{"id":15400,"date":"2019-02-19T10:14:43","date_gmt":"2019-02-19T15:14:43","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/maroc-espagne-un-nouveau-souffle-a-la-cooperation-bilaterale\/"},"modified":"2019-02-19T10:14:43","modified_gmt":"2019-02-19T15:14:43","slug":"maroc-espagne-un-nouveau-souffle-a-la-cooperation-bilaterale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/maroc-espagne-un-nouveau-souffle-a-la-cooperation-bilaterale\/","title":{"rendered":"Maroc-Espagne : un nouveau souffle \u00e0 la coop\u00e9ration bilat\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\">Apr\u00e8s l\u2019Union europ\u00e9enne, le Maroc est la deuxi\u00e8me destination d\u2019affaires pour l\u2019Espagne. Voil\u00e0 ce qui justifie l\u2019offensive des patrons ib\u00e9riques qui ont accompagn\u00e9 le <strong>roi Felipe VI<\/strong> d\u2019Espagne au Maroc. Au-del\u00e0 du business, une autre dimension a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement valoris\u00e9e par cette visite Royale qui pr\u00e9sente de multiples enjeux pour les deux pays.<\/p>\n<div class=\"c10\"\/>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">D<\/span><span class=\"s1\">u beau monde. Dans la d\u00e9l\u00e9gation espagnole qui accompagnait le roi Felipe VI d\u2019Espagne en visite au Maroc les 13 et 14 f\u00e9vrier, on compte parmi les 18 ministres du gouvernement espagnol, les ministres des Relations ext\u00e9rieures et de l\u2019Union europ\u00e9enne et de la Coop\u00e9ration (Josep Borrell Fontelles), de l\u2019Int\u00e9rieur (Fernando Grande-Marlaska G\u00f3mez), de l\u2019Agriculture, de la P\u00eache et de l\u2019Alimentation (Luis Planas Puchades), de l\u2019Industrie, du Commerce et du Tourisme (Reyes Maroto Illera), de la Culture et du Sport (Jos\u00e9 Guirao).<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Pr\u00e8s d\u2019une centaine de dirigeants d\u2019entreprises espagnoles \u00e9taient \u00e9galement du voyage. La d\u00e9l\u00e9gation comprend aussi <strong>Antonio Garamendi<\/strong>, nouveau pr\u00e9sident du grand patronat, \u00e0 savoir la CEOE (Conf\u00e9d\u00e9ration espagnole des organisations entrepreneuriales) et aussi ceux de la Conf\u00e9d\u00e9ration espagnole des petites et moyennes entreprises (Cepyme) et du Conseil sup\u00e9rieur des Chambres de commerce.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">En Espagne, si dix ans apr\u00e8s la crise qui a \u00e9branl\u00e9 le pays, lors de l\u2019explosion de la bulle immobili\u00e8re, qui avait vu les Espagnols remettre en cause leur \u00e9conomie et leur classe politique, aujourd\u2019hui, les signaux \u00e9conomiques sont certes bien meilleurs mais l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 a laiss\u00e9 des traces et l\u2019emploi s\u2019est pr\u00e9caris\u00e9 avec un taux de ch\u00f4mage de 16,4%.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">L\u2019id\u00e9e est bien s\u00fbr pour les entreprises espagnoles de s\u2019appuyer sur cette visite Royale pour trouver un appel d\u2019air ou renforcer encore leur pr\u00e9sence sur un march\u00e9 proche et connu, mais bien plus dynamique que le leur.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">La croissance au Maroc devrait atteindre 3,2% selon le FMI contre 2,2% en Espagne (contre 2,5% en 2018).<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span> Mais malgr\u00e9 cette baisse, l\u2019Espagne affiche un PIB de 1420 milliards de dollars contre seulement 110 milliards de dollars pour le Maroc.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">De son c\u00f4t\u00e9, le <strong>Maroc<\/strong> est confront\u00e9 \u00e0 un d\u00e9ficit commercial global\u2026 avec notamment l\u2019Espagne. Cette derni\u00e8re est parvenue ainsi en 2012 \u00e0 chiper la place de premier fournisseur du Maroc \u00e0 la France tout en devenant \u00e9galement la premi\u00e8re cliente, l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"c11\">Partenariat commercial Vs IDE<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">A<\/span><span class=\"s1\">insi, si depuis 2013, l\u2019Espagne reste alors le premier partenaire commercial du Maroc sur le continent africain et deuxi\u00e8me dans le monde en dehors des 28 pays de l\u2019Union europ\u00e9enne, il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019Hexagone reste de loin le premier partenaire \u00e9conomique du Maroc en termes d\u2019investissements directs \u00e9trangers (IDE) avec pr\u00e8s de 35% du stock d\u2019IDE au Maroc.<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">En 2017, les IDE fran\u00e7ais ont pes\u00e9 11 fois ceux de l\u2019Espagne. Il faut dire que les flux entrants d\u2019IDE espagnols au Maroc ont atteint 1,1milliard de DH en 2017, en baisse de 7,6% par rapport \u00e0 2016. Leur part a atteint 3,1% des IDE totaux re\u00e7us par le Maroc en 2017. C\u2019est dire que les IDE espagnols restent loin de leur niveau de 6,2 milliards de DH enregistr\u00e9 en 2007 (16,1% du total). Mais c\u00f4t\u00e9 \u00e9changes commerciaux entre les deux Royaumes, ceux-ci, selon les donn\u00e9es d\u2019Eurostat, ont doubl\u00e9 sur la p\u00e9riode 2011-2017.<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">Les exportations marocaines vers le voisin ib\u00e9rique ont bondi \u00e0 6,35 milliards d\u00b4euros, alors que les exportations espagnoles \u00e0 destination du Maroc se sont \u00e9tablies \u00e0 8 milliards d\u2019euros. Cette tendance s\u2019est confirm\u00e9e en 2018, o\u00f9 les exportations marocaines vers l\u2019Espagne ont augment\u00e9 de 5,4% sur les 11 premiers mois de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, et ont enregistr\u00e9 une croissance de 6,5% vers l\u2019Union europ\u00e9enne (UE), d\u2019apr\u00e8s Eurostat.<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">Le voisin ib\u00e9rique est le premier client pour les produits marocains de la mer (5,7 milliards de DH), les engrais (1 milliard de DH), les fils et c\u00e2bles \u00e9lectriques (10,5 milliards de DH), les articles de bonneterie (2,5 milliards de DH), les v\u00eatements (14 milliards de DH).\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les importations marocaines d\u2019origine espagnole ont, elles, progress\u00e9 de 2,6% sur l\u2019ann\u00e9e, alors que celles provenant de l\u2019ensemble de l\u2019UE se sont appr\u00e9ci\u00e9es de 4,4%. Des chiffres qui s\u2019expliquent en partie par d\u2019importantes exp\u00e9ditions de produits p\u00e9troliers depuis les ports espagnols. En effet, le voisin ib\u00e9rique est le 4\u00e8me fournisseur de gaz de p\u00e9trole du Maroc avec 1,5 milliard de DH et premier de gasoil et de fuel oil (8,6 milliards de DH).<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">C\u00f4t\u00e9 entreprises, quelque 1.000 soci\u00e9t\u00e9s espagnoles sont pr\u00e9sentes au Maroc et certaines d\u2019entre elles, comme dans le textile Zara-Inditex, repr\u00e9sentent d\u2019importants volants d\u2019affaires pour le secteur de la confection.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Dans le BTP ou l\u2019\u00e9nergie, d\u2019autres sont parvenues \u00e0 gagner d\u2019importants march\u00e9s de travaux comme les entreprises Acciona, Sener et TSK qui r\u00e9alise pour le compte du saoudien Acwa le parc solaire CSP de Ouarzazate. Ainsi, beaucoup d\u2019entreprises espagnoles comme URSSA cherchent \u00e0 s\u2019implanter ou se renforcer au Maroc.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">D\u2019autres entreprises espagnoles enfin, ont accompagn\u00e9 la mont\u00e9e en puissance du Maroc dans l\u2019automobile comme Bamesa qui a ouvert une usine de d\u00e9coupe d\u2019acier ou les \u00e9quipementiers Antolin, Relats ou CIE. Rien que sur Tanger Free Zone (TFZ), une cinquantaine d\u2019industriels espagnols seraient pr\u00e9sents.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Si l\u2019Espagne voit surtout le Maroc comme un relais de croissance pour son \u00e9conomie, et qu\u2019aussi les entreprises espagnoles profitent de la forte demande marocaine, il y a lieu de constater que les relations bilat\u00e9rales entre les deux pays n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi bonnes. Et c\u2019est dans ce contexte que le Roi Mohammed VI et le souverain espagnol, ont pr\u00e9sid\u00e9, ce 13 f\u00e9vrier au Palais des H\u00f4tes \u00e0 Rabat, la c\u00e9r\u00e9monie de signature de 11 accords de coop\u00e9ration bilat\u00e9rale dans plusieurs domaines.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\"><em>\u00abDepuis les premi\u00e8res ann\u00e9es de la transition d\u00e9mocratique en Espagne, apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019ancien roi Juan Carlos en 1975, et plus particuli\u00e8rement apr\u00e8s les \u00e9lections l\u00e9gislatives de 1982, qui ont abouti \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du Parti socialiste, l\u2019Espagne s\u2019est employ\u00e9e \u00e0 renforcer les relations entre les familles royales des deux pays et \u00e0 cr\u00e9er des canaux de communication directe entre elles. Au fil des ann\u00e9es, les relations entre les deux couronnes ont rev\u00eatu une telle importance que les gouvernements espagnols successifs les ont consid\u00e9r\u00e9es comme soupape de s\u00e9curit\u00e9 pour les relations entre le Maroc et l\u2019Espagne \u00bb<\/em>, explique Samir Bennis, analyste politique, conseiller politique et diplomatique bas\u00e9 \u00e0 Washington, qui pr\u00e9cise \u00ab qu\u2019\u00e0 l\u2019exception de l\u2019ancien Premier ministre Jos\u00e9 Mar\u00eda Aznar, qui a marginalis\u00e9 le r\u00f4le de la famille Royale espagnole dans les relations entre les deux pays, tous les chefs de gouvernement pr\u00e9c\u00e9dents ont \u0153uvr\u00e9 \u00e0 le renforcer et \u00e0 y recourir chaque fois que les relations entre les deux gouvernements traversaient des p\u00e9riodes de tension \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"c11\">M\u00eame communaut\u00e9 de destin<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">Q<\/span><span class=\"s1\">uoi qu\u2019il en soit, tout indique que le Roi espagnol Felipe IV cherche \u00e0 maintenir la m\u00eame tradition et les m\u00eames liens solides qui unissent les deux familles Royales des deux pays, et cherche m\u00eame \u00e0 les renforcer davantage. <em>\u00abLe fait qu\u2019il visite le Maroc deux fois en moins de cinq ans est r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019importance que le monarque espagnol attache au Maroc et au renforcement des liens strat\u00e9giques unissant les deux pays. A titre de comparaison, l\u2019ancien monarque espagnol Juan Carlos s\u2019est rendu \u00e0 trois reprises au Maroc, en 1979, en 2005 et en 2013 \u00bb<\/em>, rel\u00e8ve Samir Bennis.<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">Il faut dire que le Maroc est un partenaire strat\u00e9gique pour l\u2019Espagne. <em>\u00ab Le Maroc n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme une question de politique \u00e9trang\u00e8re, mais comme une question de politique int\u00e9rieure. Tout ce qui se passe au Maroc a un impact significatif sur l\u2019Espagne. C\u2019est la raison pour laquelle, les gouvernements espagnols ont toujours tenu \u00e0 maintenir et renforcer les liens unissant les deux pays et les immuniser contre toutes les frictions diplomatiques qui puissent surgir de temps \u00e0 autre \u00bb<\/em>, explique l\u2019analyste politique.<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">Selon lui, il est loin le temps o\u00f9 les relations entre les deux pays \u00e9taient affect\u00e9es par certains diff\u00e9rends tels que Sebta et Melilia, la question du Sahara, l\u2019immigration clandestine ou encore la question de la p\u00eache ou le trafic de drogue. <em>\u00ab La th\u00e9orie des matelas des int\u00e9r\u00eats (colch\u00f3n des intereses) que l\u2019ancien ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, Fernando Mor\u00e1n, avait cr\u00e9\u00e9e en 1982, qui visait \u00e0 lier les deux pays \u00e0 travers un ensemble d\u2019int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques communs susceptibles d\u2019amortir l\u2019impact des questions \u00e9pineuses pr\u00e9cit\u00e9es sur les relations entre les deux pays a port\u00e9 ses fruits, notamment durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie \u00bb,<\/em> dit-il.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"c11\">Le Maroc, un partenaire incontournable<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">A<\/span><span class=\"s1\">ujourd\u2019hui, sur le terrain, le Maroc est aussi devenu un partenaire incontournable pour l\u2019Espagne dans sa strat\u00e9gie de lutte contre le terrorisme. L\u2019excellent niveau de coop\u00e9ration et de confiance entre les services de s\u00e9curit\u00e9 des deux pays n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. <\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\"><em>\u00ab Les responsables espagnols ne ratent aucune occasion pour louer le niveau de coop\u00e9ration s\u00e9curitaire entre les deux pays. Il en est de m\u00eame pour la question de l\u2019immigration clandestine. Avec la fermeture d\u00e9finitive des fronti\u00e8res italiennes \u00e0 l\u2019immigration clandestine, les dirigeants espagnols ont tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 \u00eatre dans les bonnes gr\u00e2ces des responsables marocains et s\u2019assurer de leur coop\u00e9ration dans ce domaine. Tout laxisme de la part du gouvernement marocain ou manque de coop\u00e9ration avec son homologue espagnol pourrait mettre l\u2019Espagne en proie \u00e0 des afflux incessants d\u2019immigration clandestine, ce qui pourrait avoir un impact d\u00e9sastreux sur l\u2019\u00e9conomie et la s\u00e9curit\u00e9 espagnole<\/em> \u00bb, affirme Samir Bennis.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">En effet, pour s\u2019assurer la continuit\u00e9 de la coop\u00e9ration des autorit\u00e9s marocaines, le gouvernement espagnol a exhort\u00e9 l\u2019Union Europ\u00e9enne \u00e0 augmenter l\u2019enveloppe budg\u00e9taire destin\u00e9e \u00e0 aider le Maroc \u00e0 faire face aux flux de l\u2019immigration clandestine. Gr\u00e2ce au plaidoyer de l\u2019Espagne, l\u2019UE a d\u00e9cid\u00e9 de porter l\u2019aide financi\u00e8re octroy\u00e9e au Maroc \u00e0 140 millions d\u2019euros.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Selon le journal El Pais, les efforts consid\u00e9rables d\u00e9ploy\u00e9s par les autorit\u00e9s s\u00e9curitaires marocaines ont emp\u00each\u00e9 13.721 candidats \u00e0 l\u2019immigration clandestine d\u2019atteindre le sol espagnol en 2018.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab<em>Le Maroc a aussi tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 veiller sur le bon \u00e9tat de ses relations avec l\u2019Espagne. En plus de son besoin de soutien de l\u2019Espagne sur un nombre important de questions r\u00e9gionales et internationales, il est de l\u2019int\u00e9r\u00eat du Maroc que le bien \u00eatre et la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019emploi de plus de 800.000 immigr\u00e9s marocains install\u00e9s en Espagne ne soient pas affect\u00e9s par une quelconque friction diplomatique avec Madrid. Toute crise diplomatique entre les deux pays pourrait cr\u00e9er un climat de m\u00e9fiance et m\u00eame donner lieu \u00e0 une vague de x\u00e9nophobie \u00e0 l\u2019encontre de la communaut\u00e9 marocaine \u00bb<\/em>, analyse Samir Bennis, qui estime qu\u2019\u00e0 travers cette strat\u00e9gie de concertation et de coop\u00e9ration tous azimuts entre les deux pays, le Maroc s\u2019assure au moins la neutralit\u00e9 positive de l\u2019Espagne en ce qui concerne la question du Sahara.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\"><em>\u00ab A l\u2019heure actuelle, il est impensable de voir le gouvernement espagnol adopter une position hostile \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc, ni de voir un chef du gouvernement espagnol prof\u00e9rer des menaces \u00e0 l\u2019encontre du Maroc, comme ce fut le cas de l\u2019ancien Premier Ministre espagnol, Jos\u00e9 Mar\u00eda Aznar. Bien plus, l\u2019Espagne ne rate aucune opportunit\u00e9 pour r\u00e9affirmer son soutien tacite au Maroc sur la question du Sahara \u00bb<\/em>, lance l\u2019analyste politique qui trouve tr\u00e8s logique que la visite du Roi Felipe VI ait d\u00e9bouch\u00e9 sur la signature d\u2019un nombre d\u2019accords portant sur des secteurs strat\u00e9giques, ce qui insufflera un nouveau souffle aux relations bilat\u00e9rales entre les deux pays.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le forum \u00e9conomique qui s\u2019est tenu au si\u00e8ge du minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res, le lendemain de la signature des 11 conventions, en pr\u00e9sence des membres des gouvernements et des conf\u00e9d\u00e9rations patronales des deux pays, a permis d\u2019identifier de nouvelles opportunit\u00e9s de coop\u00e9ration industrielle entre les entreprises des deux pays et d\u2019explorer les pistes d\u2019un d\u00e9veloppement partag\u00e9 dans plusieurs domaines.\u00a0<\/span><\/p>\n<div class=\"c18\">\n<fieldset class=\"c17\">\n<legend><strong><span class=\"c12\">Challenge<\/span><span class=\"c13\">news<\/span><\/strong><\/legend>\n<div class=\"c16\">Le meilleur de la r\u00e9daction s\u00e9lectionn\u00e9 par Challenge :<\/p>\n<\/div>\n<\/fieldset>\n<\/div>\n<p>Auteur: Driss Al Andaloussi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.challenge.ma\/maroc-espagne-un-nouveau-souffle-a-la-cooperation-bilaterale-105044\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019Union europ\u00e9enne, le Maroc est la deuxi\u00e8me destination d\u2019affaires pour l\u2019Espagne. 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