{"id":129381,"date":"2021-10-07T14:00:00","date_gmt":"2021-10-07T18:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-preservation-du-sens-de-la-beaute-et-lamour-possible-du-monde\/"},"modified":"2021-10-07T14:00:00","modified_gmt":"2021-10-07T18:00:00","slug":"la-preservation-du-sens-de-la-beaute-et-lamour-possible-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-preservation-du-sens-de-la-beaute-et-lamour-possible-du-monde\/","title":{"rendered":"La pr\u00e9servation du sens de la beaut\u00e9 et l\u2019amour possible du monde."},"content":{"rendered":"<div>\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color\" style=\"color:#ef0707\"><strong>Entretien avec Hassan Wahbi<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Par\u00a0Noureddine Mhakkak<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><strong>Hassan Wahbi, universitaire \u00e0 la facult\u00e9 des lettres et des sciences humaines d\u2019Agadir, est enseignant de litt\u00e9rature, d\u2019histoire des id\u00e9es, des enjeux interculturels et des questions d\u2019esth\u00e9tique (la culture du regard, les savoirs du voir, le go\u00fbt etc.). Il est auteur de plusieurs essais de critique litt\u00e9raire, de r\u00e9flexions sur le divers culturel, sur la soci\u00e9t\u00e9 marocaine ; de plusieurs recueils po\u00e9tiques et d\u2019aphorismes. Son cheminement d\u2019\u00e9criture est essentiellement travaill\u00e9 par la question de la pr\u00e9sence, de la qu\u00eate de la lucidit\u00e9 de l\u2019appartenance et d\u2019une libert\u00e9 de pens\u00e9e. Parmi ses derniers livres, on cite : La tyrannie du commun (La crois\u00e9e des chemins, 2019), Petit \u00e9loge de l\u2019aimance, (A. Gorius- AL Manar, 2020), Cet obscur objet du d\u00e9sir po\u00e9tique, (Facult\u00e9 des lettres, Agadir, 2018).<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#fb0000\"><strong>1 \u2013 Que repr\u00e9sentent les arts et les lettres pour vous\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Ce n\u2019est pas quelque chose que je vois de l\u2019ext\u00e9rieur pour chercher \u00e0 savoir sa valeur, ce que cela repr\u00e9sente. C\u2019est intrins\u00e8que \u00e0 ma conduite de vie, constitue le complexe de soi. Point de s\u00e9paration\u00a0; plut\u00f4t de l\u2019existence sociale accompagn\u00e9e, augment\u00e9e par la culture non comme posture acad\u00e9mique ou socialement mim\u00e9tique, mais comme corps vivant, incarn\u00e9e en soi. Rappelez-vous la phrase du po\u00e8te Pessoa\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Si la vie se suffisait \u00e0 elle-m\u00eame, il n\u2019y aurait pas de litt\u00e9rature<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est une fa\u00e7on de dire qu\u2019on ne peut voir, percevoir le monde frontalement. Ce qu\u2019on a sous les yeux nous \u00e9chappe immanquablement. Il faut passer par des m\u00e9diations\u00a0: l\u2019art, la litt\u00e9rature, la vie de l\u2019esprit, les c\u00e9r\u00e9monies de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 sensible, le besoin du sacr\u00e9\u2026 D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, pour faire vite, je dirai que c\u2019est une fa\u00e7on aussi de se lib\u00e9rer des domesticit\u00e9s, de l\u2019auto-suffisance et pouvoir \u00eatre dans <em>\u00ab\u00a0la douceur d\u2019un myst\u00e8re qui n\u2019est que la p\u00e9nombre que nous avons travers\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb (Proust). Mais sans oublier que la culture n\u2019est pas une bo\u00eete \u00e0 outils, une nomenclature de distinction, mais un d\u00e9sir constant de ce qui \u00e9chappe dans l\u2019incompl\u00e9tude. C\u2019est ce d\u00e9sir qui me nourrit. La culture- arts, lettres\u2026- est le contraire d\u2019un retranchement. Elle n\u2019est pr\u00e9sente que dans le mouvement des choses, d\u2019autant mieux qu\u2019elle ne peut cesser de s\u2019y confronter comme images de la vie. Et ce qui est difficile avec la culture, c\u2019est qu\u2019on ne peut ni s\u2019en passer, ni s\u2019en contenter. S\u2019en passer, c\u2019est \u00eatre dans la r\u00e9tention des possibles, s\u2019en contenter, c\u2019est oublier les puissances de l\u2019existence, la beaut\u00e9 des \u00e9vidences. Finalement, vivre l\u2019une et l\u2019autre, l\u2019une avec l\u2019autre, l\u2019une dans l\u2019autre comme une solidarit\u00e9 joyeuse, parfois m\u00e9lancolique.<\/p>\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#e80b0b\"><strong>2 \u2013 Que repr\u00e9sente l\u2019\u00e9criture\/la lecture pour vous\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">D\u2019abord je suis tent\u00e9 de les associer toutes les deux comme articulation possible, car chacune renvoie \u00e0 l\u2019autre, chacune appelle ou d\u00e9sire l\u2019autre en \u00e9tant son ombre port\u00e9e. La lecture est la m\u00e9moire de l\u2019\u00e9criture\u00a0; celle-ci est improbable sans le parcours de connaissance des \u00e9critures des autres. La lecture peut se contenter de procurer du plaisir, se suffire \u00e0 elle-m\u00eame comme pratique culturelle, individuelle. Car il est beau d\u2019ouvrir un livre pour soi, pour rien, pour entendre des histoires, le phras\u00e9 d\u2019autres vies et d\u2019autres corps, pour cette fameuse \u00ab\u00a0diversion\u00a0\u00bb dont parle Montaigne, qui permet d\u2019\u00eatre dans l\u2019\u00e9cart entre le r\u00e9el et le possible. Et surtout d\u2019\u00eatre dans cette capacit\u00e9 de d\u00e9port, de libert\u00e9 de se vivre autrement par le plaisir du texte. J\u2019y suis chaque jour comme rituel, respiration\u00a0; comme solitude habit\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Mais l\u2019\u00e9criture, c\u2019est une autre histoire. C\u2019est devenue mon histoire comme tension qui refigure les choses et \u00e0 laquelle il est impossible de renoncer. Il y a l\u00e0 une sorte d\u2019aveuglement car elle reste \u00e9nigmatique sans \u00eatre r\u00e9duite au professionnalisme, au savoir fabriquer. Partir plut\u00f4t de la vuln\u00e9rabilit\u00e9, de l\u2019inaccompli vers une sorte d\u2019augmentation de son corps mat\u00e9riel en corps autre. Cela laisse entendre qu\u2019avant il y a quelque chose qui demande \u00e0 venir, \u00e0 promettre ce qui a \u00e9t\u00e9 omis par l\u2019existence ou tu par l\u2019assurance des certitudes sociales. Cela inaugure le mouvement de la conscience d\u2019autre chose. L\u2019\u00e9criture est, \u00e0 mon avis, un d\u00e9doublement qui cherche \u00e0 faire conjoindre ce qui est et ce qui peut advenir, l\u2019opacit\u00e9 des choses et les transparences possibles. C\u2019est l\u2019humanit\u00e9 de l\u2019humanit\u00e9. Cela engage le sujet d\u00e9cid\u00e9, frapp\u00e9 par ce d\u00e9sir, \u00e0 faire aboutir ce d\u00e9sir. Pour moi, la seule raison, l\u2019unique joie est dans cette nudit\u00e9 premi\u00e8re du d\u00e9sir. Le reste est affaire de pratique, de doute, de la nostalgie de la beaut\u00e9. Chaque fois, c\u2019est \u00e7a\u00a0: ce d\u00e9sir qui vient occuper le regard, s\u2019enliser dans notre poitrine, dans le ventre de notre croyance. Cela vient comme des arguments existentiels, pour s\u2019y tenir, y t\u00e9moigner de certaines formes de vie, certaines alliances imaginaires, en prose comme en po\u00e9sie. M\u00eame si personne ne nous a demand\u00e9 de t\u00e9moigner. C\u2019est finalement de l\u2019ordre de la promesse \u00e0 soi, de la conviction. Est-ce que cela aboutit. Je n\u2019en sais rien. Ce que je sais, c\u2019est que c\u2019est un \u00ab\u00a0second souffle\u00a0\u00bb, une non n\u00e9cessit\u00e9 devenue n\u00e9cessaire. Cela essentiellement dans le travail po\u00e9tique ou la r\u00e9gularit\u00e9 de la r\u00e9daction de mes <em>Carnets.<\/em> Cela me maintient debout dans la survie possible, dans l\u2019incertitude des jours. Cela me soul\u00e8ve apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 terrass\u00e9 par certains \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#f40a0a\"><strong>3 \u2013 Les villes visit\u00e9es et leurs influences.<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Je n\u2019aime pas les voyages en soi comme mobilit\u00e9 fr\u00e9n\u00e9tique tout en aimant \u00eatre ailleurs parfois. \u00a0Cela me rappelle ces quelques vers de Lao Tseu\u00a0:<\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><em>\u00ab\u00a0On connait le monde sans pousser la porte<\/em><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><em>On voit les chemins du ciel sans regarder par la fen\u00eatre<\/em><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><em>Plus on va loin, moins on apprend\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Il y a un tel folklore dans les d\u00e9placements que cela ne fait qu\u2019effacer les beaut\u00e9s de l\u2019ailleurs. Voir vite, ramasser les expressions dans les clich\u00e9s, penser au retour et en revenant penser \u00e0 un autre voyage. Je crois que rester chez soi peut devenir un foyer lumineux de la connaissance du monde, de son divers. Bien s\u00fbr, j\u2019ai vu des villes, je suis touch\u00e9 par des atmosph\u00e8res propres \u00e0 ce divers ou ce que permet ce divers\u00a0: la mobilit\u00e9 libre, le corps ouvert, la beaut\u00e9 des lieux, l\u2019espace patrimonial, les \u0153uvres des autres\u2026 Oui, c\u2019est incontestablement b\u00e9n\u00e9fique, mais c\u2019est bien aussi de vivre les choses dans la distance et laisser les cultures des autres tranquilles, sans les saccager par le nombre. Voyager, avant, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire, en dehors des p\u00e8lerinages, du commerce humain, des voyages initiatiques qui approfondissent les exp\u00e9riences par le \u00ab\u00a0<em>trouble de l\u2019ailleurs<\/em>\u00a0\u00bb (Eco). Aujourd\u2019hui, \u00e7a en devient une ob\u00e9issance au consum\u00e9risme, une fa\u00e7on de se r\u00e9approprier le monde superficiellement et on finit souvent par devenir l\u2019idiot du voyage. Je pr\u00e9f\u00e8re que le monde garde ses secrets, y songer comme un lointain ou alors s\u00e9journer un peu plus longtemps dans des lieux pour mieux les vivre, les sentir, se laisser se transformer par eux.<\/p>\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#ec0808\"><strong>4 \u2013 Que repr\u00e9sente pour vous la beaut\u00e9\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Mon dieu, qui peut r\u00e9pondre \u00e0 cette question\u00a0?<\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Par souci de clart\u00e9, comme pour toute notion g\u00e9n\u00e9rique qui nous forme, je dirai que cela a une histoire li\u00e9e aux habitudes anthropologiques, \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique, \u00e0 l\u2019\u00e9volution du go\u00fbt, \u00e0 la diversit\u00e9 des attitudes culturelles (les habitus). Ce n\u2019est pas le lieu de d\u00e9velopper cela. Mais aujourd\u2019hui, une seule chose peut \u00eatre dite promptement\u00a0: c\u2019est une qualit\u00e9 sans v\u00e9ritable argument, une rencontre qui impose quelque chose qui nous d\u00e9passe, nous tient\u00a0: un visage, un paysage, une \u0153uvre, une phrase, une gr\u00e2ce, un silence de vie, l\u2019\u00e9vidence d\u2019un sourire, la fulgurance d\u2019une pens\u00e9e\u2026\u00a0 Que sais-je encore\u00a0!\u00a0 La beaut\u00e9 reste un plaisir des sens, \u00ab\u00a0<em>une promesse de bonheur<\/em>\u00a0\u00bb (Stendhal), la surprise du d\u00e9sirable, les effets d\u2019un r\u00e9el positif, attractif. M\u00eame si les \u00ab\u00a0<em>choses consid\u00e9r\u00e9es en elles-m\u00eames ne sont ni belles ni laides<\/em>\u00a0\u00bb (Spinoza), mais d\u00e9pendent intens\u00e9ment de notre regard. Tout est l\u00e0. Et par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9criture cela reste l\u2019objet d\u2019une qu\u00eate, la hantise de se rapprocher d\u2019elle. C\u2019est le propre de la litt\u00e9rature et de toute obstination de chercher la preuve d\u2019autre chose qui demande d\u2019\u00eatre reconnu dans la vie m\u00eame. \u00catre reconnu et aim\u00e9.<\/p>\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#f20707\"><strong>5 \u2013 Parlez-nous des livres \/ films que vous avez d\u00e9j\u00e0 lus \/ vus et qui ont marqu\u00e9 vos pens\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Je peux difficilement d\u00e9signer des choix arr\u00eat\u00e9s \u00e0 propos des livres ou des films marquants car on ne peut s\u2019enfermer dans des choix qui risquent de limiter l\u2019\u00e9tendue de son propre go\u00fbt. Cela d\u00e9pend des moments de l\u2019existence au fil du temps et au long des ann\u00e9es. Ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisif \u00e0 un moment donn\u00e9 ne l\u2019est plus \u00e0 un autre. Bien s\u00fbr il y a des auteurs importants dans ma formation, de Sartre \u00e0 Kundera ou Khatibi, de Baudelaire aux po\u00e8tes contemporains comme Roberto Juarroz, Jaccottet, Char, Bonnefoy, etc., mais je rechigne \u00e0 reconna\u00eetre des ma\u00eetres, \u00e0 admettre plut\u00f4t des compagnons symboliques, des m\u00e9diateurs du plaisir litt\u00e9raire. Et je reste dans une bonne app\u00e9tence qui fr\u00f4le parfois l\u2019avidit\u00e9 des bibliophages \u00e0 travers les genres confondus (Roth, Coetzee, Mankel, Molina, en ce moment le philosophe Fran\u00e7ois Julien ou la merveilleuse correspondance de Flaubert, etc.).<\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Pour le cin\u00e9ma, celui-ci reste tr\u00e8s important depuis l\u2019enfance, depuis les projections gratuites des films en plein air. Aujourd\u2019hui encore, c\u2019est v\u00e9ritablement de l\u2019ordre de la r\u00e9jouissance visuelle, du bonheur des grands r\u00e9cits, malgr\u00e9 la mort des rituels en l\u2019absence des salles (comme \u00e0 Agadir). Ce que j\u2019en retiens, de plus en plus, c\u2019est la beaut\u00e9 du leurre, l\u2019\u00e9motion\u00a0: \u00eatre fascin\u00e9, d\u00e9port\u00e9 que \u00e7a soit par un western cr\u00e9pusculaire, un thriller noir ou une histoire particuli\u00e8re pour le plaisir d\u2019\u00eatre envahi par des images, des tons de lumi\u00e8re, des corps, des dialogues intelligents comme chez Visconti, certains films japonais ou cor\u00e9ens et bien d\u2019autres\u2026<\/p>\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#f40707\"><strong>6 \u2013 Parlez-nous de vos projets culturels.<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">L\u2019important, ce n\u2019est pas d\u2019avoir des projets, mais de prot\u00e9ger le pr\u00e9sent \u00e0 soi, ce qui se fait au jour le jour dans le silence \u00e0 gagner chaque fois, dans la discr\u00e9tion qui \u00e9loigne de la toxicit\u00e9 ambiante, m\u00eame \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Rester \u00e9veill\u00e9 dans sa propre marge. C\u2019est cela qui sauve\u00a0: un rythme de vie et de pens\u00e9e, une respiration, une \u00e9cologie de soi-m\u00eame. Cela a donn\u00e9 cette ann\u00e9e trois manuscrits soumis aux \u00e9diteurs\u00a0: \u00ab\u00a0<em>La Nuit humaine<\/em>\u00a0\u00bb (Carnets), \u00ab\u00a0<em>Ordre et d\u00e9sordre des \u00eatres<\/em>\u00a0\u00bb (po\u00e9sie), \u00ab\u00a0<em>Les Maladies de la litt\u00e9rature<\/em>\u00a0\u00bb (textes d\u2019humeur sur la litt\u00e9rature). Et \u00e7a continue comme mouvement parfois tranquille, parfois intranquille, dans le rituel plein qui donne aux mots leur chair de vie, leur lieu de cons\u00e9cration. \u00ab\u00a0<em>On donne \u00e0 son existence une sorte d\u2019absolution\u00a0\u00bb<\/em> (Foucault). Ce qui est indispensable pour le maintien de son propre temps, la pr\u00e9servation du sens de la beaut\u00e9, de la volupt\u00e9, de l\u2019amour possible du monde.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\">\n<ul class=\"blocks-gallery-grid\">\n<li class=\"blocks-gallery-item\">\n<figure><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"400\" height=\"300\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/ouv3-52.jpg\" alt=\"\" data-id=\"122832\" data-link=\"http:\/\/albayane.press.ma\/?attachment_id=122832#main\" class=\"wp-image-122832\"><\/figure>\n<\/li>\n<li class=\"blocks-gallery-item\">\n<figure><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"400\" height=\"300\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/OUV-301.jpg\" alt=\"\" data-id=\"122833\" data-link=\"http:\/\/albayane.press.ma\/?attachment_id=122833#main\" class=\"wp-image-122833\"><\/figure>\n<\/li>\n<li class=\"blocks-gallery-item\">\n<figure><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"400\" height=\"300\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/OUV2-61.jpg\" alt=\"\" data-id=\"122834\" data-full-url=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/OUV2-61.jpg\" data-link=\"http:\/\/albayane.press.ma\/?attachment_id=122834#main\" class=\"wp-image-122834\"><\/figure>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/figure>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/la-preservation-du-sens-de-la-beaute-et-lamour-possible-du-monde.html\">La pr\u00e9servation du sens de la beaut\u00e9 et l\u2019amour possible du monde.<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/\">ALBAYANE<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: M&rsquo;hammed rahal<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/la-preservation-du-sens-de-la-beaute-et-lamour-possible-du-monde.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entretien avec Hassan Wahbi Par\u00a0Noureddine Mhakkak Hassan Wahbi, universitaire \u00e0 la facult\u00e9 des lettres et des sciences humaines d\u2019Agadir, est enseignant de litt\u00e9rature, d\u2019histoire des id\u00e9es, des enjeux interculturels et des questions d\u2019esth\u00e9tique (la culture du regard, les savoirs du voir, le go\u00fbt etc.). 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