{"id":145352,"date":"2022-04-12T13:23:30","date_gmt":"2022-04-12T17:23:30","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/importations-de-ble-le-plaidoyer-de-lirad-en-faveur-des-farines-locales\/"},"modified":"2022-04-12T13:23:30","modified_gmt":"2022-04-12T17:23:30","slug":"importations-de-ble-le-plaidoyer-de-lirad-en-faveur-des-farines-locales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/importations-de-ble-le-plaidoyer-de-lirad-en-faveur-des-farines-locales\/","title":{"rendered":"Importations de bl\u00e9\u00a0: le plaidoyer de l\u2019Irad en faveur des farines locales"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>L\u2019explosion des cours mondiaux du bl\u00e9 pousse les Etats \u00e0 repenser leur politique alimentaire. Dans le sillage des pays veulent changer de paradigme, l\u2019on retrouve le Cameroun qui vient d\u2019assister \u00e0 une augmentation des prix du pain suite aux p\u00e9nuries de farine de bl\u00e9 et dont le corollaire est la hausse observ\u00e9e sur les march\u00e9s internationaux en raison de la guerre en Ukraine.\u00a0 Le 6 avril dernier, l\u2019Institut de recherches agricoles pour le d\u00e9veloppement (Irad), a publi\u00e9 une note portant sur la mise en \u0153uvre de la politique d\u2019import-substitution en ce qui est de la panification.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi : <a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/alain-fonin-les-farines-de-patate-manioc-macabo-peuvent-bien-n-etre-utilisees-dans-les-boulangeries\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Alain Fonin\u00a0: \u00ab\u00a0Les farines de patate, manioc, macabo\u2026 peuvent bien \u00eatre utilis\u00e9es dans les boulangeries\u00a0\u00bb<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Dans sa note, l\u2019Institut fait un plaidoyer en faveur d\u2019une loi imposant l\u2019incorporation de 10% des farines de manioc dans la fabrication du pain. \u00abD\u00e9cr\u00e9ter une telle d\u00e9cision impliquerait une production de 680\u2009200 tonnes de tubercules, 34\u2009000 ha de champs, 6000 emplois directs et plus de 11 milliards de Fcfa d\u2019\u00e9conomies chaque ann\u00e9e\u00bb, sugg\u00e8re l\u2019Irad. Dans la perspective de l\u2019impl\u00e9mentation de la politique d\u2019import-substitution, poursuit l\u2019Institut, le pays ayant opt\u00e9 d\u2019asseoir sa souverainet\u00e9 alimentaire au travers de sa strat\u00e9gie nationale de d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019horizon 2030, \u00abl\u2019incorporation des farines locales dans les produits fabriqu\u00e9s par les meuniers, permettra de r\u00e9duire les importations et de pleinement investir dans la transformation structurelle de l\u2019\u00e9conomie camerounaise\u00bb.<\/p>\n<p>Pour Louis Marie Kakdeu, pr\u00e9sident de la coalition pour la production nationale au Cameroun, une loi suppl\u00e9mentaire pour cette option, serait un doublon administratif et alourdirait la mise en \u0153uvre de l\u2019import substitution. \u00abLe cadre l\u00e9gislatif et r\u00e9glementaire actuel est suffisant. On n\u2019a plus besoin d\u2019une loi. M\u00eame une simple note ou une d\u00e9cision suffirait comme cela a \u00e9t\u00e9 le cas au Nigeria. \u00c0 la rigueur, m\u00eame une simple interview du ministre suffirait pour enclencher le processus comme ce fut le cas au Ghana\u00a0\u00bb, pense-t-il.<\/p>\n<p>Pour lui, les b\u00e9n\u00e9fices d\u2019une telle initiative sont multiples. \u00abD\u2019abord, cela permettra de lutter contre la pauvret\u00e9 en trouvant des d\u00e9bouch\u00e9s \u00e0 nos paysans\u00a0; deuxi\u00e8mement, ce projet va r\u00e9duire le d\u00e9ficit de la balance commerciale du Cameroun qui se creuse davantage chaque ann\u00e9e. Et on estime \u00e0 18 milliards de Fcfa, l\u2019\u00e9conomie que l\u2019on r\u00e9aliserait en devises\u00a0\u00bb, poursuit-il.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Lire aussi : <a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/boulangerie-patisserie-le-pain-a-la-farine-locale-confronte-a-une-sous-production-de-matieres-premieres\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Boulangerie-p\u00e2tisserie\u00a0: le pain \u00e0 la farine locale confront\u00e9 \u00e0 une sous-production de mati\u00e8res premi\u00e8res<\/a><\/strong><\/p>\n<p>De nombreux boulangers et p\u00e2tissiers camerounais ont d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019il est possible de fabriquer du pain et autres p\u00e2tisseries de bonne qualit\u00e9, \u00e0 des prix r\u00e9duits, \u00e0 partir des farines locales. De grandes enseignes boulang\u00e8res \u00e0 Yaound\u00e9, ne s\u2019embarrassent pas de complexes pour proposer \u00e0\u00a0 leurs clients du pain \u00e0 base farine de patate douce, de ma\u00efs ou encore de manioc depuis un certain temps. Une initiative qui a conduit une batterie d\u2019experts et de membres du gouvernement \u00e0 s\u2019exprimer en faveur de cette perspective avant la sortie de l\u2019Irad.<\/p>\n<p>Louis-Paul Motaze, ministre des Finances, Gabriel Mbairobe, ministre de l\u2019Agriculture, ont tous confirm\u00e9 les propositions de l\u2019Irad face aux parlementaires lors de la derni\u00e8re session. D\u2019apr\u00e8s le premier, sans plus de pr\u00e9cisions, \u00abon peut de mani\u00e8re progressive introduire certaines c\u00e9r\u00e9ales dans la production du pain\u00bb, tandis que pour le ministre de l\u2019Agriculture,\u00a0 \u00abil est possible d\u2019introduire sur le march\u00e9 30% de farine de manioc et de patate douce dans la fabrication du pain\u00bb.<\/p>\n<p>Pour le syndicat des boulangers, la farine de manioc est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e pour la fabrication du pain. Son utilisation n\u2019alt\u00e8re pas le go\u00fbt et passe m\u00eame inaper\u00e7ue. \u00ab\u00a0Ce pain est appr\u00e9ci\u00e9 des clients et, compte tenu de sa consistance, peut passer jusqu\u2019\u00e0 trois jours avant d\u2019\u00eatre rassis\u00a0\u00bb, souffle un membre du syndicat.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi : <a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/face-a-lenvolee-du-cout-du-ble-le-gouvernement-t-preconise-les-farines-de-plantain-manioc-patatecomme-produits-de-substitution\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Face \u00e0 l\u2019envol\u00e9e du co\u00fbt du bl\u00e9, le gouvernement pr\u00e9conise les\u00a0farines de plantain, manioc, patate\u2026comme produits de substitution<\/a><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019utilisation de farines compos\u00e9es en boulangerie remonte au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 au Cameroun avec l\u2019\u00e9laboration du Ve plan quinquennal de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social. Ce plan, qui couvrait la p\u00e9riode 1981\/1986, mentionnait \u00ab\u00a0qu\u2019il y a lieu d\u2019exp\u00e9rimenter et de g\u00e9n\u00e9raliser l\u2019introduction des farines compos\u00e9es au Cameroun\u00a0\u00bb.\u00a0 A cette \u00e9poque l\u2019industrie repr\u00e9sentait 9000 salari\u00e9s, une croissance annuelle de 6,7% pour 48,5 milliards de chiffre d\u2019affaires. Depuis lors, plusieurs \u00e9tudes et travaux de recherche ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s dans cette direction entre 1981 et 1984 par la FAO en collaboration avec l\u2019Office c\u00e9r\u00e9alier et les Etats-Unis \u00e0 l\u2019Ensiaac de Ngaound\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Avec des projections d\u2019importation estim\u00e9es \u00e0 900 mille tonnes cette ann\u00e9e, le bl\u00e9 reste la c\u00e9r\u00e9ale la plus consomm\u00e9e au Cameroun avec 860 mille tonnes import\u00e9es en 2020 pour des d\u00e9penses de 156 milliards de Fcfa. Sur la p\u00e9riode 2012-2017, cette denr\u00e9e a co\u00fbt\u00e9\u00a0548 milliards de FCFA. Bien loin des 17 milliards de Fcfa d\u2019importations de bl\u00e9 pour 287\u00a0888 tonnes de 1991.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0L\u2019Etat peut cr\u00e9er des lignes de financements au niveau des banques commerciales pour booster cette initiative\u00a0\u00bb<\/strong>\u00a0<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/04\/WhatsApp-Image-2022-04-12-at-18.09.56.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-39865\" width=\"272\" height=\"276\" srcset=\"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-content\/uploads\/sites\/23\/2022\/04\/WhatsApp-Image-2022-04-12-at-18.09.56.jpeg 984w, https:\/\/ecomatin.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/WhatsApp-Image-2022-04-12-at-18.09.56-296x300.jpeg 296w, https:\/\/ecomatin.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/WhatsApp-Image-2022-04-12-at-18.09.56-768x777.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 272px) 100vw, 272px\"><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"has-text-align-center\">Boniface Mbala, \u00e9conomiste<\/p>\n<p><strong>Le gouvernement et l\u2019Irad joignent leurs voix au concert d\u2019experts qui pr\u00e9conisent depuis des ann\u00e9es l\u2019incorporation de farines locales dans la fabrication du pain en substitution du bl\u00e9. Sur le plan op\u00e9rationnel, comment tout cela peut-t-il se mettre en place\u00a0?<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n<p>On peut prendre \u00e9l\u00e9ment par \u00e9l\u00e9ment. En ce qui concerne la terre, on peut la trouver au Cameroun. Maintenant quand on parle de possibilit\u00e9 d\u2019obtenir cette terre, il ne s\u2019agit pas d\u2019un champ national ou communautaire, o\u00f9 la terre a une \u00e9tendue dans une zone pr\u00e9cise\u00a0; mais il s\u2019agit d\u2019une implication nationale qui am\u00e8ne le gouvernement \u00e0 lancer un programme avec des incitations. Si nous restons dans la fili\u00e8re manioc, l\u2019Etat peut partir d\u2019une posture suivant laquelle, la fili\u00e8re manioc engage une production \u00e0 grande \u00e9chelle et tous les op\u00e9rateurs. On arr\u00eate une orientation strat\u00e9gique, on cr\u00e9e un programme et les acteurs rentrent dans tous les d\u00e9partements o\u00f9 l\u2019on peut produire du manioc. On peut citer les GICS dans le cadre des champs communautaires, des entreprises agricoles et des particuliers et l\u00e0, de mani\u00e8re cumul\u00e9e, on acc\u00e8de \u00e0 cet objectif national sous l\u2019impulsion et la r\u00e9gulation de l\u2019Etat. C\u2019est ainsi que la culture du riz se passe dans un pays comme le Vietnam. L\u00e0-bas, tout le monde est impliqu\u00e9 dans la production du riz avec un objectif national. L\u2019Etat peut m\u00eame avoir ses propres champs dans ce cadre c\u2019est-\u00e0-dire de la production de manioc et les associations et les communaut\u00e9s sont impliqu\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Quid des \u00e9quipements\u00a0? Cet objectif ne sera pas atteint \u00e0 la main\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Sur ce plan, l\u2019Etat doit s\u2019impliquer \u00e9galement parce qu\u2019on dit toujours qu\u2019au d\u00e9part et \u00e0 la fin, c\u2019est d\u2019abord l\u2019Etat parce qu\u2019il dispose des outils et des instruments. Il peut fabriquer des hommes d\u2019affaires int\u00e9ress\u00e9s m\u00eame dans un secteur qui n\u2019est pas tr\u00e8s rentable parce que dans cette fili\u00e8re manioc, on n\u2019est pas s\u00fbr que toutes les activit\u00e9s seront rentables. Et pour celles qui ne le sont pas, l\u2019Etat accorde des subventions, des incitations fiscales par exemple. Le mouvement que l\u2019Etat impulse en ce moment implique tellement de personnes physiques et morales y compris des outils de financements. Il y a le financement \u00e9tatique qui peut \u00eatre multilat\u00e9ral c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on peut s\u2019endetter. Vous savez, une \u00e9conomie qui est en cours de basculement, qui va cr\u00e9er des mouvements diff\u00e9rents par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9conomie tel qu\u2019elle fonctionne actuellement, je ne sais pas si nos partenaires seront pr\u00eats \u00e0 la soutenir sur le plan bilat\u00e9ral ou multilat\u00e9ral.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi : <a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/farine-de-ble-le-gouvernement-autorise-le-prix-de-la-baguette-de-pain-de-200-grammes-s-a-150-fcfa\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Farine de bl\u00e9\u00a0: le gouvernement autorise la hausse du prix du pain \u00e0 150F<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Imaginez un seul instant que notre pays se modernise tout en restant dans le monde, parce que quand on parle d\u2019import-substitution, il n\u2019agit pas de rentrer dans une \u00e9conomie insulaire, mais de rester dans une \u00e9conomie ouverte au monde dans le sens de la production de la comp\u00e9titivit\u00e9. Du coup, on n\u2019est pas s\u00fbr qu\u2019on pourrait avoir des financements de ce c\u00f4t\u00e9.\u00a0 Mais l\u2019Etat peut cr\u00e9er des lignes de financements au niveau des banques commerciales pour atteindre un certain niveau de financement de cette initiative. Parce qu\u2019une \u00e9conomie qui a des ambitions de mutations ne sera pas tr\u00e8s bien vue au niveau de ceux qui peuvent nous aider. Quel que soit le cas, la faisabilit\u00e9 est l\u00e0 m\u00eame au niveau des \u00e9quipements qui ne sont pas forc\u00e9ment les m\u00eames qu\u2019utilisent les meuniers actuellement\u00a0; mais l\u2019on pourrait faire des adaptations techniques.<\/p>\n<p><strong>Parlant de la main d\u2019\u0153uvre, est-ce que le pays en dispose assez sur le plan quantitatif et qualitatif\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Il y a plusieurs niveaux de main d\u2019\u0153uvre. Le niveau le plus \u00e9lev\u00e9 qui est celui des ing\u00e9nieurs, et le niveau interm\u00e9diaire, celui des techniciens. Je vais vous surprendre en vous disant que le Cameroun, en termes d\u2019ing\u00e9nieurs agronomes et agricoles, dispose d\u2019un r\u00e9servoir important. Malheureusement, la plupart des ing\u00e9nieurs ont plut\u00f4t des postes administratifs et depuis longtemps, ils n\u2019ont plus \u00e9t\u00e9 sur le terrain. Le personnel interm\u00e9diaire m\u00eame des ouvriers qualifi\u00e9s ou ceux qui auront besoin d\u2019une formation, on peut les trouver et les former \u00e0 la r\u00e9alisation des activit\u00e9s par rapport \u00e0 un vaste programme comme celui-l\u00e0.<\/p>\n<p><strong>Il y a un \u00e9cueil qui est celui des meuniers qui sont constitu\u00e9s en lobby pratiquement aujourd\u2019hui. Est-ce que l\u2019id\u00e9e de leur couper l\u2019herbe sous les pieds ne va pas les irriter, et cr\u00e9er un goulot d\u2019\u00e9tranglement suppl\u00e9mentaire quant \u00e0 la mise en \u0153uvre de cette id\u00e9e\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Tout \u00e0 fait. C\u2019est un point important. D\u00e8s lors que nous sommes d\u2019accord que les meuniers vont craindre les pertes des positions acquises, en r\u00e9orientant l\u2019activit\u00e9 de cette mani\u00e8re, on se rend compte que l\u2019Etat est en train de les orienter vers un nouveau m\u00e9tier. Et ils ont la r\u00e9sistance au changement surtout qu\u2019ils peuvent appr\u00e9hender le fait qu\u2019ils ne vont pas b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un encadrement suffisant de la part de l\u2019\u00c9tat. Ils peuvent par exemple craindre que l\u2019Etat les am\u00e8ne \u00e0 avoir de nouveaux \u00e9quipements et ils ne disposant pas assez de moyens pour rentrer dans ce nouveau m\u00e9tier, ils peuvent l\u00e9gitiment exprimer des craintes. Et c\u2019est effectivement \u00e0 ce niveau que l\u2019Etat doit s\u2019impliquer davantage. Donc leur probl\u00e8me c\u2019est la perte des avantages d\u00e9j\u00e0 acquis dans une position dominante concurrentielle. Mais un tel projet ne doit pas viser \u00e0 les fragiliser. Au contraire. Quelles sont les solutions pour amener ceux qui sont dans le m\u00e9tier \u00e0 s\u2019y int\u00e9resser parce qu\u2019il ne faut pas penser qu\u2019on va recommencer avec de nouveaux meuniers, on a d\u00e9j\u00e0 un socle au d\u00e9part dans cette industrie. L\u2019Etat doit s\u2019appuyer sur eux et leur garantir le maintien de leurs avantages. Il y a des incitations fiscales qui sont contenues dans le code des investissements. On peut leur accorder des emprunts pour un \u00e9quipement remboursable au tiers ou aux deux tiers progressivement\u00a0; on leur ouvre des lignes de cr\u00e9dit par rapport \u00e0 ce basculement institutionnel et industriel. Si on le leur garantit tout ceci par des textes comme le pr\u00e9conise l\u2019Irad, \u00e7a devrait aller. Parce que la force juridique d\u2019une r\u00e9union ou d\u2019un communiqu\u00e9 est tr\u00e8s faible. Et c\u2019est cette loi qui va donner cette force ainsi que la confiance aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques mais \u00e9galement \u00e0 toute la fili\u00e8re sur la base de ces incitations.<\/p>\n<p><strong>Simon Pierre Mbarga<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/ecomatin.net\/importations-de-ble-le-plaidoyer-de-lirad-en-faveur-r-des-farines-locales\/\">Importations de bl\u00e9\u00a0: le plaidoyer de l\u2019Irad en faveur des farines locales<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/ecomatin.net\/\">EcoMatin<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/importations-de-ble-le-plaidoyer-de-lirad-en-faveur-r-des-farines-locales\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019explosion des cours mondiaux du bl\u00e9 pousse les Etats \u00e0 repenser leur politique alimentaire. Dans le sillage des pays veulent changer de paradigme, l\u2019on retrouve le Cameroun qui vient d\u2019assister \u00e0 une augmentation des prix du pain suite aux p\u00e9nuries de farine de bl\u00e9 et dont le corollaire est la hausse observ\u00e9e sur les march\u00e9s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1969,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/ecomatin.net\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/WhatsApp-Image-2022-04-12-at-18.09.56.jpeg","fifu_image_alt":"Importations de bl\u00e9\u00a0: le plaidoyer de l\u2019Irad en faveur des farines locales","footnotes":""},"categories":[82,78],"tags":[],"class_list":["post-145352","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cameroun","category-economie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/145352","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1969"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=145352"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/145352\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=145352"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=145352"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=145352"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}