{"id":12236,"date":"2019-02-06T18:57:01","date_gmt":"2019-02-06T23:57:01","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/handicap-mental-le-calvaire-des-enfants-atteints-dencephalopathie\/"},"modified":"2019-02-06T18:57:01","modified_gmt":"2019-02-06T23:57:01","slug":"handicap-mental-le-calvaire-des-enfants-atteints-dencephalopathie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/handicap-mental-le-calvaire-des-enfants-atteints-dencephalopathie\/","title":{"rendered":"Handicap mental : Le calvaire des enfants atteints d\u2019enc\u00e9phalopathie"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?fit=700%2C525&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"522\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?w=700&#038;ssl=1 700w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?resize=300%2C225&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?resize=265%2C198&#038;ssl=1 265w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Enfants-encephalo.jpg?resize=560%2C420&#038;ssl=1 560w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"Enfants-encephalo\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Les parents d\u2019enfants atteints d\u2019enc\u00e9phalopathie ou d\u2019un quelconque handicap mental souffrent le martyre. Zoom sur ces enfants quelque peu hors du commun, marginalis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9, dans la cit\u00e9 de Bankuy.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4050\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Lucienne-300x209.jpg?resize=389%2C268&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"389\" height=\"268\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Lucienne.jpg?resize=100%2C70&#038;ssl=1 100w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Lucienne.jpg?resize=218%2C150&#038;ssl=1 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 389px) 100vw, 389px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>Lucienne Tiahoun, la \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb des enfants en situation de handicap dans la cit\u00e9 de Bankuy.<\/p>\n<p>Samedi 12 janvier 2019. Il est 9 heures 30 minutes. Sur l\u2019ar\u00e8ne de lutte du Centre de lecture et des activit\u00e9s culturelles (CLAC) de D\u00e9dougou, des enfants, quelque peu hors du commun, s\u2019adonnent \u00e0 des exercices sportifs, avec l\u2019assistance de leurs moniteurs. Eux, ce sont des enfants atteints d\u2019enc\u00e9phalopathie. Institutrice admise \u00e0 faire valoir ses droits \u00e0 la retraite, Lucienne Tiahoun, relate avec amertume le calvaire qu\u2019elle a v\u00e9cu pendant une vingtaine d\u2019ann\u00e9es avec son enfant victime d\u2019enc\u00e9phalopathie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avec un enfant atteint d\u2019enc\u00e9phalopathie entre les mains, c\u2019est une souffrance terrible qui vous tourmente au quotidien. Il devient un v\u00e9ritable poids pour la famille. Vous n\u2019avez pas le sommeil la nuit. Le jour vous ne pouvez pas vaquer librement \u00e0 vos occupations. Mon enfant par exemple ne marchait et ni ne parlait. J\u2019\u00e9tais donc \u00e0 tous ses besoins (soigner, l\u2019entretenir, l\u2019alimenter\u2026) jusqu\u2019\u00e0 la fin de ses jours apr\u00e8s plus de 21 ans de vie\u00a0\u00bb, confie-t-elle, la voix pleine de douleur.<\/p>\n<p>En plus du tourment que vous cause la maladie, la soci\u00e9t\u00e9 ajoute aussi sa couche, poursuit-elle. \u00ab\u00a0Si l\u2019on ne le consid\u00e8re pas comme un g\u00e9nie, on vous laissera entendre que vous avez mis au monde un serpent ou un sorcier. Ou encore, l\u2019on vous fera croire que c\u2019est parce que vous avez transgress\u00e9 tel ou tel interdit que le sort vous a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9. C\u2019est vraiment le calvaire que vous vivez\u00bb, dit Mme Tiahoun.<\/p>\n<p>Si, les autres enfants parviennent tant bien que mal \u00e0 se soumettre aux exercices sportifs, la petite Mariette Worokuy Coulibaly, \u00e2g\u00e9e d\u2019environ 10 ans, incapable de ma\u00eetriser ses jambes, s\u2019est r\u00e9solue avec son p\u00e8re \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, \u00e0 observer en spectatrice ses camarades. \u00ab\u00a0Depuis sa venue au monde, elle ne marche pas. Nous avons tout essay\u00e9 sans gain de cause\u00a0\u00bb, soutient, l\u2019air amer, Sylvain Coulibaly, p\u00e8re de Worokuy Mariette. Quant \u00e0 Aristide Coulibaly, \u00e2g\u00e9 aussi de 10 ans, il s\u2019amuse avec ses copains sous l\u2019admiration de son p\u00e8re, Kakou Jean-David Coulibaly. Cette joie qui anime M. Coulibaly cache une triste r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019il a v\u00e9cue depuis la naissance de son enfant.<\/p>\n<p>En effet, le petit Aristide est rest\u00e9 pendant 4 ans sans pouvoir marcher, selon les r\u00e9v\u00e9lations de son g\u00e9niteur. Des centres de sant\u00e9 aux tradi-praticiens sans savoir de quoi souffrait son enfant, Kakou Jean-David Coulibaly confie avoir travers\u00e9 toutes les \u00e9preuves avant que le petit Aristide ne donne des espoirs \u00e0 la cinqui\u00e8me ann\u00e9e en se tenant sur ses jambes. \u00ab\u00a0Mon enfant a fait 5 ans sans pouvoir se d\u00e9placer ni parler. Nous avons fait le tour des centres de sant\u00e9 et m\u00eame les gu\u00e9risseurs sans savoir de quoi il souffrait r\u00e9ellement.<\/p>\n<p>Avec son \u00e9tat, les autres enfants ne le c\u00f4toyaient pas. Il \u00e9tait mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart.\u00a0 Pendant toutes ces quatre ann\u00e9es, c\u2019est moi qui \u00e9tais \u00e0 ses petits soins parce que ma femme prise de d\u00e9couragement, me l\u2019avait abandonn\u00e9. Dieu merci, au bout de ces quatre ans, il a commenc\u00e9 \u00e0 marcher doucement \u00bb, se souvient Jean-David Coulibaly. A quelques exceptions pr\u00e8s, Korotoumou Ouattara r\u00e9v\u00e8le traverser, elle aussi, des moments p\u00e9nibles avec son fils Mand\u00e9 qui vient de souffler ses 18 bougies. \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 3 ans qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 atteint de l\u2019enc\u00e9phalopathie.<\/p>\n<p>Il a commenc\u00e9 par perdre la fonction de ses jambes. Il tombait \u00e0 chaque fois qu\u2019il tentait de se tenir d\u00e9bout. Depuis ce temps, nous avons fait tous les traitements possibles, de la m\u00e9decine moderne \u00e0 l\u2019indig\u00e9nat avant d\u2019avoir des comprim\u00e9s qui arrivent \u00e0 le faire marcher. Des produits qu\u2019il doit prendre chaque jour. Si, nous ne parvenons pas \u00e0 en payer, il rechute dans sa paralysie\u00a0\u00bb, soutient Korotoumou Ouattara.<\/p>\n<blockquote readability=\"5\">\n<p>Lueur d\u2019espoir chez les parents<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>A l\u2019image de ces quatre parents, ils sont nombreux qui, impuissamment voient leurs prog\u00e9nitures souffrir sans aucune assistance de la soci\u00e9t\u00e9. Une marginalisation \u00e0 laquelle l\u2019enseignante \u00e0 la retraite dit non. \u00abCe n\u2019est pas parce qu\u2019ils sont malades qu\u2019ils doivent \u00eatre mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart. Nous disons non\u00a0! Il faut que les mentalit\u00e9s changent. Ce sont des enfants qui ont les m\u00eames droits que les autres et auxquels, il faut donner la chance de r\u00e9ussir en prenant soin d\u2019eux.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-4051\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Responsable-actionsociale-300x212.jpg?resize=410%2C266&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"410\" height=\"266\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Responsable-actionsociale.jpg?zoom=2&#038;resize=410%2C266&#038;ssl=1 820w, https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Responsable-actionsociale.jpg?zoom=3&#038;resize=410%2C266&#038;ssl=1 1230w\" sizes=\"auto, (max-width: 410px) 100vw, 410px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>L\u2019administration, \u00e0 travers la direction provinciale de la Femme, de la Solidarit\u00e9 nationale et de la Famille, \u00e0 en croire sa premi\u00e8re responsable, assiste l\u2019APSEM-Eveil dans son combat de barrer la route \u00e0 l\u2019exclusion sociale des enfants en situation de handicap mental.<\/p>\n<p>C\u2019est tout le sens de notre bataille dans notre association\u00bb, mart\u00e8le-t-elle. Regard hagard, yeux embu\u00e9s par cette exp\u00e9rience douloureuse, la sexag\u00e9naire, en d\u00e9pit du poids de l\u2019\u00e2ge, a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas se reposer et d\u2019\u00eatre aux petits soins de ces enfants consid\u00e9r\u00e9s comme un fardeau pour la soci\u00e9t\u00e9. Pour ce faire, Mme Tiahoun a cr\u00e9\u00e9 en 2010 l\u2019Association des parents et sympathisants des enfants handicap\u00e9s mentaux (APSEM-Eveil) pour sensibiliser la soci\u00e9t\u00e9 sur le sort de ces m\u00f4mes qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme tout autre enfant. Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es d\u2019existence, l\u2019APSEM, en d\u00e9pit des moyens mat\u00e9riels et financiers limit\u00e9s, parvient bon an mal an \u00e0 donner le sourire aux parents et soulager les enfants marginalis\u00e9s.<\/p>\n<p>Une initiative lou\u00e9e par Batiama Isa\u00efe Nacro, bien que n\u2019ayant pas un enfant souffrant d\u2019enc\u00e9phalopathie s\u2019est joint \u00e0 Mme Tiama pour aider ces enfants \u00e0 traverser cette dure r\u00e9alit\u00e9 de la vie. \u00ab\u00a0Quand j\u2019int\u00e9grais l\u2019association, j\u2019avais du mal \u00e0 approcher ces enfants un peu hors du commun. Mais au fil du temps, nous sommes devenus des copains, et j\u2019en tire une satisfaction morale. J\u2019ai enfin compris que ce ne sont pas des extraterrestres, mais plut\u00f4t des enfants en difficult\u00e9 qu\u2019il faut aider \u00e0 traverser cette dure r\u00e9alit\u00e9 de la vie\u00a0\u00bb, relate M. Nacro.<\/p>\n<p>Quant aux parents qui ont int\u00e9gr\u00e9 l\u2019APSEM, ils se sentent dans une famille avec leurs bambins. L\u2019APSEM, \u00e0 les en croire est une lueur d\u2019espoir. \u00ab\u00a0Je souffrais \u00e9norm\u00e9ment avec mon enfant. Mais une fois \u00e0 l\u2019association, j\u2019ai compris que je n\u2019\u00e9tais pas seul dans la situation.<\/p>\n<p>L\u2019adh\u00e9sion \u00e0 APSEM-Eveil m\u2019a vraiment chang\u00e9 les id\u00e9es\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Kakou Jean-David Coulibaly. \u00ab\u00a0Depuis que nous sommes \u00e0 l\u2019APSEM-Eveil, nous constatons une nette am\u00e9lioration gr\u00e2ce au sport dont il b\u00e9n\u00e9ficie avec ses camarades. Nous lisons aussi la joie sur son visage quand il est au milieu de ses semblables. De quoi nous r\u00e9jouir nous aussi\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit Korotoumou Ouattara, m\u00e8re de Mand\u00e9 Ouattara.<\/p>\n<blockquote readability=\"5\">\n<p>Une repr\u00e9sentante aux jeux mondiaux d\u2019Abou Dhabi<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les efforts fournis dans l\u2019encadrement sont payants. En effet Jeannine Coulibaly, une des pensionnaires de l\u2019APESEM-Eveil a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour prendre part aux jeux mondiaux d\u2019Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis organis\u00e9s par \u00ab\u00a0Sp\u00e9cial Olympic International\u00a0\u00bb du 14 au 21 mars 2019, indique la pr\u00e9sidente de APSEM-Eveil avec un brin de joie.<\/p>\n<p>Une comp\u00e9tition, dont la mission est de changer le regard de la soci\u00e9t\u00e9 sur le handicap mental. Mais par faute de moyens financiers, l\u2019une des dures r\u00e9alit\u00e9s que vit l\u2019association depuis sa cr\u00e9ation, la participation de Jeannine Coulibaly est hypoth\u00e9qu\u00e9e. Nonobstant la d\u00e9termination de Lucienne Tiahoun et ses collaborateurs, l\u2019association \u00e9prouve d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s financi\u00e8res et mat\u00e9rielles pour satisfaire aux multiples besoins de ces enfants \u00ab\u00a0tr\u00e8s fragiles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-4048\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/jeannine-298x300.jpg?resize=389%2C416&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"389\" height=\"416\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/jeannine.jpg?zoom=2&#038;resize=389%2C416&#038;ssl=1 778w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/jeannine.jpg?zoom=3&#038;resize=389%2C416&#038;ssl=1 1167w\" sizes=\"auto, (max-width: 389px) 100vw, 389px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>La participation de Jeannine Coulibaly aux jeux mondiaux d\u2019Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis est incertaine par faute de moyen financiers.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous ne fonctionnons que sur les frais d\u2019adh\u00e9sion fix\u00e9s \u00e0 500 francs CFA et des cotisations de 100 francs CFA par mois. Nous faisons souvent des qu\u00eates pour pouvoir joindre les deux bouts. M\u00eame avec \u00e7a, c\u2019est compliqu\u00e9 car la plupart des parents de ces enfants sont totalement d\u00e9munis. Malgr\u00e9 tout, nous nous battons, m\u00eame s\u2019il faut reconna\u00eetre que nous sommes souvent au bord du d\u00e9couragement\u00a0\u00bb, soutient toute d\u00e9pit\u00e9e Mme Tiama.<\/p>\n<p>Mais cette situation, bien que difficile \u00e0 surmonter, n\u2019a pas eu raison de l\u2019abn\u00e9gation de l\u2019enseignante retrait\u00e9e \u00e0 \u00eatre la \u00ab\u00a0m\u00e8re\u00a0\u00bb de ces bambins que la soci\u00e9t\u00e9 rejette. C\u2019est pourquoi, elle lance un appel aux bonnes volont\u00e9s afin qu\u2019elle puisse semer la graine d\u2019espoir dans les c\u0153urs des parents qui souffrent le martyre d\u2019avoir des enfants en situation de handicap mental. \u00ab\u00a0Les parents d\u00e9j\u00e0 souffrent dans leur for int\u00e9rieur avec de tels enfants en charge. Sans assistance, la peine devient encore lourde \u00e0 supporter.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, nous nous battons pour la cause de ses enfants que nous trouvons noble m\u00eame, s\u2019il faut reconnaitre que nous sommes souvent au bord du d\u00e9couragement. Je lance donc un cri de c\u0153ur aux bonnes volont\u00e9s \u00e0 nous aider afin qu\u2019on puisse diminuer ce fardeau des parents\u00bb, confie Mme Tiahoun. L\u2019APSEM-Eveil est connue des services de la direction provinciale en charge de la famille du Mouhoun, \u00e0 en croire la directrice provinciale de la Femme, de la Solidarit\u00e9 nationale et de la Famille, Odette M\u00e9da. \u00ab\u00a0Les enfants de l\u2019PASEM-Eveil font partie de notre registre des personnes vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>C\u2019est une association que nous soutenons dans le domaine de l\u2019exclusion des enfants en situation de handicap. Nos services ont par exemple travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019obtention de la carte d\u2019invalidit\u00e9 au b\u00e9n\u00e9fice de plus de vingt-cinq enfants de cette association\u00a0\u00bb, dit la directrice provinciale. Cette carte, explique-t-elle, permet aux b\u00e9n\u00e9ficiaires d\u2019avoir gratuitement ou l\u2019exon\u00e9ration de certaines prestations de sant\u00e9 et de l\u2019\u00e9ducation. En dehors de ces gestes, l\u2019APSEM, avoue la directrice provinciale, n\u2019a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019aucun soutien financier de la part de l\u2019administration sociale. Odette Bationo encourage Lucienne Tiama et loue ses initiatives aux services de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Kam\u00e9l\u00e9 FAYAMA<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_21_5c5cb4e57a096_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les parents d\u2019enfants atteints d\u2019enc\u00e9phalopathie ou d\u2019un quelconque handicap mental souffrent le martyre. Zoom sur ces enfants quelque peu hors du commun, marginalis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9, dans la cit\u00e9 de Bankuy. Lucienne Tiahoun, la \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb des enfants en situation de handicap dans la cit\u00e9 de Bankuy. Samedi 12 janvier 2019. Il est 9 heures 30 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-12236","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12236","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12236"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12236\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12236"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12236"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12236"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}