{"id":12434,"date":"2019-02-08T09:22:28","date_gmt":"2019-02-08T14:22:28","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mutilations-genitales-feminines-un-desastre-pour-lautre-moitie-du-ciel\/"},"modified":"2019-02-08T09:22:28","modified_gmt":"2019-02-08T14:22:28","slug":"mutilations-genitales-feminines-un-desastre-pour-lautre-moitie-du-ciel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mutilations-genitales-feminines-un-desastre-pour-lautre-moitie-du-ciel\/","title":{"rendered":"Mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines:  Un d\u00e9sastre pour l\u2019autre moiti\u00e9 du ciel"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/excision.jpg?fit=480%2C319&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"319\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/excision.jpg?resize=480%2C319&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/excision.jpg?w=480&#038;ssl=1 480w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/excision.jpg?resize=300%2C199&#038;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" alt=\"\" title=\"excision\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Pour des <em>\u00ab\u00a0raisons\u00a0\u00bb<\/em> socioculturelles, les Mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines (MGF) continuent de s\u00e9vir au Burkina Faso. Dans la province du Mouhoun, ce sont les communes de Bondokuy et de Safan\u00e9 qui d\u00e9tiennent la palme d\u2019or de cette pratique ancestrale aux cons\u00e9quences parfois n\u00e9fastes pour la femme.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>L<\/strong>es Mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines (MGF) ont la peau dure au Burkina Faso, malgr\u00e9 les multiples campagnes de sensibilisation. Le taux de pr\u00e9valence, si l\u2019on se fie aux donn\u00e9es du Fonds des Nations unies pour l\u2019enfance (UNICEF), est de 75,8% chez les femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans. Dans la province du Mouhoun, ce taux est de 49% avec les communes de Bondokuy et de Safan\u00e9 les plus touch\u00e9es, selon les chiffres du sondage r\u00e9alis\u00e9 en 2017 par le Conseil national de lutte contre la pratique de l\u2019excision (CNLPE). \u00ab\u00a0<em>Malgr\u00e9 toutes les sensibilisations, l\u2019excision est une pratique courante. De plus en plus, nous recevons des femmes qui ne sont pas excis\u00e9es. Mais, il faut avouer qu\u2019elles sont nombreuses, celles qui ont d\u00e9j\u00e0 subi cette pratique. Le ph\u00e9nom\u00e8ne est r\u00e9el\u00bb<\/em>, reconna\u00eet le ma\u00efeuticien d\u2019Etat en service \u00e0 la maternit\u00e9 du Centre hospitalier r\u00e9gional (CHR) de D\u00e9dougou, Issouf Boly. L\u2019homme de droit, Benjamin Aly Coulibaly, par ailleurs procureur du Faso pr\u00e8s le Tribunal de grande instance (TGI) de D\u00e9dougou, relate que sa juridiction enregistre, malheureusement des plaintes relatives \u00e0 l\u2019excision. <em>\u00ab\u00a0Rien qu\u2019en 2018, nous avons connu deux cas avec trois fillettes victimes dans le premier cas et quatre dans le second\u00a0\u00bb<\/em>, soutient-il. Connue dans le temps sur une tranche d\u2019\u00e2ge de 15 \u00e0 49 ans, cette pratique d\u2019une autre \u00e9poque, \u00e0 en croire la directrice provinciale en charge de la femme du Mouhoun, Odette M\u00e9da, a pris d\u2019autres formes au regard de son interdiction au <em>pays des Hommes int\u00e8gres<\/em>. <em>\u00ab\u00a0La<\/em> <em>pratique est pass\u00e9e \u00e0 la forme clandestine. Avant c\u2019\u00e9tait la tranche d\u2019\u00e2ge de 15 \u00e0 49 ans qui \u00e9tait la plus concern\u00e9e, mais de nos jours, d\u00e8s le bas-\u00e2ge on pratique d\u00e9j\u00e0 l\u2019excision. En plus, les gens, parce qu\u2019ils ne sont pas pr\u00eats \u00e0 abandonner cette pratique pour des raisons socioculturelles, n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 franchir nos fronti\u00e8res ou faire venir des exciseuses d\u2019ailleurs pour exciser leurs filles\u00a0\u00bb<\/em>, regrette Mme M\u00e9da<em>.<\/em> L\u2019excision, poursuit Mme Bationo, consid\u00e9r\u00e9e dans certaines contr\u00e9es comme une tradition transmise de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration est devenue un gagne-pain pour ses auteurs. <em>\u00ab\u00a0C\u2019est une pratique ancr\u00e9e dans nos m\u0153urs si fait que son \u00e9radication devient compliqu\u00e9e\u00a0\u00bb<\/em>, conclu-t-elle. L\u2019excision, selon les t\u00e9moignages de l\u2019agent de sant\u00e9, Issouf Boly, laisse des s\u00e9quelles \u00e0 vie sur la femme. D\u2019ordre physique ou psychologique, les cons\u00e9quences de la pratique de l\u2019excision \u00e0 court, moyen et long terme, sont d\u00e9vastatrices pour l\u2019autre moiti\u00e9 du ciel. <em>\u00ab\u00a0L\u2019excision est un grand d\u00e9sastre pour la femme. Le b\u00e9b\u00e9 ou la petite fille peut imm\u00e9diatement souffrir d\u2019h\u00e9morragie ou d\u2019infection. Dans la vie de couple, certaines d\u2019entre elles\u00a0 n\u2019ont aucun plaisir pendant les rapports sexuels. Sans oublier les douleurs atroces lors de la p\u00e9n\u00e9tration parce que l\u2019orifice, \u00e0 cause de l\u2019excision, s\u2019est r\u00e9tr\u00e9ci apr\u00e8s la cicatrisation. A l\u2019accouchement, ce sont d\u2019autres souffrances qu\u2019elles endurent \u00bb<\/em>, affirme Issouf Boly. <em>\u00ab\u00a0A cause de l\u2019excision, je vis un calvaire dans mon foyer. Je n\u2019ai aucun plaisir sexuel. C\u2019est la peur permanente quand mon mari me d\u00e9sire. J\u2019ai mal \u00e0 chaque rapport sexuel parce que mon \u00e9poux, \u00e0 chaque fois, est oblig\u00e9 de forcer la p\u00e9n\u00e9tration. J\u2019ai fini par \u00e9lire domicile au salon avec notre enfant pour \u00e9viter ce traumatisme\u00a0\u00bb<\/em>, t\u00e9moigne sous l\u2019anonymat avec chagrin une jeune dame d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, victime de l\u2019excision. <em>\u00ab\u00a0Moi, c\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 14 ans que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 une premi\u00e8re fois excis\u00e9e, et une seconde fois encore, parce que c\u2019\u00e9tait mal fait. A la seconde fois, on a tout racl\u00e9. Apr\u00e8s la cicatrisation, c\u2019\u00e9tait la croix et la banni\u00e8re pour me soulager. J\u2019ai eu la vie sauve gr\u00e2ce \u00e0 une chirurgie r\u00e9paratrice. Dieu merci, je me suis remise, et aujourd\u2019hui, je suis une \u00e9pouse avec des enfants\u00a0\u00bb<\/em>, rench\u00e9rit Sita Coulibaly<strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Une vraie implication au lieu de la propagande<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>\u00a0Dangereuses pour la femme, les violences sexuelles sont interdites par la loi au Burkina Faso. Une interdiction qui remonte \u00e0 1996 o\u00f9 le l\u00e9gislateur a pris des mesures pour sanctionner les auteurs de ces violences sexuelles \u00e0 l\u2019endroit de la femme. Il s\u2019agit de la loi 025\/2018 du nouveau code p\u00e9nal qui dispose en son article 513-7\u00a0: <em>\u00ab\u00a0est puni d\u2019une peine d\u2019emprisonnement d\u2019un \u00e0 dix ans, et d\u2019une amende de cinq cent mille \u00e0 trois millions francs CFA, quiconque porte atteinte ou tente de porter atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019organe g\u00e9nital f\u00e9minin par ablation, par excision, par infibulation, par insensibilisation ou par tout autre moyen. Si la mort en est r\u00e9sult\u00e9e c\u2019est un emprisonnement de onze \u00e0 vingt et un ans, et une amende d\u2019un million \u00e0 cinq millions francs CFA\u00a0\u00bb,<\/em> et l\u2019article 513-8 dispose\u00a0: <em>\u00ab\u00a0les peines sont port\u00e9es au maximum si l\u2019auteur est du corps m\u00e9dical ou param\u00e9dical. La juridiction saisie peut en outre prononcer contre lui l\u2019interdiction d\u2019exercer sa profession pour une dur\u00e9e qui ne peut exc\u00e9der cinq ans\u00a0\u00bb.<\/em> En substance, selon les explications de Benjamin Aly Coulibaly, la loi r\u00e9prime tout auteur qui pourrait porter atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique de l\u2019organe g\u00e9nital d\u2019une femme ou d\u2019une fille. Une atteinte qui peut \u00eatre par ablation, excision, infibulation, insensibilisation ou par tout autre moyen. C\u2019est-\u00e0-dire, quel que soit le proc\u00e9d\u00e9 utilis\u00e9 par l\u2019auteur, poursuit M. Coulibaly, pourvu que cela porte atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique de l\u2019organe g\u00e9nital de la femme, l\u2019acte est condamnable. Cette peine est aggrav\u00e9e lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un agent de la sant\u00e9 ou du corps param\u00e9dical pour la simple raison qu\u2019\u00e9tant de la sant\u00e9, <em>\u00ab\u00a0il est mieux plac\u00e9 pour conna\u00eetre les cons\u00e9quences de cette pratique sur la femme. Si malgr\u00e9 tout il agit, cela veut dire qu\u2019il a agi avec une certaine m\u00e9chancet\u00e9 qui m\u00e9rite la rigueur de la loi\u00a0\u00bb<\/em>, soutient Benjamin Aly Coulibaly. Malgr\u00e9 cet arsenal l\u00e9gislatif, le procureur du Faso admet que les vrais auteurs de l\u2019excision sont rarement \u00e9pingl\u00e9s par la police judiciaire. \u00ab\u00a0<em>Rares sont les cas o\u00f9, on a pu interpeller les exciseuses elles-m\u00eames. La raison est toute simple. On fait venir une dame d\u2019ailleurs (souvent d\u2019un autre pays) qui fait la ronde pour exciser les filles. Et c\u2019est apr\u00e8s son d\u00e9part que les faits sont d\u00e9couverts. En ce moment, l\u2019exciseuse est loin. G\u00e9n\u00e9ralement, ce sont les complices, les mamans ou les grands-mamans, et quelques rares fois, les papas eux-m\u00eames qui sont interpell\u00e9s. Tout \u00e7a pour dire que la population ne collabore pas franchement\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9plore le procureur du Faso pr\u00e8s le TGI de D\u00e9dougou. Pour venir \u00e0 bout de cette pratique ancestrale, Benjamin Aly Coulibaly encourage et invite la population \u00e0 une r\u00e9elle collaboration car\u00a0: <em>\u00ab\u00a0sans intervention ext\u00e9rieure, sans d\u00e9nonciation, il est difficile pour nous, et surtout pour la police judiciaire d\u2019avoir l\u2019information en temps r\u00e9el\u00a0\u00bb<\/em>. L\u2019agent de sant\u00e9, quant \u00e0 lui, pr\u00e9conise une v\u00e9ritable implication des autorit\u00e9s, qu\u2019elles soient administratives, coutumi\u00e8res ou religieuses si l\u2019on veut arriver \u00e0 vaincre la pratique de l\u2019excision. <em>\u00ab\u00a0Il<\/em> <em>faut r\u00e9orienter la lutte et impliquer r\u00e9ellement les diff\u00e9rentes autorit\u00e9s. L\u2019on doit arr\u00eater de faire de la propagande et s\u2019attaquer au v\u00e9ritable fonds du ph\u00e9nom\u00e8ne car ce qu\u2019on fait jusque-l\u00e0, ce ne sont que des tapages. Allons vers les acteurs de la pratique pour comprendre leurs motifs. Ainsi, on pourra les convaincre d\u2019abandonner les mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines\u00a0\u00bb<\/em>, insiste le ma\u00efeuticien d\u2019Etat. La lutte contre l\u2019excision, poursuit-il, est permanente et quotidienne. \u00ab\u00a0<em>Il est certes vrai que l\u2019on a beaucoup fait pour r\u00e9duire le ph\u00e9nom\u00e8ne, mais au regard des nouvelles m\u00e9thodes, il va falloir impliquer davantage les responsables coutumiers. Si l\u2019on a l\u2019engagement de ces leaders on peut esp\u00e9rer obtenir de meilleurs r\u00e9sultats\u00a0\u00bb<\/em>, rench\u00e9rit la directrice provinciale de la Femme, de la Famille et de la Solidarit\u00e9 nationale du Mouhoun. Une vision que partage Mme Mana qui a mis en place l\u2019association <em>\u00ab\u00a0YENIMAHAN\u00a0\u00bb<\/em> en 1993\u00a0 pour impliquer les garants des us et coutumes, et les exciseuses dans la sensibilisation afin que l\u2019ampleur de la pratique diminue. \u00ab\u00a0<em>Le but de YENIMAHAN est de barrer la route \u00e0 la pratique de l\u2019excision \u00bb<\/em>, dit cette victime de l\u2019excision qui a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9viter la souffrance \u00e0 d\u2019autres filles. Avec l\u2019implication des responsables coutumiers, Mme Mana confie avoir convaincu de nombreuses exciseuses \u00e0 abandonner la pratique \u00e0 Bondokuy, son village natal, et dans d\u2019autres contr\u00e9es de la Boucle du Mouhoun. Ces d\u00e9sormais anciennes exciseuses, actives dans l\u2019association <em>\u00ab\u00a0YENIMAHAN\u00a0\u00bb<\/em>, s\u2019investissent dans des Activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9ratrices de revenus (AGR).<\/p>\n<p><strong>Kam\u00e9l\u00e9 FAYAMA<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_21_5c5e067e4ea7e_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour des \u00ab\u00a0raisons\u00a0\u00bb socioculturelles, les Mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines (MGF) continuent de s\u00e9vir au Burkina Faso. Dans la province du Mouhoun, ce sont les communes de Bondokuy et de Safan\u00e9 qui d\u00e9tiennent la palme d\u2019or de cette pratique ancestrale aux cons\u00e9quences parfois n\u00e9fastes pour la femme. \u00a0Les Mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines (MGF) ont la peau dure au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-12434","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12434","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12434"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12434\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12434"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12434"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12434"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}