{"id":129905,"date":"2021-10-13T12:00:42","date_gmt":"2021-10-13T16:00:42","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/barrage-de-gogo-dans-le-centre-sud-un-patrimoine-hydraulique-en-ruine\/"},"modified":"2021-10-13T12:00:42","modified_gmt":"2021-10-13T16:00:42","slug":"barrage-de-gogo-dans-le-centre-sud-un-patrimoine-hydraulique-en-ruine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/barrage-de-gogo-dans-le-centre-sud-un-patrimoine-hydraulique-en-ruine\/","title":{"rendered":"Barrage de Gogo dans le Centre-Sud\u00a0: Un patrimoine hydraulique en ruine"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Le barrage de la commune rurale de Gogo, \u00e0 cheval entre les villages de Kondr\u00e9 et Parkiri dans la province du Zoundw\u00e9ogo (r\u00e9gion du Centre-Sud), est en \u00e9tat de d\u00e9gradation avanc\u00e9. Construite en 1996 par l\u2019Office national des barrages et des am\u00e9nagements hydroagricoles (ONBAH), cette retenue d\u2019eau, dont la digue a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 trois reprises, s\u2019est m\u00e9tamorphos\u00e9e en champs, plongeant ainsi les populations dans le d\u00e9sarroi. <\/strong><\/p>\n<p>La saison des pluies tire doucement \u00e0 sa fin \u00e0 Gogo, une commune rurale de la province du Zoundw\u00e9ogo, dans la r\u00e9gion du Centre-Sud, tout comme dans la majeure partie du territoire national. En ce mois de septembre, des sp\u00e9culations, surtout le mil, attendent les derni\u00e8res \u00ab\u00a0<em>larmes du ciel<\/em>\u00a0\u00bb pour arriver \u00e0 maturit\u00e9. Et pourtant, ce mercredi 15 septembre 2021, \u00e0 Gogo, aucun nuage annonciateur de pluie ne se profile \u00e0 l\u2019horizon. Aussi, un fait surprenant r\u00e8gne dans la localit\u00e9. Des cultures occupent le lit du barrage de Gogo qui, en r\u00e9alit\u00e9 s\u2019\u00e9tend sur deux autres villages voisins, \u00e0 savoir Kondr\u00e9 et Parkiri. Le barrage de Gogo est une infrastructure qui, face \u00e0 la furie des eaux, a \u00e9t\u00e9 submerg\u00e9 entrainant la destruction de la digue et du bassin de dissipation ainsi que la d\u00e9gradation du chenal d\u2019\u00e9coulement \u00e0 l\u2019aval. L\u2019on remarque \u00e9galement l\u2019effondrement de trois \u00e0 quatre plots (blocs de pierre) et d\u2019une partie du corps de la diguette de protection. Le mur bajoyer avec ses ailes qui forment le d\u00e9versoir est dans un \u00e9tat piteux. L\u2019ouvrage de prise, les bacs amont et aval o\u00f9 il y avait la vanne pour canaliser l\u2019eau dans les p\u00e9rim\u00e8tres mara\u00eechers et le d\u00e9versoir qui \u00e9vacue le surplus d\u2019eau sont quasi-inexistants. A vue d\u2019\u0153il, les champs de mil, d\u2019arachide, de s\u00e9same et de ma\u00efs s\u2019\u00e9tendent \u00e0 perte de vue dans le lit du barrage cultiv\u00e9 par des paysans, qui \u00e9taient auparavant des mara\u00eechers exploitant la retenue d\u2019eau. En effet, las d\u2019attendre la r\u00e9habilitation de \u00ab\u00a0<em>tout l\u2019espoir<\/em>\u00a0\u00bb de la commune, en mati\u00e8re de ressources hydriques, les exploitants d\u2019hier du barrage ont d\u00e9cid\u00e9 aujourd\u2019hui de produire leurs sp\u00e9culations dans sa cuvette en attendant la tenue des promesses de r\u00e9habilitation de l\u2019autorit\u00e9. 18 kilom\u00e8tres (km) s\u00e9parent la ville de Manga et la commune rurale de Gogo, elle-m\u00eame distante du barrage de 5 km. Notre v\u00e9hicule ravale tr\u00e8s rapidement ces quelques km de bitume pour rallier la commune rurale de Gogo o\u00f9 nous attendent le maire Bernard Bouda et son \u00e9quipe.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Une population agricole<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_40710\" aria-describedby=\"caption-attachment-40710\" style=\"width: 900px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40710 size-full\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-Maire.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-Maire.jpg 900w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Maire-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Maire-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Maire-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Maire-696x464.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Maire-630x420.jpg 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40710\" class=\"wp-caption-text\">Le maire de la commune de Gogo, Bernard Bouda, interpelle l\u2019Etat sur l\u2019urgence de r\u00e9habiliter le barrage.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La population de Gogo est estim\u00e9e \u00e0 51 000 habitants selon les chiffres du Recensement g\u00e9n\u00e9ral de la population et de l\u2019habitat (RGPH) de 2020. Les principales activit\u00e9s sont l\u2019agriculture et l\u2019\u00e9levage en plus de l\u2019artisanat et le commerce. Quand le barrage existait, soutient le maire Bouda, les activit\u00e9s mara\u00eech\u00e8res allaient bon train et la pomme de terre et les choux poussaient \u00e0 profusion. <em>\u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 moi-m\u00eame producteur mara\u00eecher dans un groupement. Maintenant, comme le barrage est devenu l\u2019ombre de lui-m\u00eame, les quelques mara\u00eechers qui restent, profitent de l\u2019eau du fleuve Nakanb\u00e9 \u00a0(ndlr, fleuve prenant sa source dans le Yatenga au nord du Burkina Faso) qui n\u2019est pas lui aussi p\u00e9renne<\/em>\u00a0\u00bb, explique-t-il. La commune de Gogo avec une superficie de 222 km2 s\u2019\u00e9rige comme l\u2019une des plus grandes communes dans la r\u00e9gion du Centre-Sud. Mais, malheureusement, d\u00e9plore le bourgmestre, elle n\u2019a qu\u2019un seul barrage fortement d\u00e9grad\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Les jeunes \u00e9prouvent des difficult\u00e9s \u00e0 cultiver seulement quatre mois en hivernage et se retrouvent \u00e0 ne rien faire pendant huit mois, une p\u00e9riode plut\u00f4t propice aux cultures mara\u00eech\u00e8res. Ils r\u00e9clament donc la r\u00e9habilitation du barrage. La digue du barrage a c\u00e9d\u00e9 trois fois et les services techniques sont venus inspecter. Par la suite, il y a eu des \u00e9tudes. Tout le monde dans la commune parle de l\u2019\u00e9tat de d\u00e9gradation du barrage. Nos petits ruminants souffrent<\/em> \u00bb, explique le maire de Gogo, tr\u00e8s remont\u00e9. Apr\u00e8s 2007, \u00e0 l\u2019\u00e9couter, un dossier d\u2019\u00e9tude de r\u00e9habilitation du barrage avait \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 sous la conduite de la Direction r\u00e9gionale de l\u2019eau et de l\u2019assainissement (DREA) du Centre-Sud. Par la suite, il y a eu une autre \u00e9tude qui a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e en 2014 pendant l\u2019insurrection, juste avant la dissolution des communes. \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai m\u00eame re\u00e7u une d\u00e9l\u00e9gation de cette \u00e9tude qui a s\u00e9journ\u00e9 une semaine au niveau du barrage. Mais, apr\u00e8s la dissolution des communes, il n\u2019y a pas eu de suite. Cependant, lors d\u2019une tourn\u00e9e, le ministre en charge de l\u2019eau a rassur\u00e9 de l\u2019\u00e9volution du dossier qui se trouverait au niveau de son d\u00e9partement. Pendant le lancement du bitumage de la route Manga-Zabr\u00e9, nous avons personnellement soumis la demande au Pr\u00e9sident du Faso, Roch Marc Christian Kabor\u00e9. Le chef de l\u2019Etat nous a dit \u00eatre au courant du dossier<\/em>\u00a0\u00bb, indique-t-il. Apr\u00e8s la construction du barrage, en tant que Responsable administratif du village (RAV) de Gogo, avec l\u2019aide de la pr\u00e9fecture et des services en charge de l\u2019agriculture, un comit\u00e9 de protection des berges a \u00e9t\u00e9 mis en place qui imposait de laisser une distance de plus de 100 m\u00e8tres entre le lieu d\u2019exploitation et la cuvette du barrage, se souvient-il.<\/p>\n<figure id=\"attachment_40713\" aria-describedby=\"caption-attachment-40713\" style=\"width: 900px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40713 size-full\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-Chef.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"1350\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-Chef.jpg 900w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-683x1024.jpg 683w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-150x225.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-300x450.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-696x1044.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Chef-280x420.jpg 280w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40713\" class=\"wp-caption-text\">Le chef du village de Parkiri d\u00e9plore que le village ait mal \u00e0 la d\u00e9gradation du barrage plongeant leurs \u00ab enfants \u00bb dans le d\u00e9s\u0153uvrement.<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em>\u00ab\u00a0Plus de cinq ans d\u2019interdiction\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Quand il y avait des promesses de r\u00e9habilitation, les populations ont \u00e9t\u00e9 interdites de cultiver dans la cuvette du barrage et le lit mineur du barrage. Nous avons pass\u00e9 plus de cinq ans dans cette interdiction. Mais, nous nous sommes rendus compte que nous \u00e9tions les perdants. Car, il y a la terre sans eau. A l\u2019int\u00e9rieur de la cuvette, des particuliers et des groupements creusent de petits puits pour faire le jardinage. Nous ne pouvons pas les en interdire parce que l\u2019attente est longue<\/em>\u00a0\u00bb, relate Bernard Bouda. Sans eau, pas de d\u00e9veloppement, se convainc-t-il avant de d\u00e9clarer que si la commune avait les moyens, elle allait r\u00e9habiliter le barrage. \u00ab\u00a0<em>Le gouvernement doit nous aider \u00e0 r\u00e9soudre ce probl\u00e8me. Car, il est au-del\u00e0 de nos forces. Quand on parle du barrage de Gogo, c\u2019est d\u00e9cevant mais nous ne baissons pas les bras<\/em>\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le maire Bouda. L\u2019ouvrage \u00e9tait tellement important, \u00e0 ses dires, que les villages environnants \u00e0 pr\u00e8s de 20 km y abreuvaient leurs troupeaux. Selon le Directeur provincial (DP) des ressources animales et halieutiques du Zoundw\u00e9ogo, Hamyabidi Pierre Claver Yonli, en g\u00e9n\u00e9ral, les ressources en eau sont capitales pour l\u2019\u00e9levage. \u00ab\u00a0<em>Le corps humain ou animal contient pr\u00e8s de 80% d\u2019eau et les herbivores qui mangent des aliments grossiers en ont grand besoin pour les transformer. A cet effet, la d\u00e9gradation du barrage de Gogo est une v\u00e9ritable contrainte. Car c\u2019est une source utile au regard de l\u2019importance du cheptel de Gogo. C\u2019est une commune qui dispose du plus grand nombre d\u2019ovins, de bovins et de caprins dans la province. Cette situation de d\u00e9gradation entraine un besoin accru en eau qui engendre un long d\u00e9placement des animaux vers des sources d\u2019eau insuffisantes<\/em>\u00a0\u00bb, affirme-t-il. Pourtant, pour avoir un autre barrage, il faut exploiter la zone Sud-Ouest du Zoundw\u00e9ogo appel\u00e9e la zone sylvo-pastorale comprenant la for\u00eat Nazinon- Kabor\u00e9- Tambi (NKT) pour esp\u00e9rer trouver des points d\u2019eau notamment des boulis pour alimenter le cheptel, explique le DP des ressources animales et halieutiques. Pour le pr\u00e9sident du Conseil villageois de d\u00e9veloppement (CVD) de Gogo, Ibrahim Kabr\u00e9, le barrage a chang\u00e9 la vie du village profitant aux hommes, femmes, enfants et animaux, surtout \u00e0 travers les cultures de contre-saison. \u00ab\u00a0<em>Ce qui est d\u00e9plorable, c\u2019est le fait que notre commune qui abrite 25 villages n\u2019ait aujourd\u2019hui aucune retenue d\u2019eau. Pourquoi, le village de Gogo est oubli\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce point\u00a0? Je lance un appel aux acteurs de venir \u00e0 notre aide car l\u2019eau, c\u2019est la vie<\/em>\u00a0\u00bb, lance-t-il. Le chef du village de Parkiri\u00a0rench\u00e9rit qu\u2019aujourd\u2019hui, le village a mal \u00e0 la d\u00e9gradation de son patrimoine aquatique plongeant leurs \u00ab\u00a0<em>enfants\u00a0<\/em>\u00bb dans le d\u00e9s\u0153uvrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Une \u00e9pine au pied<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est une v\u00e9ritable \u00e9pine au pied des populations car les enfants ont rejoint les sites d\u2019orpaillage et ce, en raison de la lenteur du dossier de r\u00e9habilitation du barrage, soutient le chef du village de Kondr\u00e9. Si le barrage \u00e9tait r\u00e9habilit\u00e9, nos enfants allaient-ils fuir\u00a0?, se demande-t-il. \u00ab\u00a0<em>Nous savons que nos diff\u00e9rents appels ne sont pas tomb\u00e9s dans l\u2019oreille d\u2019un sourd. Mais, j\u2019ai l\u2019impression que la commune de Gogo ne fait pas partie du Burkina Faso compte tenu des multiples promesses de r\u00e9habilitation de l\u2019autorit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, ajoute le pr\u00e9sident du CVD de Kondr\u00e9, Sa\u00efdou Nana. Le repr\u00e9sentant du Comit\u00e9 local de l\u2019eau (CLE) de Bagr\u00e9 canal Ouest de Gogo, Prosper Nacoulma,<strong>\u00a0<\/strong>pr\u00e9cise qu\u2019avec la d\u00e9gradation du barrage, des jeunes de la commune sont partis en C\u00f4te d\u2019Ivoire et au Nigeria \u00e0 la recherche de travail. D\u2019autres sont devenus, poursuit-il, des d\u00e9linquants, faute de boulot. \u00ab\u00a0<em>Nous invitons le gouvernement \u00e0 r\u00e9habiliter le barrage pour booster la production agricole et animale. Les pertes avec le barrage d\u00e9grad\u00e9 sont estim\u00e9es \u00e0 90% des productions mara\u00eech\u00e8res. Le barrage servait \u00e0 l\u2019irrigation des rizi\u00e8res en son aval. Les productions de tomates, d\u2019oignons et de choux \u00e9taient m\u00eame commercialis\u00e9es au Ghana<\/em>\u00a0\u00bb, clarifie-t-il. Quant au pr\u00e9sident du CVD de Parkiri, Mathias Yaogo, il note que les femmes qui pratiquaient les cultures mara\u00eech\u00e8res sont dans l\u2019attente et ne r\u00e9clament que la r\u00e9habilitation du barrage.<\/p>\n<figure id=\"attachment_40711\" aria-describedby=\"caption-attachment-40711\" style=\"width: 900px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40711 size-full\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-DR-Eau.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-DR-Eau.jpg 900w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-DR-Eau-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-DR-Eau-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-DR-Eau-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-DR-Eau-696x464.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-DR-Eau-630x420.jpg 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40711\" class=\"wp-caption-text\">Le DR de l\u2019eau et de l\u2019assainissement du Centre-Sud, l\u2019ing\u00e9nieur du g\u00e9nie rural, Mahamoudou Tiemtor\u00e9 : \u00ab Il est important de faire le plaidoyer pour la r\u00e9habilitation du barrage de Gogo au profit des populations \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le Directeur r\u00e9gional (DR) de l\u2019eau et de l\u2019assainissement du Centre-Sud, l\u2019ing\u00e9nieur du g\u00e9nie rural Mahamoudou Tiemtor\u00e9, reconna\u00eet qu\u2019il est important de faire le plaidoyer pour la r\u00e9habilitation du barrage de Gogo au profit des populations. C\u2019est un ouvrage hydraulique en m\u00eame temps un poumon \u00e9conomique, un facteur d\u2019int\u00e9gration et de coh\u00e9sion sociale et une source de revenus pour les communaut\u00e9s, la collectivit\u00e9 et l\u2019Etat, \u00e0 son avis. \u00ab\u00a0<em>En termes d\u2019\u00e9cologie, le barrage de Gogo est un biotope o\u00f9 vit une diversit\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces de mammif\u00e8res et d\u2019oiseaux aquatiques. Aussi, le barrage de Gogo permettait l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de la recharge (cr\u00e9ation de forages) et l\u2019approvisionnement en eau potable des populations. L\u2019ouvrage hydraulique devrait renforcer les capacit\u00e9s de production dans la localit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-il. Nagu\u00e8re, le barrage procurait, \u00e0 travers le mara\u00eechage, d\u00e9taille Mahamoudou Tiemtor\u00e9, des c\u00e9r\u00e9ales et des l\u00e9gumes au grand bonheur d\u2019autres centres urbains comme Ouahigouya, Ouagadougou, Tenkodogo en dehors de Manga. \u00ab\u00a0<em>C\u2019\u00e9tait un lieu de retrouvailles pour travailler et r\u00e9gler des probl\u00e8mes. Il limitait l\u2019oisivet\u00e9, donc les migrations surtout des jeunes. L\u2019ouvrage a eu trois vagues de r\u00e9alisation car sa digue a c\u00e9d\u00e9 trois fois. La derni\u00e8re fois (ndlr en 2007), l\u2019on avait pu \u00ab\u00a0caler\u00a0\u00bb l\u2019ouvrage qui g\u00e9n\u00e9rait 600\u00a0000 millions de m3, une quantit\u00e9 d\u2019eau non n\u00e9gligeable. Le ministre en charge de l\u2019eau dans sa tourn\u00e9e en juillet 2020 a fait escale \u00e0 Gogo. Les \u00e9valuations sur le terrain ont \u00e9t\u00e9 faites pour r\u00e9habiliter le barrage et les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude sont disponibles \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale des infrastructures hydrauliques. Cependant, il y a un manque de ressources financi\u00e8res<\/em>\u00a0\u00bb, regrette-t-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Existence d\u2019un plan de r\u00e9habilitation<\/strong><\/p>\n<p>Le DR de l\u2019eau et de l\u2019assainissement du Centre-Sud rassure que des concertations ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu pour v\u00e9ritablement \u00e9laborer un plan de r\u00e9habilitation des barrages en g\u00e9n\u00e9ral, s\u2019inscrivant dans le Programme national des am\u00e9nagements hydrauliques (PNAH) qui s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019en 2030, l\u2019un des cinq programmes qui vient op\u00e9rationnaliser la politique de l\u2019eau au Burkina Faso. \u00ab\u00a0<em>Nous perdons chaque ann\u00e9e, en moyenne, dix ouvrages hydrauliques au Burkina Faso du fait des intemp\u00e9ries naturelles. Cela repr\u00e9sente un grand manque \u00e0 gagner pour le Burkina Faso et un aspect n\u00e9gatif pour l\u2019\u00e9conomie nationale. La validation et l\u2019adoption de ce plan d\u2019action va permettre d\u2019\u00e9laborer un document de plaidoyer qui va aboutir \u00e0 une table ronde des partenaires pour le financement de la r\u00e9habilitation de barrages majeurs dont celui de Gogo. Il fallait approfondir les \u00e9tudes pour ne pas reproduire les m\u00eames erreurs (g\u00e9otechniques, p\u00e9dologiques, etc.)\u00a0; d\u2019o\u00f9 ce long temps pour la r\u00e9habilitation du barrage<\/em>\u00a0\u00bb, explicite-t-il. Le Directeur provincial (DP) de l\u2019agriculture, des am\u00e9nagements hydro-agricoles et de la m\u00e9canisation du Zoundw\u00e9ogo, Benjamin Zemba soutient que dans la province du Zoundw\u00e9ogo, les ouvrages hydrauliques subissent une d\u00e9gradation tr\u00e8s importante surtout au niveau de leurs digues qui c\u00e8dent. Les cuvettes des barrages, rel\u00e8ve-t-il, sont confront\u00e9es au probl\u00e8me d\u2019ensablement qui r\u00e9duit la capacit\u00e9 de r\u00e9tention d\u2019eau, donc le volume d\u2019eau disponible pour les productions mara\u00eech\u00e8res et les activit\u00e9s connexes. \u00ab\u00a0<em>Avec la d\u00e9gradation du barrage, les activit\u00e9s aux alentours ont disparu (100% des activit\u00e9s mara\u00eech\u00e8res). C\u2019est vraiment une perte \u00e9norme pour les populations qui voient d\u00e9sormais leurs revenus diminuer parce que les productions mara\u00eech\u00e8res ont une valeur marchande plus \u00e9lev\u00e9e que celles c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res g\u00e9n\u00e9ralement pluviales. Ces producteurs arrivaient \u00e0 d\u00e9gager un revenu substantiel pour satisfaire aux besoins de leurs familles. Mais, avec la disparition du barrage, c\u2019est un impact n\u00e9gatif sur le pouvoir d\u2019achat des populations<\/em>\u00a0\u00bb, argumente Benjamin Zemba. La d\u00e9gradation des barrages, la plupart du temps, selon les sp\u00e9cialistes, est due aux comportements des b\u00e9n\u00e9ficiaires et des crocodiles qui font des berges et des digues de ces retenues d\u2019eau, leurs refuges.<\/p>\n<figure id=\"attachment_40712\" aria-describedby=\"caption-attachment-40712\" style=\"width: 900px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-40712 size-full\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-barrage-2.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2021\/10\/Ph-barrage-2.jpg 900w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-barrage-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-barrage-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-barrage-2-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-barrage-2-696x464.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-barrage-2-630x420.jpg 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\"><figcaption id=\"caption-attachment-40712\" class=\"wp-caption-text\">Dans la cuvette du barrage de Gogo, se pratique l\u2019agriculture.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Boukary BONKOUNGOU<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/10\/13\/barrage-de-gogo-dans-le-centre-sud-un-patrimoine-hydraulique-en-ruine\/\">Barrage de Gogo dans le Centre-Sud\u00a0: Un patrimoine hydraulique en ruine<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: Wamini SIDWAYA<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/10\/13\/barrage-de-gogo-dans-le-centre-sud-un-patrimoine-hydraulique-en-ruine\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le barrage de la commune rurale de Gogo, \u00e0 cheval entre les villages de Kondr\u00e9 et Parkiri dans la province du Zoundw\u00e9ogo (r\u00e9gion du Centre-Sud), est en \u00e9tat de d\u00e9gradation avanc\u00e9. Construite en 1996 par l\u2019Office national des barrages et des am\u00e9nagements hydroagricoles (ONBAH), cette retenue d\u2019eau, dont la digue a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 trois reprises, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Ph-Maire.jpg","fifu_image_alt":"Barrage de Gogo dans le Centre-Sud\u00a0: Un patrimoine hydraulique en ruine","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-129905","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129905","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=129905"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/129905\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=129905"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=129905"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=129905"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}