{"id":118743,"date":"2021-06-17T05:30:00","date_gmt":"2021-06-17T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/meriem\/"},"modified":"2021-06-17T05:30:00","modified_gmt":"2021-06-17T09:30:00","slug":"meriem","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/meriem\/","title":{"rendered":"MERIEM"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"80.726812816189\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : <em>Il faisait nuit et il pleuvait. Meriem devrait traverser le village pour acheter des m\u00e9dicaments \u00e0 son jeune fr\u00e8re. Sa mar\u00e2tre Houria lui rendait la vie dure, mais elle refuse d\u2019en parler \u00e0 son p\u00e8re. Amar avait tant souffert. Il \u00e9tait orphelin et avait eu beaucoup de mal \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer ses biens.<\/em><\/p>\n<p><strong>L<\/strong>e vieil homme toussote et lance :<br \/>&#8211; Voyons Amar mon fils, tu es chez toi. Heu&#8230; Prends ce que tu juges n\u00e9cessaire \u00e0 ton confort. Hum\u2026Nous sommes tous d\u2019accord pour que tu reprennes la maison de tes d\u00e9funts parents, que Dieu ait leur \u00e2me. D\u2019ailleurs qui pourrait d\u2019autre en h\u00e9riter, si ce n\u2019est leur propre fils ?\u00a0<br \/>Cependant, comme nous avons fait le partage des terres avoisinantes, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 tu n\u2019avais pas encore l\u2019\u00e2ge de raison, il me semble qu\u2019il est essentiel, pour nous tes oncles, de nous concerter afin de d\u00e9limiter les terrains qui te reviennent de droit autour de cette propri\u00e9t\u00e9.<br \/>&#8211; Toutes les terres qui entourent la maison me reviennent de droit, mon oncle. Ce sont les terres de mes anc\u00eatres. Mon grand-p\u00e8re et mon arri\u00e8re-grand-p\u00e8re y avaient v\u00e9cu et plant\u00e9 les oliviers, et tous les arbres fruitiers, dont vous vous \u00eates tous r\u00e9gal\u00e9s depuis deux d\u00e9cennies. Il est temps que cela change.\u00a0<br \/>Je ne ferai pas non plus omission sur les biens de ma grand-m\u00e8re Malha que vous aviez spoli\u00e9e sous pr\u00e9texte de les exploiter pour elle, alors qu\u2019elle n\u2019avait plus ni sa sant\u00e9 physique ni sa raison. Vous \u00eates tous des monstres ! Les vieux oncles trembl\u00e8rent sous leur burnous. Amar n\u2019allait tout de m\u00eame pas r\u00e9cup\u00e9rer toutes les terres et les biens de la\u00a0famille ?<br \/>&#8211; Vous n\u2019aviez pas honte de profiter de la maladie et de la mort de cette brave femme ? Et moi, qu\u2019avez-vous fait de votre neveu, alors qu\u2019il n\u2019avait m\u00eame pas l\u2019\u00e2ge de se rendre \u00e0 la cueillette des olives ?\u00a0<br \/>Vous m\u2019avez pouss\u00e9 hors du village. Je n\u2019ai d\u00fb mon salut qu\u2019\u00e0 la cl\u00e9mence de Dieu et \u00e0 la force de mes petits bras. Des ann\u00e9es durant, j\u2019ai trim\u00e9 comme un n\u00e8gre chez les autres, alors que j\u2019aurais pu le faire chez moi et sur mes propres terres. \u00c9videmment, vous n\u2019attendiez pas mon retour. Mais il se trouve que je suis l\u00e0. Je suis l\u00e0 et je compte rester chez moi. Je dois redonner vie \u00e0 la maison de mes anc\u00eatres et r\u00e9cup\u00e9rer toutes les parcelles de terre qui me reviennent de droit.<br \/>Des yeux apeur\u00e9s le d\u00e9visageaient. Qu\u2019allait-il donc faire ? Les destituer ? Mais il se met \u00e0 rire et reprend d\u2019une voix calme :<br \/>&#8211; Vous ressentez maintenant ce que j\u2019ai d\u00fb moi-m\u00eame ressentir lorsque vous m\u2019avez humili\u00e9 et spoli\u00e9 de mes biens. Alors, qu\u2019en pensez-vous, mes chers oncles ?<br \/>M\u2019hand, le plus \u00e2g\u00e9 de ses oncles, qui avait l\u2019autorit\u00e9 sur les autres, lui sourit de sa bouche \u00e9dent\u00e9e. Le sourire ressemblait davantage \u00e0 une grimace de d\u00e9pit, mais Amar soutint son regard, et le vieil homme baisse les yeux et toussote encore une fois, avant de r\u00e9pondre :<br \/>&#8211; Nous t\u2019avons d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 des terres, mon cher neveu. Heu&#8230; Je veux dire ces terres que nous n\u2019avons pas pu exploiter \u00e0 ce jour. Elles sont encore vierges et tr\u00e8s prometteuses.<br \/>&#8211; Dans ce cas-l\u00e0, pourquoi ne pas les avoir exploit\u00e9es ?\u00a0<br \/>demande Amar, d\u2019un air moqueur. Vous croyez que je suis na\u00eff au point de ne pas avoir compris que ces terres sont loin d\u2019\u00eatre aussi fertiles que vous le pr\u00e9tendez, car vous n\u2019auriez pas rat\u00e9 l\u2019occasion d\u2019en profiter. Je suis d\u2019accord tout de m\u00eame pour les r\u00e9cup\u00e9rer. Quelqu\u2019un pousse un soupir de soulagement. Pas pour longtemps. Amar reprend :<br \/>&#8211; Bien s\u00fbr que je vais aussi r\u00e9cup\u00e9rer toutes les terres qui entourent la maison et les champs d\u2019oliviers qui revenaient de droit \u00e0 mes deux parents. Les visages p\u00e2lirent. Un oncle se sentit mal, et quelqu\u2019un prend la cruche d\u2019eau pour lui en asperger le visage. Amar se l\u00e8ve :<br \/>&#8211; Je m\u2019installe d\u00e8s ce soir au village. Et si quelqu\u2019un veut m\u2019affronter, il n\u2019a qu\u2019\u00e0 le faire. Il quitte cette assembl\u00e9e de vieux chenapans, comme il s\u2019est amus\u00e9 \u00e0 les d\u00e9signer, et se dirige vers la placette du village pour demander \u00e0 voir le sage de la djem\u00e2a. A\u00efssa avait connu ses parents et lui-m\u00eame, alors qu\u2019il n\u2019\u00e9tait encore qu\u2019un gamin. S\u2019en rappelait-il ? Ses appr\u00e9hensions s\u2019\u00e9vapor\u00e8rent lorsque ce dernier le prend dans ses bras et le serre contre lui :<br \/>&#8211; Amar. Mon fils. Te voil\u00e0 enfin revenu chez toi. Tu es devenu un homme. Un homme qui vengera s\u00fbrement les siens.<br \/>Amar l\u2019entretiendra alors sur ses projets imm\u00e9diats, et A\u00efssa hoche la t\u00eate d\u2019un air entendu, avant de lancer :<br \/>&#8211; J\u2019ai tellement attendu ce jour que j\u2019ai cru qu\u2019il n\u2019arrivera jamais. J\u2019ai esp\u00e9r\u00e9 te revoir plut\u00f4t. Je me suis inqui\u00e9t\u00e9 pour toi, mon fils. Quelqu\u2019un m\u2019avait appris que tu \u00e9tais \u00e0 l\u2019abri dans un village voisin. Personne ne t\u2019a cherch\u00e9. Je ne pouvais alors rien entreprendre pour te retrouver. Ma conscience m\u2019avait malmen\u00e9. (Il pousse un soupir.) La mort a fait de toi une victime de choix. J\u2019ai connu tes parents et avant eux tes grands-parents. (Il soupire encore.) Que Dieu ait leur \u00e2me. Je me dois de t\u2019aider pour apaiser mes remords. Si tu veux r\u00e9cup\u00e9rer tes biens, ce ne sera que justice.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>\u00c0 SUIVRE<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\"><strong><a href=\"\/cdn-cgi\/l\/email-protection\" class=\"__cf_email__\" data-cfemail=\"a3dafccbc2cdc2cdc6c7d9e3dac2cbcccc8dc5d1\">[email\u00a0protected]<\/a><\/strong><br \/>VOS R\u00c9ACTIONS ET VOS T\u00c9MOIGNAGES SONT LES BIENVENUS<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"80.726812816189\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : <em>Il faisait nuit et il pleuvait. Meriem devrait traverser le village pour acheter des m\u00e9dicaments \u00e0 son jeune fr\u00e8re. Sa mar\u00e2tre Houria lui rendait la vie dure, mais elle refuse d\u2019en parler \u00e0 son p\u00e8re. Amar avait tant souffert. Il \u00e9tait orphelin et avait eu beaucoup de mal \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer ses biens.<\/em><\/p>\n<p><strong>L<\/strong>e vieil homme toussote et lance :<br \/>&#8211; Voyons Amar mon fils, tu es chez toi. Heu&#8230; Prends ce que tu juges n\u00e9cessaire \u00e0 ton confort. Hum\u2026Nous sommes tous d\u2019accord pour que tu reprennes la maison de tes d\u00e9funts parents, que Dieu ait leur \u00e2me. D\u2019ailleurs qui pourrait d\u2019autre en h\u00e9riter, si ce n\u2019est leur propre fils ?\u00a0<br \/>Cependant, comme nous avons fait le partage des terres avoisinantes, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 tu n\u2019avais pas encore l\u2019\u00e2ge de raison, il me semble qu\u2019il est essentiel, pour nous tes oncles, de nous concerter afin de d\u00e9limiter les terrains qui te reviennent de droit autour de cette propri\u00e9t\u00e9.<br \/>&#8211; Toutes les terres qui entourent la maison me reviennent de droit, mon oncle. Ce sont les terres de mes anc\u00eatres. Mon grand-p\u00e8re et mon arri\u00e8re-grand-p\u00e8re y avaient v\u00e9cu et plant\u00e9 les oliviers, et tous les arbres fruitiers, dont vous vous \u00eates tous r\u00e9gal\u00e9s depuis deux d\u00e9cennies. Il est temps que cela change.\u00a0<br \/>Je ne ferai pas non plus omission sur les biens de ma grand-m\u00e8re Malha que vous aviez spoli\u00e9e sous pr\u00e9texte de les exploiter pour elle, alors qu\u2019elle n\u2019avait plus ni sa sant\u00e9 physique ni sa raison. Vous \u00eates tous des monstres ! Les vieux oncles trembl\u00e8rent sous leur burnous. Amar n\u2019allait tout de m\u00eame pas r\u00e9cup\u00e9rer toutes les terres et les biens de la\u00a0famille ?<br \/>&#8211; Vous n\u2019aviez pas honte de profiter de la maladie et de la mort de cette brave femme ? Et moi, qu\u2019avez-vous fait de votre neveu, alors qu\u2019il n\u2019avait m\u00eame pas l\u2019\u00e2ge de se rendre \u00e0 la cueillette des olives ?\u00a0<br \/>Vous m\u2019avez pouss\u00e9 hors du village. Je n\u2019ai d\u00fb mon salut qu\u2019\u00e0 la cl\u00e9mence de Dieu et \u00e0 la force de mes petits bras. Des ann\u00e9es durant, j\u2019ai trim\u00e9 comme un n\u00e8gre chez les autres, alors que j\u2019aurais pu le faire chez moi et sur mes propres terres. \u00c9videmment, vous n\u2019attendiez pas mon retour. Mais il se trouve que je suis l\u00e0. Je suis l\u00e0 et je compte rester chez moi. Je dois redonner vie \u00e0 la maison de mes anc\u00eatres et r\u00e9cup\u00e9rer toutes les parcelles de terre qui me reviennent de droit.<br \/>Des yeux apeur\u00e9s le d\u00e9visageaient. Qu\u2019allait-il donc faire ? Les destituer ? Mais il se met \u00e0 rire et reprend d\u2019une voix calme :<br \/>&#8211; Vous ressentez maintenant ce que j\u2019ai d\u00fb moi-m\u00eame ressentir lorsque vous m\u2019avez humili\u00e9 et spoli\u00e9 de mes biens. Alors, qu\u2019en pensez-vous, mes chers oncles ?<br \/>M\u2019hand, le plus \u00e2g\u00e9 de ses oncles, qui avait l\u2019autorit\u00e9 sur les autres, lui sourit de sa bouche \u00e9dent\u00e9e. Le sourire ressemblait davantage \u00e0 une grimace de d\u00e9pit, mais Amar soutint son regard, et le vieil homme baisse les yeux et toussote encore une fois, avant de r\u00e9pondre :<br \/>&#8211; Nous t\u2019avons d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 des terres, mon cher neveu. Heu&#8230; Je veux dire ces terres que nous n\u2019avons pas pu exploiter \u00e0 ce jour. Elles sont encore vierges et tr\u00e8s prometteuses.<br \/>&#8211; Dans ce cas-l\u00e0, pourquoi ne pas les avoir exploit\u00e9es ?\u00a0<br \/>demande Amar, d\u2019un air moqueur. Vous croyez que je suis na\u00eff au point de ne pas avoir compris que ces terres sont loin d\u2019\u00eatre aussi fertiles que vous le pr\u00e9tendez, car vous n\u2019auriez pas rat\u00e9 l\u2019occasion d\u2019en profiter. Je suis d\u2019accord tout de m\u00eame pour les r\u00e9cup\u00e9rer. Quelqu\u2019un pousse un soupir de soulagement. Pas pour longtemps. Amar reprend :<br \/>&#8211; Bien s\u00fbr que je vais aussi r\u00e9cup\u00e9rer toutes les terres qui entourent la maison et les champs d\u2019oliviers qui revenaient de droit \u00e0 mes deux parents. Les visages p\u00e2lirent. Un oncle se sentit mal, et quelqu\u2019un prend la cruche d\u2019eau pour lui en asperger le visage. Amar se l\u00e8ve :<br \/>&#8211; Je m\u2019installe d\u00e8s ce soir au village. Et si quelqu\u2019un veut m\u2019affronter, il n\u2019a qu\u2019\u00e0 le faire. Il quitte cette assembl\u00e9e de vieux chenapans, comme il s\u2019est amus\u00e9 \u00e0 les d\u00e9signer, et se dirige vers la placette du village pour demander \u00e0 voir le sage de la djem\u00e2a. A\u00efssa avait connu ses parents et lui-m\u00eame, alors qu\u2019il n\u2019\u00e9tait encore qu\u2019un gamin. S\u2019en rappelait-il ? Ses appr\u00e9hensions s\u2019\u00e9vapor\u00e8rent lorsque ce dernier le prend dans ses bras et le serre contre lui :<br \/>&#8211; Amar. Mon fils. Te voil\u00e0 enfin revenu chez toi. Tu es devenu un homme. Un homme qui vengera s\u00fbrement les siens.<br \/>Amar l\u2019entretiendra alors sur ses projets imm\u00e9diats, et A\u00efssa hoche la t\u00eate d\u2019un air entendu, avant de lancer :<br \/>&#8211; J\u2019ai tellement attendu ce jour que j\u2019ai cru qu\u2019il n\u2019arrivera jamais. J\u2019ai esp\u00e9r\u00e9 te revoir plut\u00f4t. Je me suis inqui\u00e9t\u00e9 pour toi, mon fils. Quelqu\u2019un m\u2019avait appris que tu \u00e9tais \u00e0 l\u2019abri dans un village voisin. Personne ne t\u2019a cherch\u00e9. Je ne pouvais alors rien entreprendre pour te retrouver. Ma conscience m\u2019avait malmen\u00e9. (Il pousse un soupir.) La mort a fait de toi une victime de choix. J\u2019ai connu tes parents et avant eux tes grands-parents. (Il soupire encore.) Que Dieu ait leur \u00e2me. Je me dois de t\u2019aider pour apaiser mes remords. Si tu veux r\u00e9cup\u00e9rer tes biens, ce ne sera que justice.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>\u00c0 SUIVRE<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\"><strong><a href=\"\/cdn-cgi\/l\/email-protection\" class=\"__cf_email__\" data-cfemail=\"374e685f5659565952534d774e565f5858195145\">[email\u00a0protected]<\/a><\/strong><br \/>VOS R\u00c9ACTIONS ET VOS T\u00c9MOIGNAGES SONT LES BIENVENUS<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/des-gens-et-des-faits\/meriem-360475\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9 : Il faisait nuit et il pleuvait. Meriem devrait traverser le village pour acheter des m\u00e9dicaments \u00e0 son jeune fr\u00e8re. Sa mar\u00e2tre Houria lui rendait la vie dure, mais elle refuse d\u2019en parler \u00e0 son p\u00e8re. Amar avait tant souffert. Il \u00e9tait orphelin et avait eu beaucoup de mal \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer ses biens. 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