u00e9 d\u2019ouvrir leurs fronti\u00e8res pour le commerce intra-africain. Il y a un enthousiasme continental certain par rapport \u00e0 la ZLECAf, qu\u2019on n\u2019avait jamais vu sur le continent.<br \/>Nous sommes conscients que la t\u00e2che ne sera pas facile. Nous devrons apprendre des \u00e9checs et des succ\u00e8s des projets pass\u00e9s, des zones \u00e9conomiques r\u00e9gionales pour am\u00e9liorer ce que nous sommes en train de faire. Nous avons eu un tr\u00e8s excellent d\u00e9but.<br \/>Contrairement \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne qui a mis 72 ans avant que le march\u00e9 europ\u00e9en ne soit effectif, nous avons bien commenc\u00e9. Il n\u2019y pas de raison que nous n\u2019y arrivions pas ! Nous avons une base solide et nous sommes optimistes.<\/p>\n<p><strong>S : Malheureusement, il y a des exemples comme le Nig\u00e9ria qui a ferm\u00e9 ses fronti\u00e8res avec le Benin en flagrante violation des textes de la CEDEAO. Certes, c\u2019est un cas isol\u00e9 mais est-ce que cela n\u2019est pas symptomatique des difficult\u00e9s que la ZLECAf pourrait rencontrer ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : Jusque-l\u00e0, le Benin n\u2019est pas membre de la ZLECAf. Donc, juridiquement le Benin ne peut pas r\u00e9gler ce probl\u00e8me dans le cadre de la r\u00e8glementation de la ZLECAf. Cela dit, il faut reconna\u00eetre que ces genres de probl\u00e8mes font partie des challenges que nous devrons relever. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 contact\u00e9 le Nig\u00e9ria pour qu\u2019une solution soit trouv\u00e9e, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de toutes les parties.<br \/>Le couloir entre le Nig\u00e9ria et la C\u00f4te-d\u2019Ivoire est un transit tr\u00e8s important pour la vie \u00e9conomique de la r\u00e9gion, notamment pour des pays comme le Burkina Faso. Il n\u2019y a pas seulement que le Nig\u00e9ria que nous avons appel\u00e9 au r\u00e8glement de ce probl\u00e8me mais toute la CEDEAO est mobilis\u00e9e afin que cette crise soit r\u00e9solue pour la bonne survie \u00e9conomique de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p><strong>S : Le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral de votre organisation<\/strong><br \/><strong>a-t-elle tenu compte des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et d\u2019instabilit\u00e9 politique dans certains Etats africains qui pourraient constituer des menaces pour la r\u00e9ussite de la ZLECAf ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : Ce sont des questions qui pr\u00e9occupent l\u2019ensemble des Chefs d\u2019Etat du continent et pour lesquelles ils sont vraiment engag\u00e9s \u00e0 trouver solutions. Il est clair qu\u2019on ne peut faire du commerce sans la paix, sans stabilit\u00e9 politique. Et c\u2019est pour cette raison que la conf\u00e9rence des Chefs d\u2019Etat en janvier 2020 a port\u00e9 sur le th\u00e8me : \u00ab Faire taire les armes en Afrique \u00bb. L\u2019objectif est de cr\u00e9er un environnement propice pour le commerce intra-africain. Ce sont des d\u00e9fis que nous allons relever afin que nos Etats puissent commercer dans la paix et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>S : Au-del\u00e0 de ce volontarisme, existe-t-il des m\u00e9canismes juridiques ou institutionnels qui sont pr\u00e9vus pour garantir le succ\u00e8s \u00e0 la ZLECAf ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : Il faut comprendre qu\u2019il y a une volont\u00e9 politique qui est que l\u2019Afrique ne veut plus \u00eatre dans la situation o\u00f9 elle se retrouve aujourd\u2019hui.<br \/>La question que nous devrions nous poser est la suivante : Voulons-nous rester le continent pauvre, toujours en train de courir derri\u00e8re les autres pour qu\u00e9mander, pour demander l\u2019aider des autres continents ? Si la r\u00e9ponse est non, il est clair que la ZLECAf va r\u00e9ussir ! De tous les \u00e9changes que nous avons eus avec les Chefs d\u2019Etat, tout le monde reconna\u00eet qu\u2019il est temps que l\u2019Afrique r\u00e9ussisse ce pari, que notre continent ne soit plus \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des autres. Pour un accord d\u2019une telle envergure, il est clair que tous les pays ne peuvent pas commencer au m\u00eame moment. Ceux qui sont pr\u00eats vont d\u00e9buter, les autres prendront le train en marche. Peut-\u00eatre que ces derniers seront attir\u00e9s par les b\u00e9n\u00e9fices, le succ\u00e8s de ceux s\u2019y sont engag\u00e9s t\u00f4t ; et ils rentreront dans la cadence. Aujourd\u2019hui, l\u2019Afrique n\u2019a pas d\u2019autre choix si elle ne veut pas demeurer dans la situation catastrophique o\u00f9 elle est toujours, deni\u00e8re du monde. Nous n\u2019avons donc pas d\u2019alternative que de r\u00e9ussir la ZLECAf ! Et tous les m\u00e9canismes sont mis en \u0153uvre pour que nous atteignions cet objectif.<\/p>\n<p><strong>S : Une certaine opinion estime que la ZLECAf est plus avantageuse aux grandes \u00e9conomies africaines comme l\u2019Afrique du Sud, le Maroc, le Nig\u00e9ria, etc., au d\u00e9triment des petits pays. Que r\u00e9pondez-vous ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : Selon des \u00e9tudes d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9es, ces grands dont vous parlez vont b\u00e9n\u00e9ficier plus rapidement des retomb\u00e9es de la ZLECAf, du fait qu\u2019il existe d\u00e9j\u00e0 des industries dans ces pays. Ce qui n\u2019est pas le cas des pays o\u00f9 le tissu industriel reste faible. L\u2019objectif justement de la ZLECAf est de donner la chance et l\u2019opportunit\u00e9 \u00e0 ces derniers de d\u00e9velopper des industries dans leurs pays ; ce qui va cr\u00e9er des chaines de valeurs. Le Maroc par exemple n\u2019avait pas de zones commerciales sp\u00e9ciales, aujourd\u2019hui, il en dispose ! On constate une \u00e9volution commerciale dans ces zones dans des domaines comme l\u2019automobile o\u00f9 il y a eu de grandes avanc\u00e9es.<br \/>Prenons encore l\u2019exemple du Lesotho qui, il y a 20 ans, avait refus\u00e9 de signer un accord de libre-\u00e9change avec l\u2019Afrique du Sud parce qu\u2019il \u00e9tait moins comp\u00e9titif que cette derni\u00e8re. Aujourd\u2019hui, le Lesotho est plus comp\u00e9titif que l\u2019Afrique du Sud notamment dans le domaine du cuivre.<\/p>\n<p><strong>Le changement prend du temps.<\/strong><\/p>\n<p>Ce que nous devons faire aujourd\u2019hui, c\u2019est prendre des mesures concr\u00e8tes pour accompagner les Etats \u00e0 s\u2019industrialiser, pour la cr\u00e9ation des chaines de valeurs. Si nous prenons le cas des pays comme le Togo, le Benin, le Burkina Faso, la question centrale que l\u2019on doit se poser est celle de savoir quelles sont les chaines de valeurs qui peuvent \u00eatre cr\u00e9\u00e9es dans ces pays ?<br \/>C\u2019est la raison de la mise en place de cet accord continental. Soyons optimistes, concentrons-nous sur l\u2019essentiel, regardons vers l\u2019avenir. Car avec ce qui a \u00e9t\u00e9 fait, nous allons r\u00e9ussir. C\u2019est le cas pour Singapour, Ta\u00efwan, qui, il y a quelques ann\u00e9es n\u2019\u00e9taient rien, mais sont aujourd\u2019hui tr\u00e8s bien positionn\u00e9s sur le plan mondial. Ce qui est possible ailleurs l\u2019est aussi en Afrique !<\/p>\n<p><strong>S : Quels sont les m\u00e9canismes de compensation ou de protection des industries naissantes des pays \u00e0 faible \u00e9conomie qui sont pr\u00e9vus dans le cadre de la ZLECAf ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : L\u2019un des m\u00e9canismes qui a \u00e9t\u00e9 mis en place pour parer aux pertes que certains pays pourraient subir est le fonds d\u2019ajustement. Nous travaillons en collaboration avec Afreximbank qui accompagne la ZLECAf dans ce projet qui consiste \u00e0 aider les pays \u00e0 faible \u00e9conomie. Ce fonds d\u2019ajustement sera op\u00e9rationnel en juillet et sera aliment\u00e9 \u00e0 hauteur d\u2019un milliard de dollars. Aujourd\u2019hui, nous voulons que ce fonds puisse profiter prioritairement aux pays \u00e9conomiquement faibles.<\/p>\n<p><strong>S : L\u2019accord de la ZLECAf pr\u00e9voit la prise en compte du genre, de quoi s\u2019agit-il exactement ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : La ZLECAf travaille \u00e0 atteindre l\u2019agenda 2063 dont le th\u00e8me est : \u00abL\u2019Afrique que nous voulons\u00bb. Et dans cet agenda de \u00ab l\u2019Afrique que nous voulons \u00bb, la priorit\u00e9 est accord\u00e9e aux jeunes et aux femmes. Nous avons \u00e0 c\u0153ur d\u2019accompagner les femmes dans leurs activit\u00e9s commerciales. Nous pr\u00e9parons en juillet prochain une conf\u00e9rence sur les femmes entrepreneures.<\/p>\n<p><strong>S : Quels conseils avez-vous \u00e0 donner au secteur priv\u00e9 burkinab\u00e8 afin qu\u2019il puisse mieux tirer parti des opportunit\u00e9s qu\u2019offre la ZLECAf ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>W. M.<\/strong> : L\u2019accord met en place un tr\u00e8s vaste march\u00e9. J\u2019encourage le secteur priv\u00e9 burkinab\u00e8 \u00e0 tirer le meilleur parti de cet accord. L\u2019Afrique a un tr\u00e8s grand potentiel en termes d\u2019exportations et il est inconcevable que les entreprises, les investisseurs burkinab\u00e8 ne profitent pas de la ZLECAf. Je souhaite donc que le Burkina Faso puisse exporter ses produits \u00e0 travers les autres pays du continent. Le pays regorge d\u2019un certain nombre de secteurs comp\u00e9titifs et qui repr\u00e9sentent de potentiels march\u00e9s d\u2019exportation. Il s\u2019agit notamment des secteurs du textile, de l\u2019agroalimentaire, de la transformation locale, de l\u2019agro-industrie, des mines, etc. Le secr\u00e9tariat de la ZLECAf est dispos\u00e9 \u00e0 accompagner le Burkina Faso afin qu\u2019il puisse tirer le meilleur parti de ce march\u00e9 africain.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par<\/strong><br \/><strong>Mahamadi SEBOGO<\/strong><br \/><strong>Windmad76@gmail.com<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom tdi_33_a70 td_block_template_1\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-27454\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/PUB-Bandeau-paiement-mobile-siteweb.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/06\/08\/zone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons-reussir-ce-marche-africain-le-secretaire-general-wamkele-menezone-de-libre-echange-continental-africaine-nous-devons\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En visite officielle au Burkina Faso, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Zone de libre-\u00e9change continental africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, a accord\u00e9 une interview \u00e0 Sidwaya, le vendredi 4 juin 2021, \u00e0 Ouagadougou. Dans cet entretien, M. Mene revient sur l\u2019objet et le bilan de son s\u00e9jour au pays des Hommes int\u00e8gres, le processus de mise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/1-8.jpg","fifu_image_alt":"Zone de libre-\u00e9change continental africaine  : \u00ab Nous devons r\u00e9ussir ce march\u00e9 africain\u00bb, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Wamkele MeneZone de libre-\u00e9change continental africaine :  \u00ab Nous devons r\u00e9ussir ce march\u00e9 africain\u00bb, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Wamkele Mene","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-118241","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118241","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118241"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118241\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118241"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118241"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118241"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}