{"id":144825,"date":"2022-04-05T04:55:32","date_gmt":"2022-04-05T08:55:32","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/yannick-a-fogne-la-surliquidite-bancaire-au-cameroun-est-un-indicateur-de-la-sous-performance-du-systeme-financier-et-monetaire\/"},"modified":"2022-04-05T04:55:32","modified_gmt":"2022-04-05T08:55:32","slug":"yannick-a-fogne-la-surliquidite-bancaire-au-cameroun-est-un-indicateur-de-la-sous-performance-du-systeme-financier-et-monetaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/yannick-a-fogne-la-surliquidite-bancaire-au-cameroun-est-un-indicateur-de-la-sous-performance-du-systeme-financier-et-monetaire\/","title":{"rendered":"Yannick A. Fogne\u00a0: \u00ab\u00a0La surliquidit\u00e9 bancaire au Cameroun est un indicateur de la sous-performance du syst\u00e8me financier et mon\u00e9taire \u00bb"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Selon les donn\u00e9es de la Beac, les r\u00e9serves exc\u00e9dentaires des banques de la Cemac se sont \u00e9tablies \u00e0\u00a0<\/strong><strong>1 074,1 milliards \u00e0 fin 2021.\u00a0 Peut-on d\u00e9j\u00e0 parler d\u2019un syst\u00e8me bancaire en situation de surliquidit\u00e9\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Math\u00e9matiquement on peut parler de surliquidit\u00e9 puisque quelques banques ont des liquidit\u00e9s qui trainent. Mais sur le plan \u00e9conomique, ces liquidit\u00e9s ne sont ni un indicateur de l\u2019exc\u00e8s d\u2019offre de cr\u00e9dit, ni un indicateur de la faiblesse de la demande\u00a0; mais plut\u00f4t un indicateur de l\u2019inad\u00e9quation entre l\u2019offre et la demande de financements d\u2019une part et une cons\u00e9quence du co\u00fbt du risque \u00e9lev\u00e9, 17.5% en moyenne sur les derni\u00e8res ann\u00e9es selon la BEAC.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>En effet, le syst\u00e8me financier camerounais finance essentiellement la tr\u00e9sorerie et le besoin en fonds de roulement, c\u2019est-\u00e0-dire les avances en tr\u00e9sorerie et les cr\u00e9dits \u00e0 court et moyen terme, or les entreprises ont un important besoin en financement des immobilisations, par du cr\u00e9dit \u00e0 long terme. Le compartiment des cr\u00e9dits \u00e0 long terme qui servent \u00e0 l\u2019investissement repr\u00e9sente moins de 5% des cr\u00e9dits accord\u00e9s par l\u2019ensemble des banques du Cameroun. Dans la premi\u00e8re banque du pays qu\u2019est Afriland First Bank, le stock de cr\u00e9dits \u00e0 long terme \u00e9tait de 1,3% dans son bilan publi\u00e9 au 30\/10\/2021, soit XAF 10,5 milliards\u00a0; et c\u2019est le m\u00eame trend dans les 3 banques de t\u00eate (First Bank, Bicec et Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale) qui repr\u00e9sentent presque 50% du march\u00e9 du cr\u00e9dit. Ce sous financement des immobilisations se justifie en partie par la courte dur\u00e9e des ressources, avec 80% des ressources de cout terme observ\u00e9s dans les m\u00eames \u00e9tats financiers\u00a0; donc ce serait prendre un \u00e9norme risque de liquidit\u00e9 si ces banques s\u2019engageaient dans des cr\u00e9dits \u00e0 long terme pour satisfaire la demande.<\/p>\n<p>Par ailleurs, cette faiblesse des ressources \u00e0 long terme aurait pu \u00eatre compens\u00e9e en partie par les financements d\u00e9sinterm\u00e9di\u00e9s, mais les banques peinent encore \u00e0 d\u00e9velopper ces services au Cameroun. Ce sont les financements d\u00e9sinterm\u00e9di\u00e9s qui auraient pu permettre d\u2019absorber les liquidit\u00e9s qui trainent dans certaines banques, qui pour la majorit\u00e9 d\u2019entre elles sont tr\u00e8s expos\u00e9es aux cr\u00e9ances en souffrances et ne peuvent s\u2019engager que sur les op\u00e9rations moins risqu\u00e9es.\u00a0 Avec un taux moyen ce cr\u00e9ances douteuses de 17,5 au Cameroun, les banques les plus expos\u00e9es r\u00e9duisent significativement leurs financements pour se concentrer sur le recouvrement et les restructurations. Mais l\u00e0 encore c\u2019est la faible diversit\u00e9 des produits de financement qui augmente le taux de cr\u00e9ances en souffrances, car plusieurs d\u00e9faillances de clients peuvent \u00eatre attribu\u00e9es \u00e0 la mauvaise nature des financements qu\u2019ils ont re\u00e7us ou un co\u00fbt de financement sup\u00e9rieur \u00e0 la rentabilit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 financ\u00e9e.\u00a0 Pour le rappeler, le taux actuariel effectif global (TAEG) des cr\u00e9dits au Cameroun est autour de 10% pour les grandes entreprises et 18% pour les PME. En somme, si on r\u00e9sout ces 2 probl\u00e8mes, on verra que l\u2019\u00e9conomie camerounaise pourra doubler son volume de cr\u00e9dit en quelques ann\u00e9es. La surliquidit\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e n\u2019est autre que la sous-performance du syst\u00e8me financier et mon\u00e9taire.<\/p>\n<p><strong>Depuis le mois de septembre 2020, la Beac a r\u00e9activ\u00e9 ses op\u00e9rations de reprise. Ces op\u00e9rations, qui avaient \u00e9t\u00e9 stopp\u00e9es en mars 2020,\u00a0<\/strong><strong>permettent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la banque centrale de st\u00e9riliser les r\u00e9serves oisives.\u00a0<\/strong><strong>Comment appr\u00e9ciez-vous cette mesure qui ne visait ni plus ni moins qu\u2019\u00e0\u00a0<\/strong><strong>mieux contenir les risques pesant sur la stabilit\u00e9 mon\u00e9taire\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Les noms qu\u2019on donne aux probl\u00e8mes guident les solutions qu\u2019on leur apporte. Si on appelle les liquidit\u00e9s qui trainent dans quelques banques \u00ab\u00a0surliquidit\u00e9\u00a0\u00bb, la suite logique est la reprise de liquidit\u00e9s. Mais si on les appelle \u00ab\u00a0sous-allocation de ressources\u00a0\u00bb, compte tenu du faible taux d\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit qui est de 2.5% de la population adulte au Cameroun contre 6% en Afrique (investir au Cameroun\u00a0; 10 mars 22)\u00a0; la suite logique est de trouver des solutions pour am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s aux financements pour laisser l\u2019\u00e9conomie absorber ces liquid\u00e9s. Donc certes la mesure vise \u00e0 contenir les risques sur le syst\u00e8me financier, mais dans le moyen et long terme la BEAC et les autres autorit\u00e9s du syst\u00e8me financier doivent plut\u00f4t d\u00e9velopper les outils pour att\u00e9nuer le co\u00fbt du risque et am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la SND30 contient un certain nombre de solutions int\u00e9ressantes pour le d\u00e9veloppement financier au Cameroun, je suis surpris que plus de 2 ans apr\u00e8s son \u00e9tablissement il n\u2019y a pas d\u2019avanc\u00e9es significatives. Je m\u2019attendais \u00e0 ce qu\u2019un certain nombre de ces solutions soit codifi\u00e9es dans un projet de loi sur le d\u00e9veloppement de la finance et impl\u00e9ment\u00e9 aussit\u00f4t, si le gouvernement veut vraiment atteindre ses objectifs de d\u00e9veloppement en 2030.\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>L\u2019exc\u00e9dent de liquidit\u00e9s contraste cependant avec la situation actuellement en cours sur le march\u00e9 mon\u00e9taire o\u00f9 les banques\u00a0<\/strong><strong>se ruent en masse vers les injections hebdomadaires de la banque centrale. Comment expliquer cette situation\u00a0?<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n<p>Les banques au Cameroun sont divis\u00e9es en 2 groupes, celles du haut du pav\u00e9 qui n\u2019ont pas assez de liquidit\u00e9s et le reste qui ont quelques liquidit\u00e9s qui trainent. Les banques du premier groupe ont un taux de transformation des ressources qui approche souvent 90%, donc c\u2019est normal qu\u2019elles courent sur les injections de la BEAC. Mais en r\u00e9alit\u00e9 la BEAC doit encore faire beaucoup d\u2019efforts sur son activit\u00e9 de refinancement du syst\u00e8me bancaire.<\/p>\n<p><strong>Le plus gros contraste est celui du financement de l\u2019\u00e9conomie. Malgr\u00e9 ces exc\u00e9dents de liquidit\u00e9s, les banques peinent \u00e0 financer les agents \u00e9conomiques. Comment comprendre cette situation\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Oui en effet, la question du financement bancaire est une grosse probl\u00e9matique en Afrique subsaharienne en g\u00e9n\u00e9ral, o\u00f9 le ratio Cr\u00e9dit bancaire\/PIB est inf\u00e9rieur \u00e0 20%, contre plus de 100% pour les pays de l\u2019OCDE et plus de 60% pour la majorit\u00e9 des pays asiatiques. Nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 certaines causes, mais on peut insister sur le sous-d\u00e9veloppement financier. Les entreprises ont des besoins vari\u00e9s, mais l\u2019offre des banques n\u2019est pas suffisamment adapt\u00e9e. On peut aussi \u00e9voquer la qualit\u00e9 de l\u2019information \u00e9conomique et financi\u00e8re disponible, la fragilit\u00e9 des garanties ou encore la faiblesse du syst\u00e8me judiciaire sur les litiges commerciaux.<\/p>\n<p>\u00a0L\u2019Apeecam(Association professionnelle des \u00e9tablissements de Cr\u00e9dits du Cameroun, ndlr) a \u00e9mis un certain nombre de recommandations au gouvernement \u00e0 ce sujet et je pense que plusieurs d\u2019entre elles comme le fonds de garantie ou les tribunaux sp\u00e9cialis\u00e9s sont en cours d\u2019impl\u00e9mentation.\u00a0 Quand aux solutions plus globales comprises dans la SND30, nous attendons encore.<\/p>\n<p><strong>Comment orienter les liquidit\u00e9s que la Beac injecte dans le syst\u00e8me bancaire vers le financement de l\u2019\u00e9conomie\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Au bout d\u2019une longue bataille juridique et diplomatique, la BEAC est parvenue \u00e0 aligner des compagnies p\u00e9troli\u00e8res et mini\u00e8res sur la r\u00e8glementation de change en vigueur en CEMAC et depuis le 1<sup>er<\/sup>\u00a0janvier 2022 elles doivent rapatrier 30% de leurs avoirs en devises. Ce grand succ\u00e8s \u00e0 l\u2019actif du gouverneur Monsieur Abbas Mahamat Tolli apporte une marge de man\u0153uvre \u00e9paisse \u00e0 la BEAC pour soutenir l\u2019\u00e9conomie. Compte tenu de la fuite des devises et du co\u00fbt du risque\u00a0; il est important de proc\u00e9der par des allocations de ressources cibl\u00e9es, \u00e0 travers la mise sur pied d\u2019un TLTRO (Targeted Long Term Refinancing Operation).\u00a0 Ce LTRO peut se traduire par exemple par une ligne de 500 milliards, avec une maturit\u00e9 fixe de 5 ans et un taux de 1%\u00a0; dirig\u00e9 exclusivement au refinancement des cr\u00e9dits ayant servi \u00e0 l\u2019investissement dans l\u2019immobilier industriel, l\u2019immobilier de bureaux, \u00e9ventuellement l\u2019immobilier commerciale et les g\u00e9n\u00e9rateurs \u00e9lectriques de grande capacit\u00e9. Reste \u00e0 la BEAC d\u2019en d\u00e9finir les modalit\u00e9s et les collat\u00e9raux.\u00a0 Le taux de 1% permettrait aux banques d\u2019appliquer un taux de 6%TTC maximum sur ces financements et sur 7 \u00e0 9 ans, permettant ainsi aux entreprises d\u2019am\u00e9liorer significativement leurs performances, \u00e9tant donn\u00e9 que l\u2019immobilisation de la tr\u00e9sorerie r\u00e9duit leur fond de roulement et cr\u00e9e un retard de croissance chez beaucoup d\u2019entrepreneurs.<\/p>\n<p><strong>Dans la Cemac, les banques sont tr\u00e8s actives sur le march\u00e9 des titres publics o\u00f9 elles financent les Etats \u00e0 coup de centaines de milliards au d\u00e9triment des priv\u00e9es. Le march\u00e9 des titres publics est-il une menace au financement de l\u2019\u00e9conomie\u00a0?\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019effet d\u2019\u00e9viction est une r\u00e9alit\u00e9 au Cameroun, o\u00f9 les banques privil\u00e9gient les titres publics pour r\u00e9duire leur exposition au risque de cr\u00e9dit et dans une moindre mesure au risque de liquidit\u00e9, puisque la mise en pension de ces titres est possible \u00e0 la Beac. Mais m\u00eame ici le sous-d\u00e9veloppement financier se manifeste. Quelques compagnies comme Alios finance se sont illustr\u00e9es sur le march\u00e9 obligataire, et ce qui est int\u00e9ressant c\u2019est que cette op\u00e9ration a permis aux acteurs non bancaires de participer au financement. On a vu les compagnies d\u2019assurance, les soci\u00e9t\u00e9s de gestion et les fonds d\u2019investissement se mobiliser pour pr\u00e8s de 60% des souscriptions. Cela signifie que si on devait se limiter au cr\u00e9dit bancaire, Alios n\u2019aurait m\u00eame pas eu 4 milliards ou \u00e7a aurait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s co\u00fbteux de syndiquer un cr\u00e9dit, pour un co\u00fbt largement au-dessus de celui de l\u2019emprunt obligataire. Donc les financements d\u00e9sinterm\u00e9di\u00e9s sont un v\u00e9ritable levier de financement \u00e0 d\u00e9velopper, les banques doivent absolument am\u00e9liorer leur Mix financements.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Au-del\u00e0 des banques, les agents \u00e9conomiques ont \u00e0 leur disposition d\u2019autres instruments comme la bourse, le private equity\u2026 qui progressent tr\u00e8s peu dans la sous-r\u00e9gion. Comment en faire des alternatives concr\u00e8tes au financement bancaire\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Effectivement, la Bvmac(Bourse des Valeurs mobili\u00e8res d\u2019Afrique centrale, ndlr) anciennement Douala stock Exchange peine toujours \u00e0 d\u00e9coller apr\u00e8s 20 ans d\u2019existence, avec seulement 5 soci\u00e9t\u00e9s cot\u00e9es \u00e0 ce jour (Semc, Safacam, Socapalm, SIAT Gabon et La R\u00e9gionale), pour moins de 150 milliards de capitalisation et un taux de liquidit\u00e9 qui reste extr\u00eamement faible \u00e0 moins de 1% de titres \u00e9chang\u00e9s par s\u00e9ance de cotation. La Bvmac a mis sur pied un contrat de liquidit\u00e9 pour palier \u00e0 l\u2019illiquidit\u00e9, mais je doute fort que ce soit une solution p\u00e9renne, car cela va juste transf\u00e9rer et stocker les actifs entre les mains des soci\u00e9t\u00e9s de bourse qui auront du mal \u00e0 se d\u00e9faire de leurs positions.<\/p>\n<p>\u00a0Moi je pense que la Bvmac et les autorit\u00e9s de la Cemac doivent revoir substantiellement leur strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement de la bourse et la recentrer autour de l\u2019humain. L\u2019introduction en bourse et la vie boursi\u00e8re d\u2019une entreprise est un processus complexe et exigeant en termes de valorisation \u00e0 la juste valeur, de communication financi\u00e8re, de transparence, de priorisation de la r\u00e9mun\u00e9ration du capitale, d\u2019exposition aux OPA hostiles, de conservation du contr\u00f4le ou encore des orientations strat\u00e9giques. Or dans notre environnement le mod\u00e8le dominant est celui des entreprises familiales, o\u00f9 g\u00e9n\u00e9ralement les dirigeants n\u2019entendent rendre de comptes \u00e0 personne, m\u00eame le banquier peine souvent \u00e0 avoir une vision claire de la situation financi\u00e8re et la cartographie des risques de l\u2019entreprise. Etant donn\u00e9 que les mesures fiscales avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 prises sans effet\u00a0; je pense que pour amener ces entreprises \u00e0 sortir de leur cocon et s\u2019ouvrir \u00e0 la sous-r\u00e9gion, pour les amener \u00e0 vaincre la peur de l\u2019inconnu, il n\u2019y a pas meilleur moyen que la formation.<\/p>\n<p>Ce serait par exemple int\u00e9ressant si le minist\u00e8re des finances sortait une directive sur la s\u00e9curit\u00e9 et le d\u00e9veloppement du syst\u00e8me financier, dans laquelle il incite les banques \u00e0 mettre sur pied \u00e0 l\u2019endroit des entreprises syst\u00e9miques, des covenants pour baisser le co\u00fbt du risque et un certificat de management financier pour les outiller en mati\u00e8re d\u2019opportunit\u00e9s boursi\u00e8res ou private equity. Beaucoup ne pensent pas \u00e0 la bourse juste parce que les principaux dirigeants en ont une connaissance tr\u00e8s limit\u00e9e des enjeux, des opportunit\u00e9s et des risques. Plus les dirigeants d\u2019entreprises en seront \u00e9difi\u00e9s, plus elles seront favorables \u00e0 y aller, comme demandeuses ou apporteuses de capitaux.\u00a0 Etant donn\u00e9 que les banques ont aussi ces comp\u00e9tences \u00e0 d\u00e9velopper, le certificat peut se faire sur 2 niveaux, celui des entreprises et celui des \u00e9tablissements financiers.\u00a0 C\u2019est lorsque tout le monde parle le m\u00eame langage que les choses avancent vite. Je suis persuad\u00e9 que l\u2019am\u00e9lioration du mix financements apportera une bonne solidit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9conomie.\u00a0 \u00a0<\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par C\u00e9drick Jiongo<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/ecomatin.net\/yannick-a-fogne-la-surliquidite-bancaire-au-cameroun-est-un-indicateur-de-la-sous-performance-du-systeme-financier-et-monetaire\/\">Yannick A. Fogne\u00a0: \u00ab\u00a0La surliquidit\u00e9 bancaire au Cameroun est un indicateur de la sous-performance du syst\u00e8me financier et mon\u00e9taire \u00bb<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/ecomatin.net\/\">EcoMatin<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: Cedrick JIONGO<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/yannick-a-fogne-la-surliquidite-bancaire-au-cameroun-est-un-indicateur-de-la-sous-performance-du-systeme-financier-et-monetaire\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon les donn\u00e9es de la Beac, les r\u00e9serves exc\u00e9dentaires des banques de la Cemac se sont \u00e9tablies \u00e0\u00a01 074,1 milliards \u00e0 fin 2021.\u00a0 Peut-on d\u00e9j\u00e0 parler d\u2019un syst\u00e8me bancaire en situation de surliquidit\u00e9\u00a0? Math\u00e9matiquement on peut parler de surliquidit\u00e9 puisque quelques banques ont des liquidit\u00e9s qui trainent. 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