{"id":137703,"date":"2022-01-04T17:09:58","date_gmt":"2022-01-04T22:09:58","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-thomas-sankara-trois-temoins-zero-information-note-le-juge-urbain-meda\/"},"modified":"2022-01-04T17:09:58","modified_gmt":"2022-01-04T22:09:58","slug":"proces-thomas-sankara-trois-temoins-zero-information-note-le-juge-urbain-meda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-thomas-sankara-trois-temoins-zero-information-note-le-juge-urbain-meda\/","title":{"rendered":"Proc\u00e8s Thomas Sankara  : \u00ab\u00a0Trois t\u00e9moins, z\u00e9ro information\u00a0\u00bb, note le juge Urbain M\u00e9da"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>L\u2019audience du proc\u00e8s de l\u2019assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons a repris, le mardi 4 janvier 2022, \u00e0 Ouagadougou, devant la Chambre de premi\u00e8re instance du Tribunal militaire avec la lecture du reste des proc\u00e8s-verbaux de d\u00e9position des t\u00e9moins d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, malades ou injoignables. Quatre t\u00e9moins cit\u00e9s par l\u2019accus\u00e9 Jean Pierre Palm ont aussi comparu.<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s onze jours de suspension pour raison de f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e, l\u2019audience du proc\u00e8s de l\u2019assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons a repris, le mardi 4 janvier 2022, \u00e0 Ouagadougou. L\u2019audience du jour, devant la Chambre de premi\u00e8re instance du Tribunal militaire, a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la lecture des Proc\u00e8s-verbaux (PV) d\u2019audition du restant des t\u00e9moins entendus par le juge d\u2019instruction, mais absents \u00e0 la barre pour raison de d\u00e9c\u00e8s, de maladie ou injoignables. Mais avant la lecture des PV, les avocats des parties civiles ont demand\u00e9 la comparution de certains t\u00e9moins qu\u2019ils ont cit\u00e9s et vivant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Apr\u00e8s une suspension de dix minutes et une concertation, les avocats de la d\u00e9fense ont demand\u00e9 \u00e0 la Chambre de ne pas consid\u00e9rer la requ\u00eate sign\u00e9e par le cabinet Me Sankara qui n\u2019existe pas, car son responsable a \u00e9t\u00e9 ray\u00e9 du barreau. \u00ab\u00a0Nous demandons \u00e0 votre juridiction de rejeter cette lettre et de faire comme si elle n\u2019a jamais exist\u00e9. Elle est nulle\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Me Mamadou Sombi\u00e9. Me Olivier Yelkouny a saisi cette occasion pour informer le Tribunal que son client, le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert Diend\u00e9r\u00e9 b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un repos m\u00e9dical et d\u2019une p\u00e9riode d\u2019isolement de dix jours \u00e0 compter du 31 d\u00e9cembre 2021. Le premier PV lu par les greffiers a \u00e9t\u00e9 celui de Paul Sawadogo (63 ans). Il \u00e9tait employ\u00e9 de commerce et d\u00e9tenu \u00e0 la Maison d\u2019arr\u00eat et de correction de Ouagadougou (MACO) en 1987. Le 15 octobre, il effectuait avec d\u2019autres d\u00e9tenus une corv\u00e9e externe d\u2019arrosage de fleurs et de plantes au Conseil de l\u2019entente (CE). Dans son t\u00e9moignage, il a d\u00e9clar\u00e9 que certains \u00e9l\u00e9ments du commando \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 au Conseil avant l\u2019arriv\u00e9e du pr\u00e9sident Sankara. A son arriv\u00e9e, ce dernier a \u00e9chang\u00e9 avec des militaires avant de s\u2019adresser aux d\u00e9tenus en leur conseillant d\u2019arr\u00eater le banditisme s\u2019ils veulent trouver du boulot avec lui en tant que pr\u00e9sident. Apr\u00e8s ces \u00e9changes, Sankara est rentr\u00e9 au bureau.<\/p>\n<p>En ce moment, a-t-il fait savoir, deux personnes \u00e0 bord d\u2019un v\u00e9hicule qu\u2019il a dit ne pas conna\u00eetre sont arriv\u00e9es suivies d\u2019un 2e v\u00e9hicule surmont\u00e9 d\u2019une arme avec quatre personnes \u00e0 bord. Le grad\u00e9 qui dirigeait le groupe, a-t-il expliqu\u00e9, a cri\u00e9 \u00ab\u00a0feu\u00a0\u00bb et le commando a commenc\u00e9 \u00e0 tirer. Paniqu\u00e9s, les d\u00e9tenus ont pris la fuite pour se cacher. Apr\u00e8s les faits, M. Sawadogo a fait partie de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s pour enterrer les victimes. Il a soulign\u00e9 qu\u2019il a fait aussi partie du groupe ayant soutir\u00e9 la bague de mariage de Sankara pour la vendre \u00e0 un certain Moussa Diawara ou N\u2019Gom. De l\u2019argent a \u00e9t\u00e9 aussi pris dans les poches des autres victimes. En plus de la bague, des d\u00e9tenus sont repartis avec les chaussures et la ceinture traditionnelle de Sankara. Le 2e PV lu est du t\u00e9moin Di\u00e9nabou Jean Romain Som\u00e9 (72 ans), adjudant-chef major \u00e0 la retraite. Il \u00e9tait chef de service des transmissions du Centre national d\u2019entra\u00eenement commando (CNEC) de P\u00f4 en 1987. A l\u2019en croire, le 15 octobre, il \u00e9tait \u00e0 son service non loin du CE. C\u2019\u00e9tait de l\u00e0-bas qu\u2019il a entendu les coups de feu. Etant sous un arbre, il s\u2019est plaqu\u00e9 au sol pendant 20 minutes avant de s\u2019y rendre pour savoir ce qui se passait. De la porte, il a aper\u00e7u les corps. \u00ab\u00a0Ce que j\u2019ai vu n\u2019\u00e9tait pas beau \u00e0 voir. Les corps \u00e9taient \u00e9tal\u00e9s comme des animaux\u00a0\u00bb, a-t-il soutenu en ajoutant qu\u2019il \u00e9tait constern\u00e9, car il y avait son fr\u00e8re Der Somda. Il y avait aussi, a-t-il poursuivi, des amis, notamment Thomas Sankara qui a \u00e9t\u00e9 l\u2019op\u00e9rateur radio lors de la guerre de 1974. \u00ab\u00a0On est rest\u00e9 ensemble jusqu\u2019en 1987\u00a0\u00bb, a-t-il affirm\u00e9. R\u00e9pondant \u00e0 une question sur les ex\u00e9cutants du coup d\u2019Etat, il a r\u00e9pondu ne pas les conna\u00eetre. Il a confi\u00e9 cependant avoir vu Gilbert Diender\u00e9 lorsqu\u2019il est arriv\u00e9 au conseil. Selon le t\u00e9moin Som\u00e9, l\u2019assassinat de Sankara est d\u2019ordre politique. \u00ab\u00a0Sinon, je ne vois pourquoi ils vont se tuer. Ils \u00e9taient des amis\u00a0\u00bb, a-t-il signifi\u00e9.<\/p>\n<h2><strong>Des membres du commando<\/strong><\/h2>\n<p>La lecture de la d\u00e9position du 3e t\u00e9moin a \u00e9t\u00e9 Adama Zongo (63 ans), chef coutumier et soldat de 1re classe \u00e0 la retraite. Le 15 octobre, il \u00e9tait le responsable de la corv\u00e9e des d\u00e9tenus au Conseil de l\u2019Entente. Il a vu des membres du commando, Amadou Path\u00e9 Ma\u00efga, Yamba Elis\u00e9e Ilboudo son promotionnaire et Nabonswind\u00e9 Ou\u00e9draogo. Ces \u00e9l\u00e9ments, a-t-il indiqu\u00e9, \u00e9taient en tenue de sport et avaient leurs armes sous leurs habits et positionn\u00e9s \u00e0 l\u2019aile Ouest du Conseil. Apr\u00e8s les avoir salu\u00e9s, il est retourn\u00e9 aupr\u00e8s des d\u00e9tenus. Quelque temps apr\u00e8s, a-t-il expliqu\u00e9, lorsque Sankara est arriv\u00e9 pour sa r\u00e9union, des coups de feu ont \u00e9clat\u00e9 et c\u2019\u00e9tait la panique. Le t\u00e9moin Kab\u00e9a Gr\u00e9goire Kambou (72 ans), lieutenant-colonel de gendarmerie \u00e0 la retraite \u00e9tait lieutenant au moment des faits et chef adjoint de la division de l\u2019information au sein du haut commandement des Forces arm\u00e9es populaires. Dans sa d\u00e9position, il a affirm\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait au service lorsqu\u2019il y a eu les \u00e9v\u00e9nements du 15 octobre. En se rendant au Conseil pour savoir ce qui se passait, il a rencontr\u00e9 l\u2019accus\u00e9 Tibo Ou\u00e9draogo qui lui a conseill\u00e9 de ne pas continuer son chemin. Il s\u2019est ex\u00e9cut\u00e9 en regagnant sa base. Selon le t\u00e9moin, il y avait des m\u00e9sententes entre les deux leaders de la R\u00e9volution. A l\u2019entendre, ce sont les rumeurs de la rencontre de 20h au cours de laquelle certains responsables du Conseil national de la R\u00e9volution (CNR) devaient \u00eatre arr\u00eat\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s qui ont pr\u00e9cipit\u00e9 la tuerie de l\u2019apr\u00e8s-midi du 15 octobre. M. Kambou a reconnu qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 surpris par le d\u00e9nouement sanglant des \u00e9v\u00e9nements qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9s par toute la troupe. Les renseignements \u00e9galement, a-t-il confi\u00e9, n\u2019ont pas fait cas de coup d\u2019Etat. Toutefois, a-t-il relev\u00e9, le coup d\u2019Etat a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On ne peut pas dire que le 15 octobre \u00e9tait spontan\u00e9. C\u2019\u00e9tait certainement pr\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, a-t-il t\u00e9moign\u00e9. Parlant d\u2019ex\u00e9cutants du coup, il a relev\u00e9 que c\u2019est Hyacinthe Kafando qui a conduit le commando. Le t\u00e9moin Ousmane Guir\u00e9 (65 ans), sergent-chef \u00e0 la retraite, \u00e9tait sergent et affect\u00e9 \u00e0 la garde rapproch\u00e9e du commandant Boukari Lingani en 1987. Il a d\u00e9clar\u00e9 dans sa d\u00e9position que le 15 octobre, quand il y a eu les tirs, il \u00e9tait au domicile du commandant Lingani, rentr\u00e9 du service pour se pr\u00e9parer pour aller au sport. Apr\u00e8s les tirs, son patron les a inform\u00e9s que Sankara a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 et est mort. Vers 20h, le sergent Par\u00e9 a accompagn\u00e9 Lingani au Conseil o\u00f9 il a pass\u00e9 la nuit \u00e0 son pied \u00e0 terre et la garde y est rest\u00e9e jusqu\u2019au lendemain. Adama Ou\u00e9draogo (59 ans) est cultivateur. Ayant achev\u00e9 le service national populaire, il \u00e9tait intern\u00e9 au Conseil en attendant le d\u00e9part \u00e0 P\u00f4 pour une formation militaire. Le 15 octobre, M. Ou\u00e9draogo \u00e9tait de garde dans un des postes d\u2019entr\u00e9e du Conseil. Et ce jour-l\u00e0, a-t-il soutenu, il se rendait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur pour prendre son repas quand il y a eu les tirs vers 16h. Couch\u00e9, il a dit avoir vu les corps dont celui de Sankara. Apr\u00e8s les faits, il a appris de Amadou Path\u00e9 Ma\u00efga que c\u2019est le groupe de Hyacinthe Kafando compos\u00e9 de Combass\u00e9r\u00e9, Arzouma Ou\u00e9draogo dit Otis et Wampasba Nacoulma qui a commis le forfait. Diw\u00eat\u00e9 Kambou, caporal \u00e0 la retraite et en service au CNEC a d\u00e9clar\u00e9 dans son PV que Sankara devait \u00eatre assassin\u00e9, le 2 octobre \u00e0 Tenkodogo.<\/p>\n<p>Selon lui, l\u2019assassinat du pr\u00e9sident a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 par Hyacinthe Kafando avec le soutien de Blaise et Diend\u00e9r\u00e9. Dans sa d\u00e9position, il a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu pendant deux ans et demi. Un mois apr\u00e8s sa lib\u00e9ration, il a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de complot et il s\u2019est r\u00e9fugi\u00e9 au Ghana pour sauver sa vie. Dramane Par\u00e9 (63 ans) est sergent-chef \u00e0 la retraite et sergent au moment des faits \u00e0 l\u2019Escadron de transport et d\u2019intervention rapide (ETIR). Il \u00e9tait au sport quand il y a eu les coups de feu. Instruction a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e aux \u00e9l\u00e9ments de se mettre en tenue militaire et de tenir certaines positions. L\u2019information de la mort de Sankara a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e par le chef de corps adjoint de l\u2019ETIR, le lieutenant Elis\u00e9e Sanogo. Celui-ci a par ailleurs expliqu\u00e9 aux hommes qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par le capitaine Henry Zongo \u00e0 se rendre \u00e0 Ouagadougou, mais qu\u2019il a refus\u00e9. Le PV du dernier t\u00e9moin lu a \u00e9t\u00e9 celui du commissaire principal de police, Oumarou Koama. A son avis, le coup d\u2019Etat a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9 et bien pr\u00e9par\u00e9. Il en veut pour preuve l\u2019affectation du lieutenant Gaspard Som\u00e9 \u00e0 l\u2019ETIR comme 4e chef de corps adjoint et ce, \u00e0 quatre mois avant les faits. A l\u2019\u00e9couter, Som\u00e9 devait se charger de tuer Michel Koama, car ce dernier \u00e9tait proche de Sankara. \u00ab\u00a0Vu sa position dans l\u2019arm\u00e9e, il fallait l\u2019abattre pour \u00e9viter qu\u2019il ne d\u00e9fende Thomas Sankara et c\u2019est ce que Gaspard Som\u00e9 a fait\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<h2><strong>Le chronogramme d\u00e9voil\u00e9<\/strong><\/h2>\n<p>Apr\u00e8s la lecture de ces PV, quatre t\u00e9moins cit\u00e9s par l\u2019accus\u00e9 Jean Pierre Palm sont pass\u00e9s \u00e0 la barre pour faire leur d\u00e9position. Il s\u2019agit de Eric Palm (petit fr\u00e8re de Palm), juriste \u00e0 la retraite, de Albert Guy Yam\u00e9ogo, adjudant-chef major \u00e0 la retraite, Idrissa Zampaligr\u00e9, conseiller des affaires \u00e9conomiques \u00e0 la retraite et l\u2019adjudant-chef major \u00e0 la retraite Biako Romain Ko. Les d\u00e9positions des premiers cit\u00e9s n\u2019ont pas apport\u00e9 d\u2019information \u00e0 la Chambre, selon le pr\u00e9sident Urbain M\u00e9da. \u00ab Trois d\u00e9positions r\u00e9unies, z\u00e9ro information \u00bb, a-t-il regrett\u00e9. Le 4e t\u00e9moin, Ko, a \u00e9t\u00e9 celui qui est all\u00e9 chercher Jean Pierre Palm au domicile de Eric Palm au lendemain du coup d\u2019Etat pour le conduire au Conseil de l\u2019Entente pour la r\u00e9union des officiers. A l\u2019en croire, il a appris de la garde rapproch\u00e9e du capitaine Henry Zongo qu\u2019il y avait une r\u00e9union des officiers. Il a alors d\u00e9cid\u00e9 de son gr\u00e9 d\u2019aller informer celui dont il a \u00e9t\u00e9 le secr\u00e9taire \u00e0 Koudougou.<\/p>\n<p>A son arriv\u00e9e, il a insist\u00e9 pour que le capitaine \u00e0 l\u2019\u00e9poque accepte aller \u00e0 la rencontre avec comme condition que ce soit le t\u00e9moin qui le conduise au Conseil. Celui-ci l\u2019a accompagn\u00e9. Apr\u00e8s la rencontre, il l\u2019a ramen\u00e9. Ayant appris que le colonel Palm a tent\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises sans succ\u00e8s pour \u00eatre auditionn\u00e9 par le juge d\u2019instruction. Le pr\u00e9sident de la Chambre a d\u00e9voil\u00e9 un chronogramme pour la suite du proc\u00e8s. La journ\u00e9e du mercredi 5 janvier est consacr\u00e9e \u00e0 la lecture des d\u00e9positions des t\u00e9moins Val\u00e8re Som\u00e9, Etienne Zongo, John Jerry Rawlings, Norbert Keyne, Tchikadja Kodjo. L\u2019audition des t\u00e9moins par visio conf\u00e9rence d\u00e9butera, le lundi 10 janvier, suivie le lendemain de la pr\u00e9sentation des pi\u00e8ces \u00e0 conviction. Le mercredi 12 janvier, la parole sera donn\u00e9e aux victimes. Une suspension d\u2019une semaine est pr\u00e9vue. Le lundi 24 janvier d\u00e9buteront les plaidoiries des avocats des parties civiles suivies de celles du parquet militaire. Une autre suspension d\u2019une semaine est aussi pr\u00e9vue pour permettre \u00e0 la d\u00e9fense de pr\u00e9parer ses plaidoiries.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Timoth\u00e9e SOME <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>timothesom@yahoo.fr <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/01\/04\/proces-thomas-sankara-trois-temoins-zero-information-note-le-juge-urbain-meda\/\">Proc\u00e8s Thomas Sankara  : \u00ab\u00a0Trois t\u00e9moins, z\u00e9ro information\u00a0\u00bb, note le juge Urbain M\u00e9da<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/01\/04\/proces-thomas-sankara-trois-temoins-zero-information-note-le-juge-urbain-meda\/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=proces-thomas-sankara-trois-temoins-zero-information-note-le-juge-urbain-meda\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019audience du proc\u00e8s de l\u2019assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons a repris, le mardi 4 janvier 2022, \u00e0 Ouagadougou, devant la Chambre de premi\u00e8re instance du Tribunal militaire avec la lecture du reste des proc\u00e8s-verbaux de d\u00e9position des t\u00e9moins d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, malades ou injoignables. 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