{"id":135152,"date":"2021-12-07T17:37:39","date_gmt":"2021-12-07T22:37:39","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-thomas-sankara-nabie-nsony-a-tire-sur-la-tete-du-president-temoigne-issouf-sawadogo\/"},"modified":"2021-12-07T17:37:39","modified_gmt":"2021-12-07T22:37:39","slug":"proces-thomas-sankara-nabie-nsony-a-tire-sur-la-tete-du-president-temoigne-issouf-sawadogo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-thomas-sankara-nabie-nsony-a-tire-sur-la-tete-du-president-temoigne-issouf-sawadogo\/","title":{"rendered":"Proc\u00e8s Thomas Sankara : \u00ab Nabi\u00e9 N\u2019Sony a tir\u00e9 sur la t\u00eate du pr\u00e9sident \u00bb, t\u00e9moigne Issouf Sawadogo"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Huit t\u00e9moins ont fait leur d\u00e9position, le mardi 7 d\u00e9cembre 2021, \u00e0 Ouagadougou, \u00e0 l\u2019audience du proc\u00e8s de l\u2019assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons devant la Chambre de jugement du Tribunal militaire d\u00e9localis\u00e9 dans la salle des banquets de Ouaga 2000. T\u00e9moignant sous serment, chacun a donn\u00e9, \u00e0 la barre, sa version des faits du coup d\u2019Etat du 15 octobre 1987.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019audience, du mardi 7 d\u00e9cembre 2021, du proc\u00e8s de l\u2019assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons a d\u00e9but\u00e9 au Tribunal militaire d\u00e9localis\u00e9 dans la salle des banquets de Ouaga 2000 avec la suite de la d\u00e9position du t\u00e9moin Claude Fran\u00e7ois Zidwemba. Soldat de 1re classe et l\u2019un des chauffeurs de Thomas Sankara, il a affirm\u00e9 en r\u00e9pondant \u00e0 une question du parquet militaire que l\u2019accus\u00e9 Bossob\u00e9 Traor\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas de leur groupe au nombre de neuf, devant assurer la s\u00e9curit\u00e9 de Sankara, le 15 octobre 1987.<\/p>\n<p>T\u00e9moin oculaire des faits, il a reconnu des \u00e9l\u00e9ments du commando ayant commis le forfait. Il a cit\u00e9, entre autres, Hyacinthe Kafando, Wampasba Nacoulma, Nabi\u00e9 N\u2019Sony dit 4 roues, Hamidou Ma\u00efga, Nabonswend\u00e9 Ou\u00e9draogo, Elis\u00e9e Yamba Ou\u00e9draogo. Pour l\u2019avocate de Bossob\u00e9 Traor\u00e9, Me Maria Kanyili, M. Zidwemba et les t\u00e9moins Laurent Ilboudo et Drissa Sow se sont concert\u00e9s pour charger son client.<\/p>\n<p>Elle a relev\u00e9 que leurs t\u00e9moignages ne sont pas sinc\u00e8res devant la barre. Pour ce faire, elle a demand\u00e9 au pr\u00e9sident de la Chambre, Urbain M\u00e9da de faire appliquer l\u2019article 120 du Code de la justice militaire qui mentionne que lorsqu\u2019un t\u00e9moin fait de fausses d\u00e9clarations, il doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9. Le 2e t\u00e9moin \u00e0 passer \u00e0 la barre a \u00e9t\u00e9 l\u2019adjudant-chef-major \u00e0 la retraite, Issouf Sawadogo (67 ans). Sergent-chef au moment des faits et en service au secr\u00e9tariat du Conseil de l\u2019Entente (CE), il a \u00e9t\u00e9 aussi un t\u00e9moin oculaire des \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<p>Dans sa d\u00e9position, il a soutenu que le jour du drame, il est arriv\u00e9 vers 15h au service et a vu l\u2019adjudant Christophe Saba qui classait des chaises pour la r\u00e9union au cours de laquelle le Pr\u00e9sident du Faso (PF) a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9. Voulant l\u2019aider, Saba lui aurait dit de laisser et il a alors regagn\u00e9 son bureau.<\/p>\n<h3>\u00ab Nabi\u00e9 N\u2019Sony et Hamidou Ma\u00efga ont tir\u00e9 sur le PF \u00bb<\/h3>\n<p>Quelque temps apr\u00e8s, il a confi\u00e9 qu\u2019il a entendu des coups de feu et des gens ont cri\u00e9 : \u00ab les mains en l\u2019air, les mains en l\u2019air \u00bb. A l\u2019en croire, Thomas Sankara est sorti par une porte et lui aussi, par une autre. \u00ab Nabi\u00e9 N\u2019Sony a tir\u00e9 sur la t\u00eate du pr\u00e9sident et Ma\u00efga (NDLR : Hamidou Ma\u00efga, chauffeur de Blaise Compaor\u00e9) a tir\u00e9 sur son thorax \u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9.<\/p>\n<p>A l\u2019entendre, d\u00e8s que le pr\u00e9sident du Faso est tomb\u00e9, Ma\u00efga a pris le pistolet automatique de sa victime. Il a profit\u00e9 de cet instant pour prendre la fuite. Dans cette fuite, il a aper\u00e7u Hyacinthe Kafando et d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments qui l\u2019ont arr\u00eat\u00e9, mis \u00e0 terre, puis enferm\u00e9 dans le logement de ce dernier. Dans sa \u00ab cellule \u00bb, il a vu un cr\u00e2ne humain avec \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cendre et un \u0153uf. Il y a pass\u00e9 la nuit avec d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments arr\u00eat\u00e9s.<\/p>\n<p>Au cours de la nuit, le commandant Boukari Lingani est pass\u00e9 s\u2019enqu\u00e9rir de leurs nouvelles. R\u00e9pondant aux questions des parties civiles, il a aussi cit\u00e9 des noms d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9s par le t\u00e9moin Zidwemba en ajoutant celui de Arzouma Ou\u00e9draogo dit Otis. Le caporal \u00e0 la retraite, Boubi\u00e9 Bamouni (65 ans) et en service \u00e0 la garde pr\u00e9sidentielle au moment des faits a succ\u00e9d\u00e9 au t\u00e9moin Sawadogo \u00e0 la barre.<\/p>\n<p>Il a t\u00e9moign\u00e9 que ce jour-l\u00e0, convalescent (victime d\u2019un accident), il s\u2019est rendu au Conseil de l\u2019Entente pour se pr\u00e9senter au camarade pr\u00e9sident apr\u00e8s la r\u00e9union du secr\u00e9tariat du Conseil national de la R\u00e9volution (CNR). A l\u2019\u00e9couter, une fois sur les lieux et assis en position d\u2019attente, une voiture de marque 205 est venue en marche arri\u00e8re avec au volant Hyacinthe Kafando et Otis.<\/p>\n<p>Quand ils ont frein\u00e9, a-t-il fait savoir, chacun des deux a pos\u00e9 un pied \u00e0 terre tout en restant dans le v\u00e9hicule en tirant sur les gardes du corps et par la suite sur le b\u00e2timent qui abritait la r\u00e9union. \u00ab Le pr\u00e9sident est sorti suivi d\u2019un monsieur que je ne connais pas et ils ont tir\u00e9 sur eux. Ils sont tomb\u00e9s \u00bb, a-t-il signifi\u00e9. Qui a tir\u00e9 sur le pr\u00e9sident, a demand\u00e9 le pr\u00e9sident de la Chambre. \u00ab Je n\u2019ai pas pu identifier le tireur \u00bb, a-t-il r\u00e9pondu. Adjudant-chef-major \u00e0 la retraite, Sansan Hien dit Kodjo (66 ans) a \u00e9t\u00e9 le 4e t\u00e9moin \u00e0 comparaitre. En service au Centre national d\u2019entrainement commando (CNEC) de P\u00f4, il a d\u00e9clar\u00e9 que le 15 octobre 1987, il est venu en mission \u00e0 Ouagadougou et est arriv\u00e9 vers 15h.<\/p>\n<p>A 15h30, il est all\u00e9 au Conseil de l\u2019entente pour d\u00e9poser un courrier. Une fois la lettre d\u00e9pos\u00e9e, en repartant, il a crois\u00e9 des camarades avec qui il a \u00e9chang\u00e9 quelques minutes et entre temps, des tirs se sont fait entendre. N\u2019ayant pas pu r\u00e9cup\u00e9rer son engin, il a d\u00fb prendre ses jambes \u00e0 son cou. Il est revenu apr\u00e8s les tirs pour prendre son engin. Sur les lieux, a-t-il not\u00e9, un bref rassemblement au cours duquel il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 \u00e0 chacun de rejoindre son poste.<\/p>\n<p>En rentrant, le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert Di\u00e9nd\u00e9r\u00e9 l\u2019a appel\u00e9 et lui a demand\u00e9 de faire le tour des garnisons avec son chauffeur pour qu\u2019elles soient en alerte en attendant les instructions. Au retour, il a fait le compte rendu \u00e0 son chef de corps, le lieutenant Diend\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Appel\u00e9 pour une confrontation, Diend\u00e9r\u00e9 a reconnu avoir envoy\u00e9 Sansan Hien pour demander aux diff\u00e9rents camps de sonner l\u2019alerte qui n\u2019est pas une mission offensive. Ce qui n\u2019est pas le cas de Ninda Tond\u00e9 qui ne se rappelle pas avoir conduit le t\u00e9moin.<\/p>\n<h3>\u00ab J\u2019ai reconnu le corps de Thomas Sankara \u00bb<\/h3>\n<p>Le t\u00e9moin Alexis Zongo, adjudant-chef-major \u00e0 la retraite et \u00e9l\u00e8ve sergent-chef au moment des faits, est arriv\u00e9 apr\u00e8s les tirs au Conseil de l\u2019entente.<\/p>\n<p>Il s\u2019est rapproch\u00e9 de Diend\u00e9r\u00e9 pour comprendre ce qui s\u2019est pass\u00e9. \u00ab C\u2019est comme \u00e7a que c\u2019est arriv\u00e9 \u00bb, lui a-t-il expliqu\u00e9 en indiquant la direction des corps. \u00ab Je me suis approch\u00e9 et j\u2019ai reconnu le corps de mon premier chef (Thomas Sankara, NDLR) couch\u00e9 \u00bb, a dit le t\u00e9moin. Revenu aupr\u00e8s de l\u2019ex-chef de corps du CNEC, il a demand\u00e9 la conduite \u00e0 tenir et celui-ci lui a ordonn\u00e9 d\u2019aller prendre les blind\u00e9s et bloquer les sorties de la ville. Le compte rendu a \u00e9t\u00e9 fait \u00e0 son successeur au service des blind\u00e9s avant que lui-m\u00eame ne se rende au barrage de Tanghin avec sa Kalachnikov.<\/p>\n<p>Adjudant-chef-major \u00e0 la retraite et soldat de 1re classe en 1987, Bapio Jean Bationo (58 ans), \u00e9tait \u00e0 la permanence au Conseil quand il a entendu les tirs. Etant \u00e0 l\u2019infirmerie, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 ce jour-l\u00e0 pour assurer la couverture sanitaire d\u2019un cours d\u2019instruction d\u2019armement qui s\u2019y d\u00e9roulait. A l\u2019en croire, quand il a entendu les premiers coups de feu, il a cru \u00e0 un essai, mais ceux-ci sont devenus intenses. Apr\u00e8s les tirs, l\u2019adjudant-chef-major Charles Hubert Bassol\u00e9 l\u2019a embarqu\u00e9 dans la nuit pour une mission sur la route de P\u00f4 d\u2019o\u00f9 un renfort de plus de deux v\u00e9hicules venait. D\u00e9barqu\u00e9 sur la route, il devait remettre deux talkies-walkies \u00e0 ce renfort.<\/p>\n<p>L\u2019ancien chef du d\u00e9tachement du Bataillon d\u2019intervention a\u00e9roport\u00e9 (BIA) bas\u00e9 \u00e0 Ouagadougou, Wendy\u00e9l\u00e9 Sawadogo, lui, a affirm\u00e9 avoir entendu des tirs et a essay\u00e9 de joindre le lieutenant Gilbert Diend\u00e9r\u00e9 sur son talkie-walkie pour comprendre et savoir la conduite \u00e0 tenir. A cela, il dit avoir re\u00e7u instruction de s\u2019occuper de sa zone de s\u00e9curit\u00e9 (zone 5) notamment le carrefour Kaya-Fada. Le lendemain quand il a \u00e9t\u00e9 mis au parfum de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9, il affirme avoir demand\u00e9 et obtenu du lieutenant Diend\u00e9r\u00e9 d\u2019envoyer un \u00e9missaire \u00e0 Koudougou pour \u00e9changer avec son chef de corps Boukary Ou\u00e9draogo dit \u00ab Le Lion \u00bb.<\/p>\n<p>Pour le parquet militaire et la partie civile, cette inaction du lieutenant Diendi\u00e9r\u00e9 qui, au lieu de demander un renfort \u00e0 une unit\u00e9 stationn\u00e9e \u00e0 environ 100 m\u00e8tres du Conseil de l\u2019entente (d\u00e9tachement BIA \u00e9tait bas\u00e9 \u00e0 l\u2019ENAM) a plut\u00f4t donn\u00e9 des instructions d\u2019aller s\u00e9curiser les p\u00e9riph\u00e9ries de la ville. Pour Me Prosp\u00e8re Farama de la partie civile, c\u2019est une intention de diversion, car en temps r\u00e9el le Conseil avait besoin d\u2019\u00eatre secouru au plus vite. Suite \u00e0 la d\u00e9position du t\u00e9moin et sur demande du parquet, le g\u00e9n\u00e9ral Diendi\u00e9r\u00e9 a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 \u00e0 la barre pour une petite confrontation. Il a aussit\u00f4t ni\u00e9 en bloc certains t\u00e9moignages de M. Sawadogo.<\/p>\n<p>\u00ab Je n\u2019ai jamais appel\u00e9 avec son talkie-walkie, je ne me souviens pas avoir appel\u00e9 M. Sawadogo. Mais je reconnais que nous avons eu une conversation o\u00f9 je l\u2019invitais \u00e0 passer me voir. J\u2019ai aussi donn\u00e9 mon OK pour l\u2019envoi d\u2019un \u00e9missaire \u00e0 Koudougou pour rencontrer le Lion \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. Sur ces entrefaits, le parquet a indiqu\u00e9 que dans cette affaire, l\u2019attitude du g\u00e9n\u00e9ral est suspecte puisqu\u2019il avait toutes les cartes en main pour arr\u00eater dans la foul\u00e9e, les assassins du pr\u00e9sident Sankara et ses collaborateurs, mais il ne l\u2019a pas fait. Pourquoi ?<\/p>\n<p>A la suite, le t\u00e9moin Moumouni Ko\u00efta a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 \u00e0 la barre. Ce dernier a expliqu\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait cuisinier militaire au moment des faits et que la cantine de l\u2019arm\u00e9e se trouvait au camp Guillaume Ou\u00e9draogo. Ce jeudi 15 octobre, il allait faire signer le cahier du menu au conseil de l\u2019Entente lorsque les coups de feu l\u2019ont trouv\u00e9 sur les lieux, juste au moment o\u00f9 il se retirait de la cour. Il dit s\u2019\u00eatre plaqu\u00e9 au sol comme tout bon militaire devant l\u2019entr\u00e9e principale du Conseil.<\/p>\n<h3>Du caf\u00e9 noir servi aux \u00e9l\u00e9ments<\/h3>\n<p>A la fin des cr\u00e9pitements, il affirme avoir aper\u00e7u le lieutenant Diend\u00e9r\u00e9 qui, lui aurait ordonn\u00e9 de servir du \u00ab caf\u00e9 noir \u00bb \u00e0 tous les postes, tout au long de la nuit afin que les \u00e9l\u00e9ments de faction ne s\u2019endorment pas. Et d\u2019ajouter que le lieutenant \u00e9tait en tenue militaire. Pour Me Farama tous les t\u00e9moignages convergent vers la culpabilit\u00e9 du g\u00e9n\u00e9ral. Selon l\u2019avocat, le g\u00e9n\u00e9ral n\u2019est certes pas celui qui a tir\u00e9 sur le p\u00e8re de la R\u00e9volution burkinab\u00e8, mais il a jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans ce coup d\u2019Etat.<\/p>\n<p>\u00ab Plusieurs t\u00e9moins disent qu\u2019ils ont vu le g\u00e9n\u00e9ral en tenue et au conseil de l\u2019entente. Ce qui est contraire \u00e0 ce que l\u2019accus\u00e9 lui-m\u00eame dit dans sa d\u00e9position \u00bb a-t-il indiqu\u00e9. Mais pour Me Abdoul Latif Dabo, avocat du g\u00e9n\u00e9ral Di\u00e9nd\u00e9r\u00e9, son client est victime de sa popularit\u00e9 et du rang qu\u2019il occupait dans l\u2019arm\u00e9e jusque-l\u00e0. \u00ab Tout \u00e0 l\u2019heure nous avons assist\u00e9 \u00e0 une confrontation qui n\u2019a pas mis \u00e0 nu mon client.<\/p>\n<p>Tout ce qu\u2019on tente de mettre sur son dos est li\u00e9 \u00e0 sa r\u00e9putation. Et il ne faut pas faire un proc\u00e8s d\u2019intention. Comment un t\u00e9moin qui dit qu\u2019il \u00e9tait plaqu\u00e9 au sol peut-il voir appr\u00e9cier des yeux son environnement. Et lorsque nous avons demand\u00e9 ce qu\u2019il a vu d\u2019autre en dehors du g\u00e9n\u00e9ral il a r\u00e9pondu qu\u2019il n\u2019osait pas lever la t\u00eate, car \u00e7a tirait. Donc en v\u00e9rit\u00e9 il n\u2019a rien vu \u00bb, a conclu l\u2019avocat. Au total ce sont huit t\u00e9moins qui ont \u00e9t\u00e9 entendus \u00e0 l\u2019audience d\u2019hier mardi 7 d\u00e9cembre 2021. L\u2019audience se poursuit ce matin avec une autre liste de t\u00e9moins, mais va s\u2019ouvrir avec l\u2019interrogatoire du 33e t\u00e9moin, en l\u2019occurrence le sergent-chef \u00e0 la retraite Moumouni Ko\u00efta.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Timoth\u00e9e SOME<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">timothesom@yahoo.fr<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Wanl\u00e9 G\u00e9rard COULIBALY <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/12\/07\/proces-thomas-sankara-nabie-nsony-a-tire-sur-la-tete-du-president-temoigne-issouf-sawadogo\/\">Proc\u00e8s Thomas Sankara : \u00ab Nabi\u00e9 N\u2019Sony a tir\u00e9 sur la t\u00eate du pr\u00e9sident \u00bb, t\u00e9moigne Issouf Sawadogo<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/12\/07\/proces-thomas-sankara-nabie-nsony-a-tire-sur-la-tete-du-president-temoigne-issouf-sawadogo\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Huit t\u00e9moins ont fait leur d\u00e9position, le mardi 7 d\u00e9cembre 2021, \u00e0 Ouagadougou, \u00e0 l\u2019audience du proc\u00e8s de l\u2019assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons devant la Chambre de jugement du Tribunal militaire d\u00e9localis\u00e9 dans la salle des banquets de Ouaga 2000. 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