{"id":13479,"date":"2019-02-12T16:44:05","date_gmt":"2019-02-12T21:44:05","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-les-trous-de-memoire-du-president-de-larcep\/"},"modified":"2019-02-12T16:44:05","modified_gmt":"2019-02-12T21:44:05","slug":"proces-du-putsch-les-trous-de-memoire-du-president-de-larcep","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-les-trous-de-memoire-du-president-de-larcep\/","title":{"rendered":"Proc\u00e8s du putsch : Les \u00ab trous de m\u00e9moire \u00bb du pr\u00e9sident de l\u2019ARCEP"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?fit=700%2C524&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"521\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?resize=696%2C521&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?w=700&#038;ssl=1 700w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?resize=300%2C225&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?resize=265%2C198&#038;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?resize=696%2C521&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Maturin.jpg?resize=561%2C420&#038;ssl=1 561w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"Maturin\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>Les avocats de la d\u00e9fense ont travaill\u00e9 \u00e0 d\u00e9cr\u00e9dibiliser le t\u00e9moignage de l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques et des postes (ARCEP), Mathurin Bako, \u00e0 la reprise de l\u2019audience du proc\u00e8s du putsch, le mardi 12 f\u00e9vrier 2019 au tribunal militaire. En plus de lui, les t\u00e9moins Seydou Yao, technicien sup\u00e9rieur de communication \u00e0 l\u2019ARCEP et le capitaine Cuthbert Somda ont \u00e9galement donn\u00e9 leur version des faits.<\/strong><\/p>\n<p>Les contradictions contenues dans les d\u00e9clarations de Mathurin Bako, notamment \u00e0 propos de l\u2019heure \u00e0 laquelle le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert Diend\u00e9r\u00e9 l\u2019aurait appel\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion du putsch de septembre 2015, ont \u00e9t\u00e9 longuement d\u00e9battues par les avocats de la d\u00e9fense. Au deuxi\u00e8me jour de sa comparution \u00e0 la barre, le 12 f\u00e9vrier 2019, l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques et des postes (ARCEP) a vu ses certitudes remises en doute, au point de s\u2019entendre dire que son t\u00e9moignage n\u2019\u00e9tait pas cr\u00e9dible.<\/p>\n<p>En cause, le jour et l\u2019heure auxquelles il a re\u00e7u l\u2019appel du g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 et le jour o\u00f9 la radio de la r\u00e9sistance a \u00e9t\u00e9 localis\u00e9e. Il avait soutenu avoir \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 par le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert Diend\u00e9r\u00e9, le 16 septembre 2015 entre 20h et 20h30, et que la radio de la r\u00e9sistance aurait \u00e9t\u00e9 localis\u00e9e le lendemain 17 septembre. Le t\u00e9moin a maintenu les m\u00eames d\u00e9clarations et s\u2019est montr\u00e9 formel sur les pr\u00e9cisions de date et d\u2019heure. Il ajoutera des d\u00e9tails pour d\u00e9montrer que ses certitudes sont fond\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans son \u00e9lan de rappeler les faits avec d\u00e9tails, il n\u2019est pas parvenu \u00e0 se souvenir des r\u00e9f\u00e9rences de la loi d\u00e9finissant les conditions pour couper la fr\u00e9quence d\u2019une radio \u00e9mettant ill\u00e9galement, conditions qu\u2019il dit avoir expliqu\u00e9es au colonel Mahamady Deka. Mathurin Bako admettra en cela qu\u2019il a des \u00ab\u00a0trous de m\u00e9moire\u00a0\u00bb. Me Olivier Yelkouni, membre du conseil du g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 va d\u2019abord faire remarquer \u00e0 l\u2019accus\u00e9 que des d\u00e9clarations d\u2019autres inculp\u00e9s, le colonel Mahamadi Deka, le sergent-chef Mahamado Bouda, le sergent Amidou Pagabelem et du t\u00e9moin Seydou Yao sont contradictoires. Mathurin Bako restera formel sur ses souvenirs.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Donc Seydou Yao, Mahamady Deka, Mahamado Bouda, Amidou Pagabelem se sont tromp\u00e9s. M. Bako, est-ce que vous ne vous \u00eates pas tromp\u00e9\u00a0?\u00a0\u00bb, lui demandera l\u2019avocat Yelkouni. \u00ab\u00a0Ma\u00eetre, c\u2019est vrai que j\u2019ai pris de l\u2019\u00e2ge, mais mon cerveau continue de travailler \u00e0 99%. Je confirme que c\u2019\u00e9tait le 17, non le 18, ni le 19 septembre\u00a0\u00bb, insistera le t\u00e9moin. Le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 a r\u00e9fut\u00e9 avoir \u00e9mis un appel le 16 septembre de 17h jusqu\u2019\u00e0 tard dans la nuit, parce qu\u2019il \u00e9tait en r\u00e9union au minist\u00e8re de la D\u00e9fense nationale et des Anciens combattants.<\/p>\n<p>L\u2019avocat a confirm\u00e9 cette th\u00e8se en se basant sur les proc\u00e8s-verbaux d\u2019interrogatoires du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral dudit minist\u00e8re, Alassane Mon\u00e9 et de l\u2019ancien pr\u00e9sident burkinab\u00e8, Jean-Baptiste Ou\u00e9draogo. Son confr\u00e8re, Me Latif Dabo, a rench\u00e9ri avec les contradictions en confrontant l\u2019accus\u00e9 \u00e0 ses propres d\u00e9clarations contenues dans son proc\u00e8s-verbal d\u2019audition par la gendarmerie, dans lequel il a affirm\u00e9 que l\u2019appel du g\u00e9n\u00e9ral est intervenu \u00e0 22h15, le 16 septembre. Mathurin Bako s\u2019est dit surpris par cette autre d\u00e9claration qui lui est pr\u00eat\u00e9e et a maintenu l\u2019intervalle horaire 20h-20h30.<\/p>\n<p><strong>Vendredi noir pour M. Yao<\/strong><\/p>\n<p>Un autre avocat de la d\u00e9fense, Me Tougma a aussi surf\u00e9 sur les d\u00e9clarations divergentes. \u00ab\u00a0Confirmez-vous avoir des trous de m\u00e9moire\u00a0?\u00a0\u00bb, a-t-il demand\u00e9 au t\u00e9moin. \u00ab\u00a0Avec l\u2019\u00e2ge \u00e7a arrive \u00e0 tout le monde. J\u2019ai des trous de m\u00e9moire\u00a0\u00bb, a admis celui-ci. Et l\u2019avocat de saisir la perche\u00a0: \u00ab\u00a0Je me demande si votre t\u00e9moignage peut encore \u00eatre cr\u00e9dible aux yeux du tribunal\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le second t\u00e9moin appel\u00e9 \u00e0 la barre est le technicien, Seydou Yao. En effet, il a affirm\u00e9 formellement que c\u2019est le vendredi 18 septembre que les recherches ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es pour d\u00e9tecter la radio de la r\u00e9sistance. Il se souvient de ce jour comme d\u2019un \u00ab\u00a0vendredi noir\u00a0\u00bb pour lui, car il a beaucoup craint pour sa vie. \u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 pers\u00e9cut\u00e9 et tortur\u00e9\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>Pour Me Timoth\u00e9e Zongo de la d\u00e9fense, le t\u00e9moin Seydou Yao a utilis\u00e9 des mots forts du genre \u00ab\u00a0j\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s choqu\u00e9 par l\u2019\u00e9v\u00e8nement\u00a0 et je suis toujours sous le choc\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0les militaires sont venus faire du cafouillage \u00e0 la radio savane FM\u00a0\u00bb, pour faire sa d\u00e9position \u00e0 la barre.\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019allais pr\u00e9f\u00e9rer qu\u2019il mod\u00e8re ces propos, car cela montre qu\u2019il est toujours en col\u00e8re contre les accus\u00e9s par cons\u00e9quent sa d\u00e9position n\u2019est pas cr\u00e9dible\u00a0\u00bb, a \u2013t-il fait observ\u00e9. Mais pour celui-ci, il n\u2019a fait que d\u00e9crire une situation qu\u2019il a v\u00e9cue. C\u2019est pourquoi, il a souhait\u00e9 que justice soit rendue.<\/p>\n<p><strong>Du r\u00f4le de la hi\u00e9rarchie militaire<\/strong><\/p>\n<p>A sa suite c\u2019\u00e9tait au tour du capitaine Cuthbert Somda de faire sa d\u00e9position. Dans son t\u00e9moignage, il a expliqu\u00e9 avoir re\u00e7u un appel d\u2019un de ses subalternes aux environs de 20h, le 17 septembre 2015, lui signifiant d\u2019ex\u00e9cuter un ordre \u00e9manant de la pr\u00e9sidence, alors qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Juste apr\u00e8s cet appel, je re\u00e7ois un coup de fil de mon sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique, le commandant Koudbi Ou\u00e9draogo qui m\u2019a inform\u00e9 de me pr\u00e9parer \u00e0 effectuer une mission d\u2019abord \u00e0 Banfora, puis \u00e0 Niangoloko enfin \u00e0 Ouangolodougou. Il s\u2019agissait de transporter des passagers. Alors, j\u2019ai \u00e9mis des r\u00e9serves quant \u00e0 franchir les fronti\u00e8res. Finalement, c\u2019est le poste de p\u00e9age de Yend\u00e9r\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 retenu pour le lieu d\u2019atterrissage\u00a0\u00bb, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est une fois \u00e0 la base pour pr\u00e9parer la mission que le lieutenant, Gaston Seydou Ou\u00e9draogo, est venu lui a notifi\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une mission fret, c\u2019est-\u00e0-dire ramener du mat\u00e9riel du maintien d\u2019ordre. \u00ab\u00a0Alors, nous avons d\u00e9coll\u00e9 vers 10h et faire un escale \u00e0 Bobo \u2013Dioulasso. Arriv\u00e9 sur les lieux, trois v\u00e9hicules d\u2019immatriculation ivoirienne sont arriv\u00e9s avec 300kg de cargaisons de mat\u00e9riel. Mais je n\u2019ai jamais su qu\u2019il y avait une valise d\u2019argent dans l\u2019h\u00e9licopt\u00e8re. Ce n\u2019est que des jours apr\u00e8s que j\u2019ai su qu\u2019on serait revenu avec une forte somme\u00a0d\u2019argent\u00bb, a-t-il relat\u00e9.<\/p>\n<p>Selon lui, l\u2019appareil a atterri \u00e0 l\u2019h\u00e9liport de la pr\u00e9sidence o\u00f9 les cargaisons ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9barqu\u00e9es et remis \u00e0 la police et \u00e0 la gendarmerie. Le t\u00e9moin a, par ailleurs, soutenu qu\u2019il n\u2019a fait qu\u2019ex\u00e9cuter une mission, qui \u00e9tait r\u00e8glementaire. \u00ab\u00a0D\u2019ailleurs, j\u2019ai m\u00eame remis mon ordre d\u2019op\u00e9ration (l\u2019\u00e9quivalent de l\u2019ordre de mission) au commandant Ou\u00e9draogo\u00a0\u00bb, a-t-il indiqu\u00e9. Les accus\u00e9s, le colonel-major Boureima Ky\u00e9r\u00e9, le lieutenant Abdoul Kadri Dianda, le capitaine Huss\u00e8ne Zoumbri et le capitaine Gaston Ou\u00e9draogo ont confirm\u00e9 cette version des faits. Cependant, le pr\u00e9venu, Gaston Ou\u00e9draogo, a \u00e9mis des r\u00e9serves. A l\u2019entendre, il n\u2019a jamais su l\u2019objet de la mission.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019arriv\u00e9 \u00e0 Bobo- Dioulasso que son sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique, M. Ky\u00e9r\u00e9 l\u2019aurait confirm\u00e9 l\u2019objet de la mission.\u00a0\u00ab\u00a0Mon lieutenant, il s\u2019agit d\u2019une mission M.O.(mat\u00e9riel de maintien d\u2019ordre)\u00a0\u00bb, a martel\u00e9 l\u2019accus\u00e9. Mais la d\u00e9fense a relev\u00e9 que c\u2019est une mission ex\u00e9cut\u00e9e de commun accord avec la hi\u00e9rarchie militaire, parce que le chef d\u2019\u00e9tat-major des arm\u00e9es au moment des faits, Pingreonoma Zagr\u00e9, a donn\u00e9 son accord. Alors pourquoi certains sont accus\u00e9s et d\u2019autres non\u00a0?, s\u2019est interrog\u00e9 Me Dieudonn\u00e9 Bonkoungou. L\u2019audition des t\u00e9moins se poursuit ce mercredi au tribunal militaire \u00e0 9h.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Fab\u00e9 Mamadou OUATTARA<\/strong><br \/><strong>Fleur BIRBA<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_21_5c634c3a10b08_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/02\/12\/proces-du-putsch-les-trous-de-memoire-du-president-de-larcep\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><br \/>\nAuteur: DB. Sidwaya<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les avocats de la d\u00e9fense ont travaill\u00e9 \u00e0 d\u00e9cr\u00e9dibiliser le t\u00e9moignage de l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques et des postes (ARCEP), Mathurin Bako, \u00e0 la reprise de l\u2019audience du proc\u00e8s du putsch, le mardi 12 f\u00e9vrier 2019 au tribunal militaire. 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