{"id":140948,"date":"2022-02-15T16:57:19","date_gmt":"2022-02-15T21:57:19","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/transport-urbain-a-bobo-dioulasso-guerre-de-tranchees-entre-conducteurs-de-tricycles-taximen-et-police-municipale\/"},"modified":"2022-02-15T16:57:19","modified_gmt":"2022-02-15T21:57:19","slug":"transport-urbain-a-bobo-dioulasso-guerre-de-tranchees-entre-conducteurs-de-tricycles-taximen-et-police-municipale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/transport-urbain-a-bobo-dioulasso-guerre-de-tranchees-entre-conducteurs-de-tricycles-taximen-et-police-municipale\/","title":{"rendered":"Transport urbain \u00e0 Bobo-Dioulasso : guerre de tranch\u00e9es entre conducteurs  de tricycles, taximen et Police municipale"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Les tricycles, bond\u00e9s de passagers en longueur de journ\u00e9e, font partie int\u00e9grante du d\u00e9cor des art\u00e8res de la ville de Bobo-Dioulasso. Derri\u00e8re cette pratique interdite par la loi, se cachent des conducteurs de taxis exasp\u00e9r\u00e9s qui avouent tirer le diable par la queue. Nous nous sommes plong\u00e9s dans l\u2019univers de ce transport urbain o\u00f9 conducteurs de tricycles et taximen d\u00e9noncent la concurrence d\u00e9loyale les uns, des autres. Reportage. <\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_45653\" aria-describedby=\"caption-attachment-45653\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-45653 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/02\/3-5-300x204-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/02\/3-5-300x204-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/3-5-150x102.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/3-5.jpg 595w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-45653\" class=\"wp-caption-text\">Le directeur de la Police municipale, l\u2019inspecteur Seydou Coulibaly : \u00ab Le d\u00e9cret 2012\/559 encadrant l\u2019exploitation des tricycles au Burkina Faso n\u00e9cessite une relecture \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Entre les klaxons des motocyclettes et des taxis, et les bousculades des pi\u00e9tions au milieu des parkings d\u00e9bordants, la fa\u00e7ade Est du grand march\u00e9 de Bobo-Dioulasso grouille de monde comme d\u2019habitude, ce mardi 1er f\u00e9vrier 2022. Il est 11 heures 55 minutes aux abords du poumon de la capitale \u00e9conomique du Burkina Faso. Alassane Kiemtor\u00e9 vient de n\u00e9gocier un petit espace pour stationner son taxi, le temps d\u2019avoir un client. La mine serr\u00e9e, un b\u00e2ton de cigarette fumante \u00e0 la main, le vieux conducteur de taxi a gros sur le c\u0153ur. Il est \u00e0 son premier client depuis le lever du jour. \u00ab Nous sommes fatigu\u00e9s de parler de notre situation maintenant. Il n\u2019y a pas quelqu\u2019un pour nous \u00e9couter. L\u2019Etat s\u2019en fout de nous \u00bb, fulmine-t-il, l\u2019air exasp\u00e9r\u00e9. Ce chauffeur de taxi qui est dans le m\u00e9tier depuis une bonne dizaine d\u2019ann\u00e9es dit avoir connu de meilleurs jours. \u00ab Dans le temps, \u00e7a allait mieux. L\u2019activit\u00e9 nous permettait d\u2019\u00eatre \u00e0 jour de nos documents. Maintenant rien ne va \u00bb, fait-il savoir tout amer. Les causes de son calvaire, il les connait. Sans h\u00e9siter, il pointe du doigt les tricycles encore appel\u00e9s taxis-motos qui, explique-t-il, ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 la majeure partie des clients des taxis. \u00ab Ils (ndlr les d\u00e9cideurs) ont laiss\u00e9 les tricycles gagner du terrain \u00bb, se plaint le sieur Kiemtor\u00e9. Les cons\u00e9quences de cette concurrence \u2018\u2019 d\u00e9loyale \u2018\u2019 des tricycles sont sans appel pour lui. \u00ab Il est fr\u00e9quent que je sorte du matin au soir sans avoir 5 000 F CFA de recette \u00bb, confie-t-il. Ce qui, \u00e0 ses yeux, justifie d\u2019ailleurs l\u2019\u00e9tat des taxis \u00e0 Bobo-Dioulasso. \u00ab La majorit\u00e9 des taxis sont des carcasses roulantes. Les recettes ne suffisent pas pour bien entretenir les v\u00e9hicules \u00bb, avance le vieux taximan. Celui dont la crise a eu raison de son taxi raconte ses douloureuses exp\u00e9riences. \u00ab D\u2019habitude, je reverse 20 000 F CFA par semaine \u00e0 mon patron mais ces deux derni\u00e8res semaines, j\u2019\u00e9tais oblig\u00e9 de lui donner 12 500 FCFA. Heureusement qu\u2019il est compr\u00e9hensif \u00bb, se lamente le quinquag\u00e9naire.<\/p>\n<h2><strong>Sanctionner les passagers des tricycles<\/strong><\/h2>\n<p>Moussa Drabo, pr\u00e9sident de l\u2019Association des chauffeurs de taxis du Houet, \u00e9gr\u00e8ne presque les m\u00eames maux. \u00ab Les conditions de vie d\u2019un conducteur de taxi \u00e0 Bobo-Dioulasso sont catastro- phiques \u00bb, d\u00e9peint ce repr\u00e9sentant des chauffeurs de taxis. Son association, informe-t-il, compte \u00e0 peu pr\u00e8s 400 membres. Les recettes, \u00e0 l\u2019en croire, s\u2019amaigrissent au fur et \u00e0 mesure. \u00ab Auparavant, les recettes des taximen pouvaient atteindre 6 000, 7 000 et m\u00eame 8 000 F CFA par jour. Mais pr\u00e9sentement, pour avoir 3 000 F CFA comme recette, c\u2019est tout un probl\u00e8me \u00bb, d\u00e9taille Arouna Drabo. M\u00eame son de cloche pour Moussa Bamba, pr\u00e9sident du Syndicat des taxis du Houet qui fait le taxi depuis 1990. Le taxi, avoue ce doyen, a mal \u00e0 Bobo-Dioulasso et la concurrence \u2018\u2019 d\u00e9loyale \u2018\u2019 des tricycles y est pour quelque chose, \u00e0 ses dires. Il en veut aux autorit\u00e9s communales, parce que dit-il, sa structure a fait des d\u00e9marches aupr\u00e8s des autorit\u00e9s sur la question, mais rien n\u2019est fait \u00e0 ce jour. \u00ab Seule l\u2019autorit\u00e9 communale peut vraiment arr\u00eater \u00e7a si elle a la bonne volont\u00e9 \u00bb, se convainc le syndicaliste. Il se permet m\u00eame une comparaison avec Ouagadougou. \u00ab Si \u00e0 Ouagadougou les tricycles ne prennent pas de passagers, c\u2019est que l\u2019autorit\u00e9 y est plus rigoureuse qu\u2019\u00e0 Bobo-Dioulasso \u00bb, conclut le vieux Bamba. Pour lui, la solution est toute simple, il faut taper le portefeuille des usagers. \u00ab Je propose une sanction pour les passagers des tricycles. Si tu payes une amende, demain tu ne monteras plus dans un tricycle \u00bb, propose-t-il. Et de relever que la population ne veut que ce qui est moins cher, m\u00eame si c\u2019est au risque de sa vie.<\/p>\n<h2><strong>100 F CFA par passager<\/strong><\/h2>\n<figure id=\"attachment_45652\" aria-describedby=\"caption-attachment-45652\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-45652 size-medium\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/02\/2-11-300x206-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"206\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/02\/2-11-300x206-1.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/2-11-150x103.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/2-11-218x150.jpg 218w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/2-11-100x70.jpg 100w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/2-11.jpg 595w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-45652\" class=\"wp-caption-text\">Les taximen d\u00e9noncent une concurrence d\u00e9loyale op\u00e9r\u00e9e par les conducteurs de tricycles.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Abdoul Aziz Ou\u00e9draogo, lui, est conducteur de tricycle. L\u2019air angoiss\u00e9, il vient \u00e0 peine de se faire retirer son engin par la Police municipale \u00e0 l\u2019angle du march\u00e9. \u00ab Ils m\u2019ont dit de payer 15 000 F avant de retirer ma moto. Nous n\u2019avons pas la paix avec les policiers, souvent ils te verbalisent sans motif valable \u00bb, se plaint le jeune homme. Son camarade Salam Ou\u00e9draogo, lui, n\u2019est pas encore dans ce p\u00e9trin. Il est stationn\u00e9 en attente de quelques potentiels passagers \u00e0 embarquer \u00e0 raison de 100 F CFA par passager contre 300 F pour les taxis. Et pourtant, il dit \u00eatre au courant de l\u2019interdiction de transporter des personnes. \u00ab Nous sommes conscients de l\u2019interdiction mais nous n\u2019avons pas le choix, s\u2019il n\u2019y a pas de bagages \u00e0 transporter \u00bb, se justifie-t-il. La raret\u00e9 des bagages, Salam Ou\u00e9draogo l\u2019impute aux gros camions qui se d\u00e9placent jusqu\u2019aux portes des boutiques et magasins du centre-ville, soit pour charger, soit pour d\u00e9charger. \u00ab Si nous avons des bagages \u00e0 prendre, nous ne parlerons plus de transport de personnes. Il y a des risques et des tracasseries dans le transport des personnes \u00bb, rassure le jeune conducteur de tricycle. Et de demander la compr\u00e9hension et l\u2019indulgence des policiers pour, dit-il, que chacun puisse avoir son pain quotidien.<\/p>\n<h2><strong>L\u2019accompagnement de l\u2019autorit\u00e9 fait d\u00e9faut<\/strong><\/h2>\n<p>Tidiane Kologo est le pr\u00e9sident de l\u2019Association des conducteurs de tricycles de Bobo-Dioulasso. Il \u00e9value actuellement le parc de taxis-motos \u00e0 Bobo-Dioulasso \u00e0 au moins 4 000. L\u2019association, nous apprend-il, s\u2019organise de son mieux mais tr\u00e8s souvent, regrette-t-il, l\u2019accompagne-ment de l\u2019autorit\u00e9 fait d\u00e9faut. \u00ab Nous avions soumis \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 communale un projet d\u2019identification des taxis-motos afin d\u2019assainir le secteur mais c\u2019est rest\u00e9 sans suite \u00bb, fait-il savoir. L\u2019identification des tricycles, pour M. Kologo, cr\u00e9erait \u00e9galement une niche importante de recettes pour la commune. \u00ab Imaginons si pour les 4 000 taxis-motos chacun rapportait 10 000 F CFA par an comme taxes \u00e0 la commune, nous serions \u00e0 40 millions F CFA \u00bb, simule-t-il. Le responsable des taxis-motos constate impuissant la violation de la loi. \u00ab Nous savons qu\u2019il est interdit de remorquer des passagers et nous le r\u00e9p\u00e9tons chaque fois aux conducteurs \u00bb, affirme le chef des conducteurs de tricycles. N\u00e9anmoins, Tidiane Kologo trouve un b\u00e9mol face \u00e0 cette violation de la loi. La majeure partie des conducteurs de tricycles le font parce qu\u2019ils n\u2019ont pas le choix \u00bb, avance-t-il. Et d\u2019ajouter que l\u2019association fait aussi de la sensibilisation pour endiguer le ph\u00e9nom\u00e8ne. Et pourtant, selon le directeur de la Police municipale de Bobo-Dioulasso, l\u2019inspecteur Seydou Coulibaly, la loi a fait la part des choses. \u00ab Selon les dispositions qui encadrent les tricycles, ils doivent s\u2019occuper du transport de mat\u00e9riel.<\/p>\n<h2><strong>La Police municipale impuissante ?<\/strong><\/h2>\n<p>Tout au plus une personne outre le conducteur est autoris\u00e9e \u00e0 bord par la loi \u00bb, d\u00e9taille le premier responsable de la Police municipale. Il dit avoir vu le ph\u00e9nom\u00e8ne venir et avoir m\u00eame tir\u00e9 la sonnette d\u2019alarme. \u00ab Lorsque les tricycles sont arriv\u00e9s dans la ville de Bobo-Dioulasso nous avons tr\u00e8s rapidement approch\u00e9 les autorit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque, mais il n\u2019existait pas une disposition l\u00e9gale les encadrant \u00bb, raconte-t-il. Ce n\u2019est qu\u2019en en 2012 que l\u2019utilisation de ces engins a fait l\u2019objet d\u2019encadrement, mais malheureusement, cet encadrement est jusque-l\u00e0 foul\u00e9 aux pieds, reconnait l\u2019inspecteur Coulibaly. \u00ab Nous avons fait la sensibilisation et avons men\u00e9 beaucoup d\u2019op\u00e9rations de r\u00e9pression mais le ph\u00e9nom\u00e8ne persiste \u00bb, avoue-t-il, l\u2019air impuissant. La Police municipale aujourd\u2019hui, \u00e0 elle seule, ne peut faire face \u00e0 ce probl\u00e8me, estime Seydou Coulibaly. \u00ab Notre direction a fait plusieurs fois l\u2019objet de menaces des transporteurs de tricycles. Certains de mes agents ont m\u00eame subi des violences \u00bb, confie M. Coulibaly (lire encadr\u00e9). Pour lui, il faut de fortes d\u00e9cisions plus politiques du niveau central. Il pointe du doigt l\u2019insuffisance des textes r\u00e8glementaires concernant les tricycles. \u00ab Le d\u00e9cret 2012\/559 encadrant l\u2019exploitation des tricycles au Burkina Faso n\u00e9cessite une relecture \u00bb, fait-il remarquer. A l\u2019en croire, les textes ne concernent que l\u2019\u00e2ge du conducteur, la cat\u00e9gorie du permis de conduire et les documents aff\u00e9rant \u00e0 la circulation et \u00e0 la conduite de ces engins. L\u2019encadrement ne concerne pas la vente. \u00ab N\u2019importe qui peut se procurer un tricycle s\u2019il en a les moyens. Or, la loi devrait pouvoir restreindre le droit d\u2019\u00eatre d\u00e9tenteur de tricycle \u00bb, estime-t-il. En outre, pr\u00e9cise l\u2019inspecteur Coulibaly, la loi ne condamne pas les passagers et l\u2019interdiction de transporter les passagers concerne uniquement Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. \u00ab Si vous quittez Bobo-Dioulasso, pour une commune d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9, le d\u00e9cret vous autorise puisque ce n\u2019est pas interdit \u00bb, donne-t-il en exemple.<\/p>\n<h2><strong>La population est complice<\/strong><\/h2>\n<p>Une \u00e9tude sociologique, rapporte l\u2019inspecteur de Police municipale, a m\u00eame \u00e9t\u00e9 commandit\u00e9e par ses services et a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une complicit\u00e9 de la population. \u00ab Nous nous sommes rendu compte que la population m\u00eame encourage le ph\u00e9nom\u00e8ne \u00bb, souligne Seydou Coulibaly. Pourquoi le transport de passagers par les tricycles a toujours la peau dure ? L\u2019une des causes, selon le patron de la Police municipale de la ville de Sya, est que beaucoup en ont fait un business sans scrupules. \u00ab Beaucoup en ont pay\u00e9 10 ou 15 pour donner \u00e0 des jeunes pour exploitation et sans aucune formation pr\u00e9alable \u00bb, d\u00e9plore-t-il. \u00ab Quand vous faites sortir l\u2019identit\u00e9 des propri\u00e9taires de ces tricycles, il n\u2019y a pas que les commer\u00e7ants mais toutes les cat\u00e9gories socioprofession-nelles \u00bb, ajoute-t-il. M. Coulibaly est convaincu d\u2019une chose : la lutte contre cette pratique n\u00e9cessite beaucoup de tact, vu le nombre de personnes qui y tirent leur pain quotidien. \u00ab Lorsque l\u2019activit\u00e9 de quelqu\u2019un, qu\u2019elle soit l\u00e9gale ou ill\u00e9gale, est source de revenu pour lui, il faut la traiter avec beaucoup de tact \u00bb, pr\u00e9conise le directeur de la Police municipale. Dans le processus de solutionne-ment du ph\u00e9nom\u00e8ne, il propose de prendre en compte les exploitants, les conducteurs, la chaine de vente des tricycles, d\u2019\u00e9duquer et sensibiliser les populations. Du reste, le premier responsable de la Police municipale de la cit\u00e9 de Sya promet des op\u00e9rations contre cette violation de la loi dans les jours \u00e0 venir.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Alpha S\u00e9kou BARRY <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>alphasekoubarry@ gmail.com<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/02\/15\/transport-urbain-a-bobo-dioulasso-guerre-de-tranchees-entre-conducteurs-de-tricycles-taximen-et-police-municipale\/\">Transport urbain \u00e0 Bobo-Dioulasso : guerre de tranch\u00e9es entre conducteurs  de tricycles, taximen et Police municipale<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/02\/15\/transport-urbain-a-bobo-dioulasso-guerre-de-tranchees-entre-conducteurs-de-tricycles-taximen-et-police-municipale\/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=transport-urbain-a-bobo-dioulasso-guerre-de-tranchees-entre-conducteurs-de-tricycles-taximen-et-police-municipale\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tricycles, bond\u00e9s de passagers en longueur de journ\u00e9e, font partie int\u00e9grante du d\u00e9cor des art\u00e8res de la ville de Bobo-Dioulasso. Derri\u00e8re cette pratique interdite par la loi, se cachent des conducteurs de taxis exasp\u00e9r\u00e9s qui avouent tirer le diable par la queue. 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