{"id":141338,"date":"2022-02-20T16:45:26","date_gmt":"2022-02-20T21:45:26","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/sante-mentale-des-femmes-les-folles-stigmatisees-violees-selon-une-etude\/"},"modified":"2022-02-20T16:45:26","modified_gmt":"2022-02-20T21:45:26","slug":"sante-mentale-des-femmes-les-folles-stigmatisees-violees-selon-une-etude","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/sante-mentale-des-femmes-les-folles-stigmatisees-violees-selon-une-etude\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 mentale des femmes : Les \u00ab folles \u00bb, stigmatis\u00e9es, viol\u00e9es\u2026 selon une \u00e9tude"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>L\u2019association S\u0153urs pour s\u0153urs\/ Tond Laa Taaba a organis\u00e9, le vendredi 18 f\u00e9vrier 2022, \u00e0 Ouagadougou, un atelier de restitution de l\u2019\u00e9tude de base sur la sant\u00e9 mentale des femmes et des filles au Burkina Faso. <\/strong><\/p>\n<p>Nombreuses sont les femmes victimes de troubles mentaux. Ces derni\u00e8res font l\u2019objet de stigmatisation et de discrimination par certaines personnes qui estiment qu\u2019elles sont responsables de leur situation. Aussi, les personnes malades sont souvent victimes de violation de leurs droits humains, tant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des \u00e9tablissements psychia-triques.<\/p>\n<p>Ce sont entre autres, les conclusions de l\u2019\u00e9tude de base sur la sant\u00e9 mentale des femmes et des filles au Burkina Faso commandit\u00e9e par l\u2019association S\u0153urs pour s\u0153urs\/ Tond Laa Taaba. Cette \u00e9tude qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e d\u2019ao\u00fbt \u00e0 septembre 2021 a concern\u00e9 les villes de Ouagadougou, Ouahigouya, Bobo- Dioulasso, Fada N\u2019Gourma. Selon son commanditaire, au terme de cette \u00e9tude, \u00e9galement, on retient que la maladie mentale est une r\u00e9alit\u00e9 sociale, un fait social qui intervient \u00e0 tous les niveaux de la vie individuelle et collective.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude indique aussi que les femmes atteintes de maladies mentales sont plus victimes de stigmatisation et de discrimination que les hommes. Certaines sont souvent victimes de viol, tombent enceintes et les enfants s\u00e9par\u00e9s de leur m\u00e8re. Selon l\u2019investigateur principal de l\u2019\u00e9tude, Dr Bouma Bationo, socio- anthropologue, les enqu\u00eat\u00e9s per\u00e7oivent la maladie mentale comme le d\u00e9riv\u00e9 d\u2019une mal\u00e9diction, de la transgression d\u2019un interdit, par exemple de la violation d\u2019un espace ou bois sacr\u00e9.<\/p>\n<p>Ils reconnaissent de fa\u00e7on unanime, a-t-il soulign\u00e9, que c\u2019est une maladie qui affecte le corps et touche de mani\u00e8re particuli\u00e8re la t\u00eate qui est spirituelle. Certains enqu\u00eat\u00e9s pensent, a-t-il poursuivi, que les filles et femmes sont souvent sous l\u2019emprise de forces mal\u00e9fiques et sont les oubli\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9. L\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e pour avoir des donn\u00e9es de base pour mieux cerner la probl\u00e9matique et avoir des r\u00e9ponses \u00e0 un certain nombre d\u2019interroga-tions, des indicateurs pour des interventions, a affirm\u00e9 la pr\u00e9sidente de l\u2019association S\u0153urs pour s\u0153urs\/Tond Laa Taaba, Julienne Zongo.<\/p>\n<p>\u00ab Nous sommes partis du constat qu\u2019au nombre des organisations de d\u00e9fense des droits humains et des femmes, les femmes handicap\u00e9es mentales ne sont pas prises en compte, elles \u00e9taient laiss\u00e9es pour compte. Cette initiative vise \u00e0 mettre en lumi\u00e8re leurs pr\u00e9occupations \u00bb, a insist\u00e9 Mme Zongo. Elle a ajout\u00e9 : \u00ab l\u2019objectif g\u00e9n\u00e9ral de cette \u00e9tude est de comprendre la perception des communau-t\u00e9s sur les femmes souffrant de maladies mentales, comment les soci\u00e9t\u00e9s endog\u00e8nes per\u00e7oivent ou inscrivent la maladie mentale en rapport avec les normes sociales \u00bb.<\/p>\n<p>Pour le psychologue- clinicien au Centre hospitalier universi-taire Yalgado- Ou\u00e9draogo, Cl\u00e9ment Lankoand\u00e9, cette \u00e9tude montre une r\u00e9alit\u00e9, en venant apporter la preuve de cette n\u00e9gligence et la difficult\u00e9 des femmes atteintes de troubles mentaux. \u00ab Nous sommes dans un contexte o\u00f9 prendre en charge un malade mental devient co\u00fbteux pour les familles. S\u2019int\u00e9resser \u00e0 cette question, c\u2019est se donner aussi les moyens d\u2019am\u00e9liorer leur prise en charge \u00bb, a-t-il indiqu\u00e9. Il a expliqu\u00e9 que les causes des troubles mentaux sont li\u00e9es aux chocs traumatiques, aux ant\u00e9c\u00e9-dents familiaux tr\u00e8s charg\u00e9s, etc.<\/p>\n<p>Et les troubles mentaux sont des probl\u00e9matiques chroniques et le probl\u00e8me c\u2019est comment les inscrire dans la permanence des soins pour ne pas que le patient soit dans la logique de rechute.<\/p>\n<h3>Une synergie dans les actions<\/h3>\n<p>M. Lankoand\u00e9 a rappel\u00e9 que l\u2019Etat, qui s\u2019est engag\u00e9 dans la gratuit\u00e9 des soins pour la m\u00e8re et l\u2019enfant, doit prendre en compte les femmes au bas de l\u2019\u00e9chelle qui sont vuln\u00e9rables lorsqu\u2019elles ont des troubles mentaux. De son avis, l\u2019Etat peut faire quelque chose pour les accompagner.<\/p>\n<p>Abondant dans le m\u00eame sens, l\u2019\u00e9tude a recommand\u00e9 le renforce-ment de la collaboration entre les personnels de sant\u00e9 dans les parcours th\u00e9rapeu-tiques des personnes atteintes de maladies mentales, particuli\u00e8rement les femmes\/filles, un plaidoyer avec les OSC aupr\u00e8s du minist\u00e8re en charge de la femme pour le renforcement des cadres juridique et institutionnel favorables \u00e0 la prise en charge et \u00e0 la promotion de la sant\u00e9 mentale des femmes\/filles, la mise en place d\u2019un r\u00e9seau d\u2019organisations de la soci\u00e9t\u00e9 afin de cr\u00e9er une synergie dans les actions.<\/p>\n<p>Ce qui permet de mener des plaidoyers aupr\u00e8s des pouvoirs publics en mati\u00e8re de promotion de la sant\u00e9 mentale des femmes et filles et de poursuivre la recherche sur l\u2019\u00e9tat des lieux des femmes\/filles atteintes de maladies mentales dans les autres r\u00e9gions du Burkina.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Abdel Aziz NABALOUM <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">emirathe@yahoo.fr<\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/02\/20\/sante-mentale-des-femmes-les-folles-stigmatisees-violees-selon-une-etude\/\">Sant\u00e9 mentale des femmes : Les \u00ab folles \u00bb, stigmatis\u00e9es, viol\u00e9es\u2026 selon une \u00e9tude<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/02\/20\/sante-mentale-des-femmes-les-folles-stigmatisees-violees-selon-une-etude\/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sante-mentale-des-femmes-les-folles-stigmatisees-violees-selon-une-etude\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019association S\u0153urs pour s\u0153urs\/ Tond Laa Taaba a organis\u00e9, le vendredi 18 f\u00e9vrier 2022, \u00e0 Ouagadougou, un atelier de restitution de l\u2019\u00e9tude de base sur la sant\u00e9 mentale des femmes et des filles au Burkina Faso. Nombreuses sont les femmes victimes de troubles mentaux. 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