{"id":15143,"date":"2019-02-18T06:00:00","date_gmt":"2019-02-18T11:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/apres-un-passe-glorieux-amizmiz-se-bat-seule-pour-son-propre-developpement\/"},"modified":"2019-02-18T06:00:00","modified_gmt":"2019-02-18T11:00:00","slug":"apres-un-passe-glorieux-amizmiz-se-bat-seule-pour-son-propre-developpement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/apres-un-passe-glorieux-amizmiz-se-bat-seule-pour-son-propre-developpement\/","title":{"rendered":"Apr\u00e8s un pass\u00e9 glorieux, Amizmiz se bat seule pour son propre d\u00e9veloppement"},"content":{"rendered":"<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"34\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com:443\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/amizmiz-1-054.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"amizmiz-1-054.jpg\" title=\"amizmiz-1-054.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"13\">\n<p class=\"rtejustify\">Le douar Sidi H\u2019sain, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un mausol\u00e9e \u00e9rig\u00e9 sur cette terre, comme il en existe des dizaines autour d\u2019Amizmiz. Le village, perch\u00e9 sur une colline, est travers\u00e9 par l\u2019oued portant le m\u00eame nom que la ville<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Sidi H\u2019sain, un douar d\u2019Amizmiz, con\u00e7oit son propre d\u00e9veloppement en comptant sur ses propres moyens: eau courante, assainissement, traitement des eaux us\u00e9es\u2026 Les militants associatifs cr\u00e9ent une coop\u00e9rative pour fabriquer des cabines de toilettes amovibles qu\u2019ils proposent \u00e0 la location dans les souks, au bord des barrages\u2026 Une activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ratrice de revenus et d\u2019emplois: une centaine de femmes engag\u00e9es, et une vingtaine de menuisiers.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Tapie au pied des montagnes du Haut Atlas (province du Haouz), \u00e0 55 km de Marrakech, Amizmiz avait connu une histoire glorieuse pendant l\u2019\u00e9poque du protectorat. C\u2019est l\u2019une des premi\u00e8res communes \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0 poss\u00e9der un r\u00e9seau d\u2019eau potable et d\u2019assainissement, un plan d\u2019am\u00e9nagement, et sa terre \u00e9tait si g\u00e9n\u00e9reuse et son climat si propice \u00e0 la vill\u00e9giature qu\u2019une communaut\u00e9 europ\u00e9enne avait choisi d\u2019y vivre, ou du moins \u00e0 y passer ses vacances.\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Si sa voisine, Lalla Takarkoust, \u00e0 22 km, jouit en ce d\u00e9but de 2019 d\u2019une aura nationale et internationale gr\u00e2ce \u00e0 son barrage et ses h\u00f4tels, Amizmiz, elle, ploie sous un oubli affligeant. A part les initi\u00e9s, peu d\u2019habitants de cette commune urbaine ont connaissance de ce pass\u00e9 glorieux, c\u2019est plut\u00f4t la pauvret\u00e9 et comment la combattre qui les pr\u00e9occupent au plus haut niveau.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"32\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/amizmiz-2-054.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"amizmiz-2-054.jpg\" title=\"amizmiz-2-054.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"9\">\n<p class=\"rtejustify\">90 m\u00e9nages vivent dans le village Sidi H\u2019sain, dans des maisons souvent en pis\u00e9 et pourvues d\u00e9sormais d\u2019eau courante et d\u2019un r\u00e9seau d\u2019assainissement<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Le ch\u00f4mage bat son plein \u00e0 Amizmiz, si bien que la ville a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sert\u00e9e par sa jeunesse, partie chercher ailleurs un avenir meilleur, souvent \u00e0 Marrakech et Casablanca, ou en France, en Allemagne et en Hollande. D\u2019autres, refusant de d\u00e9poser les armes et de quitter leur ville, ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 retrousser leurs manches pour am\u00e9liorer le sort de cette derni\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Nous sommes au douar Sidi H\u2019sain, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un mausol\u00e9e \u00e9rig\u00e9 sur cette terre depuis des lustres, comme il en existe des dizaines autour d\u2019Amizmiz. Moins d\u2019une centaine de m\u00e9nages y vivent, dans des maisons souvent en pis\u00e9. A Amizmiz, il faudra parcourir 3 km de piste pour y arriver, le village, perch\u00e9 sur une colline, est travers\u00e9 par l\u2019oued portant le m\u00eame nom que la ville.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Cette piste est l\u2019\u0153uvre d\u2019une ONG locale, \u00abl\u2019association Chabab Al Manar pour l\u2019\u00e9ducation et le d\u00e9veloppement\u00bb. L\u2019id\u00e9e du projet est con\u00e7ue d\u00e8s la cr\u00e9ation de l\u2019association en 2007, mais il a fallu des ann\u00e9es pour la concr\u00e9tiser. La commune d\u2019Amizmiz y a contribu\u00e9 en mettant camions et trax \u00e0 la disposition de l\u2019ONG, mais ce sont les enfants du village qui la construisent.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abNous n\u2019avions pas le choix. Nous sommes partis de l\u2019id\u00e9e qu\u2019ouvrir cette voie de communication est la seule issue pour d\u00e9senclaver notre village. Les jeunes quittent cette terre les uns apr\u00e8s les autres. Nous avons des arbres fruitiers, de l\u2019eau en abondance, une nature \u00e0 couper le souffle, et des bras solides \u00e0 profusion qui ne demandent qu\u2019\u00e0 travailler.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Tout ce qu\u2019il faut pour gagner notre vie, d\u00e9velopper nos douars, et retenir cette jeunesse qui ne sait quoi faire\u2026\u00bb, raconte Hicham Benouakrim, le pr\u00e9sident de cette association. 32 ans, ce jeune d\u2019Amizmiz a du courage et de la d\u00e9termination \u00e0 revendre, si bien qu\u2019il s\u2019investit \u00e0 fond dans le travail associatif pour mieux rebondir et son village avec.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"31.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/amizmiz-3-054.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"amizmiz-3-054.jpg\" title=\"amizmiz-3-054.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"8\">\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019oued Amizmiz traversant le village Sidi H\u2019sain, o\u00f9 le forage du puits a eu lieu<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Apprentissage sur le tas<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Quittant l\u2019\u00e9cole \u00e0 17 ans, bien que tr\u00e8s passionn\u00e9 de maths, il s\u2019est construit lui-m\u00eame: un apprentissage sur le tas des techniques de menuiserie, d\u2019\u00e9lectricit\u00e9\u2026, et une formation \u00e0 celles de communication, d\u2019animation et de plaidoyer au sein de l\u2019Agence de d\u00e9veloppement social (ADS). Tout en menant son travail associatif, il cr\u00e9e une autoentreprise et participe \u00e0 des march\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">A l\u2019entr\u00e9e de Sidi H\u2019sain, une plateforme ceintur\u00e9e d\u2019un grillage en fer attire notre attention, un panneau solaire tr\u00f4ne au milieu, ainsi que des affiches explicatives. Il s\u2019agit d\u2019une micro Step (station de traitement des eaux us\u00e9es). Une fosse septique pr\u00e9fabriqu\u00e9e avec traitement des eaux us\u00e9es, leur d\u00e9cantation et leur transformation en eau clarifi\u00e9e utile pour l\u2019irrigation.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">C\u2019est l\u2019ONG locale et GIZ (coop\u00e9ration allemande) qui ont r\u00e9alis\u00e9 ce projet. Les eaux us\u00e9es, grises et noires, y sont imm\u00e9diatement trait\u00e9es par oxyg\u00e9nation, ce qui contribue \u00e0 la protection de la sant\u00e9 des gens et de l\u2019environnement.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"31.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/amizmiz-4-054.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"amizmiz-4-054.jpg\" title=\"amizmiz-4-054.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"8\">\n<p class=\"rtejustify\">Au lieu de la source, les habitants du village profitent d\u00e9sormais de l\u2019eau courante chez eux<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">D\u2019une capacit\u00e9 de traitement de 6 tonnes, ce syst\u00e8me, explique une affiche, est parfaitement adapt\u00e9 au milieu rural, facile \u00e0 r\u00e9aliser, qui \u00e9vite en plus les mauvaises odeurs et une consommation excessive d\u2019\u00e9nergie, puisque la micro-station est actionn\u00e9e par l\u2019\u00e9nergie solaire photovolta\u00efque. Le d\u00e9veloppement durable est au c\u0153ur de cette ONG locale. Mais avant de traiter ces eaux us\u00e9es, il fallut d\u2019abord concevoir un r\u00e9seau d\u2019assainissement.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Certes, Amizmiz fut l\u2019une des premi\u00e8res communes rurales (devenue urbaine en 2009) de la r\u00e9gion de Marrakech \u00e0 avoir un r\u00e9seau d\u2019eau potable et d\u2019assainissement avec traitement des eaux us\u00e9es, c\u2019est le plus ancien du Haouz puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 1930, mais seul le centre de la ville en b\u00e9n\u00e9ficiait, les douars gravitant autour, sur les montagnes, en \u00e9taient exclus.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019une des d\u00e9cisions-phares que les militants associatifs du village Sidi H\u2019sain ont prises, apr\u00e8s la r\u00e9alisation de la piste, est le forage d\u2019un puits au bord de la rivi\u00e8re, et la conception d\u2019un projet d\u2019approvisionnement des habitants en eau courante chez eux, en partenariat avec la province du Haouz.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/toilette_amezmiz_054.jpg\" width=\"340\" height=\"397\" alt=\"toilette_amezmiz_054.jpg\" title=\"toilette_amezmiz_054.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">La population \u00e9tait r\u00e9ticente au d\u00e9part: se voir facturer la tonne \u00e0 6 DH alors qu\u2019elle s\u2019approvisionnait \u00e0 volont\u00e9 et gratuitement de la source du village lui paraissait une entreprise absurde. D\u2019autant plus absurde qu\u2019elle ne comprenait pas par quel miracle l\u2019on pourrait acheminer l\u2019eau de la rivi\u00e8re jusqu\u2019aux chaumi\u00e8res. Exactement comme dans les grandes villes. Mais l\u2019euphorie s\u2019empara de cette population le jour o\u00f9 ce r\u00eave absurde devient r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abUn jour, \u00e0 minuit, la joie \u00e9tait immense dans le village quand la population a ouvert les robinets pour voir l\u2019eau couler chez elle, des youyous ont retenti dans l\u2019obscurit\u00e9 de la nuit et les femmes tombent dans les bras les unes des autres. Il fallait voir\u2026\u00bb, relate Hicham.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Les femmes, ce sont elles qui se d\u00e9placent pour puiser de l\u2019eau de la source au long de la journ\u00e9e. Entre le forage du puits, les r\u00e9servoirs et l\u2019installation des conduites, des robinets et des compteurs, le projet aura co\u00fbt\u00e9 400.000 DH. On est en 2014, comme les villageois commencent \u00e0 consommer de l\u2019eau sans compter (m\u00eame en la payant), le d\u00e9g\u00e2t est imm\u00e9diat: la pollution de la nature par des eaux us\u00e9es abondantes, et leur infiltration dans les maisons. L\u2019ONG prend alors la d\u00e9cision d\u2019installer un r\u00e9seau d\u2019assainissement dans le village, avec un traitement de ces eaux us\u00e9es, en attendant que ce dernier soit reli\u00e9 \u00e0 celui d\u2019Amizmiz. D\u2019o\u00f9 cette micro-station r\u00e9alis\u00e9e par GIZ.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Mais la plus grande action men\u00e9e par cette ONG est celle qui a consist\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er une activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ratrice de revenus et d\u2019emplois: un projet de toilettes s\u00e8ches est con\u00e7u et men\u00e9 depuis 2017 par une nouvelle entit\u00e9, la coop\u00e9rative Cesar. Sur la base d\u2019un plan, on construit le dispositif: une cabine, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur une cuvette, un sceau, le tout en bois.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Un business plan et un plan d\u2019action sont \u00e9labor\u00e9s: d\u2019abord un prototype de cabine est construit et il est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 qui voudra investir. Par chance, GIZ \u00e9tait \u00e0 Marrakech pour une s\u00e9rie de formation. Elle adopte le projet, fournit le bois, les machines de menuiserie, de quoi fabriquer une douzaine de cabines de toilettes, montables et d\u00e9montables en 3 minutes.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/amezmiz_6_054.jpg\" width=\"800\" height=\"599\" alt=\"amezmiz_6_054.jpg\" title=\"amezmiz_6_054.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Ce projet a permis de cr\u00e9er de l\u2019emploi, mais les revenus de l\u2019activit\u00e9 ne sont pas encore l\u00e0 et les dirigeants de la coop\u00e9rative restent confiants que ces cabines seront demand\u00e9es en location dans les souks, les festivals, les plages, au bord des barrages, et autres lieux d\u00e9pourvus de toilettes en dur.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abM\u00eame au bord de la rivi\u00e8re du village quand la canicule s\u2019installe et que les jeunes viennent d\u2019Amizmiz s\u2019y rafra\u00eechir. Nous les proposerons aux fermiers aussi, pour qu\u2019ils les mettent dans leurs plantations, pour \u00e9viter la d\u00e9perdition du temps et la pollution de la nature. Pour les femmes, ce serait aussi une bonne solution\u00bb, analyse Abdelwahed Benja\u00e2kik, membre de la coop\u00e9rative et cheville ouvri\u00e8re de l\u2019atelier de menuiserie qui fabrique ces cabines.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le plan d\u2019action de 2019 pr\u00e9voit la confection de pas moins de 200 unit\u00e9s, l\u2019embauche d\u2019une dizaine de menuisiers, et de 100 femmes pour le nettoyage et les vidanges (une femme pour 2 cabines), \u00abde pr\u00e9f\u00e9rence extr\u00eamement dans le besoin\u00bb, pr\u00e9cise Abdelwahed.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abNous ne demandons rien \u00e0 l\u2019Etat, aucune faveur. Nous lui demandons une seule chose: nous donner l\u2019autorisation pour installer ces cabines de toilettes, et celle d\u2019afficher nos sponsors, tous ces entrepreneurs jaloux du d\u00e9veloppement durable\u00bb, conclut Hicham.<\/p>\n<blockquote readability=\"31\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c2\">\u00abUne ville europ\u00e9enne par excellence\u00bb<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Connue pour ses huiles d\u2019olive d\u2019excellente qualit\u00e9, mais aussi par ses noix et ses grenadines, par une communaut\u00e9 h\u00e9bra\u00efque importante y ayant habit\u00e9 dans le pass\u00e9 avant d\u2019\u00eatre forc\u00e9e \u00e0 l\u2019exil en 1961, Amizmiz ploie en ce d\u00e9but 2019 sous l\u2019oubli. Pourtant, \u00e9conomiquement parlant, cette petite ville, tapie au pied des montagnes du Haut Atlas, \u00e0 55 km de Marrakech, est plut\u00f4t riche par ses gisements d\u2019or et de cuivre, dont les 22.000 habitants que compte la ville ne tirent aucun profit. \u00abM\u00eame pas des recettes fiscales pour le compte de la commune, les habitants regardent, impuissants, des camions traverser leur ville, emportant ailleurs ce tr\u00e9sor sans en tirer le moindre avantage\u00bb, r\u00e9v\u00e8le Mohamed El Faiz, un ex-fonctionnaire \u00e0 la municipalit\u00e9 actuellement \u00e0 la retraite. Amizmiz \u00abfut une ville europ\u00e9enne par excellence, avec ses \u00e9coles de notables, son \u00e9glise, sa synagogue\u2026 Pendant le protectorat, plusieurs repr\u00e9sentants de la communaut\u00e9 fran\u00e7aise ont choisi d\u2019y vivre, ou du moins y poss\u00e9der une maison de vacances\u00bb, ajoute M. El Faiz.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Les deux Rois et le docteur<\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\" readability=\"33.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/mobile.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/les_deux_rois_et_le_docteur_054.jpg\" width=\"208\" height=\"340\" alt=\"les_deux_rois_et_le_docteur_054.jpg\" title=\"les_deux_rois_et_le_docteur_054.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"12\">\n<p class=\"rtejustify\">Dans cet ouvrage, l\u2019auteur t\u00e9moigne des \u00e9v\u00e8nements marquant l\u2019histoire politique du Royaume et de l\u2019amiti\u00e9 qui l\u2019a li\u00e9 aux deux Souverains d\u00e9funts. Se trouvent rassembl\u00e9es dans ce livre ses propres notes sur l\u2019histoire du Maroc depuis le protectorat au r\u00e9cit de l\u2019exil \u00e0 Madagascar, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aventure de l\u2019ind\u00e9pendance. Des t\u00e9moignages illustr\u00e9s de photos et de lettres in\u00e9dites<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Deux personnalit\u00e9s de cette \u00e9poque coloniale ont laiss\u00e9 des traces dans cette ville, puisqu\u2019ils y ont poss\u00e9d\u00e9 des r\u00e9sidences secondaires, les vieux habitants en parlent encore \u00e0 Amizmiz: Philippe Boniface, le contr\u00f4leur qui commandait la police de Casablanca, et Henri Dubois-Roquebert, le m\u00e9decin personnel du Roi Mohammed V et du Roi Hassan II, jusqu\u2019\u00e0 sa mort dans la tuerie de Skhirat en 1971.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Si le premier tra\u00eene le triste souvenir d\u2019avoir voulu emp\u00eacher, en vain, le Sultan Ben Youssef de partir \u00e0 Tanger en 1947 prononcer son c\u00e9l\u00e8bre discours, le second jouit encore de l\u2019estime de la population d\u2019Amizmiz pour avoir jou\u00e9 un r\u00f4le dans les n\u00e9gociations qui am\u00e8nent le retour du Roi au Maroc. La ville s\u2019enorgueillit encore du fait que le Roi Mohammed V venait assez souvent rendre visite au docteur, dans sa r\u00e9sidence d\u2019Amizmiz.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">De cette amiti\u00e9 entre les deux Rois et le docteur naquit un livre du m\u00e9decin, publi\u00e9 \u00e0 titre posthume en 2003 (\u00abMohammed V et Hassan II, tels que je les ai connus\u00bb, Tarik \u00e9dition, 2003). Le legs de ces deux personnalit\u00e9s, \u00e0 Amizmiz, n\u2019a pas disparu avec l\u2019ind\u00e9pendance du Maroc: les deux enfants d\u2019Henri Dubois-Roquebert, B\u00e9atrice et Bruno ont toujours gard\u00e9 un pied dans cette ville en y b\u00e2tissant \u00abMaroc Lodge\u00bb, un superbe \u00e9tablissement h\u00f4telier.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Quant au \u00abgrand flic\u00bb de Casablanca, comme on le d\u00e9nomme, qu\u2019\u00e9tait Boniface, il a l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 ses enfants quelques terrains, dont 3 ha ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s par Mohamed El Faiz, un fonctionnaire \u00e0 la retraite, o\u00f9 il a construit \u00abL\u2019Oliveraie d\u2019Amizmiz\u00bb, un imposant h\u00f4tel au c\u0153ur de l\u2019avenue Mohammed V.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>Jaouad MDIDECH<br \/>(Ph. JM)<\/em><\/p>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1040897-apres-un-passe-glorieux-amizmiz-se-bat-seule-pour-son-propre-developpement\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le douar Sidi H\u2019sain, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un mausol\u00e9e \u00e9rig\u00e9 sur cette terre, comme il en existe des dizaines autour d\u2019Amizmiz. Le village, perch\u00e9 sur une colline, est travers\u00e9 par l\u2019oued portant le m\u00eame nom que la ville Sidi H\u2019sain, un douar d\u2019Amizmiz, con\u00e7oit son propre d\u00e9veloppement en comptant sur ses propres moyens: eau courante, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1763,"featured_media":15144,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[78,54],"tags":[],"class_list":["post-15143","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1763"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15143"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15143\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}