{"id":14211,"date":"2019-02-14T07:54:04","date_gmt":"2019-02-14T12:54:04","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-depf-livre-une-analyse-sectorielle-poussee-de-leconomie-nationale-pour-debut-2019\/"},"modified":"2019-02-14T07:54:04","modified_gmt":"2019-02-14T12:54:04","slug":"la-depf-livre-une-analyse-sectorielle-poussee-de-leconomie-nationale-pour-debut-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-depf-livre-une-analyse-sectorielle-poussee-de-leconomie-nationale-pour-debut-2019\/","title":{"rendered":"La DEPF livre une analyse sectorielle pouss\u00e9e de l\u2019\u00e9conomie nationale pour d\u00e9but 2019"},"content":{"rendered":"<div class=\"share mobile\" readability=\"7\">\n<p>PARTAGER La DEPF livre une analyse sectorielle pouss\u00e9e de l\u2019\u00e9conomie nationale pour d\u00e9but 2019<\/p><\/div>\n<p class=\"c5\">La Direction des Etudes et Pr\u00e9visions Financi\u00e8res du minist\u00e8re de l\u2019Economie et des Finances vient de rendre public un important document sur l\u2019\u00e9conomie sectorielle marocaine. Un recueil d\u2019information pr\u00e9cieux, d\u2019autant plus qu\u2019il convient de saluer la parution en f\u00e9vrier de l\u2019analyse sectorielle du mois de janvier, une promptitude de laquelle de nombreux d\u00e9partements du gouvernement (et entreprises priv\u00e9es ou publiques) gagneraient \u00e0 s\u2019inspirer.<\/p>\n<p class=\"c5\">Dans cette note d\u2019analyse du tissu sectoriel du pays, ledit d\u00e9partement tient \u00e0 pr\u00e9ciser que le Maroc s\u2019est engag\u00e9 dans une strat\u00e9gie de transformation profonde de son \u00e9conomie moyennant des strat\u00e9gies sectorielles visant la modernisation de son appareil productif et le renforcement de ses performances et de sa r\u00e9silience.<\/p>\n<p class=\"c5\">Par secteur d\u2019activit\u00e9, ledit document s\u2019emploie \u00e0 d\u00e9tailler, arguments chiffr\u00e9s \u00e0 l\u2019appui, la part de contribution de chaque secteur.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>L\u2019Agriculture<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Le secteur agricole emploie plus de 4 millions de personnes en 2017, soit 38,7% de la population active occup\u00e9e. Depuis son lancement, le PMV a enclench\u00e9 une transformation structurelle du secteur agricole marocain. Cette strat\u00e9gie est en passe de r\u00e9ussir le d\u00e9fi de renforcer la r\u00e9silience de la valeur ajout\u00e9e agricole en\u00a0renfor\u00e7ant le poids des fili\u00e8res \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e et en am\u00e9liorant la productivit\u00e9 de la fili\u00e8re c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re. Les r\u00e9alisations ont \u00e9t\u00e9 rendues possibles gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9orientation du soutien public vers les productions agricoles \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e et parfaitement r\u00e9silientes aux al\u00e9as climatiques. Le renforcement de l\u2019appui public en faveur du secteur a concern\u00e9 aussi bien l\u2019investissement public que le soutien \u00e0 l\u2019investissement priv\u00e9 sous-forme de subventions. Ainsi, l\u2019investissement public global au niveau du secteur agricole a plus que tripl\u00e9 sur la p\u00e9riode 2008-2016, passant de pr\u00e8s de 3,1 \u00e0 9,9 MMDH, soit un taux de croissance annuel moyen de pr\u00e8s de 14,4%. La m\u00eame \u00e9volution est observ\u00e9e au niveau de la composante \u00ab soutien \u00e0 l\u2019investissement priv\u00e9 \u00bb qui est pass\u00e9e de 1 \u00e0 3,3 MMDH sur la m\u00eame p\u00e9riode. Cette dynamique a permis au secteur agricole de r\u00e9aliser une croissance soutenue et moins erratique de sa valeur ajout\u00e9e, avec un Taux de Croissance Annuel Moyen (TCAM) de 6% sur la p\u00e9riode 2008-2017, attestant d\u2019un bon comportement des diff\u00e9rentes fili\u00e8res agricoles, notamment la fili\u00e8re c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re dont les performances se situent au-dessus de la moyenne (pr\u00e8s de 80 millions de quintaux). Les composantes de la production agricole hors c\u00e9r\u00e9ales ont enregistr\u00e9 un rebond important, particuli\u00e8rement l\u2019\u00e9levage (le taux de r\u00e9alisation en 2016 de l\u2019objectif de 2020 a atteint respectivement 90% et 68% pour les viandes rouges et les viandes blanches) et l\u2019arboriculture (le taux de r\u00e9alisation de 70% et 57% respectivement pour les agrumes et l\u2019olivier).<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>La p\u00eache maritime<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Le secteur des p\u00eaches maritimes contribue \u00e0 hauteur de 1% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et 7,3% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s primaires entre 2008 et 2017. En 2017, les d\u00e9partements de la p\u00eache c\u00f4ti\u00e8re ont augment\u00e9, pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 1310 milles tonnes contre 918 en 2016. Pour mobiliser le potentiel dont rec\u00e8le ce secteur porteur, le Maroc a lanc\u00e9 d\u00e8s 2009 le plan Halieutis. Ce plan compte \u00e0 son actif plusieurs projets structurants touchant l\u2019ensemble de la cha\u00eene de valeur du secteur de la p\u00eache. Parmi ces projets, il convient de citer notamment l\u2019adoption des m\u00e9canismes de gestion rationnelle de la ressource, le renforcement des infrastructures de d\u00e9barquement (ports, PDA1, VDP2) et de commercialisation (halles et march\u00e9s de poissons), l\u2019appui \u00e0 la valorisation des produits de la p\u00eache et l\u2019am\u00e9lioration de la comp\u00e9titivit\u00e9 des produits de la mer (programme de cr\u00e9ation de trois p\u00f4les de comp\u00e9titivit\u00e9 : Haliopole d\u2019Agadir3, projet mixte agriculture-p\u00eache du Nord et le p\u00f4le du Sud). A cela, s\u2019ajoutent des actions d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la p\u00eache artisanale visant la promotion de la qualit\u00e9 des captures et l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie, de travail et de s\u00e9curit\u00e9 des professionnels de cette activit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Les mines<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Ce secteur contribue \u00e0 hauteur de 3,2% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et 11,1% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s secondaires entre 2008 et 2017. Il emploie directement plus de 53,9 milliers de personnes soit 0,5% de la population active occup\u00e9e en 2016. Le Maroc, \u00e0 travers le groupe OCP, est devenu, au fil des ann\u00e9es, un v\u00e9ritable faiseur du march\u00e9 mondial du phosphate et d\u00e9riv\u00e9s. Malgr\u00e9 un contexte mondial marqu\u00e9 par la baisse des cours des phosphates et d\u00e9riv\u00e9s en 2017, le Groupe OCP a r\u00e9alis\u00e9 de bonnes performances avec une hausse de son chiffre d\u2019affaires (CA) de 14%, passant de 42,4 MMDH en 2016 \u00e0 48,5 MMDH en 2017.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Le secteur de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">La production d\u2019eau potable au Maroc est de 1168 millions de m3 en 2017,\u00a0avec un patrimoine de 140 grands barrages d\u2019une capacit\u00e9 globale de stockage de 17,6 milliards de m3. Ces infrastructures ont permis l\u2019acc\u00e8s quasi g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 \u00e0 l\u2019eau potable en milieu urbain et un taux d\u2019acc\u00e8s d\u2019environ 96% en milieu rural, l\u2019irrigation de pr\u00e8s de 1,5 million d\u2019hectares et la protection contre les inondations de vastes territoires. Le potentiel des ressources en eau renouvelables au Maroc est \u00e9valu\u00e9 actuellement \u00e0 22 milliards de m3 par an, soit l\u2019\u00e9quivalent de 650 m3\/habitant\/an contre 2.560 m3 en 1960, repr\u00e9sentant ainsi une baisse de 74,6%. Plusieurs facteurs concomitants laissent entrevoir le risque de passage du Maroc d\u2019une situation de stress hydrique \u00e0 celle de la p\u00e9nurie d\u2019eau. Les besoins actuels en eau d\u00e9passent de plus en plus les ressources renouvelables disponibles, sous l\u2019effet particuli\u00e8rement de la pression d\u00e9mographique, de la d\u00e9gradation de la qualit\u00e9 des eaux \u00e0 cause des rejets et du retard accumul\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019assainissement notamment en milieu rural. En particulier, les besoins sans cesse croissants de certains secteurs comme l\u2019agriculture suscitent d\u2019importants d\u00e9fis. Ce secteur consomme pr\u00e8s de 85% des ressources en eau renouvelables, soit un niveau sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne mondiale qui est d\u2019environ 70%.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>L\u2019\u00e9nergie<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Le secteur contribue \u00e0 hauteur de 2,2% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et 7,4% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s secondaires entre 2008 et 2017. Il emploie directement plus de 44,7 milliers de personnes en 2016, soit 0,4% de la population active occup\u00e9e. Lanc\u00e9e en 2009, la strat\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique du Royaume vise \u00e0 porter la part des \u00e9nergies renouvelables \u00e0 42% de puissance install\u00e9e en 2020 et \u00e0 52% \u00e0 l\u2019horizon 2030. La r\u00e9alisation du programme d\u2019\u00e9nergie renouvelable a connu une acc\u00e9l\u00e9ration soutenue ayant permis d\u2019atteindre une part de 34% \u00e0 fin 2017 du mix \u00e9lectrique soit une capacit\u00e9 install\u00e9e de 2836 MW, dont 180 MW en solaire, 887 MW en \u00e9olien et 1.769 MW en hydraulique. Cette mont\u00e9e en puissance de l\u2019\u00e9nergie solaire est en relation avec la mise en service en perspective de 5 centrales solaires dont les trois centrales restantes du complexe solaire int\u00e9gr\u00e9 de Ouarzazate de 580 MW en l\u2019occurrence Noor 2 (150 MW), Noor 3 (200 MW) et Noor 4 (70 MW), et les deux centrales Noor PV La\u00e2youne I (20 MW) et Noor Boujdour I (85 MW). La r\u00e9alisation du programme solaire de 2.000 MW \u00e0 l\u2019horizon 2020 dans diff\u00e9rents sites du Royaume se poursuit avec le lancement en perspective de la r\u00e9alisation du projet Noor PV II. Quant au programme \u00e9olien qui vise l\u2019installation de 2.000 MW \u00e0 l\u2019horizon 2020, et suite au d\u00e9ploiement des efforts de taille dans ce domaine, le Maroc a occup\u00e9, en 2017, la deuxi\u00e8me place sur le continent africain et la r\u00e9gion MENA (apr\u00e8s l\u2019Afrique du Sud) en termes de capacit\u00e9 \u00e9lectrique install\u00e9e \u00e0 base\u00a0d\u2019\u00e9nergie \u00e9olienne.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>L\u2019industrie manufacturi\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Ce secteur de l\u2019industrie contribue \u00e0 hauteur de 17,5% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et 60,2% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s secondaires entre 2008 et 2017. Il emploie plus de 1,1 million de personnes en 2016, soit 10,4% de la\u00a0population active occup\u00e9e. Depuis le lancement du Plan d\u2019Acc\u00e9l\u00e9ration Industrielle (PAI) en 2014, le secteur industriel continue de consolider ses performances, en r\u00e9alisant une croissance en termes de valeur ajout\u00e9e de +10% entre 2014 et 2017. Cette progression soutenue a eu des effets positifs sur les emplois cr\u00e9\u00e9s par le secteur industriel, soit un total de 28 8126 postes au titre de la m\u00eame p\u00e9riode, selon le d\u00e9partement de l\u2019Industrie, ce qui repr\u00e9sente 57% de l\u2019objectif d\u2019emplois escompt\u00e9s \u00e0 horizon 2020. Par branche d\u2019activit\u00e9, l\u2019automobile a cr\u00e9\u00e9 le plus d\u2019emplois, avec 29% du total (soit pr\u00e8s de 84000 emplois). L\u2019agroalimentaire et le textile\u2013habillement en ont cr\u00e9\u00e9 16% et 13% respectivement. En revanche, la contribution des branches m\u00e9canique-m\u00e9tallurgique et l\u2019a\u00e9ronautique s\u2019est situ\u00e9e \u00e0 6% et \u00e0 3% respectivement. Sur la m\u00eame p\u00e9riode, les IDE \u00e0 caract\u00e8re industriel ont totalis\u00e9 plus de 13 MMDH, en progression de +1,7 MMDH, par rapport \u00e0 la p\u00e9riode 2010-2013. Les performances du secteur industriel se confirment, \u00e9galement, du c\u00f4t\u00e9 des exportations qui ont totalis\u00e9 149,4 MMDH, en progression annuelle moyenne de +10,3% sur la p\u00e9riode 2014-2017. Gr\u00e2ce \u00e0 la transformation industrielle enclench\u00e9e durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie, la part des exportations \u00e0 contenu technologique \u00e9lev\u00e9 et moyennement \u00e9lev\u00e9 s\u2019est \u00e9tablie \u00e0 53%3 en 2016, en progression de +15 points par rapport \u00e0 2007\u2026<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Le b\u00e2timent et les travaux publics<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Ce secteur contribue \u00e0 hauteur de 6,2% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et 21,3% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s secondaires entre 2008 et 2017. Il emploie plus d\u2019un million de personnes en 2017, soit 9,8% de la population active occup\u00e9e, dont 11,2% dans le milieu urbain. De par son caract\u00e8re cyclique, le secteur de l\u2019immobilier a entam\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es une baisse impressionnante qui s\u2019est confirm\u00e9e par une chute de 51% de la production depuis 2011 ainsi qu\u2019une\u00a0baisse des mises en chantier (\u00e0 l\u2019exception de l\u2019ann\u00e9e 2015, de 35% en 2012, de 23,7% en 2013, de 6,4% en 2014). Cette situation est, d\u2019ailleurs, confirm\u00e9e par l\u2019\u00e9volution du principal barom\u00e8tre conjoncturel du secteur \u00e0 savoir les ventes du ciment qui continue toujours d\u2019afficher des baisses successives confirm\u00e9es en 2017 par un recul de 2,54% !<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>La logistique<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Le secteur de transport contribue \u00e0 hauteur de 4% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et 7% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s tertiaires entre 2008 et 2017. Ce secteur emploie pr\u00e8s de 500.000 personnes en 2016, soit 4,6% de la population active occup\u00e9e, dont 6,8% dans le milieu urbain. Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019importance des transports dans la cha\u00eene logistique, des investissements colossaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s pour interconnecter les quatre coins du Royaume dans le but de fluidifier la circulation des marchandises et des passagers, ainsi que pour bien tirer profit de la situation g\u00e9ostrat\u00e9gique du Maroc au carrefour des quatre continents (Afrique-Europe-Am\u00e9rique-Asie). En effet, ces investissements, notamment ceux relatifs aux transports routier, portuaire, ferroviaire et a\u00e9rien, constituent un facteur indispensable d\u2019am\u00e9lioration de la performance logistique du Maroc. Le plan routier vise, \u00e0 l\u2019horizon 2035 : La construction de 5500 km de routes class\u00e9es qui s\u2019ajouteront \u00e0 un lin\u00e9aire de 59.000 km existant actuellement, la sauvegarde du patrimoine routier, le d\u00e9senclavement du monde rural et l\u2019am\u00e9lioration du niveau des services du r\u00e9seau, 2100 km de voies express gratuites, ce qui augmenterait le patrimoine national en voies express \u00e0 3.077 km \u00e0 l\u2019horizon 2035, 30000 km de routes rurales contre un lin\u00e9aire de 26000 km r\u00e9alis\u00e9 sur la p\u00e9riode 1995-2015 dans le cadre des deux programmes des routes rurales. Le budget global de ces investissements est estim\u00e9 \u00e0 251 MMDH.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Le tourisme<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Ce secteur contribue \u00e0 hauteur de 6,6% au PIB national en 2017, soit une l\u00e9g\u00e8re hausse par rapport \u00e0 2016 (6,2%). Le secteur continue \u00e0 drainer des recettes importantes \u00e9valu\u00e9es \u00e0 69,7 MMDH, et \u00e0 attirer 11,35 millions de touristes, soit 14,6% plus de 22 millions de nuit\u00e9es dans les h\u00f4tels class\u00e9s en 2017. Le tourisme prend de plus en plus de poids socio\u00e9conomique dans le monde, notamment, dans les pays \u00e9mergents. Cette importance \u00e9mane, particuli\u00e8rement, de la contribution du secteur, en 2017, \u00e0 la cr\u00e9ation de richesse (10,4% du PIB mondial1) et \u00e0 la croissance (+4,6% pour le PIB mondial du voyage et du tourisme2 contre +3,1%3 pour le PIB total). Le tourisme a, \u00e9galement, un r\u00f4le important en termes de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9, de l\u2019exclusion sociale et des in\u00e9galit\u00e9s territoriales et de genre. Ce constat demeure d\u2019autant plus vrai pour le cas du Maroc avec une contribution du secteur touristique, au titre de l\u2019ann\u00e9e 2017 de 6,6% au PIB national apr\u00e8s 6,2% en 2016, 532000 emplois directs, occup\u00e9s par le secteur, soit pr\u00e8s de 5% de l\u2019emploi dans l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Les t\u00e9l\u00e9coms<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Le secteur des t\u00e9l\u00e9communications contribue \u00e0 hauteur de 3,1% au total des valeurs ajout\u00e9es aux prix courants et de 5,4% \u00e0 celles relatives aux activit\u00e9s tertiaires entre 2008 et 2017. En 2017, le secteur compte plus de 46 millions d\u2019abonn\u00e9s (t\u00e9l\u00e9phone fixe et mobile) et 22 millions d\u2019internautes. L\u2019insertion de l\u2019\u00e9conomie marocaine dans l\u2019\u00e8re du num\u00e9rique n\u2019est possible, aujourd\u2019hui, que gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019essor du secteur des t\u00e9l\u00e9communications ayant connu une forte dynamique depuis sa lib\u00e9ralisation en 1999. L\u2019\u00e9volution des principaux indicateurs du secteur depuis ces derni\u00e8res ann\u00e9es confirme, globalement, le d\u00e9veloppement de l\u2019acc\u00e8s et de l\u2019usage des services de t\u00e9l\u00e9communications au Maroc. Ainsi, le chiffre d\u2019affaires a connu une croissance annuelle moyenne de 1%, sur la p\u00e9riode 2008-2015, pour atteindre 37 milliards de dirhams \u00e0 fin 2011 avant de s\u2019inscrire dans une tendance baissi\u00e8re de 3,9% par an pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 31 milliards de dirhams en 2015. Le segment de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile a montr\u00e9 un dynamisme av\u00e9r\u00e9 comme en t\u00e9moigne la croissance des abonn\u00e9s entre 2004 et 2017, passant de 9,34 millions \u00e0 43,92 millions (92,5% pr\u00e9pay\u00e9 et 7,5% postpay\u00e9), soit une \u00e9volution annuelle moyenne de 14,3%. Le trafic voix sortant du mobile a atteint 55,2 milliards de minutes en 2017. Quant \u00e0 l\u2019ARPM1 mobile, il est pass\u00e9 de 1,27 dirham hors taxes\/min \u00e0 fin 2008 \u00e0 0,23 dirham hors taxes\/min \u00e0 fin 2017 marquant, ainsi, une baisse annuelle moyenne des prix de 19,23%2 sous l\u2019effet de l\u2019intensit\u00e9 concurrentielle. Enregistrant une croissance annuelle moyenne de 46,3% sur la p\u00e9riode 2005-2017, le parc Internet avoisine les 22,2 millions d\u2019abonn\u00e9s, portant son taux de p\u00e9n\u00e9tration \u00e0 63,67%. Cette croissance a \u00e9t\u00e9 stimul\u00e9e par le dynamisme de l\u2019Internet mobile (93,86% du parc Internet en 2017 contre 6% pour l\u2019ADSL), en particulier les services combinant voix et data dont le parc d\u2019abonn\u00e9 a atteint 20,8 millions en 2017 contre 1,4 million en 2011. En revanche, le march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9phonie fixe a connu une tendance baissi\u00e8re \u00e0 partir de 2011. Le parc global d\u2019abonn\u00e9s a atteint 2 millions en 2017 contre 3,6 millions en 2011, soit une baisse annuelle moyenne de 8,2%. Ainsi, le taux de p\u00e9n\u00e9tration de la t\u00e9l\u00e9phonie fixe a diminu\u00e9 \u00e0 5,87% \u00e0 fin 2017, contre 11,08% en 2011.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Les assurances<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Le taux de p\u00e9n\u00e9tration (la part des primes d\u2019assurance dans le PIB) s\u2019est am\u00e9lior\u00e9 depuis 2015, passant de 3,2% \u00e0 3,7% en 2017, avec 1,6% de l\u2019assurance vie et 2,1% pour l\u2019assurance non vie. Avec ce taux, le Maroc occupe le 41\u00e8me rang mondial au lieu du 43\u00e8me en 2016, le 1er rang au niveau du monde Arabe et occupe la 3\u00e8me place apr\u00e8s l\u2019Afrique du Sud et la Namibie. Le secteur de l\u2019assurance s\u2019est inscrit dans une dynamique ayant g\u00e9n\u00e9rer des effets ont eu des effets positifs sur la performance d\u2019ensemble du secteur. Les actions men\u00e9es dans cette perspective ont port\u00e9, notamment, sur la refonte du cadre r\u00e9glementaire r\u00e9gissant ce secteur, la lib\u00e9ralisation progressive des tarifs d\u2019assurances, le renforcement du r\u00e9seau de distribution des produits d\u2019assurances et l\u2019encouragement des op\u00e9rations de concentration dans le secteur en vue de consolider l\u2019assise financi\u00e8re de ses entreprises. Ainsi, au titre de l\u2019ann\u00e9e 2017, la masse des primes \u00e9mises a augment\u00e9 de 11%, passant de 34,9 MMDH en 2016 \u00e0 38,7 MMDH. Cette hausse provient de l\u2019augmentation qu\u2019a connue aussi bien l\u2019assurance non vie que l\u2019assurance-vie et capitalisation. Cette derni\u00e8re branche a \u00e9volu\u00e9 de 18,8%, passant \u00e0 17 MMDH en 2017 apr\u00e8s 14,3 MMDH en 2016. Elle repr\u00e9sente ainsi 43,8% des primes \u00e9mises. Au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019assurance vie capitalisation s\u2019est accrue en moyenne de 22,2% sous l\u2019effet de la bancassurance qui a drain\u00e9 presque 90% du chiffre d\u2019affaires. De son c\u00f4t\u00e9, la branche non vie a marqu\u00e9 une croissance importante en s\u2019\u00e9tablissant \u00e0 pr\u00e8s de 22 MMDH de primes \u00e9mises, soit un taux d\u2019accroissement annuel de 5,5% apr\u00e8s 5% en 2016. L\u2019automobile qui est la principale composante de cette branche pourrait cro\u00eetre davantage avec la g\u00e9n\u00e9ralisation de la responsabilit\u00e9 civile (RC) d\u00e9cennale et le risque chantier. Suite aux \u00e9volutions sus-indiqu\u00e9es, le taux de p\u00e9n\u00e9tration de l\u2019assurance s\u2019est am\u00e9lior\u00e9 depuis 2014, passant de 3,1% \u00e0 3,6% en 2017, soit un gain de 50 points de base. Ce trend haussier s\u2019explique par l\u2019\u00e9volution des primes \u00e9mises \u00e0 un rythme sup\u00e9rieur \u00e0 la croissance \u00e9conomique nominale avec un \u00e9cart annuel moyen de croissance de 5,4 points.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Le secteur bancaire<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">En 2017, le Produit Net Bancaire (PNB) global s\u2019est retract\u00e9 \u00e0 46 MMDH et 1271 MMDH pour le total bilan. Le total des d\u00e9p\u00f4ts collect\u00e9s s\u2019est situ\u00e9 \u00e0 901 MMDH et 744,6 MMDH pour les cr\u00e9dits octroy\u00e9s. Pour satisfaire les besoins des banques en liquidit\u00e9 et maintenir l\u2019\u00e9volution du taux interbancaire \u00e0 des niveaux proches du taux directeur, BAM est intervenue principalement \u00e0 travers les avances \u00e0 7 jours sur appel d\u2019offres. Le montant hebdomadaire moyen de ces op\u00e9rations a avoisin\u00e9 les 37,4 MMDH, soit un taux de satisfaction de 80,6% au lieu de 39,5% en 2016 pour un montant hebdomadaire servi de 9,3 MMDH. De leur c\u00f4t\u00e9, les avances \u00e0 24 heures ont enregistr\u00e9 une hausse importante dans la mesure o\u00f9 leur moyenne hebdomadaire s\u2019est \u00e9lev\u00e9e \u00e0 1,8 MMDH, apr\u00e8s 911 MDH en 2016. Compte tenu de la baisse de 6,1 \u00e0 4,2 milliards de dirhams des pr\u00eats garantis accord\u00e9s dans le cadre du programme de soutien au financement de la Tr\u00e8s Petite et Moyenne Entreprise (TPME), le volume hebdomadaire moyen de l\u2019ensemble des interventions de BAM sur le march\u00e9 mon\u00e9taire s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 43,2 MMDH contre 16,3 MMDH en 2016. Suite \u00e0 l\u2019omnipr\u00e9sence des interventions de BAM, le taux moyen pond\u00e9r\u00e9 (TMP) sur le march\u00e9 interbancaire est rest\u00e9 pratiquement stable, pour se situer \u00e0 2,28% apr\u00e8s 2,27% en 2016. Ainsi, \u00e0 l\u2019exception de la p\u00e9riode allant de 24 avril \u00e0 la mi-septembre 2017, caract\u00e9ris\u00e9e par une d\u00e9t\u00e9rioration substantielle de la liquidit\u00e9 bancaire, le taux interbancaire demeure proche du taux directeur. Il a oscill\u00e9 dans une fourchette allant de 2,25% \u00e0 2,36% et sa volatilit\u00e9, mesur\u00e9e par l\u2019\u00e9cart-type, n\u2019a pas d\u00e9pass\u00e9 0,03. Le m\u00eame comportement a caract\u00e9ris\u00e9 le taux sur le march\u00e9 des repos, dont la moyenne est rest\u00e9e stable aux alentours de 2,16%, et la volatilit\u00e9 n\u2019a pas d\u00e9pass\u00e9 0,09. L\u2019att\u00e9nuation de la liquidit\u00e9 bancaire, qui a engendr\u00e9 une forte dynamique de pr\u00eats et emprunts, a \u00e9galement impact\u00e9 le volume moyen des \u00e9changes au jour le jour sur le compartiment interbancaire qui a plus que doubl\u00e9, passant de 2,4 MMDH en moyenne quotidienne en 2016 \u00e0 4,3 MMDH en 2017. Suite \u00e0 cette situation, l\u2019encours sur le march\u00e9 interbancaire s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 8,1 MMDH, soit une hausse de 29%, en lien notamment avec l\u2019importance des nouvelles op\u00e9rations pr\u00eats emprunts par rapport \u00e0 la faiblesse des op\u00e9rations de rachat. Malgr\u00e9 la p\u00e9nurie de la liquidit\u00e9 sur le march\u00e9 mon\u00e9taire et la forte demande pour les fonds, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat cr\u00e9diteurs sont rest\u00e9s quasiment stables. Ainsi, entre fin 2016 et 2017, les taux r\u00e9mun\u00e9rant les d\u00e9p\u00f4ts bancaires se sont repli\u00e9s de 3 points de base pour les d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 6 mois et pour les comptes sur carnet aupr\u00e8s des banques et de 19 points de base pour les d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 12 mois. Cependant, ces baisses d\u00e9risoires ne se sont pas r\u00e9percut\u00e9es sur les conditions d\u00e9bitrices des banques.<\/p>\n<div class=\"section group articles_linked\">\n<p><span class=\"legend\">POUR ALLER PLUS LOIN<\/span><\/p>\n<article class=\"col span_5_of_12\"><a href=\"https:\/\/lnt.ma\/forum-tpe-dawb-tpe-developpement-mis-a-lhonneur\/\" class=\" col span_3_of_12\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"85\" height=\"58\" src=\"https:\/\/lnt.ma\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/attijari-1-85x58.jpg\" class=\"attachment-article_linked size-article_linked wp-post-image\" alt=\"\"\/><\/a><\/p>\n<\/article>\n<article class=\"col span_5_of_12\"><a href=\"https:\/\/lnt.ma\/soft-skills-indispensables-developpement-tourisme\/\" class=\" col span_3_of_12\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"85\" height=\"58\" src=\"https:\/\/lnt.ma\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/mapph_20190213_0023_map_map-85x58.jpg\" class=\"attachment-article_linked size-article_linked wp-post-image\" alt=\"\"\/><\/a><\/p>\n<\/article>\n<\/div>\n<p>Auteur: SB<br \/>\n<a href=\"https:\/\/lnt.ma\/depf-livre-analyse-sectorielle-poussee-de-leconomie-nationale-debut-2019\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PARTAGER La DEPF livre une analyse sectorielle pouss\u00e9e de l\u2019\u00e9conomie nationale pour d\u00e9but 2019 La Direction des Etudes et Pr\u00e9visions Financi\u00e8res du minist\u00e8re de l\u2019Economie et des Finances vient de rendre public un important document sur l\u2019\u00e9conomie sectorielle marocaine. 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