{"id":16188,"date":"2019-02-21T15:20:52","date_gmt":"2019-02-21T20:20:52","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/fespaco-2019\/"},"modified":"2019-02-21T15:20:52","modified_gmt":"2019-02-21T20:20:52","slug":"fespaco-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/fespaco-2019\/","title":{"rendered":"\u00a0FESPACO 2019"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"post_layout_5_img\" src=\"http:\/\/lepays.bf\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO.jpg\" alt=\"\u00a0FESPACO 2019\"\/><\/p>\n<p><strong>Cinquante ans apr\u00e8s, les d\u00e9fis restent entiers<\/strong><\/p>\n<p>Qui succ\u00e9dera \u00e0 \u00ab\u00a0<em>F\u00e9licit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb du S\u00e9n\u00e9galais Alain Gomis au palmar\u00e8s de l\u2019Etalon d\u2019Or de Yennenga ?\u00a0 R\u00e9ponse attendue le 2 mars prochain \u00e0 Ouagadougou, la capitale du cin\u00e9ma africain, o\u00f9 sera donn\u00e9, demain, 23 f\u00e9vrier 2019, le clap d\u2019ouverture de la 26<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9dition du Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou (FESPACO) qui c\u00e9l\u00e8bre cette ann\u00e9e son cinquantenaire sous le th\u00e8me\u00a0: \u00ab\u00a0<em>M\u00e9moire et avenir des cin\u00e9mas africains<\/em>\u00a0\u00bb, pour \u00ab\u00a0<em>confronter notre m\u00e9moire et forger l\u2019avenir du cin\u00e9ma panafricain\u00a0dans son essence, son \u00e9conomie et sa diversit\u00e9<\/em>\u00bb. Un jubil\u00e9 d\u2019or qui intervient dans un contexte particulier o\u00f9 le d\u00e9fi s\u00e9curitaire et celui de la fr\u00e9quentation des salles s\u2019annoncent comme les principaux challenges \u00e0 relever. Aussi, entre peur et passion du septi\u00e8me art, les cin\u00e9philes burkinab\u00e8 auront \u00e0 c\u0153ur de prouver \u00e0 leurs h\u00f4tes que le Burkina Faso est un pays s\u00fbr et demeure \u00ab\u00a0<em>une destination \u00e0 ne pas manquer<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>En cinquante ans, \u00a0 du chemin a \u00e9t\u00e9 parcouru<\/strong><\/p>\n<p>Et pendant que les Forces de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 (FDS) seront sur la br\u00e8che, il revient aux populations de respecter scrupuleusement les consignes de s\u00e9curit\u00e9 et de ne pas h\u00e9siter \u00e0 d\u00e9noncer, le cas \u00e9ch\u00e9ant, tout fait ou acte jug\u00e9 suspect.\u00a0 Il y va de l\u2019int\u00e9r\u00eat de tous. En tous les cas, avec ce que les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont donn\u00e9 \u00e0 voir comme professionnalisme lors du SIAO qui s\u2019\u00e9tait tenu concomitamment avec le <em>Tour du Faso<\/em> et les <em>R\u00e9cr\u00e9\u00e2trales<\/em> en octobre et novembre derniers, l\u2019espoir est permis que cette fois-ci encore, elles sauront tirer leur \u00e9pingle du jeu. C\u2019est tout le mal que l\u2019on puisse leur souhaiter.<\/p>\n<p>Ceci \u00e9tant, depuis quelques jours,\u00a0 Ouaga la coquette s\u2019est d\u00e9j\u00e0 par\u00e9e de ses plus beaux atours pour la c\u00e9l\u00e9bration de ces noces d\u2019or du cin\u00e9ma africain et le comit\u00e9 d\u2019organisation a mis les petits plats dans les grands pour la r\u00e9ussite de cet \u00e9v\u00e9nement qui s\u2019annonce d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, comme un d\u00e9fi pour le peuple burkinab\u00e8 tout entier. Car, c\u2019est \u00e0 leur large adh\u00e9sion et leur forte participation que les Burkinab\u00e8 pourront prouver \u00e0 la face du monde que malgr\u00e9 les \u00e9preuves, malgr\u00e9 l\u2019adversit\u00e9, ils restent un peuple debout et que la <em>patrie des Hommes int\u00e8gres<\/em> est un pays fier,\u00a0 qui tient bon. A noter que cette ann\u00e9e, le Rwanda est le pays invit\u00e9 d\u2019honneur. Vingt longs m\u00e9trages provenant de 16 pays africains sont en comp\u00e9tition pour d\u00e9crocher le <em>Saint graal<\/em>. Le Burkina Faso qui court derri\u00e8re la cons\u00e9cration supr\u00eame depuis l\u2019\u00e9dition de 1997 qui a vu le sacre de \u00ab\u00a0<em>Buud Yam<\/em>\u00a0\u00bb de Gaston Kabor\u00e9, est en lice cette ann\u00e9e avec \u00ab\u00a0<em>Desrances<\/em>\u00a0\u00bb de Apolline Traor\u00e9 et \u00ab\u00a0<em>Duga<\/em>\u00a0\u00bb (Les charognards) de Abdoulaye Dao et Herv\u00e9 Eric Lingani.<\/p>\n<p>Cela dit, en cinquante ans, \u00a0 du chemin a \u00e9t\u00e9 parcouru par le cin\u00e9ma africain qui a su, entre autres, tourner la page du mis\u00e9rabilisme qui le caract\u00e9risait si souvent, mais les d\u00e9fis restent entiers. Surtout en termes d\u2019autofinancement, de production, de promotion et de distribution des films africains. En effet, aujourd\u2019hui encore, le FESPACO peine \u00e0 assurer son autofinancement m\u00eame si bon an mal an, le festival se tient r\u00e9guli\u00e8rement.\u00a0 Pendant ce temps, les cin\u00e9astes africains sont toujours oblig\u00e9s de faire la manche pour boucler les budgets de leurs films ou ramener leurs ambitions \u00e0 des proportions plus mesur\u00e9es quand leurs projets ne restent pas tout simplement dans les placards ou au milieu du gu\u00e9, faute de moyens financiers.<\/p>\n<p><strong>Aujourd\u2019hui encore, il est difficile de dire que le cin\u00e9ma africain nourrit convenablement son homme\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Cela ne permet pas la pleine expression de leurs talents, encore moins de leur savoir-faire. Au m\u00eame moment, toute la cha\u00eene de distribution des films reste pratiquement \u00e0 reconstruire. En effet, c\u2019est la mort dans l\u2019\u00e2me que l\u2019on a vu, depuis quelques ann\u00e9es, les salles de cin\u00e9, dans la plupart des pays africains, se fermer inexorablement les unes apr\u00e8s les autres avec pour seuls locataires des cafards et des l\u00e9zards quand elles ne se sont pas transform\u00e9es en lieux de cultes, en boutiques, en magasins ou en latrines. Et la concurrence, entre autres\u00a0 du petit \u00e9cran, la baisse du pouvoir d\u2019achat des populations et l\u2019\u00e9loignement des salles de cin\u00e9ma quand elles existent, sont autant de faits qui am\u00e8nent \u00e0 se demander s\u2019il ne faut pas repenser la distribution du cin\u00e9ma africain. D\u2019autant plus qu\u2019il ne fait pas de doute que le march\u00e9 existe et que les Africains sont de plus en plus friands des films africains plus que de films venus d\u2019ailleurs. Malheureusement, aujourd\u2019hui encore, il est difficile de dire que le cin\u00e9ma africain nourrit convenablement son homme. Des acteurs aux r\u00e9alisateurs, ils sont nombreux \u00e0 n\u2019\u00eatre riches que de leur renomm\u00e9e.\u00a0 Pourtant, ils font aussi partie de ces ambassadeurs qui font\u00a0 la fiert\u00e9 du contient africain. C\u2019est pourquoi il est temps, pour le FESPACO, d\u2019op\u00e9rer sa mue, pour se transformer en une v\u00e9ritable industrie du cin\u00e9ma. Si ce n\u2019est pas sa vocation premi\u00e8re, il est peut-\u00eatre temps d\u2019y penser. Car, si aujourd\u2019hui le cin\u00e9ma nourrit\u00a0 son homme sous d\u2019autres cieux, il n\u2019y a pas de raison qu\u2019au <em>pays des Hommes int\u00e8gres<\/em>, qui est de surcro\u00eet la capitale du cin\u00e9ma africain, il en soit autrement.\u00a0 Car, \u00e0 y regarder de pr\u00e8s, c\u2019est un secteur qui est potentiellement pourvoyeur d\u2019emplois dans toute la cha\u00eene de production et de distribution, et qui pourrait \u00eatre d\u2019un apport\u00a0 inestimable dans la lutte contre le ch\u00f4mage et la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, face \u00e0 la concurrence des films venus d\u2019ailleurs, le cin\u00e9ma africain n\u2019a pas d\u2019autre choix que de vivre ou mourir. Dans le cas d\u2019esp\u00e8ce, tout\u00a0 Burkinab\u00e8 devrait se sentir concern\u00e9 par ce jubil\u00e9 d\u2019or du FESPACO qui est l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements qui font la renomm\u00e9e du pays\u00a0 \u00e0 travers le monde. A ce titre, un hommage appuy\u00e9 et m\u00e9rit\u00e9 sera certainement rendu aux devanciers qui ont su allumer la flamme. Ce au moment o\u00f9 le Burkina porte toujours le deuil de certains de ses fils disparus qui ont r\u00e9cemment tourn\u00e9 la\u00a0\u2026 cam\u00e9ra \u00e0 gauche, comme Missa H\u00e9bi\u00e9 et le \u00ab\u00a0<em>Maestro<\/em>\u00a0\u00bb Idrissa Ou\u00e9draogo, v\u00e9ritable ic\u00f4ne du septi\u00e8me art \u00e0 la r\u00e9putation mondiale, dont l\u2019ombre planera \u00e0 coup s\u00fbr sur ce festival qui fait aujourd\u2019hui la fiert\u00e9 de tout le pays. Que la f\u00eate commence, et qu\u2019elle soit belle\u00a0!<\/p>\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0Le Pays\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/fespaco-2019\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cinquante ans apr\u00e8s, les d\u00e9fis restent entiers Qui succ\u00e9dera \u00e0 \u00ab\u00a0F\u00e9licit\u00e9\u00a0\u00bb du S\u00e9n\u00e9galais Alain Gomis au palmar\u00e8s de l\u2019Etalon d\u2019Or de Yennenga ?\u00a0 R\u00e9ponse attendue le 2 mars prochain \u00e0 Ouagadougou, la capitale du cin\u00e9ma africain, o\u00f9 sera donn\u00e9, demain, 23 f\u00e9vrier 2019, le clap d\u2019ouverture de la 26\u00e8me \u00e9dition du Festival panafricain du cin\u00e9ma [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1813,"featured_media":16189,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-16188","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1813"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16188"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16188\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}