{"id":127641,"date":"2021-09-20T16:17:31","date_gmt":"2021-09-20T20:17:31","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/covid-19-40-millions-dafricains-vont-tomber-dans-lextreme-pauvrete-natalie-africa-de-la-fondation-bill-et-melinda-gates\/"},"modified":"2021-09-20T16:17:31","modified_gmt":"2021-09-20T20:17:31","slug":"covid-19-40-millions-dafricains-vont-tomber-dans-lextreme-pauvrete-natalie-africa-de-la-fondation-bill-et-melinda-gates","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/covid-19-40-millions-dafricains-vont-tomber-dans-lextreme-pauvrete-natalie-africa-de-la-fondation-bill-et-melinda-gates\/","title":{"rendered":"COVID-19 :  \u00ab 40 millions d\u2019Africains vont tomber  dans l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 \u00bb, Natalie Africa, de la Fondation Bill et Melinda Gates"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>Natalie Africa est la conseill\u00e8re principale aupr\u00e8s du directeur Afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates. Dans cet entretien avec Sidwaya, elle \u00e9voque, entre autres, les impacts de la COVID-19 sur les ODD en Afrique, les voies et moyens de la reprise \u00e9conomique post-COVID-19 sur le continent, ainsi que les conclusions du 5e rapport de sa Fondation, le rapport Goalkeepers.<\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S): Depuis 2020, l\u2019\u00e9conomie mondiale est sous le choc de la pand\u00e9mie de la COVID-19. Quel regard portez-vous sur l\u2019impact socio-\u00e9conomique de cette crise sanitaire sur l\u2019Afrique ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Natalie Africa (N.A.)<\/strong> : La pand\u00e9mie a \u00e9t\u00e9 une crise assez s\u00e9v\u00e8re sur l\u2019Afrique, surtout au niveau \u00e9conomique, financier et sanitaire. On sait que l\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e d\u2019une fa\u00e7on plus s\u00e9v\u00e8re que les pays \u00e0 revenus \u00e9lev\u00e9s. Par exemple, d\u2019ici l\u2019ann\u00e9e prochaine, on estime que 90% des pays \u00e0 revenus \u00e9lev\u00e9s et interm\u00e9diaires sup\u00e9rieurs vont retrouver leurs niveaux de revenus par habitant ; alors que les pays \u00e0 faibles revenus, il y a peut-\u00eatre seulement un tiers qui vont voir une reprise \u00e9conomique d\u2019ici l\u2019ann\u00e9e prochaine. C\u2019est donc assez s\u00e9v\u00e8re pour l\u2019Afrique. Puis on sait que m\u00eame avant la crise sanitaire sur le continent, les pays ont commenc\u00e9 \u00e0 ressentir les effets \u00e9conomiques \u00e0 cause de la fermeture des fronti\u00e8res ; l\u2019emploi a connu une chute et peut-\u00eatre, on va prendre plusieurs ann\u00e9es avant d\u2019avoir une reprise r\u00e9elle sur tout le continent.<\/p>\n<p><strong>S : Malgr\u00e9 cette situation, le continent africain a \u00e9t\u00e9 plus r\u00e9silient face aux effets pervers de cette crise. Selon vous, quels sont les facteurs explicatifs de cette r\u00e9silience de l\u2019Afrique ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>N.A.<\/strong> : Oui, c\u2019est vrai, il y a eu une certaine r\u00e9silience. Cela est d\u00fb au fait que les communaut\u00e9s, les personnes et les organisations en Afrique ont su innover. Il y a eu un esprit de dynamisme : les communaut\u00e9s, entre elles, ont trouv\u00e9 des solutions. Il y a aussi avec le soutien de partenaires au d\u00e9veloppement. Ce que l\u2019on a vu est assez extraordinaire. Il y a plusieurs exemples, notamment les transferts des fonds d\u2019urgence envers les populations qui sont les plus d\u00e9munies, les technologies mobiles. On a vu des femmes qui avaient la priorit\u00e9 pour recevoir ces fonds d\u2019urgence. Je pense que cela a aid\u00e9 \u00e0 garder un certain dynamisme dans nos \u00e9conomies. Aussi, les Africains se sont rassembl\u00e9s autour de certaines initiatives. Par exemple, c\u2019est l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re que Africa continental free trade initiaitve, qui est l\u2019initiative pour promouvoir le libre-\u00e9change entre les pays, est devenu effectif. Je pense que les Etats africains continuent donc \u00e0 collaborer plus que jamais. L\u2019Union africaine a vraiment pris un r\u00f4le de leadership pour conduire des initiatives sur le continent aussi bien que sur le plan sanitaire qu\u2019\u00e9conomique. Tout a contribu\u00e9 \u00e0 une certaine r\u00e9silience. On sait aussi que de par le pass\u00e9, avant cette pand\u00e9mie, l\u2019Afrique a d\u00e9j\u00e0 connu beaucoup de crises au niveau des maladies infectieuses et cela fait beaucoup de d\u00e9cennies que les partenaires internationaux travaillent avec les africains pour combattre des maladies telles que l\u2019Ebola, le paludisme, la fi\u00e8vre jaune. Je pense que les \u00e9cosyst\u00e8mes qu\u2019on a mis en place au fur et \u00e0 mesure de ces ann\u00e9es, nous ont aid\u00e9 \u00e0 repousser les pires effets de la pand\u00e9mie sur le contient. Cela nous montre l\u2019importance de l\u2019investissement \u00e0 long terme dans les syst\u00e8mes de sant\u00e9, aussi bien au niveau communautaire. Car, on s\u2019est un peu appuy\u00e9 sur ces syst\u00e8mes qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 existants pour essayer de lutter contre cette pand\u00e9mie de la COVID-19 ; cela nous a aussi beaucoup aid\u00e9 au niveau de la r\u00e9silience.<\/p>\n<p><strong>S : Malgr\u00e9 cette r\u00e9silience, cette crise risque-t-elle, tout de m\u00eame, de compromettre l\u2019atteinte des ODD sur le continent ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>N.A.<\/strong> : On ne peut nier cette r\u00e9alit\u00e9. Les chiffres d\u00e9montrent par exemple que 40 millions d\u2019Africains vont tomber dans l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9. C\u2019est un nombre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 qui exige des r\u00e9ponses des gouvernements. On sait que les femmes ont beaucoup souffert au niveau de la perte des emplois. On estime que presque 20 fois plus de femmes ne vont pas retrouver de travail avant la fin de cette ann\u00e9e par rapport aux hommes ; ce qui montre que les emplois des femmes sont encore plus fragiles. Au niveau de l\u2019\u00e9ducation et de l\u2019apprentissage, il y a \u00e9galement un effet important. On estime qu\u2019il y a 40% d\u2019enfants qui ne sont pas scolaris\u00e9s dans la r\u00e9gion d\u2019Afrique australe et orientale. Imaginez donc l\u2019effet que cela va avoir sur l\u2019\u00e9ducation de ces enfants dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Il y a eu des effets certains sur les objectifs de d\u00e9veloppement durable, mais les sc\u00e9narii les plus pessimistes qu\u2019on avait estim\u00e9s dans notre rapport de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, heureusement, pour la plupart, ne se sont pas manifest\u00e9s. Et cela, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019action, \u00e0 l\u2019innovation que les gens et les pays ont pu r\u00e9aliser. Ce qui nous a permis d\u2019\u00e9viter certains des pires sc\u00e9narii, notamment au niveau du paludisme et des vaccins pour les enfants. \u00c7a aurait \u00e9t\u00e9 encore pire, mais ce qui est s\u00fbr, les objectifs mondiaux ne sont pas au m\u00eame niveau qu\u2019on avait esp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p><strong>S : Quel a \u00e9t\u00e9 l\u2019impact de la COVID-19 sur les objectifs de la Fondation Bill et Melinda Gates notamment en Afrique ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> N.A.<\/strong> : Nous avons continu\u00e9 \u00e0 faire le travail qui \u00e9tait programm\u00e9 au niveau des investissements qu\u2019on fait pour r\u00e9aliser du progr\u00e8s sur les objectifs de d\u00e9veloppement durable. Comme j\u2019ai dit, l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est possible, nous avons essay\u00e9 de renouveler nos efforts. Par exemple, en ce qui concerne les campagnes de vaccination pour les enfants, nous avons investi encore plus d\u2019efforts pour faire du plaidoyer et organiser des campagnes avec les gouvernements avec lesquels nous travaillons. Nous avons fait des efforts pour essayer de faire en sorte que nos objectifs ne souffrent pas trop. Il est \u00e9vident que nous n\u2019avons pas aussi bien fait comme on l\u2019aurait souhait\u00e9. Ce qui est important est que les pays qui ont innov\u00e9 pour faire du progr\u00e8s, pour s\u2019opposer \u00e0 ces sc\u00e9narii qui \u00e9taient tr\u00e8s pessimistes, ont trouv\u00e9 des moyens qui peuvent \u00eatre des investissements \u00e0 long terme et essayer d\u2019atteindre les objectifs mondiaux. Je pense \u00e0 un pays comme le B\u00e9nin par exemple, qui a innov\u00e9 avec un nouveau syst\u00e8me num\u00e9rique pour distribuer des moustiquaires. Je pense \u00e9galement au Burkina Faso, votre pays, qui vient de publier des r\u00e9sultats des \u00e9tudes sur un vaccin sur le paludisme qui est une bonne r\u00e9ussite. Il y a donc des initiatives sur lesquelles on peut vraiment construire pour l\u2019avenir et l\u2019opportunit\u00e9 de faire du progr\u00e8s extraordinaire envers les ODD.<\/p>\n<p><strong>S : En tant que fondation, quelles le\u00e7ons tirez-vous de cette crise mondiale ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>N.A.<\/strong> : Une des le\u00e7ons qui est tr\u00e8s \u00e9vidente et le titre de notre rapport pour cette ann\u00e9e le montre : c\u2019est l\u2019in\u00e9galit\u00e9. Nous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s d\u00e9\u00e7us du fait qu\u2019il y ait eu cette in\u00e9galit\u00e9 quant \u00e0 la distribution des vaccins. On sait que 80% des doses qui ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9es globalement sont all\u00e9s dans les pays \u00e0 revenus \u00e9lev\u00e9s et interm\u00e9diaires, alors que seulement 1% (ou 10%) des doses ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9es dans les pays \u00e0 revenus faibles. Nous avions pr\u00e9venu depuis le d\u00e9but de cette ann\u00e9e, avions parl\u00e9 beaucoup pour qu\u2019il n\u2019y ait pas cette in\u00e9galit\u00e9 au niveau des vaccins. Car cela aurait un effet sur la propagation de la COVID-19, qui va continuer du fait que les gens ne sont pas vaccin\u00e9s \u00e0 niveau \u00e9gal dans le monde. On sait que la reprise \u00e9conomique ne va pas \u00eatre \u00e9gale si les gens ne sont pas vaccin\u00e9s au m\u00eame niveau. Pour nous, cette situation est tr\u00e8s honteuse ! La le\u00e7on qu\u2019on a tir\u00e9e est que les pays qui ont l\u2019opportunit\u00e9 de faire de la recherche et du d\u00e9veloppement dans les vaccins doivent aussi avoir des capacit\u00e9s de fabrication pour les vaccins dans le futur. Car l\u2019acc\u00e8s aux vaccins a \u00e9t\u00e9 directement corr\u00e9l\u00e9 avec le fait que les pays ont acc\u00e8s \u00e0 ces capacit\u00e9s ou non. Et c\u2019est pour cela que l\u2019on soutient les efforts de CDC Afrique, de l\u2019Union africaine, de l\u2019OMS- Afrique, pour essayer de travailler et construire des investissements \u00e0 long terme qui peuvent aider l\u2019Afrique \u00e0 \u00eatre plus autosuffisante \u00e0 l\u2019avenir, notamment pour la fabrication des vaccins. La deuxi\u00e8me le\u00e7on qu\u2019on a tir\u00e9e, est l\u2019importance de l\u2019innovation. On sait que c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 cette innovation, qui, comme je l\u2019ai dit, a parfois \u00e9t\u00e9 catalys\u00e9e par des personnes tr\u00e8s \u00ab ordinaires \u00bb, par les communaut\u00e9s d\u2019innovation, qu\u2019on a pu \u00e9viter les pires sc\u00e9narii. Soutenir l\u2019innovation est donc tr\u00e8s important. Ensuite, par exemple, la d\u00e9couverte dans les vaccins ARN messager a \u00e9t\u00e9 possible gr\u00e2ce \u00e0 une chercheuse hongroise, qui depuis des d\u00e9cennies, travaille sur cette technologie sans beaucoup de soutien, n\u2019arrivait pas toujours \u00e0 trouver les financements pour ces innovations. Maintenant, c\u2019est bien cette technologie de ARNM qui nous aide avec les vaccins. On voit beaucoup d\u2019avenir pour ces technologies en Afrique, par exemple pour le vaccin contre le paludisme. Donc, il importe d\u2019avoir des investissements, pas dans le court terme, mais pour le long terme, dans les technologies pour les syst\u00e8mes de sant\u00e9. Cela est une autre le\u00e7on qu\u2019on a tir\u00e9e dans le rapport.<\/p>\n<p><strong>S : La question des vaccins et des financements pour les petites et moyennes entreprises et des couches vuln\u00e9rables constitue une contrainte r\u00e9elle en Afrique. Comment le continent et ses partenaires doivent-ils s\u2019y prendre pour apporter des r\u00e9ponses appropri\u00e9es, durables \u00e0 cette probl\u00e9matique ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>N.A.<\/strong> : Le choc \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 tellement s\u00e9v\u00e8re en Afrique parce que nous d\u00e9pendons des petites et moyennes entreprises et on sait que les filets de s\u00e9curit\u00e9 pour les entreprises \u00e0 ce niveau-l\u00e0 ne sont pas tr\u00e8s forts. Il y a beaucoup d\u2019entreprises, surtout celles dirig\u00e9es par des femmes, qui ont d\u00fb fermer leurs portes au cours de cette derni\u00e8re ann\u00e9e. Je pense que l\u2019acc\u00e8s au capital est un des manques qui est le plus important pour les entreprises en Afrique. Le capital n\u2019est pas dirig\u00e9 envers ceux qui sont d\u00e9munis ; donc, trouver des fa\u00e7ons innovatrices pour diriger plus d\u2019argent vers ces petites et moyennes entreprises est tr\u00e8s important. Avec la technologie, la finance digitale, il y aura encore plus d\u2019opportunit\u00e9s pour innover. On a vu des exemples partout sur le continent ; les gens commencent \u00e0 utiliser de plus en plus de services financiers num\u00e9rique. Et dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, il est probable que cela puisse aider les petites et moyennes entreprises. Mais il y a aussi l\u2019assistance technique, la collaboration des autorit\u00e9s pour donner des moyens \u00e0 ces entreprises d\u2019acc\u00e9der au march\u00e9 et mais aussi pour leur permettre d\u2019\u00eatre accompagn\u00e9es par les entreprises plus importantes, qui sont plus grandes pour qu\u2019elles aient acc\u00e8s \u00e0 leur march\u00e9. Au niveau des politiques de reprise \u00e9conomique, les gouvernements africains ont \u00e9norm\u00e9ment de travail \u00e0 faire aux c\u00f4t\u00e9s des partenaires de d\u00e9veloppement tels que notre fondation et d\u2019autres, pour essayer d\u2019\u00e9laborer des politiques inclusives, surtout au niveau du genre.<\/p>\n<p><strong>S : Votre fondation a produit son cinqui\u00e8me rapport et vous avez tant\u00f4t parl\u00e9 des r\u00e9formes. Que peut-on retenir des principales conclusions dudit rapport en ce qui concerne l\u2019Afrique ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>N.A.<\/strong> : Je dirais deux choses. La premi\u00e8re chose est l\u2019importance de prendre des mesures pr\u00e9ventives avant qu\u2019une crise ne se produise. Pour l\u2019Afrique, cela veut dire penser maintenant et \u00e0 long terme \u00e0 comment prendre des mesures pour qu\u2019on ne soit pas dans une position similaire d\u2019ici 10 \u00e0 20 ans. Si une autre crise comme la COVID-19 se produit, comment est-ce qu\u2019on pourrait \u00eatre pr\u00eat pour y faire face ? Je vois que maintenant les pays ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer leurs moyens au niveau des syst\u00e8mes sanitaires pour essayer de comprendre comment les pays en Afrique peuvent construire des capacit\u00e9s n\u00e9cessaires. La deuxi\u00e8me chose est que la collaboration est un \u00e9l\u00e9ment-cl\u00e9. On a vu des initiatives tr\u00e8s extraordinaires qui sont sorties du continent cette derni\u00e8re ann\u00e9e, telles que la plateforme africaine d\u2019\u00e9quipements m\u00e9dicaux et plus r\u00e9cemment le partenariat pour la fabrication de vaccins en Afrique. Ce sont donc des partenariats entre les gouvernements, le secteur priv\u00e9 et des organisations internationales, mais qui sont dirig\u00e9s par des africains. Je pense que cette collaboration va vraiment \u00eatre l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus important pour nous permettre d\u2019avancer et d\u2019aller loin. Comme le dit un proverbe africain : \u00ab si on veut aller loin, il faut aller ensemble \u00bb. Donc, si on peut garder cet esprit de collaboration dans le futur, je pense que ce sera la cl\u00e9 du succ\u00e8s pour le continent.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par Boureima Sanga bsanga2003@yahoo.fr<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong> Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/09\/20\/covid-19-40-millions-dafricains-vont-tomber-dans-lextreme-pauvrete-natalie-africa-de-la-fondation-bill-et-melinda-gates\/\">COVID-19 :  \u00ab 40 millions d\u2019Africains vont tomber  dans l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 \u00bb, Natalie Africa, de la Fondation Bill et Melinda Gates<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/09\/20\/covid-19-40-millions-dafricains-vont-tomber-dans-lextreme-pauvrete-natalie-africa-de-la-fondation-bill-et-melinda-gates\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Natalie Africa est la conseill\u00e8re principale aupr\u00e8s du directeur Afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates. 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