{"id":136677,"date":"2021-12-23T17:21:48","date_gmt":"2021-12-23T22:21:48","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-thomas-sankara-et-douze-autres-compagnons-blaise-compaore-le-faible-pion\/"},"modified":"2021-12-23T17:21:48","modified_gmt":"2021-12-23T22:21:48","slug":"proces-thomas-sankara-et-douze-autres-compagnons-blaise-compaore-le-faible-pion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-thomas-sankara-et-douze-autres-compagnons-blaise-compaore-le-faible-pion\/","title":{"rendered":"Proc\u00e8s Thomas Sankara et douze autres compagnons : Blaise Compaor\u00e9 le faible pion"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>L\u2019ensemble des proc\u00e8s-verbaux d\u2019audition des t\u00e9moins absents au proc\u00e8s sur l\u2019assassinat du capitaine-pr\u00e9sident Thomas Sankara et de ses compagnons seront lus. Ainsi, en a d\u00e9cid\u00e9 la Chambre de jugement du tribunal militaire de Ouagadougou, d\u00e8s la reprise de l\u2019audience, le jeudi 23 d\u00e9cembre 2021. <\/strong><\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident de la Chambre de jugement du tribunal militaire Urbain M\u00e9da a d\u00e9cid\u00e9 en application de l\u2019article 119 du code de justice militaire de la lecture des diff\u00e9rentes d\u00e9positions faites par des t\u00e9moins devant le juge d\u2019instruction. Ainsi en a d\u00e9cid\u00e9 le pr\u00e9sident de la chambre \u00e0 l\u2019audience du jeudi 23 d\u00e9cembre 2021 \u00e0 Ouagadougou.<\/p>\n<p>En effet, l\u2019article 119 du code de justice militaire stipule que \u00ab\u00a0lorsqu\u2019un t\u00e9moin est absent, le tribunal militaire peut passer outre aux d\u00e9bats, si l\u2019int\u00e9ress\u00e9 a d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 l\u2019instruction, lecture de cette d\u00e9position peut \u00eatre donn\u00e9e \u00e0 la demande du d\u00e9fenseur ou du minist\u00e8re public\u00a0\u00bb. De ce fait, la chambre de jugement a opt\u00e9 pour la lecture des d\u00e9positions. Il faut noter que dans ce proc\u00e8s, l\u2019audience du mercredi 22 d\u00e9cembre avait cristallis\u00e9 de vives discussions entre le parquet et la d\u00e9fense, sur la lecture des d\u00e9positions des t\u00e9moins absents.<\/p>\n<p>La partie poursuivante avait requis qu\u2019il soit lu quelques passages des proc\u00e8s-verbaux d\u2019audition. La d\u00e9fense, elle, avait soutenu qu\u2019au regard des d\u00e9clarations contradictoires et alt\u00e9r\u00e9es des t\u00e9moins d\u00e9j\u00e0 entendus, il \u00e9tait plus judicieux de s\u2019en tenir qu\u2019aux d\u00e9positions des t\u00e9moins vivants et comparants. Mais le tribunal a fini par d\u00e9lib\u00e9rer en faveur de la lecture des d\u00e9positions.<\/p>\n<p>Ainsi, toutes les d\u00e9positions seront donc lues en int\u00e9gralit\u00e9 au fur et \u00e0 mesure, \u00e0 l\u2019exception de celles des t\u00e9moins cit\u00e9s par la partie civile et l\u2019accus\u00e9 Jean Pierre Palm. Et c\u2019est le proc\u00e8s-verbal du t\u00e9moin Abdoul Salam Kabor\u00e9, pharmacien colonel, ancien ministre des Sports de Thomas Sankara et responsable du service populaire de la construction de la patrie au moment des faits qui a \u00e9t\u00e9 lu publiquement en premier.<\/p>\n<p>Dans sa d\u00e9position devant l\u2019instruction, le t\u00e9moin, un proche du capitaine Thomas Sankara, confie que le 15 octobre 1987, il \u00e9tait \u00e0 son bureau situ\u00e9 au sein du stade du 4 ao\u00fbt. Et que c\u2019est dans la soir\u00e9e que des personnes seraient venues lui dire que la ville \u00e9tait inaccessible parce qu\u2019il s\u2019y passait quelque chose. Face \u00e0 ces dires, le t\u00e9moin dira dans sa d\u00e9position n\u2019avoir pas \u00e9t\u00e9 au Conseil de l\u2019Entente le 15 octobre 1987.<\/p>\n<p>Mais ayant connaissance de la situation d\u00e9l\u00e9t\u00e8re de la p\u00e9riode, des tracts, et tous les bruits qui avaient circul\u00e9 avant le jour fatidique sur l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019un coup d\u2019\u00e9tat, il s\u2019est alors empress\u00e9 de joindre les chefs historiques de la R\u00e9volution, les quatre t\u00e9nors que sont le pr\u00e9sident Thomas Sankara, les capitaines Blaise Compaor\u00e9, Henri Zongo et le commandant Jean Baptiste Lingani, mais personne ne r\u00e9pondait.<\/p>\n<p>Ayant essay\u00e9 aussi d\u2019avoir Michel Koama alors commandant de l\u2019ETIR au t\u00e9l\u00e9phone, il tombe sur son adjoint Elis\u00e9e Sanogo qui lui apprend que Michel Koama a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9. Et c\u2019est plus tard encore qu\u2019il va apprendre que Thomas Sankara avait \u00e9t\u00e9 lui aussi liquid\u00e9. Il s\u2019empresse d\u2019appeler \u00e0 Koudougou, Boukary Kabor\u00e9 dit \u00ab\u00a0le lion\u00a0\u00bb alors commandant du bataillon d\u2019intervention a\u00e9roport\u00e9 (BIA), une unit\u00e9 de commandos proche de Sankara.<\/p>\n<p>Dans la d\u00e9position il ressort qu\u2019au cours de la discussion, il essaye de convaincre le lion de ne pas r\u00e9agir afin d\u2019\u00e9viter une effusion de sang. Apr\u00e8s ces \u00e9changes, le t\u00e9moin dit \u00eatre rentr\u00e9 chez lui. Il a contact\u00e9 Jean Pierre Palm, qui l\u2019a invit\u00e9 \u00e0 venir au Conseil de l\u2019entente, invitation qu\u2019il a d\u00e9clin\u00e9e. Il souligne en passant qu\u2019il existait une inimiti\u00e9 entre Palm et Thomas Sankara, mais ne saurait situer la responsabilit\u00e9 de l\u2019accus\u00e9 Palm dans la mort du capitaine Thomas Sankara.<\/p>\n<p>Sur les responsabilit\u00e9s civiles et militaires de la mort du p\u00e8re de la R\u00e9volution burkinab\u00e8, le t\u00e9moin affirme que les ex\u00e9cutants \u00e9taient les \u00e9l\u00e9ments du Centre national d\u2019entrainement commando (CNEC) et pour les commanditaires il pointe du doigt le capitaine Blaise Compaor\u00e9. Pour ce qui est relatif aux responsables civils, le t\u00e9moin soutient que la r\u00e9volution s\u2019\u00e9tait fait beaucoup d\u2019ennemis et certains en avaient gros sur le c\u0153ur, surtout qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019avantages particuliers qui profitaient aux r\u00e9volutionnaires, dont certains \u00e9taient oblig\u00e9s par moment de faire recours \u00e0 Blaise Compaor\u00e9 pour meubler leur quotidien en termes de ressources mat\u00e9rielles.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Et Blaise profitait de ces sollicitudes pour faire ses recrutements\u00a0\u00bb, est-il ressorti dans la d\u00e9position du t\u00e9moin. Kabor\u00e9 Abdoul Salam dit avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenu pendant huit mois au conseil sur ordre de Jean Pierre Palm, avec comme ge\u00f4lier le lieutenant Gilbert Diend\u00e9r\u00e9. \u00ab\u00a0Le coup \u00e9tait pr\u00e9par\u00e9 et organis\u00e9 par Blaise \u00bb Dans sa d\u00e9position, Abdoul Salam Kabor\u00e9, affirme qu\u2019au d\u00e9part, Blaise Compaor\u00e9 ne faisait pas partie des officiers qui ont muri la r\u00e9flexion de changer la situation \u00ab\u00a0pitoyable\u00a0\u00bb de la troupe, l\u2019avenir de la Haute-Volta, etc. \u00ab\u00a0Blaise Compaor\u00e9, \u00e9tait un civil qui, apr\u00e8s son baccalaur\u00e9at, a d\u00e9cid\u00e9 de poursuivre une carri\u00e8re militaire. Il a eu un stage au Cameroun et c\u2019est l\u00e0 que Thomas l\u2019a rencontr\u00e9.<\/p>\n<p>Il s\u2019est coll\u00e9 \u00e0 Thomas Sankara pour prendre le pouvoir, car il savait ce qu\u2019il voulait. Depuis leur rencontre au Cameroun, il n\u2019a plus l\u00e2ch\u00e9 Sankara. Et c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 Sankara que Blaise Compaor\u00e9 a int\u00e9gr\u00e9 le premier groupe d\u2019officiers volta\u00efques compos\u00e9s de moi-m\u00eame, pharmacien commandant en son temps, Jean Baptiste Lingani, Henri Zongo et Thomas Sankara. Et le coup d\u2019\u00e9tat qui avait port\u00e9 Jean Baptiste Ou\u00e9draogo au pouvoir avait \u00e9t\u00e9 orchestr\u00e9 par ces jeunes officiers en attendant leur tour.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est donc pas de son r\u00e9cit, que Blaise Compaor\u00e9 a pris le pouvoir pour le remettre \u00e0 Thomas Sankara comme beaucoup le pensent. C\u2019\u00e9tait un coup bien pr\u00e9par\u00e9, o\u00f9 chacun a brillamment jou\u00e9 la partition qui lui \u00e9tait attribu\u00e9e\u00a0\u00bb, a mentionn\u00e9 le t\u00e9moin devant le juge d\u2019instruction. Le t\u00e9moin dit de Blaise Compaor\u00e9, qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas un guerrier comme l\u2019\u00e9tait Sankara, un vrai militaire dans l\u2019\u00e2me. \u00ab\u00a0Thomas Sankara, quand il con\u00e7oit un plan, il se met devant pour l\u2019ex\u00e9cuter.<\/p>\n<p>Alors que Blaise Compaor\u00e9 lui, il con\u00e7oit, et envoi quelqu\u2019un d\u2019autre ex\u00e9cuter \u00e0 sa place. Je n\u2019avais pas confiance en lui\u00a0\u00bb, explique le colonel pharmacien \u00e0 la retraite. Il ajoute aussi que Blaise Compaor\u00e9 \u00e9tant le pion faible, il s\u2019est laiss\u00e9 influencer \u00e0 l\u2019internationale par des personnalit\u00e9s comme (Houphou\u00ebt Boigny, Jacques Chirac, Sassou N\u2019Guesso), qui, comme lui, ne croyaient pas en la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>Le t\u00e9moin est formel, Blaise Compaor\u00e9 ne croyait pas en la r\u00e9volution, car \u00ab\u00a0on a vu comment le pays est devenu apr\u00e8s son accession au pouvoir\u00a0\u00bb, ajoute le t\u00e9moin avant de pr\u00e9ciser que dans la pr\u00e9paration du coup d\u2019Etat du 15 octobre 1987, un h\u00e9licopt\u00e8re venu du Togo avec des soldats \u00e0 son bord, \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 d\u00e9coller avec Blaise Compaor\u00e9 si le coup venait \u00e0 \u00e9chouer. Mais, pour le t\u00e9moin, Thomas Sankara a \u00e9t\u00e9 mal compris, car en lieu et place d\u2019un assassinat, les choses auraient pu se passer autrement le 15 octobre 1987.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Thomas Sankara n\u2019\u00e9tait pas de ceux qui s\u2019accrochaient au pouvoir, car il pensait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 se retirer de la conduite des affaires de l\u2019Etat. Un jour de retour d\u2019une mission de la R\u00e9publique Sahraouie, Thomas Sankara m\u2019a demand\u00e9 dans l\u2019avion comment ils allaient faire apr\u00e8s tout \u00e7a pour devenir de simples citoyens lambda ? Et je lui ai dit qu\u2019on va trouver une solution\u00a0\u00bb, a dit le t\u00e9moin pour dire que le pr\u00e9sident \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 d\u00e9missionner.<\/p>\n<p>A la suite du pharmacien colonel, la d\u00e9position du t\u00e9moin Adama Drabo, capitaine de gendarmerie \u00e0 la retraite, membre du service de renseignement au moment des faits, a, dans sa d\u00e9position, reconnu \u00e9galement que le 15 octobre 1987 \u00e9tait bel et bien pr\u00e9par\u00e9. Des signes avant-coureurs \u00e9taient palpables et lui-m\u00eame en tant que personnel du renseignement op\u00e9rationnel affirme avoir vu \u00e0 un moment donn\u00e9 le d\u00e9nouement de cette crise entre les r\u00e9volutionnaires.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le coup d\u2019Etat du 15 octobre \u00e9tait pr\u00e9par\u00e9, mais je n\u2019ai pas eu le temps de pr\u00e9venir le pr\u00e9sident Sankara\u00a0\u00bb, a-t-il dit. Dans sa d\u00e9position il affirme que le pr\u00e9sident du Faso s\u2019est retrouv\u00e9 seul \u00e0 un moment donn\u00e9, car les autres chefs de la r\u00e9volution comme Henri Zongo, Blaise Compaor\u00e9, Jean-Baptiste Lingani, Jean Pierre Palm avaient fini par donner dos \u00e0 Sankara. Ce qui rime avec la d\u00e9position du t\u00e9moin Bafass\u00e9 Siri Coulibaly caporal \u00e0 la retraite qui affirme que le 15 octobre le lieutenant Gilbert Diend\u00e9r\u00e9 a demand\u00e9 \u00e0 toute la garde du Conseil de l\u2019Entente de se d\u00e9sarmer, car une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale sans arme \u00e9tait pr\u00e9vue.<\/p>\n<p>Du coup, explique le t\u00e9moin toutes les kalachnikovs ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es et rang\u00e9s dans le magasin. \u00ab C\u2019est au moment que nous avons d\u00e9pos\u00e9 les armes et nous attendions l\u2019AG \u00e0 laquelle nous sommes convi\u00e9s que les tirs ont commenc\u00e9. Nous avons vu le commando p\u00e9n\u00e9trer dans la cour du Conseil, se diriger vers le secr\u00e9tariat de la permanence jusqu\u2019\u00e0 la salle o\u00f9 le pr\u00e9sident tenait sa r\u00e9union avec ses proches, avant de commencer \u00e0 tirer. Nous avons assist\u00e9 impuissant de riposter\u00a0\u00bb, a d\u00e9plor\u00e9 le t\u00e9moin dans sa d\u00e9position.<\/p>\n<p>Ainsi, le proc\u00e8s du coup d\u2019Etat du 15 octobre 1987 est rentr\u00e9 dans une nouvelle phase celle de la lecture publique des d\u00e9positions faites devant le juge d\u2019instruction. Apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 une liste d\u2019environ 80 t\u00e9moins physiquement aptes \u00e0 passer \u00e0 la barre pour d\u00e9poser ce qu\u2019ils ont vu, entendu ou appris, pour \u00e9clairer le tribunal militaire et les diff\u00e9rents conseils d\u2019avocats, les d\u00e9positions des t\u00e9moins dont le parquet n\u2019arrivent plus \u00e0 joindre, c\u2019est-\u00e0-dire ceux qui ont des soucis de sant\u00e9 et ceux qui sont absents du pays, le tribunal militaire a d\u00e9cid\u00e9 que le parquet va s\u2019appuyer sur l\u2019arr\u00eat de renvoi pour lire leur d\u00e9position.<\/p>\n<p>Face aux d\u00e9positions qui ont \u00e9t\u00e9 lues, les avocats de la d\u00e9fense comme celle de la partie civile ont, en l\u2019absence physique des t\u00e9moins r\u00e9serv\u00e9 leur droit de tirer les conclusions des lectures faites lors des plaidoiries. Plusieurs autres d\u00e9positions seront lues dans les jours \u00e0 venir avant de passer \u00e0 la phase des plaidoiries.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Wanl\u00e9 G\u00e9rard COULIBALY <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/12\/23\/proces-thomas-sankara-et-douze-autres-compagnons-blaise-compaore-le-faible-pion\/\">Proc\u00e8s Thomas Sankara et douze autres compagnons : Blaise Compaor\u00e9 le faible pion<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2021\/12\/23\/proces-thomas-sankara-et-douze-autres-compagnons-blaise-compaore-le-faible-pion\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ensemble des proc\u00e8s-verbaux d\u2019audition des t\u00e9moins absents au proc\u00e8s sur l\u2019assassinat du capitaine-pr\u00e9sident Thomas Sankara et de ses compagnons seront lus. Ainsi, en a d\u00e9cid\u00e9 la Chambre de jugement du tribunal militaire de Ouagadougou, d\u00e8s la reprise de l\u2019audience, le jeudi 23 d\u00e9cembre 2021. 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