{"id":129248,"date":"2021-10-06T16:49:45","date_gmt":"2021-10-06T20:49:45","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/secteur-agricole-au-burkina-la-houe-manga-un-outil-miracle\/"},"modified":"2021-10-06T16:49:45","modified_gmt":"2021-10-06T20:49:45","slug":"secteur-agricole-au-burkina-la-houe-manga-un-outil-miracle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/secteur-agricole-au-burkina-la-houe-manga-un-outil-miracle\/","title":{"rendered":"Secteur agricole au Burkina  : la \u00ab Houe Manga \u00bb, un outil \u00ab miracle \u00bb"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\u00a0<\/p>\n<figure id=\"attachment_40436\" aria-describedby=\"caption-attachment-40436\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40436 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/2-1-300x228-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"228\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/2-1-300x228-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/2-1-150x114.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/2-1-553x420.jpg 553w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/2-1-80x60.jpg 80w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/2-1.jpg 595w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40436\" class=\"wp-caption-text\">Le p\u00e8re R\u00e9gis Chaix : \u00ab Nous avons utilis\u00e9 tous les moyens de diffusion \u00e0 notre disposition pour divulguer la Houe manga \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>En cette saison hivernale, Alassane Bouda, \u00e2g\u00e9 de 58 ans et natif de Manga, chef-lieu de la province du Zoundw\u00e9ogo (r\u00e9gion du Centre-Sud), est occup\u00e9 par les travaux champ\u00eatres. L\u2019homme s\u2019y active avec ardeur afin de ne pas rater les premi\u00e8res pluies bienfaisantes, annonciatrices de ce d\u00e9but de saison hivernale. Chaque matin, aux premiers chants des coqs, la famille Bouda est ainsi d\u00e9j\u00e0 sur pieds. Pendant que les femmes pr\u00e9parent le petit d\u00e9jeuner, M. Bouda, ses fils et petits-fils prennent le chemin des champs. Une fois arriv\u00e9s, chacun s\u2019attelle \u00e0 une t\u00e2che pr\u00e9cise. Le quinquag\u00e9naire, lui, joue le r\u00f4le de superviseur. Passionn\u00e9 de l\u2019agriculture d\u00e8s sa tendre enfance, le vieux Bouda, la barbe blanche soigneusement coiff\u00e9e et v\u00eatu d\u2019un long boubou blanc en cette journ\u00e9e de vendredi se souvient encore des ann\u00e9es 1970 qui l\u2019ont vu utiliser, avec abn\u00e9gation, une simple daba pour tirer sa pitance quotidienne. \u00ab C\u2019\u00e9tait le beau temps et la nature \u00e9tait g\u00e9n\u00e9reuse. Avec un lopin de terre, il \u00e9tait possible de nourrir une famille d\u2019au moins dix personnes \u00bb se rem\u00e9more-t-il. Ce temps est r\u00e9volu aujourd\u2019hui, affirme le chef de famille.<\/p>\n<p>Car, explique-t-il, ceux qui cultivent \u00ab \u00e0 l\u2019ancienne \u00bb ne gagnent pratiquement plus rien. Pour garantir une autosuffisance alimentaire \u00e0 ses 4 \u00e9pouses et ses 16 enfants, le polygame a d\u00fb se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence. C\u2019est-\u00e0-dire, abandonner les moyens rudimentaires telles la daba et la pioche et se tourner vers une agriculture m\u00e9canis\u00e9e. Int\u00e9grer la charrue \u00e0 traction animale et particuli\u00e8rement la Houe Manga s\u2019est donc av\u00e9r\u00e9 une n\u00e9cessit\u00e9 pour le vieil homme. Son amour pour cet outil de production remonte en 1984. Cette ann\u00e9e 2021, la famille Bouda exploite environ 50 hectares (ha) pour la culture de l\u2019arachide, 5 ha pour le coton, 3 ha de sorgho rouge, 2 ha de ma\u00efs, 1 ha de riz et du s\u00e9same. \u00ab Ce serait difficile voire utopique pour nous d\u2019exploiter toutes ces superficies \u00e0 la main. Imaginez-vous le nombre d\u2019employ\u00e9s et le co\u00fbt que je devrais mobiliser pour labourer tous ces champs?\u00bb se demande le chef de m\u00e9nage tout en soulignant que les charrues constituent une v\u00e9ritable bouff\u00e9e d\u2019oxyg\u00e8ne physique, mais surtout \u00e9conomique. \u00ab Les produits de rente peuvent atteindre trois millions F CFA par an gr\u00e2ce \u00e0 la charrue \u00bb, confie-t-il avec fiert\u00e9.<\/p>\n<h2>Un soulagement pour les agriculteurs<\/h2>\n<p>Comme la famille Bouda, la houe qui porte le nom de la localit\u00e9 \u00ab Manga \u00bb, a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par plusieurs acteurs du monde rural de la province du Zoundwo\u00e9go. Selon le conseiller d\u2019agriculture \u00e0 la retraite, Sana Pascal Ou\u00e9draogo, la Houe Manga est un mat\u00e9riel aratoire qui permet d\u2019all\u00e9ger la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail de la terre. Aujourd\u2019hui, t\u00e9moigne l\u2019ancien directeur provincial en charge de l\u2019agriculture, l\u2019outil a fait ses preuves dans la localit\u00e9. \u00ab Si vous sillonnez les champs, vous ne verrez que des buttes align\u00e9es.<\/p>\n<figure id=\"attachment_40437\" aria-describedby=\"caption-attachment-40437\" style=\"width: 280px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40437 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/3-4-280x300-1.jpg\" alt=\"\" width=\"280\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/3-4-280x300-1.jpg 280w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/3-4-150x161.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/3-4-300x322.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/3-4-392x420.jpg 392w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/3-4.jpg 525w\" sizes=\"auto, (max-width: 280px) 100vw, 280px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40437\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019enseignant \u00e0 la retraite, G\u00e9rard Yerbanga : \u00ab Ceux qui utilisaient la Houe Manga \u00e9taient tax\u00e9s de paresseux \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>C\u2019est-\u00e0-dire que m\u00eame les familles qui ne disposent pas de ce mat\u00e9riel, cultivent en ligne dans l\u2019espoir de se faire assister par leur parent. Le moins nanti du village dispose forc\u00e9ment d\u2019un animal comme l\u2019\u00e2ne et il peut solliciter le mat\u00e9riel du voisin pour labourer son champ. Tout le travail est donc semi-m\u00e9canis\u00e9 dans notre r\u00e9gion \u00bb, atteste-t-il. G\u00e9rard Yerbanga, septuag\u00e9naire et enseignant \u00e0 la retraite, s\u2019est reconverti, depuis lors, dans les activit\u00e9s agro-sylvo- pastorales. A l\u2019\u00e9couter, la Houe Manga a \u00ab fait son temps \u00bb. Elle a parcouru le Burkina Faso et a \u00e9norm\u00e9ment aid\u00e9 au d\u00e9veloppement du pays. \u00ab Lorsque je partais \u00e0 la retraite, la direction r\u00e9gionale de l\u2019enseignement m\u2019a offert comme cadeau de souvenir une houe compl\u00e8te. Mes coll\u00e8gues \u00e9taient convaincus qu\u2019elle me servira. C\u2019est pour vous montrer \u00e0 quel point l\u2019outil s\u2019est propag\u00e9 \u00bb, assure-t-il. Avec le changement climatique, il sera difficile, estime M. Yerbanga, de d\u00e9velopper l\u2019agriculture d\u2019un pays. Pour ce faire, il encourage d\u2019autres bonnes volont\u00e9s \u00e0 embo\u00eeter le pas du concepteur de la Houe Manga. A l\u2019entendre, l\u2019outil a \u00e9t\u00e9 introduit dans la r\u00e9gion par le Cur\u00e9 de la paroisse de Manga, le R\u00e9v\u00e9rend p\u00e8re R\u00e9gis Chaix. L\u2019homme de Dieu, se souvient de celui qui fr\u00e9quentait l\u2019\u00e9glise de Manga \u00e0 l\u2019\u00e9poque, trouvant que la daba utilis\u00e9e \u00e9tait tr\u00e8s archa\u00efque, a alors apport\u00e9 un outil de France.<\/p>\n<h2>\u00ab Tax\u00e9s de paresseux \u00bb<\/h2>\n<p>\u00ab L\u2019instrument a \u00e9t\u00e9 introduit avant les ind\u00e9pendances en 1960 avec les cat\u00e9chistes. Au d\u00e9but, les gens en riaient. Car, c\u2019\u00e9tait la femme qui tirait l\u2019\u00e2ne et le cat\u00e9chiste tenait le manche de la houe. Ils \u00e9taient tax\u00e9s de paresseux. Parce qu\u2019ils ne veulent pas se courber pour se faire mal au dos \u00bb, raconte-t-il, un brin souriant. L\u2019app\u00e9tit venant en mangeant, poursuit M. Yerbanga, les populations ont r\u00e9alis\u00e9 que les cat\u00e9chistes produisaient plus \u00e0 l\u2019aide de la houe et se fatiguaient moins. Elles ont alors commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019y int\u00e9resser. Au d\u00e9but, rench\u00e9rit le chef de Timtinga, Joseph Zoungrana, un village situ\u00e9 \u00e0 quelques trois Km de Manga, les agriculteurs \u00e9taient r\u00e9ticents, mais le p\u00e8re avait expliqu\u00e9 que si un espace \u00e9tait laiss\u00e9 entre les semences, la r\u00e9colte serait bonne. \u00ab Ceux qui \u00e9taient les premiers \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimenter ont r\u00e9ellement vu leurs r\u00e9coltes s\u2019am\u00e9liorer. Au fil du temps tout le monde s\u2019est attach\u00e9 \u00e0 la Houe Manga \u00bb, t\u00e9moigne le sage de Timtinga. A l\u2019\u00e9poque un organisme sp\u00e9cial (dont il a oubli\u00e9 le nom, ndlr) \u00e9tait charg\u00e9 de la vulgarisation de l\u2019outil, ajoute l\u2019enseignant \u00e0 la retraite. Des sommes d\u2019argent, poursuit-il, \u00e9taient alors offertes aux paysans pour se procurer des \u00e2nes et des houes qui \u00e9taient presque subventionn\u00e9es. \u00ab Nous \u00e9tions au coll\u00e8ge en 1960 et ceux qui n\u2019ont pas eu les m\u00eames chances que nous, \u00e9taient r\u00e9quisitionn\u00e9s dans les villages comme animateurs pour apprendre aux cultivateurs comment travailler avec la Houe Manga. C\u2019est ainsi que l\u2019instrument a pris son envol au niveau de la r\u00e9gion \u00bb, explique l\u2019agriculteur.<\/p>\n<h2><strong>Le \u00ab projet 100 000 charrues \u00bb<\/strong><\/h2>\n<figure id=\"attachment_40438\" aria-describedby=\"caption-attachment-40438\" style=\"width: 222px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40438 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/4-1-222x300-1.jpg\" alt=\"\" width=\"222\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/4-1-222x300-1.jpg 222w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/4-1-150x203.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/4-1-300x405.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/4-1-311x420.jpg 311w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/4-1.jpg 525w\" sizes=\"auto, (max-width: 222px) 100vw, 222px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40438\" class=\"wp-caption-text\">Alassane Compaor\u00e9 s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 dans la fabrication de la Houe-Manga.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Selon le chef de Timtinga, les forgerons ont vite adopt\u00e9 le projet du p\u00e8re Chaix. Une famille de forgerons aidait son \u00e9quipe dans la fabrication des outils de labour. Lassan\u00e9 Compaor\u00e9, \u00e2g\u00e9 de 57 ans, a h\u00e9rit\u00e9, tout jeune, des travaux de la forge de ses parents. Entre 1990 et 1991, il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une formation de perfectionnement \u00e0 Ouagadougou avant de s\u2019installer \u00e0 Manga \u00e0 son propre compte. Il propose aujourd\u2019hui \u00e0 sa client\u00e8le plusieurs produits tels que les tables-bancs, la Houe Manga et d\u2019autres types de houes tels que les CH6 et CH9. A son avis, la fabrication de ces instruments n\u2019a plus de secret pour lui. \u00ab Cela fait plus de 40 ans que j\u2019exerce ce m\u00e9tier.<\/p>\n<p>M\u00eame si l\u2019on me r\u00e9veille, je suis en mesure de fabriquer la Houe Manga en un temps record \u00bb, affirme-t-il, l\u2019air jovial. Pour M. Compaor\u00e9, la fabrication de la Houe manga se fait en une journ\u00e9e et co\u00fbte plus de 80 000 FCFA. Le conseiller d\u2019agriculture, Pascal Ou\u00e9draogo pr\u00e9cise que l\u2019outil subventionn\u00e9 est vendu par l\u2019Etat \u00e0 7 500 FCFA aux femmes qui sont pour la plupart vuln\u00e9rables financi\u00e8rement et \u00e0 11 250 FCFA aux hommes. A ce propos, le forgeron Compaor\u00e9 confie qu\u2019une bonne partie de ses commandes provient de la Chambre des m\u00e9tiers \u00e0 travers le \u00ab Projet 100 000 charrues \u00bb. Cette d\u00e9marche est salu\u00e9e par l\u2019ancien directeur provincial en charge de l\u2019agriculture. A l\u2019\u00e9couter, l\u2019enjeu majeur pour les agricultures familiales au cours des prochaines d\u00e9cennies est l\u2019\u00e9quipement des exploitations tels que les houes, les charrues et les tracteurs en vue de satisfaire les besoins croissants de production, de conservation et de transformation des produits agricoles n\u00e9cessaires \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire d\u2019une population en croissance, tout en assurant la pr\u00e9servation du milieu naturel. De ce fait, M. Ou\u00e9draogo encourage le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, des Am\u00e9nagements hydro-agricoles et de la M\u00e9canisation \u00e0 poursuivre ses efforts de modernisation du secteur agricole.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong> Abdoulaye BALBONE<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/10\/06\/secteur-agricole-au-burkina-la-houe-manga-un-outil-miracle\/\">Secteur agricole au Burkina  : la \u00ab Houe Manga \u00bb, un outil \u00ab miracle \u00bb<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/10\/06\/secteur-agricole-au-burkina-la-houe-manga-un-outil-miracle\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Le p\u00e8re R\u00e9gis Chaix : \u00ab Nous avons utilis\u00e9 tous les moyens de diffusion \u00e0 notre disposition pour divulguer la Houe manga \u00bb. En cette saison hivernale, Alassane Bouda, \u00e2g\u00e9 de 58 ans et natif de Manga, chef-lieu de la province du Zoundw\u00e9ogo (r\u00e9gion du Centre-Sud), est occup\u00e9 par les travaux champ\u00eatres. 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