{"id":119888,"date":"2021-06-29T17:32:25","date_gmt":"2021-06-29T21:32:25","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/gestion-durable-des-terres-une-therapie-endogene-venue-des-perimetres-bocagers-de-guie\/"},"modified":"2021-06-29T17:32:25","modified_gmt":"2021-06-29T21:32:25","slug":"gestion-durable-des-terres-une-therapie-endogene-venue-des-perimetres-bocagers-de-guie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/gestion-durable-des-terres-une-therapie-endogene-venue-des-perimetres-bocagers-de-guie\/","title":{"rendered":"Gestion durable des terres : Une th\u00e9rapie endog\u00e8ne venue  des p\u00e9rim\u00e8tres bocagers de Gui\u00e8"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, des paysans innovants et r\u00e9silients de 11 villages du Plateau central, r\u00e9unis au sein de l\u2019Association Zoramb Naagtaaba (AZN), exp\u00e9rimentent une approche agricole int\u00e9gr\u00e9e qui allie agriculture, \u00e9levage et protection de l\u2019environnement : le bocage sah\u00e9lien. Sur des terres jadis arides, d\u00e9nud\u00e9es, avec cette pratique, l\u2019agriculture reprend ses droits et le couvert v\u00e9g\u00e9tal se reconstitue. A Gui\u00e8, un village de la commune rurale de Dap\u00e9logo, \u00e0 60 km de Ouagadougou, les r\u00e9sultats de cette trouvaille sont visibles. D\u00e9couverte d\u2019une pratique \u00e0 haut impact sur l\u2019agriculture et la biodiversit\u00e9 !<\/strong><\/p>\n<p>\u00abDepuis que je cultive dans ce p\u00e9rim\u00e8tre, je ne connais plus de mauvaises r\u00e9coltes, mes rendements sont nettement meilleurs. L\u2019an pass\u00e9, sur 1,5 hectare, j\u2019ai r\u00e9colt\u00e9 neuf charret\u00e9es de mil\u00bb, t\u00e9moigne Jean Pierre Ou\u00e9draogo, un agriculteur de Gui\u00e8, un village situ\u00e9 dans la commune rurale de Dap\u00e9logo, \u00e0 60 km de Ouagadougou.<br \/>\nSur son lopin de deux hectares, il cultive, de mani\u00e8re altern\u00e9e, sorgho, petit mil et des cultures secondaires comme le haricot, le s\u00e9same, les arachides. En cette journ\u00e9e de juin 2021, sous un soleil de plomb, M. Ou\u00e9draogo, sarcle son champ de mil. \u00ab Au vu de la grosseur des tiges de mil de l\u2019an pass\u00e9, vous devriez savoir que mes r\u00e9coltes ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bonnes \u00bb, l\u00e2che-t-il, tout sourire.<\/p>\n<p>La satisfaction de Jean Pierre ne r\u00e9side pas seulement dans l\u2019am\u00e9lioration de ses rendements agricoles. \u00ab Je ne suis pas dans un champ d\u00e9sertique. Outre les arbres des haies vives, j\u2019ai laiss\u00e9 pousser des esp\u00e8ces locales comme le cassia sieberiana, le prunier, le Piliostigma reticulatum. Je ne souffre plus pour trouver du p\u00e2turage pour mes animaux. J\u2019ai abondamment de la paille pour faire des seccos. Mes r\u00e9coltes sont \u00e0 l\u2019abri des animaux en divagation \u00bb, ajoute-t-il.<br \/>\nCes r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 possibles gr\u00e2ce \u00e0 une approche culturale int\u00e9gr\u00e9e de r\u00e9cup\u00e9ration des sols d\u00e9grad\u00e9s et de restauration des \u00e9cosyst\u00e8mes, de la biodiversit\u00e9, mise en place patiemment, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, exp\u00e9rience apr\u00e8s exp\u00e9rience, par des paysans d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 rechercher des solutions aux contraintes agricoles auxquelles ils sont confront\u00e9s : le bocage sah\u00e9lien.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est un concept qui comprend quatre \u00e9l\u00e9ments : l\u2019am\u00e9nagement des p\u00e9rim\u00e8tres bocagers, des jardins pluviaux, des routes bois\u00e9es et des retenues d\u2019eau collinaires appel\u00e9es bullis\u00bb, explique le Directeur de la Ferme-pilote de Gui\u00e8, Seydou Kabor\u00e9. Le p\u00e9rim\u00e8tre bocager est un espace \u00e0 vocation agro-sylvo-pastorale, cl\u00f4tur\u00e9 et am\u00e9nag\u00e9 de sorte que l\u2019on puisse associer \u00e0 la fois agriculture, foresterie et \u00e9levage, pr\u00e9cise-t-il.<br \/>\nIl s\u2019agit d\u2019un paquet de techniques agro\u00e9cologiques d\u00e9velopp\u00e9 depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es par un Fran\u00e7ais, Henri Girard et des paysans de 11 villages, regroup\u00e9s au sein de l\u2019Association Zoramb Naagtaaba (AZN), \u00e0 travers la Ferme pilote de Gui\u00e8. L\u2019engagement de ces agriculteurs tient \u00e0 une conviction : \u00e0 la d\u00e9gradation des terres caus\u00e9e par l\u2019homme, celui-ci peut opposer une aggravation de ces sols. Leur approche a permis de r\u00e9cup\u00e9rer 265 ha de terres d\u00e9grad\u00e9es \u00e0 Gui\u00e8, \u00e0 travers ses quatre p\u00e9rim\u00e8tres bocagers de Tankouri, Konkoos-Raogo, Kankamsin, Zemstaaba.<\/p>\n<h3>Fertilit\u00e9 recouvr\u00e9e<\/h3>\n<figure id=\"attachment_37050\" aria-describedby=\"caption-attachment-37050\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-37050\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/bocagene4-300x257-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"257\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/bocagene4-300x257-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene4-768x659.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene4-150x129.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene4-696x597.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene4-490x420.jpg 490w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene4.jpg 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-37050\" class=\"wp-caption-text\">Selon le directeur de la Ferme-pilote de Gui\u00e8, Seydou Kabor\u00e9, le p\u00e9rim\u00e8tre bocager, fond\u00e9 sur le principe \u00ab z\u00e9ro ruiss\u00e8lement d\u2019eau\u00bb, vise \u00e0 retenir le maximum d\u2019eau pluviale dans les champs.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ce 16 juin 2021, nous sommes au p\u00e9rim\u00e8tre bocager de Tankouri. Il est vaste de 100 hectares, entour\u00e9 d\u2019une cl\u00f4ture mixte compos\u00e9e de deux lignes d\u2019arbustes plant\u00e9s en quinconce de part et d\u2019autre d\u2019un grillage. La haie vive est touffue, taill\u00e9e par endroit. A l\u2019int\u00e9rieur du p\u00e9rim\u00e8tre, l\u2019envergure v\u00e9g\u00e9tative et la verdure des lieux tranchent avec les domaines environnants.<br \/>\nDes champs rectangulaires compartiment\u00e9s par des diguettes en terre et des haies vives denses offrent une beaut\u00e9 particuli\u00e8re au paysage. De jeunes plans de mil, d\u2019environ deux semaines, dans des trous de za\u00ef, atteignent 10 \u00e0 15 cm de haut. Des all\u00e9es larges de 12 \u00e0 15 m\u00e8tres facilitent la liaison des champs et la mobilit\u00e9 dans le p\u00e9rim\u00e8tre bocager.<\/p>\n<p>\u00ab 29 familles y cultivent. Elles disposent chacune d\u2019un lot de terre de 2,56 ha, subdivis\u00e9 en quatre champs de 0,64 ha \u00bb, fait savoir Seydou Kabor\u00e9. Le site a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9 en 1998, \u00e0 la demande des b\u00e9n\u00e9ficiaires, par la ferme pilote de l\u2019AZN, avec l\u2019appui de l\u2019ONG Terre Verte. Avant son am\u00e9nagement, personne ne pouvait s\u2019imaginer que ces terres arides, d\u00e9nud\u00e9es deviendraient encore cultivables, relate Jean Pierre Ou\u00e9draogo, l\u2019air \u00e9tonn\u00e9 et combl\u00e9. Aujourd\u2019hui, les sols y ont recouvr\u00e9 leur fertilit\u00e9, l\u2019agriculture a repris ses<br \/>\ndroits ; la faune et la flore sont de retour !<\/p>\n<p>En effet, au milieu des exploitations agricoles du site bocager de Tankouri, se dresse une for\u00eat naturelle de 22 hectares, mise en d\u00e9fens depuis l\u2019am\u00e9nagement du p\u00e9rim\u00e8tre. A l\u2019int\u00e9rieur, au milieu d\u2019un cocktail de senteurs naturelles, cris d\u2019oiseaux et d\u2019insectes rythment la danse lente des feuillages dict\u00e9e par le souffle l\u00e9ger de la mousson.<br \/>\nArides, il y a deux d\u00e9cennies, des milliers de plantes envahissent les lieux pour former aujourd\u2019hui un \u00ab massif \u00bb v\u00e9g\u00e9tatif, un sanctuaire de la biodiversit\u00e9 locale.<\/p>\n<p>Dattiers du d\u00e9sert, tamariniers, karit\u00e9s, pruniers, raisiniers, lianes, bouleau d\u2019Afrique, kink\u00e9liba, \u00e9pineux, piliostigma reticulatum, etc. composent ce \u00ab massif \u00bb arbor\u00e9 et arbustif. Des esp\u00e8ces en voie de disparition dans la zone comme le pterocarpus lucens, refont surface. Cette for\u00eat naturelle constitue le biotope d\u2019une faune vari\u00e9e. Perdrix, cailles sauvages, li\u00e8vres, rats, \u00e9cureuils, perdrix, divers insectes, des reptiles tels les pythons, des vip\u00e8res y vivent.<\/p>\n<h3>\u00ab Z\u00e9ro ruiss\u00e8lement d\u2019eau \u00bb<\/h3>\n<p>L\u2019\u00e9cosyst\u00e8me qui se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re est le r\u00e9sultat d\u2019une combinaison de techniques d\u2019am\u00e9nagement et d\u2019innovations impl\u00e9ment\u00e9es au fil des ans. \u00ab Le souci majeur de l\u2019agriculture au Sahel, n\u2019est pas tant la raret\u00e9 ou l\u2019insuffisance des pluies, mais la r\u00e9tention sur le sol des eaux pluvieuses qui tombent \u00bb, soutient M. Kabor\u00e9. L\u2019am\u00e9nagement bocager vise \u00e0 pallier cette contrainte ; il est fond\u00e9 sur le principe \u00ab z\u00e9ro ruiss\u00e8lement d\u2019eau \u00bb et consiste \u00e0 faire en sorte qu\u2019aucune goutte d\u2019eau de pluie qui tombe dans le champ n\u2019en sorte ; le maximum d\u2019eau doit y rester, et s\u2019infiltrer dans le sol, explique-t-il.<\/p>\n<figure id=\"attachment_37047\" aria-describedby=\"caption-attachment-37047\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-37047\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/bcagene2-300x231-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"231\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/bcagene2-300x231-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bcagene2-768x592.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bcagene2-150x116.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bcagene2-696x536.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bcagene2-545x420.jpg 545w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bcagene2.jpg 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-37047\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019agriculteur Jean Pierre Ou\u00e9draogo : \u00ab Je ne connais plus de mauvaises r\u00e9coltes, l\u2019an pass\u00e9, sur 1,5 hectare, j\u2019ai r\u00e9colt\u00e9 neuf charret\u00e9es de mil \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>C\u2019est pourquoi, outre la cl\u00f4ture principale, nos champs sont entour\u00e9s de diguettes en terre et de tranch\u00e9es de 40 cm de large et 30 cm de profondeur, o\u00f9 nous plantons des arbres d\u2019esp\u00e8ces majoritairement locales poursuit-il. Les diguettes et les tranch\u00e9es retiennent l\u2019eau de pluie. Les exc\u00e8s d\u2019eau en cas des fortes pluies ne peuvent sortir du champ par ruiss\u00e8lement. Le surplus d\u2019eau pluviale est accueilli dans une mare d\u2019un m\u00e8tre de profondeur, d\u2019un volume variant entre 18 et 40 m3, creus\u00e9e \u00e0 cet effet au point bas de chaque parcelle. En sus de participer \u00e0 l\u2019humidification du terrain, l\u2019eau de la mare sert \u00e0 l\u2019abreuvement des animaux en temps de jach\u00e8re p\u00e2tur\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019am\u00e9nagement, intervient la mise en culture des champs o\u00f9 le couple agroforesterie\/\u00e9levage s\u2019int\u00e8gre harmonieusement, dans une rotation culturelle, suivant un cycle de quatre ans. L\u2019alternance des cultures repose sur les za\u00ef qui sont des trous de 10 \u00e0 15 cm de profondeur et 20 \u00e0 30 cm de diam\u00e8tre. Avant les semis, les trous sont remplis de fumure organique et recouverts d\u2019un peu de terre. Cette technique de r\u00e9cup\u00e9ration des sols arides par les za\u00ef facilite l\u2019infiltration des eaux de pluies, apporte aux cultures et au sol des nutriments organiques. \u00ab La premi\u00e8re ann\u00e9e, le producteur s\u00e8me du sorgho dans les trous de za\u00ef. La saison suivante, le sorgho est remplac\u00e9 par du petit mil que l\u2019on s\u00e8me dans les anciens poquets de za\u00ef.<\/p>\n<p>A la troisi\u00e8me ann\u00e9e, le champ est mis en jach\u00e8re p\u00e2tur\u00e9e. Durant la saison pluvieuse, l\u2019agriculteur y fait p\u00e2turer ses animaux toutes les deux semaines \u00bb, d\u00e9taille Benjamin Kabor\u00e9, l\u2019un des six animateurs de la ferme de Gui\u00e8. Les animaux sont maintenus dans le champ p\u00e2tur\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019un fil \u00e9lectrique. C\u2019est un mod\u00e8le d\u2019\u00e9levage rationnel, protecteur de l\u2019environnement, inspir\u00e9 d\u2019Europe, fait remarquer le directeur de la ferme.<br \/>\nA la quatri\u00e8me saison hivernale, l\u2019activit\u00e9 agricole reprend du service. \u00ab J\u2019y fais un m\u00e9lange de sol \u00e0 travers le labour, j\u2019y s\u00e8me des cultures secondaires comme le s\u00e9same, le haricot, l\u2019arachide \u00bb, explique Jean Pierre Ou\u00e9draogo. J\u2019effectue cette rotation culturale sur chacun de mes quatre champs, ajoute-il. L\u2019alternance des cultures a l\u2019avantage d\u2019enrichir le sol en mati\u00e8re azot\u00e9e, permet d\u2019\u00e9viter l\u2019apparition de plantes parasitaires tels le striga hermonthica, le striga aspera, le striga gesnerioide, tr\u00e8s nuisibles aux c\u00e9r\u00e9ales et aux l\u00e9gumineuses.<\/p>\n<h3>\u00ab Les conflits agriculteurs\/\u00e9leveurs ont fortement diminu\u00e9 \u00bb<\/h3>\n<p>Ce mod\u00e8le agrobio\u00e9cologique, s\u2019appuie aussi sur le \u00abprincipe de l\u2019intensification bio\u00e9cologique \u00bb. \u00ab Il est interdit d\u2019utiliser les engrais<br \/>\nchimiques, de pratiquer l\u2019agriculture sur br\u00fblis dans les p\u00e9rim\u00e8tres bocagers. Si je ne respectais pas ces principes, vous ne seriez pas venus trouver autant de tiges dans mon champ. Pour faire de la potasse, ma femme a d\u00fb ramasser les tiges pour aller les br\u00fbler \u00e0 la maison \u00bb, confie M. Ou\u00e9draogo. Lorsqu\u2019on brule dans les champs, nous d\u00e9truisons des insectes tels les termites que nous n\u00e9gligeons, mais qui sont essentiels \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, ajoute Benjamin Kabor\u00e9.<\/p>\n<p>Les arbres sur le p\u00e9rim\u00e8tre secr\u00e8tent des esp\u00e8ces secondaires qui renforcent la diversit\u00e9 biologique. Leurs feuilles et branchettes mortes, les tiges de mil coup\u00e9es \u00e0 une certaine hauteur et laiss\u00e9es sur le sol, les excr\u00e9ments des animaux sur les terrains en jach\u00e8re p\u00e2tur\u00e9e, le fumier dans les za\u00ef, participent \u00e0 la technique de fertilisation des terres par le \u00abcompostage au sol \u00bb. \u00ab Tout cela permet \u00e0 nos champs exp\u00e9rimentaux d\u2019avoir des rendements de l\u2019ordre de deux tonnes \u00e0 l\u2019hectare pour le sorgho \u00bb, confie Seydou Kabor\u00e9.<br \/>\nPascaline Ou\u00e9draogo et son mari sont propri\u00e9taires d\u2019un lot sur le p\u00e9rim\u00e8tre bocager de Tankouri.<\/p>\n<p>En ce lendemain pluvieux, toute seule dans le champ familial, sous la canicule, elle veut r\u00e9aliser le maximum de semis de mil. Elle ne tarit pas d\u2019\u00e9loges sur l\u2019am\u00e9nagement bocager qui lui permet aujourd\u2019hui d\u2019oublier les temps des disettes alimentaires.<br \/>\nEn plus, elle ne souffre plus pour avoir du bois de chauffe, gr\u00e2ce \u00e0 la taille p\u00e9riodique des haies vives.<\/p>\n<p>Pascal Sawadogo et les habitants de son quartier sont aussi sortis des affres de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire depuis qu\u2019ils ont sollicit\u00e9 et obtenu de l\u2019AZN l\u2019am\u00e9nagement d\u2019un p\u00e9rim\u00e8tre-bocager en 2014. De deux charret\u00e9es de mil avant, il r\u00e9colte aujourd\u2019hui six charret\u00e9es sur son lopin de 2,56 ha. Il n\u2019ach\u00e8te plus du mil pour nourrir sa famille. Sur ce quatri\u00e8me site bocager de Gui\u00e8 de 155 ha, 56 m\u00e9nages disposent chacun d\u2019un lot de quatre parcelles de champs de 2,56 ha.<\/p>\n<p>En quatre ans, \u00e0 l\u2019aridit\u00e9 se sont substitu\u00e9es des terres productives plus que conciliantes avec l\u2019agriculture. La v\u00e9g\u00e9tation rena\u00eet progressivement. \u00ab La paille utilis\u00e9e pour la toiture des cases avait disparu. Aujourd\u2019hui, elle est abondante sur notre p\u00e9rim\u00e8tre. Des \u00e9trangers viennent n\u00e9gocier pour en couper. Ceux qui nous traitaient d\u2019idiots, parce que nous avions demand\u00e9 un am\u00e9nagement bocager, n\u00e9gocient aujourd\u2019hui pour avoir leur propre p\u00e9rim\u00e8tre \u00bb, conte M. Sawadogo, fi\u00e8rement.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, avec la cl\u00f4ture de nos champs, les conflits agriculteurs\/\u00e9leveurs ont fortement diminu\u00e9, s\u2019empresse-t-il d\u2019ajouter.<br \/>\nSelon le vice-pr\u00e9sident du Comit\u00e9 villageois de d\u00e9veloppement (CVD) de Gui\u00e8, Sambo Sawadogo, l\u2019impl\u00e9mentation de l\u2019approche bocag\u00e8re par l\u2019AZN a eu un impact positif sur la conscience collective en mati\u00e8re de gestion durable des terres agricoles ; car, dans la zone, tout le monde pratique au moins le za\u00ef. Halidou Sor\u00e9, lui, ne dispose d\u2019aucun lopin de terre dans les p\u00e9rim\u00e8tres bocagers de Gui\u00e8. Son champ de 4 ha est \u00e0 un jet de pierre du site pilote de Tankouri. M. Sor\u00e9, n\u2019a pas les moyens de s\u2019offrir des am\u00e9nagements dignes d\u2019un p\u00e9rim\u00e8tre bocager.<\/p>\n<h3>Des biotopes favorables au retour de la biodiversit\u00e9<\/h3>\n<figure id=\"attachment_37049\" aria-describedby=\"caption-attachment-37049\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-37049\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/bocagene3-300x166-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"166\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/bocagene3-300x166-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene3-768x425.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene3-150x83.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene3-696x385.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene3-758x420.jpg 758w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene3.jpg 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-37049\" class=\"wp-caption-text\">Le bon \u00e9tat v\u00e9g\u00e9tatif des cultures d\u2019environ deux semaines t\u00e9moigne de la fertilit\u00e9 retrouv\u00e9e des terres.<\/figcaption><\/figure>\n<p>N\u00e9anmoins, il s\u2019emploie \u00e0 transposer les techniques de l\u2019approche bocag\u00e8re sur son exploitation. Il y associe pratiques de za\u00ef, cordons pierreux, tranch\u00e9es et reboisement de haies vives, rotation culturale, R\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle assist\u00e9e (RNA). Un attelage qui lui permet de r\u00e9aliser de meilleurs rendements, de disposer des stocks de s\u00e9curit\u00e9 de deux, trois ans ; de bien nourrir sa \u00ab nombreuse famille \u00bb et de scolariser sa dizaine d\u2019enfants au primaire, secondaire et au sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Depuis six ans, Roger Bonkoungou sillonne les champs de la commune, en qualit\u00e9 d\u2019agent du service d\u00e9partemental de l\u2019agriculture de Dap\u00e9logo. Pour lui, l\u2019am\u00e9nagement bocager constitue une alternative efficace contre la d\u00e9sertification, l\u2019action anthropique de destruction de l\u2019environnement comme la coupe abusive du bois, les feux de brousse, la divagation des animaux ; et offre des rendements fort appr\u00e9ciables.<\/p>\n<p>De l\u2019avis du chef de service d\u00e9partemental de l\u2019Environnement, de l\u2019Economie verte et du Changement climatique de Dap\u00e9logo, l\u2019adjudant-chef des Eaux et for\u00eats, Guinko Oumarou, l\u2019efficacit\u00e9 du p\u00e9rim\u00e8tre bocager r\u00e9side dans ses multiples fonctions. Il favorise la fertilisation des terres \u00e0 travers la d\u00e9composition des feuilles, la fixation des sols par l\u2019azote, le freinage voire le ralentissement de l\u2019\u00e9rosion \u00e9olienne et hydrique, pr\u00e9cise-t-il. Le site bocager, ajoute le forestier, permet de reconstituer des biotopes favorables au retour de la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p>Paysans, \u00e9tudiants, associations, ONG, institutions du Burkina Faso, voire de la sous-r\u00e9gion viennent s\u2019inspirer de l\u2019exp\u00e9rience bocag\u00e8re de Gui\u00e8. La derni\u00e8re visite est celle de la Direction de la r\u00e9cup\u00e9ration et de la conservation des terres agricoles (DRCTA) du minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture, le 17 juin 2021.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019objectif de ce voyage d\u2019\u00e9tudes \u00e0 Gui\u00e8 est de permettre aux cadres du minist\u00e8re de bien s\u2019impr\u00e9gner du concept bocager, de comprendre ce qui se fait, en termes d\u2019am\u00e9nagements mais aussi en mati\u00e8re d\u2019organisation sociale, autour de cette approche \u00bb, fait savoir le directeur par int\u00e9rim de la DRCTA, Brahima Gn\u00e9m\u00e9. Son d\u00e9partement est dans une dynamique d\u2019impl\u00e9mentation du p\u00e9rim\u00e8tre bocager.<\/p>\n<p>Il dispose d\u00e9j\u00e0 des notes conceptuelles de projets int\u00e9grant le bocage dans cinq r\u00e9gions, \u00e0 savoir le Centre-Nord, la Boucle du Mouhoun, le Centre-Est, le Centre-Ouest, le Plateau-central. \u00ab Il reste \u00e0 mobiliser les financements \u00bb, soutient M. Gn\u00e9m\u00e9. L\u2019am\u00e9nagement bocager ne s\u2019op\u00e8re cependant pas sans soucis. \u00ab La principale contrainte r\u00e9side dans la pression fonci\u00e8re. Dans le Plateau central, il est difficile aujourd\u2019hui de trouver des terres agricoles de 100 ou 200 hectares pour r\u00e9aliser de tels am\u00e9nagements \u00bb, souligne M. Bonkoungou. Il y a aussi la m\u00e9fiance de la population qui craint d\u2019\u00eatre d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e de leurs terres \u00e0 termes, surtout que c\u2019est un expatri\u00e9 qui est au-devant des choses, regrette Seydou Kabor\u00e9.<\/p>\n<p>A cette difficult\u00e9, se greffe celle du co\u00fbt financier \u00ab\u00e9lev\u00e9\u00bb des investissements.<br \/>\nL\u2019am\u00e9nagement d\u2019un hectare de p\u00e9rim\u00e8tre bocager co\u00fbte entre 400 000 et 600 000 F CFA selon la taille du p\u00e9rim\u00e8tre. \u00ab Cela est d\u00fb \u00e0 la qualit\u00e9 du grillage que nous importons de Luxembourg, un grillage qui peut durer jusqu\u2019\u00e0 40 ans \u00bb, justifie M. Kabor\u00e9. Mais ce co\u00fbt est marginal, compar\u00e9 \u00e0 l\u2019impact du bocage sur l\u2019environnement, insiste-t-il.<\/p>\n<p>La gestion des am\u00e9nagements (les espaces communs) par les populations, notamment le nettoyage des voies int\u00e9rieures et surtout du pare-feu sur le pourtour du p\u00e9rim\u00e8tre permettant de pr\u00e9venir les feux de brousse, n\u2019est pas toujours bien assur\u00e9e. \u00ab Le p\u00e9rim\u00e8tre bocager est une zone assez bois\u00e9e. Si un incendie s\u2019y produit, pour d\u00e9faut de travaux d\u2019entretien, les d\u00e9g\u00e2ts seront incalculables \u00bb, pr\u00e9vient le directeur de la ferme de Gui\u00e8.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mahamadi SEBOGO<\/strong><br \/>\nWindmad76@gmail.com<\/p>\n<hr>\n<p><strong>Un concours pour magnifier la GDT<\/strong><\/p>\n<p>Dans le but de cr\u00e9er une culture populaire de Gestion durable des terres (GDT), l\u2019AZN, organise, \u00e0 chaque fin de saison, un concours r\u00e9compensant le m\u00e9rite des meilleurs agriculteurs en mati\u00e8re de bonnes pratiques culturales. Apr\u00e8s le choix par chaque village de son candidat, les laur\u00e9ats sont d\u00e9sign\u00e9s par un jury ind\u00e9pendant de sp\u00e9cialistes, \u00e0 l\u2019issue d\u2019une visite des exploitations agricoles.<br \/>\nLes crit\u00e8res de la comp\u00e9tition sont la ma\u00eetrise de la technique de za\u00ef, la maturit\u00e9 du compost, la pratique de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle assist\u00e9e, la non-utilisation des engrais et pesticides chimiques dans les champs. Les plus m\u00e9ritants re\u00e7oivent des prix compos\u00e9s de motos, charrettes, brouettes, pioches, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>M.S<\/strong><br \/>\nSource : AZN<\/p>\n<hr>\n<p><strong>Des chiffres qui appellent \u00e0 l\u2019action<\/strong><\/p>\n<p>Selon le minist\u00e8re en charge de l\u2019environnement, au Burkina Faso, 5,16 millions d\u2019hectares de terres se sont d\u00e9grad\u00e9s entre 2002 et 2013, soit 19% du territoire national. Le rythme de progression de la d\u00e9gradation est estim\u00e9 \u00e0 470.000 ha\/an. Le Nord, le Centre-Nord et le Sahel sont les r\u00e9gions les plus touch\u00e9es.<br \/>\nPour ce qui est du d\u00e9clin de la diversit\u00e9 biologique, le nombre d\u2019esp\u00e8ces menac\u00e9es de disparition d\u2019ici dix ans au pays des Hommes int\u00e8gres est estim\u00e9 \u00e0 350 esp\u00e8ces de plantes, 12 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res sauvages, 19 esp\u00e8ces d\u2019oiseaux, 24 esp\u00e8ces de reptiles et 48 esp\u00e8ces de poisson.<br \/>\nPour le point focal biodiversit\u00e9 au minist\u00e8re en charge de l\u2019environnement, Amad\u00e9 Ou\u00e9draogo, il y a un s\u00e9rieux recul de la diversit\u00e9 biologique qui a un lien \u00e9troit avec la d\u00e9gradation des terres et des \u00e9cosyst\u00e8mes. Feux de brousse, culture itin\u00e9rante sur br\u00fblis, surexploitation des ressources naturelles, surp\u00e2turage, orpaillage, infrastructures, effets n\u00e9fastes du changement climatique, etc. constituent des causes des deux ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>M.S<\/strong><br \/>\nSource : MEEVCC, Monographie<br \/>\nde la biodiversit\u00e9 2020<\/p>\n<hr>\n<p><strong>\u00ab L\u2019agriculture sah\u00e9lienne est \u00e0 la crois\u00e9e des chemins \u00bb, Henri Girard, membre fondateur de l\u2019association AZN et pr\u00e9sident de Terre Verte<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-37053 alignleft\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/remous-300x251-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"251\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/06\/remous-300x251-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/remous-150x125.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/remous-503x420.jpg 503w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/remous.jpg 655w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\">\u00ab J\u2019ai pos\u00e9 mes valises \u00e0 Gui\u00e8 en 1987 mais les travaux n\u2019ont vraiment d\u00e9but\u00e9 qu\u2019en fin 1989. Le bocage s\u2019est impos\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 90 comme solution, au fil de nos exp\u00e9rimentations en vue de r\u00e9concilier le paysan sah\u00e9lien avec son environnement. L\u2019agriculture sah\u00e9lienne est \u00e0 la crois\u00e9e des chemins, entre tradition et modernit\u00e9 et il faut d\u00e9velopper des syst\u00e8mes nouveaux capables de juguler la pression anthropique sur l\u2019environnement rural et r\u00e9soudre des probl\u00e9matiques telles que la question fonci\u00e8re ; c\u2019est ce \u00ab new deal \u00bb que nous avons trouv\u00e9 dans le bocage sah\u00e9lien pour reverdir la r\u00e9gion !<\/p>\n<p>La restauration environnementale du Sahel et la reconqu\u00eate du Sahara sont tout \u00e0 fait concurrentielles par rapport aux projets d\u2019implantations humaines sur la plan\u00e8te Mars ! Plus s\u00e9rieusement, dans notre contexte de r\u00e9chauffement climatique, du fait des concentrations excessives de CO\u00b2 dans l\u2019atmosph\u00e8re, beaucoup de pays seraient int\u00e9ress\u00e9s par un soutien \u00e0 une v\u00e9g\u00e9talisation massive des vastes \u00e9tendues du Sahel et par l\u00e0 y fixer le carbone atmosph\u00e9rique.<\/p>\n<p>La principale difficult\u00e9 que nous avons, c\u2019est de ne pas \u00eatre assez bien compris dans ce que nous proposons. Le concept de bocage sah\u00e9lien bouleverse les paradigmes \u00e9tablis et il y a un gros travail d\u2019explication devant nous.<br \/>\nLes choix que nous faisons aujourd\u2019hui, impacteront notre pays pour longtemps, en termes d\u2019habitabilit\u00e9 des zones rurales pour la question environnementale et en termes de paix sociale pour la question fonci\u00e8re \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Propos recueillis par M.S<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/06\/29\/gestion-durable-des-terres-une-therapie-endogene-venue-des-perimetres-bocagers-de-guie\/\">Gestion durable des terres : Une th\u00e9rapie endog\u00e8ne venue  des p\u00e9rim\u00e8tres bocagers de Gui\u00e8<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/06\/29\/gestion-durable-des-terres-une-therapie-endogene-venue-des-perimetres-bocagers-de-guie\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, des paysans innovants et r\u00e9silients de 11 villages du Plateau central, r\u00e9unis au sein de l\u2019Association Zoramb Naagtaaba (AZN), exp\u00e9rimentent une approche agricole int\u00e9gr\u00e9e qui allie agriculture, \u00e9levage et protection de l\u2019environnement : le bocage sah\u00e9lien. Sur des terres jadis arides, d\u00e9nud\u00e9es, avec cette pratique, l\u2019agriculture reprend ses droits et le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/bocagene4-300x257.jpg","fifu_image_alt":"Gestion durable des terres : Une th\u00e9rapie endog\u00e8ne venue  des p\u00e9rim\u00e8tres bocagers de Gui\u00e8","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-119888","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119888","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119888"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119888\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119888"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119888"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119888"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}