{"id":124524,"date":"2021-08-18T10:30:58","date_gmt":"2021-08-18T14:30:58","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/consommation-peril-sur-le-marche-des-cultures-maraicheres-a-lest\/"},"modified":"2021-08-18T10:30:58","modified_gmt":"2021-08-18T14:30:58","slug":"consommation-peril-sur-le-marche-des-cultures-maraicheres-a-lest","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/consommation-peril-sur-le-marche-des-cultures-maraicheres-a-lest\/","title":{"rendered":"Consommation : p\u00e9ril sur le march\u00e9 des cultures mara\u00eech\u00e8res \u00e0 l\u2019Est"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>M\u00e9fir\u00e9 Mama est une victime des disfonctionnements du march\u00e9 des cultures mara\u00eech\u00e8res depuis 2020 dans la r\u00e9gion de l\u2019Est. Cultivateur de tomates et de past\u00e8ques depuis 1984 dans la r\u00e9gion de l\u2019Ouest et qui s\u2019est install\u00e9 \u00e0 l\u2019Est depuis 2002 pour continuer ses activit\u00e9s, M\u00e9fir\u00e9 Mama a pass\u00e9 une saison tourment\u00e9e en 2020. \u00ab La pand\u00e9mie de coronavirus a s\u00e9rieusement impact\u00e9 nos activit\u00e9s en 2020. En d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, je suis all\u00e9 camper dans un village de l\u2019arrondissement de Ngoura dans le d\u00e9partement du Lom-et-Djerem, et avec un pr\u00eat de 1,6 millions de Frs, j\u2019ai cultiv\u00e9 1 hectare et demi de past\u00e8ques. Je me suis d\u00e9plac\u00e9 de Bertoua pour cette localit\u00e9 parce que la terre est fertile pour cette culture. La production a bien r\u00e9ussi, mais la vente n\u2019a pas suivi parce que les grands clients qui ont l\u2019habitude de venir faire des chargements au champ avec les camionnettes de 6 roues et les pick-up pour les grandes villes et m\u00eame les d\u00e9taillants de Bertoua qui ach\u00e8tent avec les tricycles, ne venaient plus \u00e0 cause du confinement \u00bb, explique ce cultivateur qui totalise pr\u00e8s de 40 ans dans les cultures mara\u00eech\u00e8res. Apr\u00e8s cette malheureuse exp\u00e9rience, M\u00e9fir\u00e9 Mama a chang\u00e9 sa strat\u00e9gie. \u00ab Puisque j\u2019ai r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 moins de 100.000 Frs sur les 1,6 millions Frs que j\u2019ai investi, je me suis lanc\u00e9 dans d\u2019autres cultures, ce qui m\u2019a permis de commencer \u00e0 rembourser une partie de la dette cette ann\u00e9e\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/bertoua-lle-prix-de-la-ttomate-passe-du-simple-au-triple\/\">Bertoua : le prix de la tomate passe du simple au triple<\/a><\/strong><\/p>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9,\u00a0<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/bertoua-lle-prix-de-la-ttomate-passe-du-simple-au-triple\/\">la culture de tomate<\/a> a aussi subi de plein fouet les effets n\u00e9fastes de la crise sanitaire de coronavirus de 2020. \u00ab Beaucoup de jardiniers n\u2019ont plus cultiv\u00e9 cette saison (Ndlr : 2021) \u00e0 cause de l\u2019impact n\u00e9gative de la Covid-19 en 2020 puisque des grandes quantit\u00e9s de tomates ont pourri ici au march\u00e9 parce que les grands clients du Gabon, la Guin\u00e9e Equatoriale et le Grand-Nord ne venaient plus \u00bb, indique Jean Claude Menzepo, producteur. Dans l\u2019espace consacr\u00e9e \u00e0 la vente en gros de la tomate au march\u00e9 central de Bertoua, la raret\u00e9 est visible, moins de 5 caisses de tomate \u00e9taient disponibles pendant notre passage dans ces lieux lundi 09 juillet 2021. Pour d\u00e9montrer d\u2019avantage le degr\u00e9 de la p\u00e9nurie, notre interlocuteur qui totalise une quinzaine d\u2019ann\u00e9e dans cette activit\u00e9 pr\u00e9cise que, \u00ab quand les champs de tomate r\u00e9ussissent, on peut avoir plus de 100 caisses chaque jour, maintenant, on n\u2019arrive pas \u00e0 avoir 20 caisses par jour parce que les cultivateurs ont chang\u00e9 l\u2019activit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong> : <strong><a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/le-taux-dinflation-a-bertoua-atteintt-47-au-premier-trimestre-2021\/\">Le taux d\u2019inflation \u00e0 Bertoua atteint 4,7% au premier trimestre 2021<\/a><\/strong><\/p>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les principales cultures mara\u00eech\u00e8res pratiqu\u00e9es dans la r\u00e9gion de l\u2019Est (la tomate, la past\u00e8que, les l\u00e9gumes, les condiments verts et le piment entre autres), ont subi les effets n\u00e9fastes de la crise sanitaire de 2020. En plus de m\u00e9ventes enregistr\u00e9es sur le march\u00e9, la nature p\u00e9rissable de ces cultures a intensifi\u00e9 les pertes aupr\u00e8s des centaines de producteurs en activit\u00e9 dans la r\u00e9gion notamment dans les d\u00e9partements du Lom-et-Djerem et la Kadey.<\/p>\n<p><strong>Fluctuation des prix<\/strong><\/p>\n<p>Sur le march\u00e9 \u00e0 Bertoua, les cultures mara\u00eech\u00e8res connaissent une fluctuation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des prix. \u00ab Actuellement, \u00e0 cause de la raret\u00e9, nous vendons un sac de 100 kg de piment entre 40.000 et 50.000 Frs, or l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e au c\u0153ur de la crise, on liquidait ce m\u00eame sacs \u00e0 5000 Fcfa \u00bb, affirme une cultivatrice de piment et vendeuse au march\u00e9 de Bertoua. Cette derni\u00e8re pr\u00e9cise n\u00e9anmoins qu\u2019\u00ab avant la crise, le sac de 100 kg de piment coutait normalement 25.000 Fcfa \u00bb. Par ailleurs et selon les producteurs, une caisse de tomate se vend d\u00e9sormais entre 25 000 et 30.000 Frs alors qu\u2019en 2020 pendant la p\u00e9riode forte de la crise on la liquidait entre 5000 et 8000 Fcfa. Or, bien avant la Covid-19, une caisse se vendait \u00e0 20.000 Fcfa.<\/p>\n<p><strong>D\u2019autres difficult\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la crise sanitaire, les producteurs des produits mara\u00eechers dans la r\u00e9gion de l\u2019Est font face \u00e0 plusieurs difficult\u00e9s. \u00ab Le rendement dans les champs cette saison a \u00e9t\u00e9 impact\u00e9 n\u00e9gativement par les variations climatiques notamment au niveau des pluies variantes. On a aussi not\u00e9 que les plantes de tomate mourraient parce qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es par les insectes \u00bb, d\u00e9plore Jean Claude Menzepo. Dans le m\u00eame sillage, Mefir\u00e9 Mama, par ailleurs propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un point de vente de past\u00e8que \u00e0 Bertoua \u00e9voque \u00ab le manque de financements pour l\u2019achat d\u2019\u00e9quipements et intrants (motopompe pour arrosage pendant la raret\u00e9 des pluies, fongicides, insecticides, semences et engrais) \u00bb. Ce dernier d\u00e9plore sp\u00e9cifiquement, la pr\u00e9sence d\u2019un insecte dangereux d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab Boko Haram \u00bb qui d\u00e9cime les champs de past\u00e8que dans les zones de production. Plus grave, les producteurs d\u00e9plorent le fait que dans la riposte contre la Covid-19, aucune mesure d\u2019att\u00e9nuation n\u2019a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e aux gardiniers alors que ces derniers ont perdu plus de 90% de leur production en 2020.<\/p>\n<p><strong>Martin Foula<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/ecomatin.net\/consommation-peril-sur-le-marche-des-cultures-maraicheres-a-lest\/\">Consommation : p\u00e9ril sur le march\u00e9 des cultures mara\u00eech\u00e8res \u00e0 l\u2019Est<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/ecomatin.net\/\">EcoMatin<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/consommation-peril-sur-le-marche-des-cultures-maraicheres-a-lest\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9fir\u00e9 Mama est une victime des disfonctionnements du march\u00e9 des cultures mara\u00eech\u00e8res depuis 2020 dans la r\u00e9gion de l\u2019Est. Cultivateur de tomates et de past\u00e8ques depuis 1984 dans la r\u00e9gion de l\u2019Ouest et qui s\u2019est install\u00e9 \u00e0 l\u2019Est depuis 2002 pour continuer ses activit\u00e9s, M\u00e9fir\u00e9 Mama a pass\u00e9 une saison tourment\u00e9e en 2020. \u00ab La [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1969,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[82,78],"tags":[],"class_list":["post-124524","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cameroun","category-economie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/124524","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1969"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=124524"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/124524\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=124524"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=124524"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=124524"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}