{"id":17098,"date":"2019-02-25T03:48:50","date_gmt":"2019-02-25T08:48:50","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-manque-nous-navons-pas-soutenu-le-general-diendere-dixit-le-general-pengrenoma-zagre\/"},"modified":"2019-02-25T03:48:50","modified_gmt":"2019-02-25T08:48:50","slug":"proces-du-putsch-manque-nous-navons-pas-soutenu-le-general-diendere-dixit-le-general-pengrenoma-zagre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-manque-nous-navons-pas-soutenu-le-general-diendere-dixit-le-general-pengrenoma-zagre\/","title":{"rendered":"PROCES DU PUTSCH MANQUE  \u00ab Nous n\u2019avons pas soutenu le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 \u00bb, dixit le g\u00e9n\u00e9ral Pengrenoma Zagr\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"post_layout_5_img\" src=\"http:\/\/lepays.bf\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/lepaysresponsive.png\" alt=\"PROCES DU PUTSCH MANQUE \u00ab Nous n\u2019avons pas soutenu le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 \u00bb, dixit le g\u00e9n\u00e9ral Pengrenoma Zagr\u00e9\"\/><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>L\u2019audition des t\u00e9moins dans le cadre du putsch manqu\u00e9 de septembre 2015 s\u2019est poursuivie, le vendredi 22 f\u00e9vrier 2019 au Tribunal militaire de Ouagadougou dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Le plus attendu des t\u00e9moins, le chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral des Arm\u00e9es (CEMGA) d\u2019alors, le g\u00e9n\u00e9ral Pengrenoma Zagr\u00e9, ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, est pass\u00e9 \u00e0 la barre apr\u00e8s l\u2019audition du g\u00e9n\u00e9ral Oumarou Sadou. Le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 est cat\u00e9gorique\u00a0: la hi\u00e9rarchie militaire a refus\u00e9 d\u2019assumer le putsch d\u00e8s le 16 septembre \u00e0 la rencontre de la CRAD.<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Lorsque le g\u00e9n\u00e9ral Oumarou Sadou finit sa d\u00e9position \u00e0 la barre le vendredi matin, le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 le salue pour sa franchise, notamment sur l\u2019\u00e9pisode du retrait de Diend\u00e9r\u00e9 et du colonel major Ki\u00e9r\u00e9 (de la rencontre du 16 septembre pour aller voir les hommes avant de revenir) qu\u2019il ne confirme pas \u00e0 la barre. Le t\u00e9moin le plus attendu dans ce proc\u00e8s du putsch manqu\u00e9, c\u2019est bien le g\u00e9n\u00e9ral Pengrenoma Zagr\u00e9, CEMGA, au moment des faits, qui succ\u00e8de au g\u00e9n\u00e9ral Sadou \u00e0 la barre pour d\u00e9poser sous serment. Il fait un r\u00e9cit bien rythm\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements du 16 et jours suivants, \u00e0 la demande du pr\u00e9sident du tribunal. Il pr\u00e9sidait le conseil d\u2019administration de l\u2019USFA, le 16 septembre lorsqu\u2019il voit apr\u00e8s l\u2019appel manqu\u00e9 du g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 qu\u2019il rappelle et apprend par lui l\u2019arrestation des autorit\u00e9s de la Transition. Il joint le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du minist\u00e8re de la D\u00e9fense, le colonel Mon\u00e9 qui lui apprend que le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 a demand\u00e9 une r\u00e9union de la CRAD (Commission de r\u00e9flexion et d\u2019appui aux d\u00e9cisions). La rencontre est fix\u00e9e pour 16h. L\u2019ex- CEMGA, Zagr\u00e9, convie l\u2019ex-pr\u00e9sident du Faso, Jean-Baptiste Ou\u00e9draogo et Mgr Paul Ou\u00e9draogo \u00e0 la rencontre de la CRAD par t\u00e9l\u00e9phone. A la rencontre, le G\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 explique les raisons du coup de force, \u00e0 savoir l\u2019exclusion de certains acteurs du jeu politique, la loi sur l\u2019Arm\u00e9e, le projet de dissolution du RSP\u2026. \u00ab\u00a0Nous avons dit au g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas de la vocation de l\u2019Arm\u00e9e de changer l\u2019ordre politique\u00a0\u00bb, se souvient le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9. Il dit avoir demand\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019une \u00e9quipe rencontre les hommes. Le G\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 et le colonel major Ki\u00e9r\u00e9 devancent l\u2019\u00e9quipe chez les hommes, selon son r\u00e9cit. \u00ab\u00a0Ce que nous avons trouv\u00e9 suspect\u00a0\u00bb, confie-t-il. Les deux officiers sup\u00e9rieurs reviennent au minist\u00e8re de la d\u00e9fense 45 mn apr\u00e8s, selon le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9, avec un message des hommes qui tiennent \u00e0 ce que leur d\u00e9cision soit accept\u00e9e, le coup de force en l\u2019occurrence, alors que, relate-t-il, un appel avait \u00e9t\u00e9 fait au g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 pour faire lib\u00e9rer les otages, selon les propos du g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9. Il rappelle l\u2019ambiance \u00e0 la rencontre des hommes dont certains ont tenu des propos discourtois, mena\u00e7ants \u00e0 l\u2019endroit de la d\u00e9l\u00e9gation alors que d\u2019autres \u00e9taient cagoul\u00e9s, selon son r\u00e9cit. Revenu, le g\u00e9n\u00e9ral fait part de la cr\u00e9ation du CND et une d\u00e9claration est lue par le colonel major Ki\u00e9r\u00e9, avant la fin de la rencontre de la nuit du 16 septembre jusqu\u2019au 17 septembre \u00e0 3h du matin. A la demande du g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9, une seconde rencontre de la CRAD est convoqu\u00e9e. A ladite rencontre, il annonce la lib\u00e9ration du pr\u00e9sident de la Transition, Michel Kanfando. Il apprend l\u2019arriv\u00e9e annonc\u00e9e pour le 18 septembre des chefs d\u2019Etat de la CEDEAO. Ces chefs d\u2019Etat arrivent le 18 et sont accueillis \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Commencent les n\u00e9gociations. Le 18, les ministres sont lib\u00e9r\u00e9s, except\u00e9 le Premier ministre Yacouba Zida. \u00ab\u00a0Le RSP \u00e9tait inform\u00e9 de tout ce que nous faisions et notre but n\u2019\u00e9tait pas de l\u2019affronter\u00a0\u00bb, rappelle le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 qui pr\u00e9cise que \u00ab\u00a0\u00e7a aurait \u00e9t\u00e9 la pire des catastrophes si une op\u00e9ration \u00e9tait engag\u00e9e contre le RSP qui d\u00e9tenait depuis 2011 l\u2019essentiel de l\u2019armement, \u00e0 son avis. Il dit avoir d\u00e9p\u00each\u00e9 des missions pour rencontrer les militaires des garnisons qui faisaient mouvement sur Ouagadougou, de leur propre initiative. Un mouvement coordonn\u00e9 et plac\u00e9 sous contr\u00f4le de la hi\u00e9rarchie militaire, \u00e0 son avis. Une campagne de d\u00e9mobilisation des \u00e9l\u00e9ments du RSP est organis\u00e9e, pour \u00e9viter tout affrontement entre RSP et le reste de l\u2019Arm\u00e9e, question de minimiser les pertes en vies humaines.<\/em><br \/><em>Que savez-vous de la mission du 17 septembre au Togo, demande le parquet\u00a0? Sur la mission \u00e0 la fronti\u00e8re togolaise, le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 dit l\u2019avoir apprise apr\u00e8s. Avez-vous eu une rencontre le 17 septembre matin dans votre bureau avec le DG de la Police d\u2019alors, Lazare Tarpaga\u00a0? Le g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9pond au parquet, indiquant qu\u2019il ne se rappelle pas. Sur le retrait du g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 et du colonel major Ki\u00e9r\u00e9 \u00e0 la rencontre du 16 pour aller vers les hommes, le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 n\u2019est pas formel, et suivant le fil des actes, il estime que le plus important pour lui, c\u2019\u00e9tait la rencontre au camp Naaba Koom avec les hommes. Le parquet rappelle \u00e0 l\u2019intention du t\u00e9moin que le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 a confi\u00e9 avoir obtenu le soutien de la hi\u00e9rarchie militaire. En r\u00e9action, il indique ceci\u00a0: \u00ab\u00a0aucun membre de la CRAD n\u2019a formul\u00e9 de soutien au g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9, il a fait un choix. Nous n\u2019avons pas soutenu le g\u00e9n\u00e9ral \u00bb. Il confie avoir connu Diend\u00e9r\u00e9 en 1979 et ce n\u2019est pas au terme de sa carri\u00e8re militaire qu\u2019il va faire un coup d\u2019Etat. Le parquet veut v\u00e9rifier les propos d\u2019un autre t\u00e9moin qui avait dit plus t\u00f4t \u00e0 la barre que le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 a interpell\u00e9 Diend\u00e9r\u00e9 sur leur engagement \u00e0 Saint-Cir (\u00e9cole de guerre en France) de ne pas se m\u00ealer de politique. Le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 ne confirme pas, mais confie que les propos de ce t\u00e9moin correspondent \u00e0 sa personnalit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai jamais donn\u00e9 d\u2019ordre pour autoriser une mission h\u00e9liport\u00e9e\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Que savez-vous de la mission h\u00e9liport\u00e9e du 19 septembre \u00e0 la fronti\u00e8re ivoirienne\u00a0? \u00ab\u00a0Je n\u2019ai jamais donn\u00e9 d\u2019ordre pour autoriser une mission h\u00e9liport\u00e9e\u00a0\u00bb, dit le t\u00e9moin. Sur le d\u00e9sarmement d\u00e9but\u00e9 le 25 septembre, le t\u00e9moin explique que le processus a \u00e9t\u00e9 suspendu suite aux menaces de certains \u00e9l\u00e9ments du RSP. Il indique \u00e0 cet effet, par exemple, que le capitaine a soutenu les points d\u00e9fendus par le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 devant la CRAD et le capitaine Zoumbri qui a trait\u00e9 les membres de la d\u00e9l\u00e9gation des sages d\u2019utopistes qui croyaient que la Transition pouvait faire quelque chose de bien. En d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi, apr\u00e8s la pause, les accus\u00e9s comme les capitaines Dao et Zoumbri, le commandant Korogo, le colonel major Ki\u00e9r\u00e9 et le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 passent \u00e0 la barre pour confrontation, \u00e0 la demande du pr\u00e9sident du tribunal. Capitaine Dao confirme avoir pris la parole pour dire au coll\u00e8ge de sages qu\u2019on tergiversait alors que la situation s\u2019aggravait. Le major Ki\u00e9r\u00e9 indique que la CRAD a refus\u00e9 d\u2019assumer le putsch le 16 et de l\u00e0, Diend\u00e9r\u00e9 a accept\u00e9 l\u2019assumer avant de demander le soutien de l\u2019Arm\u00e9e pour le maintien d\u2019ordre. Ce que le CEMGA d\u2019alors, le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 a accept\u00e9. Un accord que le g\u00e9n\u00e9ral a consid\u00e9r\u00e9 comme un accompagnement, selon Ki\u00e9r\u00e9 qui confie \u00e0 la barre que c\u2019est le chef d\u2019Etat-major de la gendarmerie qui a demand\u00e9 le mat\u00e9riel de maintien d\u2019ordre. Les multiples crises au RSP sont dues \u00e0 l\u2019affectation massive des officiers du RSP par le premier ministre Zida, selon toujours Ki\u00e9r\u00e9 qui mentionne que c\u2019est le CEMGA, g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 en son temps, qui signait les notes d\u2019affectation. Lorsqu\u2019il prend la parole \u00e0 la barre, le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 a beaucoup \u00e0 dire, mais indique, entre autres, avoir pos\u00e9 les probl\u00e8mes de l\u2018Arm\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la rencontre du 16 septembre en plus des griefs contre la Transition. Il soutient que la suspension de 45 mn de la rencontre dont a parl\u00e9 le t\u00e9moin n\u2019a jamais exist\u00e9e. Il indique s\u2019\u00eatre adress\u00e9, le 18 septembre au Colonel Aim\u00e9 Gouba de l\u2019Arm\u00e9e de l\u2019air pour obtenir l\u2019h\u00e9licopt\u00e8re. Pour Me Herv\u00e9 Kam, avocat des parties civiles, le g\u00e9n\u00e9ral Zagr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u2019une clart\u00e9 rarement obtenue dans la salle d\u2019audience. Son confr\u00e8re Ali Neya embouche la m\u00eame trompette et remercie le t\u00e9moin Zagr\u00e9 pour \u00ab\u00a0des r\u00e9ponses pr\u00e9cises \u00e0 des questions pr\u00e9cises qu\u2019on se posait depuis un an\u00a0\u00bb. L\u2019audition du t\u00e9moin Pengrenoma Zagr\u00e9 se poursuit le lundi 25 f\u00e9vrier au Tribunal militaire.<\/em><\/p>\n<p><strong>Lonsani SANOGO<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/proces-du-putsch-manque-nous-navons-pas-soutenu-le-general-diendere-dixit-le-general-pengrenoma-zagre\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019audition des t\u00e9moins dans le cadre du putsch manqu\u00e9 de septembre 2015 s\u2019est poursuivie, le vendredi 22 f\u00e9vrier 2019 au Tribunal militaire de Ouagadougou dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Le plus attendu des t\u00e9moins, le chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral des Arm\u00e9es (CEMGA) d\u2019alors, le g\u00e9n\u00e9ral Pengrenoma Zagr\u00e9, ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1813,"featured_media":17102,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-17098","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17098","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1813"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17098"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17098\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}