{"id":17799,"date":"2019-02-26T17:21:20","date_gmt":"2019-02-26T22:21:20","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/avons-nous-de-la-memoire\/"},"modified":"2019-02-26T17:21:20","modified_gmt":"2019-02-26T22:21:20","slug":"avons-nous-de-la-memoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/avons-nous-de-la-memoire\/","title":{"rendered":"Avons-nous  de la m\u00e9moire\u00a0?"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?fit=709%2C539&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"529\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?resize=696%2C529&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?w=709&#038;ssl=1 709w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?resize=300%2C228&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?resize=696%2C529&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-41.jpg?resize=552%2C420&#038;ssl=1 552w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_24_5c75c144a3730_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Dans l\u2019ambiance festive du plus grand rendez-vous cin\u00e9matographique du continent, le Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou (FESPACO), le cri du c\u0153ur du pr\u00e9sident du comit\u00e9 national d\u2019organisation, Yacouba Traor\u00e9, qui a avou\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de recourir \u00e0 l\u2019Institut national de l\u2019audiovisuel (INA) de France, est pass\u00e9 comme un aveu d\u2019impuissance. Mieux, un appel afin que d\u00e8s maintenant, tout soit mis en \u0153uvre pour \u00e9viter que demain, dans cinquante ans, voire plus, nous ne soyons plus oblig\u00e9s de courir ailleurs pour demander nos archives.<\/p>\n<p>Ainsi donc, ce qui aurait pu \u00eatre le moins difficile \u00e0 retrouver nos propres archives ayant un lien avec la premi\u00e8re \u00e9dition du FESPACO en 1969, ni les archives nationales, encore moins la t\u00e9l\u00e9vision nationale ou tout autre structure au plan local n\u2019avait de trace. De sorte que pour le cinquanti\u00e8me anniversaire du FESPACO, il a fallu prendre l\u2019avion pour retrouver les premi\u00e8res images du festival \u00e0 l\u2019INA en France. Ce parcours du combattant, que le pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019organisation de la biennale a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 durant la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019ouverture, doit nous amener \u00e0 une r\u00e9flexion profonde. Pour le FESPACO 2069, avons-nous song\u00e9 d\u00e9j\u00e0 \u00e0 archiver l\u2019\u00e9dition cinquantenaire, afin d\u2019\u00e9viter au pr\u00e9sident du CNO d\u2019aller \u00e0 Paris, o\u00f9 ailleurs sur la plan\u00e8te pour glaner les belles images de ce t\u00e9moignage d\u2019un festival en or massif comme l\u2019a si bien \u00e9crit l\u2019\u00e9ditorialiste du hors-s\u00e9rie que Sidwaya offre comme contribution \u00e0 la f\u00eate du cin\u00e9ma\u00a0?<\/p>\n<p>Pour illustrer par un proverbe populaire, les archives ou la m\u00e9moire sont comme cette partie du corps humain qui n\u2019a d\u2019int\u00e9r\u00eat que quand vient le moment de s\u2019assoir. Notre pays, nos pays ont saisi au bond la promesse faite par le pr\u00e9sident fran\u00e7ais, Emmanuel Macron, de r\u00e9troc\u00e9der nos objets cultuels achet\u00e9s, d\u00e9rob\u00e9s, en tous les cas, nos objets qui renferment notre histoire, notre cheminement et qui concentrent parfois notre avenir. En attendant la rencontre propos\u00e9e par le pr\u00e9sident fran\u00e7ais pour \u00abr\u00e9unir \u00e0 Paris au premier trimestre 2019 l\u2019ensemble des partenaires africains et europ\u00e9ens\u00bb pour d\u00e9finir le cadre d\u2019une \u00abpolitique d\u2019\u00e9changes d\u2019\u0153uvres d\u2019art\u00bb, il y va, nous le pensons, de notre engagement aussi \u00e0 faire en sorte que nos images et nos valeurs soient sauvegard\u00e9es sur le continent.<\/p>\n<p>Comment faire pour que dans cinquante ans, parfois moins, nous puissions exhiber avec fiert\u00e9 ces moments historiques qui meublent notre pr\u00e9sent, et qui ont vocation \u00e0 garder le lien avec notre ascendant\u00a0? Avons-nous seulement tir\u00e9 le\u00e7on, et gard\u00e9 \u00e0 l\u2019esprit qu\u2019il faut absolument mettre en bonne place, nos actions du jour\u00a0? Le pays des Hommes int\u00e8gres dans sa riche histoire a des grands moments pour lesquels le peuple souhaite ne pas faire forc\u00e9ment le d\u00e9placement de l\u2019Institut fran\u00e7ais d\u2019Afrique noire \u00e0 Dakar, ou de l\u2019Institut national de l\u2019audiovisuel \u00e0 Paris pour reconstituer le fondement.<\/p>\n<p>Mais, si le 6 janvier 1966, l\u2019excuse de nos grands parents peut se retrouver dans le fait que la Haute-Volta, nouvellement ind\u00e9pendante, ne comptait pas vraiment un vivier dense de fils ou de filles pour songer \u00e0 m\u00e9moriser cette insurrection, r\u00e9volution, en tout cas ce mouvement populaire.<\/p>\n<p>Cette excuse peut \u00eatre \u00e9dulcor\u00e9e le 4 ao\u00fbt 1983, ou l\u2019ic\u00f4ne de la R\u00e9volution, Thomas Sankara, a \u00e9crit les pages de la marche du peuple burkinab\u00e8 dans l\u2019histoire universelle. Que dire du mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre 2014\u00a0? Aucun \u00e9v\u00e8nement majeur de la vie du Burkina depuis son accession \u00e0 la souverainet\u00e9 nationale et internationale n\u2019a donn\u00e9 droit \u00e0 autant de productions intellectuelles que la r\u00e9cente insurrection. Sur le plan litt\u00e9raire, tous les genres ont \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9s.<\/p>\n<p>De la dramaturgie \u00e0 la po\u00e9sie en passant par le roman de fiction, des nouvelles. N\u2019est-il pas temps que l\u2019autorit\u00e9, le minist\u00e8re en charge de la culture, songe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 rassembler toutes ces productions qui constituent les m\u00e9moires de ce pass\u00e9 r\u00e9cent pour l\u2019avenir\u00a0? Si demain, dans un quart de si\u00e8cle, un si\u00e8cle, voire plus, la trace de l\u2019insurrection devra s\u2019\u00e9crire sur le \u00abil parait, il semble\u00bb qui marque l\u2019oralit\u00e9, alors, tous ceux qui ont fait l\u2019insurrection o\u00f9 qu\u2019ils soient en ce moment, devront tirer les le\u00e7ons.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Jean Philippe TOUGOUMA<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_25_5c75c144a389b_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/02\/26\/avons-nous-de-la-memoire\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l\u2019ambiance festive du plus grand rendez-vous cin\u00e9matographique du continent, le Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou (FESPACO), le cri du c\u0153ur du pr\u00e9sident du comit\u00e9 national d\u2019organisation, Yacouba Traor\u00e9, qui a avou\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de recourir \u00e0 l\u2019Institut national de l\u2019audiovisuel (INA) de France, est pass\u00e9 comme un aveu [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-17799","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17799","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17799"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17799\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17799"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17799"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17799"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}