{"id":121813,"date":"2021-07-18T15:18:02","date_gmt":"2021-07-18T19:18:02","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cote-divoire-dans-lombre-de-victimes-davortements-non-securises\/"},"modified":"2021-07-18T15:18:02","modified_gmt":"2021-07-18T19:18:02","slug":"cote-divoire-dans-lombre-de-victimes-davortements-non-securises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cote-divoire-dans-lombre-de-victimes-davortements-non-securises\/","title":{"rendered":"C\u00f4te d\u2019Ivoire: dans l\u2019ombre de victimes d\u2019avortements non s\u00e9curis\u00e9s"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"512\" height=\"288\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/07\/16266358827015.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/07\/16266358827015.jpg 512w, https:\/\/www.journalducameroun.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/16266358827015-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.journalducameroun.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/16266358827015-780x440.jpg 780w, https:\/\/www.journalducameroun.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/16266358827015-380x215.jpg 380w, https:\/\/www.journalducameroun.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/16266358827015-160x90.jpg 160w, https:\/\/www.journalducameroun.com\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/16266358827015-240x135.jpg 240w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\"><\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, \u00ab\u00a0entre 210.000 et 290.000 femmes pratiquent les avortements\u00a0\u00bb, parmi lequelles plusieurs engag\u00e9es dans une sexualit\u00e9 pr\u00e9coce d\u00e9c\u00e8dent ou en sortent avec des complications pouvant entra\u00eener la st\u00e9rilit\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;avortement clandestin touche malheureusement les jeunes filles dans les lyc\u00e9es et coll\u00e8ges du pays. La sexualit\u00e9 pr\u00e9coce des adolescents, parfois ignorants du cycle menstruel, conduit \u00e0 des drames en cas de survenue de grossesse.\u00a0<\/p>\n<p>La peur d&rsquo;affronter surtout les parents ou d&rsquo;avoir un enfant non d\u00e9sir\u00e9, am\u00e8ne des jeunes filles \u00e0 pratiquer l&rsquo;avortement. Salom\u00e9, la trentaine raconte l&rsquo;exp\u00e9rience de sa copine, qui d\u00e9j\u00e0 en classe de terminale se d\u00e9barrassa d&rsquo;une grossesse d&rsquo;environ trois mois. \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Cette amie, qui \u00e9tait \u00e0 son troisi\u00e8me essai au BAC, vivait avec ses parents \u00e0 Daoukro, dans le centre-est ivoirien, rapporte Salom\u00e9, ajoutant que quand elle su qu&rsquo;elle \u00e9tait enceinte, elle se rendit chez un vendeur de m\u00e9dicaments chinois, qui lui donna des comprim\u00e9s.<\/p>\n<p>Ces comprim\u00e9s, ingurgit\u00e9s en une seule prise selon les recommandations \u00ab\u00a0sans manger ni sucr\u00e9 ni glac\u00e9\u00a0\u00bb, vont au bout de trois jours provoquer des saignements, \u00e0 l&rsquo;issue desquels, la grossesse va passer. \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/p>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne de l&rsquo;avortement est pr\u00e9sent partout dans le pays, surtout en zone urbaine. A Abengourou (Est), un jeune couturi\u00e8re avoua quelques minutes avant son d\u00e9c\u00e8s, sur son lit d&rsquo;h\u00f4pital, avoir fait un avortement qui a \u00e9chou\u00e9. Mais h\u00e9las, c&rsquo;\u00e9tait trop tard.\u00a0<\/p>\n<p>Une dame r\u00e9sidant dans son quartier, aux dires de ses proches, lui a prescrit des feuilles pour faire sauter la grossesse. Des complications surviendront plus tard, ce qui va n\u00e9cessiter une intervention chirurgicale \u00e0 l&rsquo;issue de laquelle elle succombera.\u00a0<\/p>\n<p>Selon une sage-femme interrog\u00e9e, qui a requis l&rsquo;anonymat, des avortements clandestins sont toujours faits dans des cliniques, ce qui montre que ce ph\u00e9nom\u00e8ne est une r\u00e9alit\u00e9 et n\u00e9cessite une \u00e9ducation accrue sur la sant\u00e9 maternelle.\u00a0<\/p>\n<p>Pour r\u00e9duire les grossesses en milieu scolaire par l&rsquo;utilisation des m\u00e9thodes contraceptives, des campagnes sont men\u00e9es dans les lyc\u00e9es et coll\u00e8ges du pays par des structures agr\u00e9\u00e9es par le minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9ducation nationale avec la collaboration du m\u00e9dico-scolaire. \u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand on \u00e9tait en terminale, apr\u00e8s la sensibilisation \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, nous sommes partis au m\u00e9dico-scolaire, o\u00f9 des \u00e9l\u00e8ves de sexe f\u00e9minin ont exp\u00e9riment\u00e9 des implants et d&rsquo;autres m\u00e9thodes contraceptives pour \u00e9viter des grossesses\u00a0\u00bb, rapporte l&rsquo;\u00e9tudiante Deborah Zozoro.\u00a0<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, dans la vie active, une femme qui a fait des avortements depuis le coll\u00e8ge, confie avoir \u00e9chapp\u00e9 belle. Cette pratique ne sera pas sans cons\u00e9quence, elle aura du mal \u00e0 avoir un enfant, mais gr\u00e2ce \u00e0 \u00ab\u00a0la pri\u00e8re\u00a0\u00bb, elle a pu avoir un seul fils. \u00a0<\/p>\n<p>La l\u00e9gislation, en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, stipule qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;infraction lorsqu&rsquo;une interruption de la grossesse est n\u00e9cessit\u00e9e pour la sauvegarde de la vie de la m\u00e8re dont le pronostic vital est tr\u00e8s engag\u00e9. \u00a0<\/p>\n<p>Le m\u00e9decin peut, seulement, procurer l&rsquo;avortement \u00e0 une victime de viol \u00e0 la demande de celle-ci. Dans le cas du viol et du pronostic vital de la m\u00e8re, le m\u00e9decin traitant ou le chirurgien doit prendre l&rsquo;avis de deux m\u00e9decins consultants.\u00a0<\/p>\n<p>Toutefois, cela a lieu apr\u00e8s examen. Ceux-ci attestent que la vie de la m\u00e8re ne peut \u00eatre sauvegard\u00e9e qu&rsquo;au moyen d&rsquo;une telle intervention chirurgicale, th\u00e9rapeutique ou que telle \u00e9tait la volont\u00e9 de la victime de viol, d\u00fbment constat\u00e9e par \u00e9crit.<\/p>\n<p>Si le nombre de m\u00e9decin r\u00e9sidant au lieu de l&rsquo;intervention est de deux, le m\u00e9decin traitant n&rsquo;est tenu de prendre que l&rsquo;avis de son confr\u00e8re. Mais, si le m\u00e9decin traitant est seul r\u00e9sidant au lieu de l&rsquo;intervention, il atteste sur son honneur que la vie de la m\u00e8re ne pouvait \u00eatre sauvegard\u00e9e que par l&rsquo;intervention chirurgicale ou que telle \u00e9tait la volont\u00e9 de la victime de viol.\u00a0<\/p>\n<p>Cet article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/cote-divoire-dans-lombre-de-victimes-davortements-non-securises\/\">C\u00f4te d\u2019Ivoire: dans l\u2019ombre de victimes d\u2019avortements non s\u00e9curis\u00e9s<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/\">Journal du Cameroun<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: APA News<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/cote-divoire-dans-lombre-de-victimes-davortements-non-securises\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque ann\u00e9e, en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, \u00ab\u00a0entre 210.000 et 290.000 femmes pratiquent les avortements\u00a0\u00bb, parmi lequelles plusieurs engag\u00e9es dans une sexualit\u00e9 pr\u00e9coce d\u00e9c\u00e8dent ou en sortent avec des complications pouvant entra\u00eener la st\u00e9rilit\u00e9. 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