{"id":124687,"date":"2021-08-19T18:51:36","date_gmt":"2021-08-19T22:51:36","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/emigration-itineraires-croises-de-deux-aventuriers\/"},"modified":"2021-08-19T18:51:36","modified_gmt":"2021-08-19T22:51:36","slug":"emigration-itineraires-croises-de-deux-aventuriers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/emigration-itineraires-croises-de-deux-aventuriers\/","title":{"rendered":"Emigration : Itin\u00e9raires crois\u00e9s de deux aventuriers"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Karim Bara et Alidou Banc\u00e9 sont tous deux originaires de la commune rurale de B\u00e9gu\u00e9do, dans la r\u00e9gion du Centre-Est. Le premier est un sexag\u00e9naire, le second est \u00e2g\u00e9 de 45 ans. A l\u2019instar de nombreux ressortissants de la commune, ils ont r\u00e9pondu aux sir\u00e8nes de l\u2019aventure d\u00e8s leur tendre jeunesse. Tous deux ont eu des fortunes diverses sur les chemins de la qu\u00eate du bien-\u00eatre. <\/strong><\/p>\n<p>Les histoires de Karim Bara et de Alidou Banc\u00e9 pourraient trouver \u00e9cho dans cette pens\u00e9e de M\u00f4rad Zguiouar : \u00ab Mieux vaut une aventure qui casse qu\u2019une routine qui tr\u00e9passe \u00bb. Tenaill\u00e9s d\u00e8s leur tendre jeunesse par le d\u00e9sir d\u2019aller faire fortune ailleurs que dans leur B\u00e9gu\u00e9do natal dans la r\u00e9gion du Centre-Est, ils se jettent sur les routes de l\u2019aventure. Apr\u00e8s des itin\u00e9raires parsem\u00e9s d\u2019embuches, ils sont rentr\u00e9s au bercail o\u00f9 ils essaient de faire vivre leurs activit\u00e9s respectives avec une pointe de satisfaction. La d\u00e9marche alerte de Karim Bara trahit ses 61 ans. La carrure imposante, les cheveux sangl\u00e9s dans un bonnet blanc, l\u2019homme accroche au premier contact par son rire joyeux et sa loquacit\u00e9. Tous les jours, apr\u00e8s la pri\u00e8re matinale, il rejoint sa quincaillerie situ\u00e9e non loin de la mairie de B\u00e9gu\u00e9do. Mari\u00e9 et p\u00e8re de cinq enfants, Karim Bara quitte son village pour la premi\u00e8re fois en 1979, pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/p>\n<figure id=\"attachment_38711\" aria-describedby=\"caption-attachment-38711\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-38711 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/08\/2-18-300x200-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/08\/2-18-300x200-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/2-18-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/2-18.jpg 595w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-38711\" class=\"wp-caption-text\">Gr\u00e2ce \u00e0 ses \u00e9conomies, le sexag\u00e9naire a pu construire ce magasin dont il occupe un compartiment pour sa quincaillerie.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il va s\u00e9journer \u00e0 Abidjan, la capitale \u00e9conomique pendant neuf ans. Durant cette p\u00e9riode Karim Bara a \u00e9t\u00e9, entre autres, jardinier dans une entreprise gouvernementale, vigile et commer\u00e7ant. \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 vigile chez un haut dignitaire et proche du pr\u00e9sident F\u00e9lix Houphou\u00ebt pendant deux ans \u00bb, raconte-t-il. Apr\u00e8s cette activit\u00e9, Karim Bara se lance dans le commerce de chaussures et de pagnes entre la C\u00f4te d\u2019Ivoire et le Ghana. Mais il \u00e9courte ses va-et-vient entre les deux pays au bout de quelques mois. Les taxes douani\u00e8res \u00e9taient si \u00e9lev\u00e9es, se souvient-il, au point que son fonds de commerce se volatilisait. Il se r\u00e9sout \u00e0 poursuivre la vente de v\u00eatements \u00e0 Abidjan. Pendant ce temps, Karim Bara entretient des relations solides avec des proches qui ont \u00e9migr\u00e9 en Italie. Dans leurs confidences r\u00e9guli\u00e8res, ces derniers le conseillent de les rejoindre. Sans h\u00e9siter, il se fait \u00e9tablir son passeport et s\u2019envole pour l\u2019Italie en 1988. De Naples \u00e0 Milan La ville de Naples situ\u00e9e dans le Sud de l\u2019Italie est sa premi\u00e8re destination.<\/p>\n<p>L\u00e0, il commence \u00e0 travailler dans les champs de tomates et d\u2019aubergines, avant d\u2019\u00eatre employ\u00e9 dans une famille italienne. Deux ans apr\u00e8s son arriv\u00e9e, en 1990, il obtient le titre de s\u00e9jour. Le couple chez qui il fait des travaux de m\u00e9nage le traite avec bienveillance et veille \u00e0 ce qu\u2019il trouve un m\u00e9tier qui pourrait mieux lui rapporter. Il lui sugg\u00e8re de tenter sa chance dans le Nord de l\u2019Italie, une r\u00e9gion industrielle. Sans l\u2019ombre d\u2019une h\u00e9sitation, il accueille la proposition du couple qui le met en contact avec un ami qui r\u00e9side \u00e0 Milan. Ce dernier l\u2019aide \u00e0 obtenir un emploi, dans une usine dans la ville de Bergamo. \u00ab J\u2019ai bien fait d\u2019avoir suivi les conseils de la famille pour laquelle je travaillais. Je suis rest\u00e9 dans cette usine jusqu\u2019\u00e0 mon retour au pays.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ce boulot stable, j\u2019ai pu r\u00e9aliser mes r\u00eaves \u00bb, confie Karim Bara, dans une envol\u00e9e lyrique. En 2006, lors d\u2019un accident de moto, M. Bara se blesse gravement au genou. Il est contraint de garder le lit pendant un bon bout de temps avant de retrouver l\u2019usine. En 2014, le mal de genou revient et lui fait beaucoup souffrir. Il subit une intervention le 31 octobre 2014. \u00ab Du coup, j\u2019ai pass\u00e9 plus de temps qu\u2019il ne fallait \u00e0 la maison avant de reprendre le boulot. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 remerci\u00e9 \u00bb, se d\u00e9sole le sexag\u00e9naire. En 2015, il d\u00e9cide de rentrer d\u00e9finitivement au Burkina Faso sans la famille. Durant son s\u00e9jour en Italie, Karim Bara investit dans l\u2019immobilier au pays. Il acquiert un terrain dans un quartier hupp\u00e9 de Ouagadougou qu\u2019il met en valeur.<\/p>\n<p>A son retour, il vend la cour et rach\u00e8te deux autres cours dans la capitale. Il utilise le reste de l\u2019argent pour construire sa villa et un grand magasin de commerce dans son B\u00e9gu\u00e9do natal. \u00ab C\u2019est un compartiment de ce magasin que j\u2019occupe pour la quincaillerie. Il y a un peu plus d\u2019un an que je l\u2019ai ouverte. Je me d\u00e9brouille un peu \u00bb, explique-t-il, l\u2019air confiant. Karim Bara se dit fier de son parcours qui lui permet de vivre dignement. L\u2019Italie, souligne-t-il, est sa seconde patrie, pour ce qu\u2019elle lui a apport\u00e9. \u00ab Je garde de solides liens avec ce pays. Deux de mes enfants sont toujours en Italie. L\u2019un poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019universit\u00e9 et le second travaille dans une compagnie d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Mon \u00e9pouse qui y \u00e9tait encore vient de rentrer il y a quelques jours \u00bb, d\u00e9taille Karim Bara, reconnaissant. Infatigable globetrotteur De son c\u00f4t\u00e9, Alidou Banc\u00e9 gagne ais\u00e9ment sa vie dans la restauration apr\u00e8s un p\u00e9riple qui l\u2019a men\u00e9 dans plusieurs pays.<\/p>\n<p>Son parcours est celui d\u2019un infatigable globetrotter. La C\u00f4te d\u2019Ivoire, le Ghana, le Sahara occidental, le S\u00e9n\u00e9gal, la Mauritanie, l\u2019Alg\u00e9rie et la Libye sont les pays o\u00f9 il a mis les pieds. Il subit la cupidit\u00e9 et le cynisme des passeurs. Lass\u00e9 des d\u00e9convenues sur les routes de l\u2019aventure, il est aujourd\u2019hui conscient que \u00ab pierre qui roule n\u2019amasse pas forc\u00e9ment mousse \u00bb. A l\u2019oppos\u00e9 de son a\u00een\u00e9 Karim Bara, Alidou Banc\u00e9 aura tout tent\u00e9 pour faire fortune \u00e0 l\u2019\u00e9tranger mais rien n\u2019y fit. Assis devant sa charcuterie, le regard pos\u00e9, il t\u00eate avec un certain plaisir une cigarette.<\/p>\n<figure id=\"attachment_38712\" aria-describedby=\"caption-attachment-38712\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-38712 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/08\/3-10-300x200-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/08\/3-10-300x200-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/3-10-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/3-10.jpg 595w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-38712\" class=\"wp-caption-text\">Dans son restaurant et sa charcuterie, M. Banc\u00e9 emploie huit personnes.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dans le brouillard des volutes de fum\u00e9e, il appr\u00e9hende avec lucidit\u00e9 le chemin parcouru au risque de sa vie. N\u00e9 en 1977, mari\u00e9 et p\u00e8re de quatre enfants, Alidou quitte B\u00e9gu\u00e9do pour Ouagadougou en 1995. Il y fait l\u2019\u00e9cole coranique. Un jour de l\u2019ann\u00e9e 1995, en jouant au ballon avec ses camarades, il se fracture la jambe. Il est ramen\u00e9 au village chez un rebouteur. Gu\u00e9ri de la jambe, il prend la direction de Bobo-Dioulasso, la deuxi\u00e8me ville burkinab\u00e8. Dans la capitale \u00e9conomique du pays, il exerce de petits boulots avant de prendre le chemin de la C\u00f4te d\u2019Ivoire. Comme l\u2019a\u00een\u00e9 Karim Bara, il obtient un emploi de jardiner \u00e0 Abidjan. Apr\u00e8s six ans, il retourne \u00e0 B\u00e9gu\u00e9do en 2002. Durant son s\u00e9jour au village, il aide son fr\u00e8re dans la gestion de sa boutique. Entre temps, il flaire une opportunit\u00e9 d\u2019\u00e9migration en Espagne via le Ghana. C\u2019\u00e9tait en 2003. \u00ab Du Ghana, nous sommes partis pour l\u2019Alg\u00e9rie en passant par El Ayoun au Sahara occidental. En Alg\u00e9rie, nous avons pass\u00e9 45 jours au bord de la mer, le temps de monter notre \u00e9quipage afin d\u2019embarquer pour l\u2019Espagne. Un jour, un de nos compagnons de route a \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9 par un h\u00e9licopt\u00e8re de surveillance des c\u00f4tes alors qu\u2019il se baladait sur la plage \u00bb, relate Alidou Banc\u00e9, avec une \u00e9motion contenue. Le lendemain, ils sont encercl\u00e9s par des forces de l\u2019ordre qui les arr\u00eatent. M. Banc\u00e9 fait partie des malchanceux. Quelques temps apr\u00e8s leur arrestation, il est rapatri\u00e9 dans son pays. Sauv\u00e9 par les conseils de sa m\u00e8re D\u00e9boussol\u00e9 et inconsolable, il se d\u00e9cide \u00e0 regagner son village. Dans l\u2019amertume du r\u00eave bris\u00e9 d\u2019aller en Espagne, Alidou Banc\u00e9 fait l\u2019option de vendre l\u2019oignon entre le Burkina et la C\u00f4te d\u2019Ivoire. \u00ab J\u2019ai quitt\u00e9 le Burkina avec une centaine de sacs d\u2019oignons. Malheureusement, il y a eu m\u00e9vente \u00e0 Abidjan, une partie de mon oignon \u00e9tait pourri. Je suis rentr\u00e9 de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, tr\u00e8s d\u00e9courag\u00e9 \u00bb, se rem\u00e9more-t-il avec d\u00e9pit. Toutefois, le go\u00fbt prononc\u00e9 pour l\u2019aventure reste chevill\u00e9 \u00e0 son corps. La m\u00eame ann\u00e9e, il s\u2019envole pour la Libye en passant par l\u2019Alg\u00e9rie de nouveau. Cette fois-ci, il arrive \u00e0 travailler comme man\u0153uvre dans le b\u00e2timent quelques mois en Alg\u00e9rie avant de se rendre \u00e0 Tripoli, la capitale libyenne. Mais Alidou ne s\u2019y sent pas. Il retourne travailler dans le b\u00e2timent en Alg\u00e9rie pour faire des \u00e9conomies et rentrer au pays. L\u2019argent, n\u00e9cessaire pour la construction de sa maison, r\u00e9uni, il le transf\u00e8re \u00e0 son \u00e9pouse. En 2015, il se r\u00e9sout \u00e0 rentrer \u00e0 B\u00e9gu\u00e9do avec la ferme intention de scruter d\u2019autres horizons. En 2016, Alidou Banc\u00e9 fait part \u00e0 sa m\u00e8re de son d\u00e9sir de voyager. Celle-ci, pour avoir assez vu son fils parcourir le monde, l\u2019en dissuade en ces termes : \u00ab Pourquoi ne te d\u00e9cides-tu pas \u00e0 rester chez toi pour chercher l\u2019argent ? Tu n\u2019es pas assez fatigu\u00e9 de ces va-et-vient incessants ? \u00bb.<\/p>\n<p>Aux interrogations de sa m\u00e8re, Alidou Banc\u00e9 prend conscience du temps perdu \u00e0 courir apr\u00e8s une fortune ailleurs et qui ne vient pas. Touch\u00e9 et confus \u00e0 la fois, il puise 75 mille F CFA dans les 100 mille F CFA qu\u2019il avait r\u00e9serv\u00e9s pour son prochain voyage. \u00ab Avec cette somme, j\u2019ai lou\u00e9 un kiosque au bord de la route et j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 vendre du caf\u00e9. Heureusement, l\u2019activit\u00e9 a pris de l\u2019envol, j\u2019ai agrandi mon coin, je fais de la restauration. Juste en face du restaurant, j\u2019ai ouvert une petite charcuterie aussi \u00bb, relate le globetrotter. Gr\u00e2ce \u00e0 cette activit\u00e9, il arrive \u00e0 subvenir convenablement aux besoins de sa famille. En plus de son \u00e9pouse qui travaille \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, Alidou Banc\u00e9 emploie huit autres personnes. \u00ab Je dois une infinie reconnaissance \u00e0 ma m\u00e8re. Gr\u00e2ce \u00e0 ses conseils, je me suis remis en cause et je suis redescendu de mon nuage \u00bb, d\u00e9clare le restaurateur. Des le\u00e7ons de vie Install\u00e9s dans leur B\u00e9gu\u00e9do natal avec la ferme conviction de faire prosp\u00e9rer leurs activit\u00e9s, Karim Bara et Alidou Banc\u00e9 appr\u00e9hendent pos\u00e9ment les p\u00e9rip\u00e9ties de leurs p\u00e9riples et d\u00e9gagent des le\u00e7ons de vie. Si le sexag\u00e9naire a rencontr\u00e9 son \u00e9toile gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019aventure et a pu r\u00e9aliser ses r\u00eaves, pour Alidou Banc\u00e9 elle n\u2019est pas forc\u00e9ment le seul chemin de la r\u00e9ussite. En termes d\u2019enseignements appris de ses nombreuses odyss\u00e9es, M. Banc\u00e9 pense qu\u2019il faut dans tous les cas faire preuve de cr\u00e9ativit\u00e9, que l\u2019on d\u00e9cide d\u2019aller ailleurs ou de rester chez soi pour faire fortune. Quand on exerce son intelligence, argue-t-il, on peut toujours trouver de quoi donner un sens \u00e0 sa vie. \u00ab J\u2019ai parcouru les chemins de l\u2019aventure avec la rage de r\u00e9ussir, mais il a suffi que je prenne en compte la remarque de ma m\u00e8re pour me r\u00e9inventer un destin au village. Lorsque l\u2019on d\u00e9cide de r\u00e9ussir dans une activit\u00e9, il faut mettre du c\u0153ur, de la conviction et le reste va suivre. Il faut \u00eatre pers\u00e9v\u00e9rant et rest\u00e9 concentr\u00e9 \u00bb, conseille l\u2019homme qui ne jurait que d\u2019un ailleurs pour r\u00e9ussir. Son activit\u00e9 qui prosp\u00e8re lui inspire d\u2019autres projets qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re garder secrets. Son a\u00een\u00e9 qui a r\u00e9ussi sa vie en Italie pr\u00e9cise que le fait d\u2019avoir d\u00e9couvert d\u2019autres horizons a confort\u00e9 sa foi en la vertu du travail. Il est cat\u00e9gorique que si certaines nations sont plus d\u00e9velopp\u00e9es que d\u2019autres, c\u2019est parce qu\u2019elles ont privil\u00e9gi\u00e9 le travail et la rigueur. La v\u00e9ritable richesse, dit-il, c\u2019est l\u2019homme qui la produit en exer\u00e7ant son intelligence. \u00ab Si nous travaillons avec s\u00e9rieux comme les autres, nous pouvons d\u00e9velopper le Burkina et l\u2019Afrique. Je suis d\u00e9sol\u00e9 de le dire, beaucoup croient encore au miracle pour s\u2019en sortir. L\u2019aventure ne m\u2019a appris que le prix du travail. J\u2019ai plus de 60 ans, mais je continue de lutter comme un jeune qui en a 30 \u00bb, fait remarquer Karim Bara, avec force conviction.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong> Karim BADOLO <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/08\/19\/emigration-itineraires-croises-de-deux-aventuriers\/\">Emigration : Itin\u00e9raires crois\u00e9s de deux aventuriers<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/08\/19\/emigration-itineraires-croises-de-deux-aventuriers\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Karim Bara et Alidou Banc\u00e9 sont tous deux originaires de la commune rurale de B\u00e9gu\u00e9do, dans la r\u00e9gion du Centre-Est. 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