{"id":143365,"date":"2022-03-16T20:31:27","date_gmt":"2022-03-17T00:31:27","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/retour-des-biens-culturels-burkinabe-le-burkina-faso-est-toujours-dans-lattente-dune-reponse-de-la-france-moctar-sanfo-dg-du-patrimoine-culturel\/"},"modified":"2022-03-16T20:31:27","modified_gmt":"2022-03-17T00:31:27","slug":"retour-des-biens-culturels-burkinabe-le-burkina-faso-est-toujours-dans-lattente-dune-reponse-de-la-france-moctar-sanfo-dg-du-patrimoine-culturel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/retour-des-biens-culturels-burkinabe-le-burkina-faso-est-toujours-dans-lattente-dune-reponse-de-la-france-moctar-sanfo-dg-du-patrimoine-culturel\/","title":{"rendered":"Retour des biens culturels burkinab\u00e8 : \u00ab Le Burkina Faso est toujours dans l\u2019attente d\u2019une r\u00e9ponse de la France \u00bb, Moctar Sanfo, DG du patrimoine culturel"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Dans le cadre de la restitution des biens culturels initi\u00e9e par le Pr\u00e9sident fran\u00e7ais Emmanuel Macron, le B\u00e9nin s\u2019est vu restitu\u00e9, en novembre 2021, 26 objets culturels (statues royales, portes en bois, tr\u00f4nes royaux, etc.). Selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral du patrimoine culturel, Moctar Sanfo, cette restitution est la r\u00e9sultante d\u2019une volont\u00e9 politique des autorit\u00e9s b\u00e9ninoises. Dans cette interview accord\u00e9e \u00e0 Sidwaya, il fait le point du nombre de biens culturels burkinab\u00e8 encore pr\u00e9sents dans les mus\u00e9es fran\u00e7ais et des initiatives entreprises par les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes pour leur retour. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S) : Le retour des biens culturels pill\u00e9s durant la p\u00e9riode coloniale est depuis plusieurs mois une r\u00e9alit\u00e9 au B\u00e9nin. Qu\u2019en pensez-vous ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> Moctar Sanfo (M.S.) :<\/strong> Je pense que cette restitution constitue pour la R\u00e9publique du B\u00e9nin une victoire d\u2019\u00e9tape et l\u2019accomplissement de plusieurs ann\u00e9es de lutte pour le retour de ce qui avait \u00e9t\u00e9 expropri\u00e9 au peuple b\u00e9ninois. C\u2019est \u00e9galement le fruit d\u2019une r\u00e9elle impulsion politique du gouvernement b\u00e9ninois qui s\u2019est r\u00e9solument engag\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 faire du patrimoine culturel et touristique, un v\u00e9ritable levier pour son d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social \u00e0 travers un vaste programme d\u2019investisse-ment intitul\u00e9 \u00ab B\u00e9nin r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Ce programme pr\u00e9voit, entre autres, la r\u00e9habilitation de plusieurs espaces patrimoniaux et la construction en cours de quatre mus\u00e9es de standards internationaux. C\u2019est aussi la r\u00e9alisation du r\u00eave d\u2019un homme, celui du Pr\u00e9sident b\u00e9ninois, Patrice Talon qui a r\u00e9pondu par la plus belle des mani\u00e8res \u00e0 la main tendue du Pr\u00e9sident fran\u00e7ais, Emmanuel Macron.<\/p>\n<p><strong>S : Qu\u2019est-ce qui, selon vous, a milit\u00e9 en faveur du B\u00e9nin qui n\u2019est pas le seul pays concern\u00e9 par cette situation ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>M.S. :<\/strong> Ce qui a milit\u00e9 en faveur du B\u00e9nin, c\u2019est, \u00e0 mon avis, la volont\u00e9 politique et l\u2019engagement personnel du chef de l\u2019Etat. Le retour des biens vol\u00e9s \u00e0 leurs pays d\u2019origine est avant tout une question \u00e9minemment politique. Au-del\u00e0 de l\u2019engagement politique, il faut ajouter que le B\u00e9nin avait jusque-l\u00e0 un argumentaire suffisamment \u00e9loquent qui g\u00eanait et qui imposait \u00e0 la partie fran\u00e7aise une r\u00e9paration du pr\u00e9judice qui a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9 \u00e0 la communaut\u00e9 fon apr\u00e8s l\u2019exp\u00e9dition militaire sur le palais du roi B\u00e9hanzin par le g\u00e9n\u00e9ral fran\u00e7ais Alfred Dodds, qui a par la suite ordonn\u00e9 \u00e0 ses hommes le pillage syst\u00e9matique des antiquit\u00e9s se trouvant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019ensemble des autres palais des rois du Danhom\u00e8. Donc les faits historiques sont clairement \u00e9tablis.<\/p>\n<p>En effet, en 1890, on enregistre le d\u00e9clenchement de la guerre entre les Fran\u00e7ais et les Danhom\u00e9ens \u00e0 la suite d\u2019un \u00e9cart d\u2019interpr\u00e9tation des trait\u00e9s de Cotonou et du protectorat de Porto-Novo. Cette guerre a conduit \u00e0 l\u2019entr\u00e9e le 17 novembre 1892 du g\u00e9n\u00e9ral Dodds et ses hommes dans la ville d\u2019Abomey et le pillage des palais royaux. Entre 1893 et 1895, le g\u00e9n\u00e9ral Dodds a fait don d\u2019objets dont les 26 tr\u00e9sors royaux au mus\u00e9e d\u2019ethnographie du Trocad\u00e9ro, futur mus\u00e9e de l\u2019homme.<\/p>\n<p>Ces objets ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir de 2000 au mus\u00e9e du Quai Branly. Ainsi, le B\u00e9nin a fait preuve d\u2019une d\u00e9marche scientifique et historique qui lui a permis d\u2019orienter sa demande sur des biens pr\u00e9cis clairement inventori\u00e9s et qui confirme l\u2019aspect de biens mal acquis. Cette attitude a permis de surmonter l\u2019obstacle du principe de l\u2019inali\u00e9nabilit\u00e9 qui constitue le ciment de la l\u00e9gislation patrimoniale en France, ce qui avait justifi\u00e9 le refus \u00e0 la premi\u00e8re demande formul\u00e9e par le B\u00e9nin en 2016.<\/p>\n<p><strong>S : Le B\u00e9nin et le S\u00e9n\u00e9gal semblent \u00eatre pour le moment les seuls pays sous les feux des projecteurs en ce qui concerne le retour des biens culturels pill\u00e9s. Pourquoi, le Burkina est-il en reste ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>M.S. :<\/strong> Lors de la visite officielle qu\u2019il a effectu\u00e9e dans notre pays en novembre 2017, au cours de son historique discours du 27 novembre 2017 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Ouagadougou, le Pr\u00e9sident fran\u00e7ais, Emmanuel Macron a souhait\u00e9 que dans les 5 ans \u00e0 venir, les conditions soient r\u00e9unies pour une restitution temporaire ou d\u00e9finitive des biens culturels africains se trouvant dans les institutions fran\u00e7aises \u00e0 leurs pays d\u2019origine. Depuis, le d\u00e9bat sur la question du retour des biens culturels est redevenu plus que jamais d\u2019actualit\u00e9.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on collective ou individuelle, des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent un peu partout en Afrique pour soutenir cette volont\u00e9 du Pr\u00e9sident Macron et des demandes de restitution d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9es de par le pass\u00e9 mais rest\u00e9es sans succ\u00e8s, ont \u00e9t\u00e9 ressorties. C\u2019est effectivement le cas du B\u00e9nin qui s\u2019est vu restitu\u00e9 26 tr\u00e9sors royaux d\u2019Abomey le 10 novembre 2021, du S\u00e9n\u00e9gal qui a re\u00e7u le sabre et le fourreau attribu\u00e9s \u00e0 El hadj Omar Tall le 17 novembre 2019. Les restitutions qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 op\u00e9r\u00e9es aux R\u00e9publiques du B\u00e9nin et du S\u00e9n\u00e9gal sont cons\u00e9cutives \u00e0 l\u2019adoption de la loi n\u00b02020-1673 relative \u00e0 la restitution des biens culturels aux R\u00e9publiques du B\u00e9nin et du S\u00e9n\u00e9gal, qui dispose que les restitutions doivent se faire sous une p\u00e9riode d\u2019un an.<\/p>\n<p>Toutefois, les situations des diff\u00e9rents pays ayant d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9 des demandes ou nourrissant des intentions sont disparates. Au-del\u00e0 du B\u00e9nin et du S\u00e9n\u00e9gal, la C\u00f4te d\u2019Ivoire r\u00e9clamerait 148 objets au nombre desquels le c\u00e9l\u00e8bre tambour parleur Ebri\u00e9 appel\u00e9 \u00ab Djidji Ayokwe \u00bb, actuellement au mus\u00e9e du Quai Branly \u00e0 Paris, et bien d\u2019autres de l\u2019Afrique francophone dont le Burkina Faso. Donc le Burkina Faso n\u2019est pas en reste. Sous la p\u00e9riode coloniale, des pillages ont pu avoir lieu.<\/p>\n<p>Cependant, jusque-l\u00e0, nous n\u2019avons pas d\u2019informations pr\u00e9cises sur les biens culturels qui auraient \u00e9t\u00e9 emport\u00e9s illicitement \u00e0 la suite d\u2019une exp\u00e9dition militaire. Des cas peuvent exister. C\u2019est d\u2019ailleurs pour cela que le Burkina Faso s\u2019est engag\u00e9 avec d\u2019autres pays africains dans une d\u00e9marche r\u00e9gionale concert\u00e9e pour un r\u00e8glement global du probl\u00e8me. Notre pays a exprim\u00e9 son intention de demander la restitution de ses biens culturels illicitement acquis, sans avoir une pr\u00e9cision de ce qu\u2019on demande, et d\u00e9tenus par des institutions patrimoniales fran\u00e7aises \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un \u00e9change direct entre le pr\u00e9sident du Faso et son homologue fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Cette intention a \u00e9t\u00e9 r\u00e9it\u00e9r\u00e9e par l\u2019ancien chef de l\u2019Etat, Roch Marc Christian Kabor\u00e9, \u00e0 l\u2019occasion de sa visite officielle en France, au cours des entretiens qu\u2019il a eus avec le Pr\u00e9sident fran\u00e7ais. C\u2019est ainsi qu\u2019en 2019, le ministre burkinab\u00e8 charg\u00e9 de la culture d\u2019alors a adress\u00e9 une correspondance \u00e0 son homologue fran\u00e7ais charg\u00e9 de la culture, sur instruction de leurs Excellences le pr\u00e9sident du Faso et le Premier ministre, pour r\u00e9clamer de fa\u00e7on officielle la restitution d\u2019\u00e9ventuels biens culturels expropri\u00e9s qui se trouveraient dans les institutions patrimoniales en France.<\/p>\n<p>Le Burkina Faso est toujours dans l\u2019attente d\u2019une r\u00e9ponse de la part de la partie fran\u00e7aise. Mis \u00e0 part cette manifestation d\u2019int\u00e9r\u00eat, il faut souligner que la question du retour ou de la restitution des biens culturels \u00e0 leurs pays d\u2019origine n\u2019est pas nouvelle. Le Burkina Faso s\u2019est toujours engag\u00e9 avec l\u2019UNESCO depuis plus d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es pour barrer la voie au pillage, au trafic et au transfert illicite de propri\u00e9t\u00e9 de biens culturels, et \u0153uvrer \u00e0 la r\u00e9paration des pr\u00e9judices occasionn\u00e9s par ces ph\u00e9nom\u00e8nes.<\/p>\n<p>Ainsi notre pays a ratifi\u00e9 la Convention de 1970 concernant les mesures \u00e0 prendre pour interdire et emp\u00eacher l\u2019importation, l\u2019exportation et le transfert de propri\u00e9t\u00e9 illicite des biens culturels et celle compl\u00e9mentaire d\u2019UNIDROIT de 1995 qui situe les modalit\u00e9s de restitution et de r\u00e9clamation des biens culturels vol\u00e9s ou illicitement export\u00e9s. Au niveau national, on enregistre le renforcement du cadre juridique sur le patrimoine culturel pour prendre en compte les dispositions des conventions internationales ratifi\u00e9es \u00e0 l\u2019effet de faciliter, du point de vue juridique, les n\u00e9gociations de retour de biens culturels avec des pays tiers.<\/p>\n<p><strong>S : Notre pays est-il r\u00e9ellement concern\u00e9 par le retour des biens culturels ? M.S. : Notre pays est bel et bien concern\u00e9. Il faut dire cependant que la maturit\u00e9 des d\u00e9marches entreprises \u00e0 l\u2019\u00e9tape actuelle ne permet pas d\u2019aboutir \u00e0 une quelconque restitution. S : Combien de biens culturels avons-nous encore \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>M.S. :<\/strong> A la question relative \u00e0 l\u2019estimation des biens patrimoniaux de notre pays illicitement soustraits \u00e0 leurs propri\u00e9taires l\u00e9gitimes, il faut noter qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tape actuelle des choses, nous ne pouvons pas donner un nombre exact d\u00e8s lors que l\u2019on ignore le contexte dans lequel ces objets ont pu franchir les fronti\u00e8res nationales. Cependant, la pr\u00e9sence de biens culturels burkinab\u00e8 dans les collections d\u2019institutions patrimoniales fran\u00e7aises est indiscutable.<\/p>\n<figure id=\"attachment_46837\" aria-describedby=\"caption-attachment-46837\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-46837\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/03\/biens-culturels-300x202-1.gif\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"202\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/03\/biens-culturels-300x202-1.gif 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/biens-culturels-150x101.gif 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/biens-culturels-696x468.gif 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/biens-culturels-625x420.gif 625w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\"><figcaption id=\"caption-attachment-46837\" class=\"wp-caption-text\">Le DG Moctar Sanfo : \u00ab La maturit\u00e9 des d\u00e9marches entreprises \u00e0 l\u2019\u00e9tape actuelle ne permet pas d\u2019aboutir \u00e0 une restitution \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Et il faut ajouter que dans certaines situations, l\u2019expropriation si elle a lieu, elle l\u2019a \u00e9t\u00e9 avec la complicit\u00e9 malsaine d\u2019interm\u00e9diaires locaux ou des d\u00e9tenteurs eux-m\u00eames qui les ont c\u00e9d\u00e9s librement \u00e0 des chercheurs ou \u00e0 des scientifiques et m\u00eame \u00e0 des personnalit\u00e9s diplomatiques de fa\u00e7on officieuse. Il y a \u00e9galement les cas de dons faits par des personnalit\u00e9s politiques \u00e0 leurs h\u00f4tes de marque, sans oublier l\u2019action n\u00e9faste des acteurs du trafic illicite d\u2019objets d\u2019art. Au terme de la mission \u00e0 eux confi\u00e9e par le Pr\u00e9sident fran\u00e7ais, le S\u00e9n\u00e9galais Felwine Sarr et la Fran\u00e7aise B\u00e9n\u00e9dicte Savoy ont d\u00e9pos\u00e9 leur rapport qui ne permet pas non plus de donner une cartographie pr\u00e9cise ou un r\u00e9pertoire centralis\u00e9 du patrimoine burkinab\u00e8 se trouvant en France.<\/p>\n<p>En dehors de quelques institutions sp\u00e9cifiques dont l\u2019\u00e9tat des inventaires permet un chiffrage pr\u00e9cis, une quantification globale du nombre de pi\u00e8ces \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la France parait pour le moment difficile \u00e0 r\u00e9aliser. Nous savons tout de m\u00eame, \u00e0 la lumi\u00e8re du rapport Sarr-Savoy, que le mus\u00e9e du Quai Branly qui regorge une grande partie du patrimoine africain en France compte 1 088 objets burkinab\u00e8 dont 733 objets seraient acquis entre 1885 et 1960, 302 objets \u00e0 partir de 1961 et 53 objets dont on ignore la p\u00e9riode d\u2019acquisition. L\u2019on ne peut pas \u00e0 cette \u00e9tape \u00eatre affirmatif si ces objets sont tous issus des fruits de la rapine ou d\u2019expropriation. La v\u00e9rification de ces donn\u00e9es requiert une franche collaboration de la partie fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong> S : Quelles sont les initiatives entreprises par les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes pour leur retour ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> M.S. :<\/strong> Sur le plan interne, il y a eu une campagne de sensibilisation afin que tous les citoyens au Burkina Faso et ailleurs dans le monde, se mobilisent autour de cette question. A cet effet, l\u2019administration culturelle a organis\u00e9 une conf\u00e9rence de presse et une conf\u00e9rence publique respectivement le 29 novembre 2018 et le 1er d\u00e9cembre 2018 \u00e0 Ouagadougou pour informer l\u2019opinion nationale et internationale de la volont\u00e9 du Burkina Faso de r\u00e9clamer \u00e0 la France le retour de ses biens culturels qui se trouveraient de fa\u00e7on frauduleuse dans ses institutions patrimoniales.<\/p>\n<p>Dans ce m\u00eame cadre, une communication orale a \u00e9t\u00e9 introduite en conseil des ministres le 28 novembre 2018, \u00e0 la suite de quoi, un comit\u00e9 d\u2019experts constitu\u00e9 de professionnels du patrimoine culturel, de chercheurs et d\u2019enseignants-chercheurs, a \u00e9t\u00e9 mis en place pour proposer une strat\u00e9gie appropri\u00e9e pour la r\u00e9ussite d\u2019une \u00e9ventuelle op\u00e9ration de restitution. Avec d\u2019autres pays africains, le Burkina Faso s\u2019est engag\u00e9 aussi dans une d\u00e9marche qui permettra de faire la lumi\u00e8re sur le patrimoine culturel que l\u2019Afrique en g\u00e9n\u00e9ral a bien pu perdre durant la p\u00e9riode coloniale.<\/p>\n<p>Notre pays a \u00e9t\u00e9 membre du groupe d\u2019\u00e9laboration du plan d\u2019actions r\u00e9gional 2019-2023 de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) du retour des biens culturels \u00e0 leurs pays d\u2019origine. Cette op\u00e9ration r\u00e9gionale permettra aux pays de la communaut\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral et le n\u00f4tre en particulier de travailler \u00e0 une restitution d\u2019une certaine v\u00e9rit\u00e9 historique sur ses biens culturels expropri\u00e9s et d\u2019envisager la faisabilit\u00e9 de leur restitution \u00e0 leurs propri\u00e9taires l\u00e9gitimes.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par W. Aubin NANA<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/03\/17\/retour-des-biens-culturels-burkinabe-le-burkina-faso-est-toujours-dans-lattente-dune-reponse-de-la-france-moctar-sanfo-dg-du-patrimoine-culturel\/\">Retour des biens culturels burkinab\u00e8 : \u00ab Le Burkina Faso est toujours dans l\u2019attente d\u2019une r\u00e9ponse de la France \u00bb, Moctar Sanfo, DG du patrimoine culturel<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2022\/03\/17\/retour-des-biens-culturels-burkinabe-le-burkina-faso-est-toujours-dans-lattente-dune-reponse-de-la-france-moctar-sanfo-dg-du-patrimoine-culturel\/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=retour-des-biens-culturels-burkinabe-le-burkina-faso-est-toujours-dans-lattente-dune-reponse-de-la-france-moctar-sanfo-dg-du-patrimoine-culturel\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre de la restitution des biens culturels initi\u00e9e par le Pr\u00e9sident fran\u00e7ais Emmanuel Macron, le B\u00e9nin s\u2019est vu restitu\u00e9, en novembre 2021, 26 objets culturels (statues royales, portes en bois, tr\u00f4nes royaux, etc.). Selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral du patrimoine culturel, Moctar Sanfo, cette restitution est la r\u00e9sultante d\u2019une volont\u00e9 politique des autorit\u00e9s b\u00e9ninoises. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/biens-culturels-300x202.gif","fifu_image_alt":"Retour des biens culturels burkinab\u00e8 : \u00ab Le Burkina Faso est toujours dans l\u2019attente d\u2019une r\u00e9ponse de la France \u00bb, Moctar Sanfo, DG du patrimoine culturel","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-143365","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143365","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=143365"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143365\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=143365"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=143365"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=143365"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}