{"id":14296,"date":"2019-02-14T16:27:01","date_gmt":"2019-02-14T21:27:01","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/presidentielle-nigeriane\/"},"modified":"2019-02-14T16:27:01","modified_gmt":"2019-02-14T21:27:01","slug":"presidentielle-nigeriane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/presidentielle-nigeriane\/","title":{"rendered":"\u00a0PRESIDENTIELLE NIGERIANE"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"post_layout_5_img\" src=\"http:\/\/lepays.bf\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/main-nigera2019_2_0.jpg\" alt=\"\u00a0PRESIDENTIELLE NIGERIANE\"\/><\/p>\n<p>Le <strong>g\u00e9ant d\u2019Afrique saura-t-il \u00e9viter une crise post\u00e9lectorale\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Demain, 16 f\u00e9vrier 2019, les Nig\u00e9rians seront appel\u00e9s aux urnes pour \u00e9lire leur nouveau pr\u00e9sident. 72 candidats, 84 millions de votants sur une population qui avoisine les 200 millions d\u2019habitants, autant de chiffres qui prouvent, \u00e0 souhait, que le Nigeria est un pays o\u00f9 tout se conjugue au superlatif. Toutefois, de la septantaine de candidats qui iront \u00e0 la p\u00eache des voix des \u00e9lecteurs, deux \u00e9mergent du lot\u00a0: le g\u00e9n\u00e9ral et pr\u00e9sident sortant Muhammadu Buhari de l\u2019APC (<em>All Progressive\u2019s Congress)<\/em>, et l\u2019homme d\u2019affaires, Atiku Abubakar du PDP (<em>People\u2019s Democratic\u00a0 Party<\/em>), ancien vice-pr\u00e9sident qui est aussi donn\u00e9 pour l\u2019une des plus grosses fortunes du pays. Avec la particularit\u00e9 que ces deux personnalit\u00e9s issues de la partie septentrionale du pays, sont toutes de confession musulmane, dans un pays divis\u00e9 entre un Sud majoritairement chr\u00e9tien et un Nord \u00e0 dominante musulmane.<\/p>\n<p><strong>Les \u00e9lections, en Afrique, se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es des p\u00e9riodes sensibles qui ont parfois d\u00e9bouch\u00e9 sur des sc\u00e8nes de violences<\/strong><\/p>\n<p>Et si la pl\u00e9thore de candidatures devait \u00eatre la traduction d\u2019un certain engouement, l\u2019on pourrait s\u2019attendre \u00e0 une forte participation des \u00e9lecteurs \u00e0 ce scrutin.<\/p>\n<p>La question que l\u2019on pourrait se poser est de savoir si ce g\u00e9ant d\u2019Afrique saura \u00e9viter une crise post\u00e9lectorale. La question est d\u2019autant plus pertinente que ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les \u00e9lections, en Afrique, se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es des p\u00e9riodes sensibles qui ont parfois d\u00e9bouch\u00e9 sur des sc\u00e8nes de violences, mettant en p\u00e9ril la paix sociale. Pour s\u2019en convaincre, il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 regarder comment les choses se sont pass\u00e9es au Burundi, en C\u00f4te d\u2019Ivoire, au Mali, en RD Congo, au Cameroun, au Gabon, au Kenya, au Zimbabwe, etc., o\u00f9 les lendemains \u00e9lectoraux ont souvent donn\u00e9 lieu \u00e0 des contestations des r\u00e9sultats qui ont souvent fait craindre le pire.\u00a0 Parfois, l\u2019on a m\u00eame fr\u00f4l\u00e9 le chaos ou la catastrophe comme la crise post\u00e9lectorale de 2010-2011 avec ses trois mille morts en C\u00f4te d\u2019Ivoire, ou encore au Gabon o\u00f9 le QG de l\u2019opposant Jean Ping a \u00e9t\u00e9 pris d\u2019assaut par les forces de s\u00e9curit\u00e9 et bombard\u00e9 par h\u00e9licopt\u00e8re.<\/p>\n<p>Dans le cas du Nigeria, la confiance ne semble pas la chose la mieux partag\u00e9e entre les principaux candidats en lice. En effet, l\u2019opposition ne manque pas de griefs contre le chef de l\u2019Etat qu\u2019elle soup\u00e7onne de man\u0153uvres peu catholiques dans l\u2019optique de se faire \u00e9lire sans coup f\u00e9rir.\u00a0 Ainsi, elle a cri\u00e9 au scandale et d\u00e9nonc\u00e9 la suspension, le mois dernier, du pr\u00e9sident de la Cour supr\u00eame par le chef de l\u2019Etat, pour une sombre affaire de proc\u00e8s de corruption. Cette mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart du plus haut magistrat du pays qui a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un int\u00e9rimaire issu du Nord comme Buhari, est vue par les d\u00e9tracteurs du g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e9sident, comme une fa\u00e7on de se d\u00e9barrasser, \u00e0 quelques encablures de la pr\u00e9sidentielle, d\u2019une personnalit\u00e9 de haut rang assez critique contre son pouvoir, et qui pourrait avoir son mot \u00e0 dire en cas de contentieux \u00e9lectoral. De m\u00eame, la r\u00e9cente nomination de dame Amina Zakari \u00e0 la t\u00eate du centre de compilation des r\u00e9sultats du scrutin de ce 16 f\u00e9vrier, a donn\u00e9 libre court \u00e0 des critiques de l\u2019opposition qui y voit la promotion d\u2019une proche parente du pr\u00e9sident, \u00e0 des fins inavou\u00e9es. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, la confrontation entre Muhammadu Buhari et son challenger Atiku Abubakar, ressemble, \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre, \u00e0 des r\u00e8glements de comptes entre ex-alli\u00e9s. Le second ayant d\u00e9j\u00e0 fait campagne pour le premier, de par le pass\u00e9, avant de rompre les amarres.<\/p>\n<p><strong>Maintenir les <em>djinns<\/em> de la violence dans leur bouteille<\/strong><\/p>\n<p>Sans compter ces incendies de locaux de la Commission \u00e9lectorale qui contribuent \u00e0 renforcer la suspicion et la m\u00e9fiance \u00e0 l\u2019\u00e9gard du pouvoir. C\u2019est dans un tel contexte de campagne difficile, que se tiendra le scrutin de ce 16 f\u00e9vrier o\u00f9 le pr\u00e9sident Buhari semble \u00eatre face \u00e0 son bilan. En effet, entre un maigre bilan \u00e9conomique qui a m\u00eame \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 d\u2019une croissance n\u00e9gative en 2016 (-1,6%), des r\u00e9sultats mitig\u00e9s dans la lutte contre la corruption dont il avait, pourtant, fait son cheval de bataille, et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 li\u00e9e aux assauts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de la n\u00e9buleuse terroriste de Boko Haram qui continue de s\u00e9vir dans le pays, ce n\u2019est v\u00e9ritablement pas en toute s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 que le pr\u00e9sident Buhari va \u00e0 ces \u00e9lections qui s\u2019annoncent aussi incertaines que serr\u00e9es entre lui et son principal challenger qui b\u00e9n\u00e9ficie, de son c\u00f4t\u00e9, de soutiens de taille comme celui de l\u2019ex-pr\u00e9sident Olusegun Obasanjo. Et en cas de second tour, les choses pourraient davantage se corser pour l\u2019actuel locataire de <em>Aso Rock<\/em>, la r\u00e9sidence pr\u00e9sidentielle, dont le mandat a aussi \u00e9t\u00e9 \u00e9maill\u00e9 par ses soucis de sant\u00e9 qui l\u2019ont souvent tenu \u00e9loign\u00e9 de son pays.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, \u00e0 72 et 76 ans, Atiku Abubacar et Muhammadu Buhari ne sont plus vraiment de la jeune g\u00e9n\u00e9ration. Et pourtant, c\u2019est entre ces \u00ab\u00a0<em>papys<\/em>\u00a0\u00bb que la pr\u00e9sidentielle de demain risque de se jouer, au moment o\u00f9 le landerneau politique du Nigeria a visiblement besoin de sang neuf, au propre comme au figur\u00e9. Mais il appartient aux Nig\u00e9rians de d\u00e9cider de la personne \u00e0 qui ils veulent confier leur destin. Pourvu que les choses se passent dans le calme, la transparence et que les r\u00e9sultats soient accept\u00e9s de tous. C\u2019est \u00e0 ce prix que ce g\u00e9ant p\u00e9trolier d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, pourra maintenir les <em>djinns<\/em> de la violence dans leur bouteille, et \u00e9viter les affres d\u2019une crise post\u00e9lectorale dont nul ne saurait en pr\u00e9dire ni l\u2019ampleur ni l\u2019issue.<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0\u00ab\u00a0Le Pays\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/presidentielle-nigeriane\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le g\u00e9ant d\u2019Afrique saura-t-il \u00e9viter une crise post\u00e9lectorale\u00a0? 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