{"id":17803,"date":"2019-02-26T17:34:38","date_gmt":"2019-02-26T22:34:38","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/moustiques-ogm-le-burkina-faso-a-tous-les-garde-fous-roger-nebie-delegue-general-du-cnrst\/"},"modified":"2019-02-26T17:34:38","modified_gmt":"2019-02-26T22:34:38","slug":"moustiques-ogm-le-burkina-faso-a-tous-les-garde-fous-roger-nebie-delegue-general-du-cnrst","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/moustiques-ogm-le-burkina-faso-a-tous-les-garde-fous-roger-nebie-delegue-general-du-cnrst\/","title":{"rendered":"Moustiques OGM : \u00abLe Burkina Faso a tous les garde-fous\u00bb, Roger N\u00e9bi\u00e9, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du CNRST"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-44.jpg?fit=709%2C473&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"464\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-44.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-44.jpg?w=709&#038;ssl=1 709w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-44.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-44.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/1-44.jpg?resize=630%2C420&#038;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_24_5c75c14e9042d_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>Directeur de recherche en chimie organique, Roger N\u00e9bi\u00e9 est le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) depuis 2014. Il \u00e9voque dans cette grande interview accord\u00e9e \u00e0 Sidwaya, courant f\u00e9vrier 2019, les acquis engrang\u00e9s, les questions li\u00e9es au coton OGM, le projet Target Malaria et bien d\u2019autres aspects relatifs \u00e0 son institution.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S.)\u00a0: Pr\u00e9sentez-nous le CNRST\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4844 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/2-9.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/2-9.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/2-9.jpg?resize=696%2C465&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/2-9.jpg?resize=629%2C420&#038;ssl=1 629w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/2-9.jpg?w=738&#038;ssl=1 738w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>Les activit\u00e9s de recherche ont d\u00e9marr\u00e9 dans les ann\u00e9es 1920 au Burkina.(Ex-Haute-Volta)<\/p>\n<p><strong>Roger N\u00e9bi\u00e9 (R.N)\u00a0:<\/strong> Pour pr\u00e9senter le CNRST, il faut refaire l\u2019historique. Les activit\u00e9s de recherche au Burkina Faso, ex-Haute-Volta ont d\u00e9marr\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1920. Il y a eu d\u2019abord la cr\u00e9ation de la station de Saria vers Koudougou en 1923, ensuite celle de Niangoloko et apr\u00e8s Banfora en 1948 par les colons fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Dans ces stations, on faisait des recherches adapt\u00e9es sur certaines cultures, notamment les c\u00e9r\u00e9ales traditionnelles \u00e0 Saria et les ol\u00e9o- prot\u00e9agineux comme l\u2019arachide, le soja, etc. Il y a eu ensuite la cr\u00e9ation en 1949, de la section Haute-Volta de l\u2019Institut fran\u00e7ais d\u2019Afrique noire o\u00f9 se menaient des recherches dans les sciences humaines et sociales. A la longue, cela a \u00e9volu\u00e9 pour donner naissance au Centre volta\u00efque de la recherche scientifique (CVRS) en 1965. Apr\u00e8s, il y a eu une r\u00e9organisation pour donner le CNRST en 1978. Depuis 2002, le centre a le statut d\u2019Etablissement public \u00e0 caract\u00e8re scientifique, culturel et technologique. Outre la d\u00e9l\u00e9gation g\u00e9n\u00e9rale, structure dirigeante et de coordination situ\u00e9e en face de l\u2019H\u00f4pital Yalgado-Ou\u00e9draogo \u00e0 Ouagadougou, les recherches se d\u00e9roulent dans quatre instituts. Il y a d\u2019abord l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherche agricole (INERA) qui intervient dans le domaine agricole et les productions foresti\u00e8res et l\u2019Institut de recherche en sciences de la sant\u00e9 (IRSS). Comme son nom l\u2019indique, cette structure travaille beaucoup dans les domaines de la sant\u00e9 publique, la m\u00e9decine traditionnelle et la pharmacop\u00e9e. Il y a \u00e9galement l\u2019Institut des sciences des soci\u00e9t\u00e9s (INSS) qui traite des sciences humaines et sociales, de l\u2019anthropologie, la sociologie, le droit, etc. Enfin, il y a l\u2019Institut de recherche en sciences appliqu\u00e9es et technologies (IRSAT) dont je rel\u00e8ve. Il travaille dans les domaines de l\u2019\u00e9nergie, la m\u00e9canisation, la technologie alimentaire, les substances naturelles\u00a0\u2026 Aujourd\u2019hui, nous avons 1016 agents. Le centre est pr\u00e9sent dans 19 localit\u00e9s, surtout l\u2019INERA qui est tr\u00e8s d\u00e9centralis\u00e9. Nous avons pr\u00e8s de 47 programmes de recherche et plusieurs laboratoires. A Ouagadougou, il y a le si\u00e8ge des quatre instituts et la d\u00e9l\u00e9gation g\u00e9n\u00e9rale. L\u2019IRSS et l\u2019IRSAT ont deux sites.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: A ce jour, quels sont les principaux acquis de votre structure\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N\u00a0:<\/strong> Si nous devons tout \u00e9num\u00e9rer, nous allons passer des heures. Dans le domaine de la recherche agricole et foresti\u00e8re, plusieurs vari\u00e9t\u00e9s de cultures pour la production v\u00e9g\u00e9tale ont \u00e9t\u00e9 mises au point par l\u2019INERA. Il y a plus de 400 vari\u00e9t\u00e9s, dont du ma\u00efs \u00e0 haut rendement. Nous faisons actuellement \u00e0 travers l\u2019Agence nationale de valorisation des r\u00e9sultats de la recherche (ANVAR) et le financement de l\u2019UEMOA, la vulgarisation de ces ma\u00efs aussi bien au Burkina Faso que dans les pays-membres de l\u2019Union, notamment le Mali et le Niger, car ce sont des vari\u00e9t\u00e9s qui peuvent produire jusqu\u2019\u00e0 huit tonnes \u00e0 l\u2019hectare. Dans le domaine forestier, il y a le greffage de certains arbres comme le karit\u00e9, le n\u00e9r\u00e9 et le baobab pour r\u00e9duire le cycle de production. Nous avons \u00e9galement mis au point des formules d\u2019aliments pour b\u00e9tail utilis\u00e9s pour l\u2019embouche. Au niveau de la recherche en sciences de la sant\u00e9, nous avons plusieurs acquis, notamment le FACA, un produit mis au point \u00e0 partir des plantes m\u00e9dicinales locales pour combattre la dr\u00e9panocytose. Le FACA est commercialis\u00e9 aussi bien au Burkina Faso que dans plusieurs pays du monde dont l\u2019Afrique centrale, Isra\u00ebl et les Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique. En d\u00e9cembre pass\u00e9, lors d\u2019une session de notre conseil scientifique, les membres ont recommand\u00e9 au CNRST de trouver une solution pour produire et mettre \u00e0 la disposition des malades un produit comme le FACA. En dehors de cela, l\u2019IRSS a pr\u00e8s de six autres formulations qui sont en attente de validation clinique, car dans le domaine de la sant\u00e9 humaine et m\u00eame animale, lorsque vous mettez au point une formulation, il faut tout un itin\u00e9raire d\u2019essais. Vous faites des essais sur des candidats et on \u00e9value un certain nombre de donn\u00e9es qu\u2019on collecte \u00e0 travers des rapports. C\u2019est \u00e0 la suite de cela que le produit est autoris\u00e9 ou pas par le comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique. Malheureusement, les contraintes de financements posent souvent probl\u00e8me pour conduire ces essais cliniques. L\u2019IRSAT a \u00e9galement de nombreux r\u00e9sultats. On peut citer par exemple les diff\u00e9rentes formes de biscuit mis au point \u00e0 partir des c\u00e9r\u00e9ales, des patates et des ignames locales. Il y a aussi les techniques de conservation des aliments, et celles de transformation. On montre comment on conserve l\u2019oignon de m\u00eame que la tomate. Nous formons \u00e9galement diff\u00e9rents acteurs, dont des femmes par exemple, pour la production du beurre de karit\u00e9 \u00e0 partir d\u2019un recensement de techniques qui existent au niveau local. L\u2019IRSAT a le premier laboratoire qui a \u00e9t\u00e9 accr\u00e9dit\u00e9 au niveau du Burkina Faso en mati\u00e8re d\u2019analyse pour accompagner les exportateurs de denr\u00e9es alimentaires. C\u2019est un outil qui est \u00e0 la disposition des exportateurs. C\u2019est un laboratoire certifi\u00e9. Une fois que les analyses sont faites, elles permettent de certifier de la bonne ou mauvaise qualit\u00e9 des produits. Les r\u00e9sultats de nos analyses ne sont pas contest\u00e9s dans les laboratoires europ\u00e9ens. Ce laboratoire a une filiale \u00e0 Bobo-Dioulasso. Au niveau de l\u2019INSS, il n\u2019y a pas mal d\u2019acquis. La carte linguistique du Burkina Faso a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e. Elle mat\u00e9rialise tous les groupes sociaux linguistiques du pays. C\u2019est un outil formidable que le minist\u00e8re en charge de l\u2019\u00e9ducation peut utiliser s\u2019il veut utiliser les langues nationales dans l\u2019enseignement. Toujours \u00e0 l\u2019INSS, il y a des archives audiovisuelles des ann\u00e9es 1920 \u00e0 aujourd\u2019hui qui peuvent \u00eatre consult\u00e9es par les chercheurs, les historiens. Cela est in\u00e9dit. Il y a aussi de nombreuses productions litt\u00e9raires sur l\u2019histoire du royaume de Ouagadougou, de Boussouma, etc. Il y a donc de nombreux acquis engrang\u00e9s par les instituts du CNRST.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0:\u00a0: La plupart de ces r\u00e9sultats sont m\u00e9connus du grand public. Qu\u2019est-ce qui explique cela\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> On nous fait souvent ce reproche. Pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation et lever toutes ces contraintes, afin de permettre une meilleure connaissance du CNRST et de ses r\u00e9sultats, nous avons maintenant un charg\u00e9 de communication. En plus, nous avons d\u00e9marr\u00e9 en 2016, des journ\u00e9es portes ouvertes. La premi\u00e8re \u00e9dition s\u2019est tenue au si\u00e8ge du CNRST \u00e0 Ouagadougou. La deuxi\u00e8me en 2017 a eu lieu \u00e0 Bobo-Dioulasso \u00e0 la direction r\u00e9gionale de l\u2019IRSS. En 2018, la troisi\u00e8me \u00e9dition a eu lieu \u00e0 Ouagadougou \u00e0 l\u2019IRSS sous le th\u00e8me \u00abLa contribution de la recherche scientifique au CNRST pour l\u2019atteinte des Objectifs de d\u00e9veloppement durable\u00bb. L\u2019objectif est de faire d\u00e9couvrir tous nos r\u00e9sultats, nos experts et les instituts, car beaucoup de gens pensent que le CNRST se limite \u00e0 son si\u00e8ge sis en face de l\u2019h\u00f4pital Yalgado-Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Outre l\u2019insuffisance de la communication, il est reproch\u00e9 au CNRST de ne pas suffisamment impliquer les jeunes dans la recherche. Que pouvez-vous dire sur le sujet\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> Lorsqu\u2019en janvier 2011, il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 le minist\u00e8re de la Recherche scientifique et de l\u2019Innovation dont d\u00e9pendait le CNRST, une \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e pour \u00e9valuer le potentiel au niveau du centre. Les chiffres \u00e9taient alarmants. La communaut\u00e9 des chercheurs \u00e9tait tr\u00e8s vieille et il fallait la renouveler. Mais ce qui a occasionn\u00e9 le vieillissement de la communaut\u00e9 des chercheurs n\u2019est pas seulement inh\u00e9rent au CNRST, mais \u00e9galement au syst\u00e8me universitaire. Pendant longtemps, \u00e0 cause des Programmes d\u2019ajustement structurels (PAS), il n\u2019\u00e9tait plus permis de recruter des chercheurs ou des enseignants- chercheurs. Par contre, les recrutements \u00e9taient autoris\u00e9s au primaire et au postprimaire. Il se disait que l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et la recherche \u00e9taient des luxes pour les pays pauvres comme le Burkina Faso. Aujourd\u2019hui, les autorit\u00e9s ont pris conscience que la recherche est n\u00e9cessaire comme socle de d\u00e9veloppement. D\u2019ailleurs, le Plan national de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social (PNDES) le dit clairement. Ces derniers temps, on a lanc\u00e9 la construction de lyc\u00e9es scientifiques, l\u2019\u00e9cole polytechnique de Ouagadougou a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e\u00a0et il y a la pr\u00e9paration aux grandes \u00e9coles. Il faut qu\u2019on revienne forc\u00e9ment \u00e0 la science, car il faut mieux comprendre les choses, mener des exp\u00e9rimentations et proposer des voies de d\u00e9veloppement. En 2012, il y a eu un plaidoyer qui a abouti. A partir de 2013, Il y a eu des recrutements. Sur 100 postes ouverts, nous avons pu pourvoir 96. En 2014, 91 chercheurs ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s, puis 55 l\u2019ann\u00e9e suivante. En 2018, 19 chercheurs ont \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9s. C\u2019est un processus qui se poursuit. Mais lorsque, les jeunes chercheurs arrivent dans les structures, les d\u00e9fis sont \u00e9normes. En effet, le financement de la recherche est l\u2019une des contraintes majeures. Les statistiques montrent que les activit\u00e9s de recherches sont financ\u00e9es essentiellement \u00e0 partir des r\u00e9ponses des appels \u00e0 projets auxquelles nos \u00e9quipes participent. Il y a des appels \u00e0 projets qui sont faits au niveau national avec le Fonds national pour la recherche, l\u2019innovation et le d\u00e9veloppement (FONRID) qui n\u2019a d\u00e9marr\u00e9 qu\u2019en 2012. Mais avant cela, la recherche existait. Nos \u00e9quipes postulent essentiellement aux appels \u00e0 projets lanc\u00e9s par un certain nombre de bailleurs de fonds, dont la Fondation Bill et M\u00e9linda Gate, l\u2019Union europ\u00e9enne\u2026 Quand \u00e7a marche, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 une \u00e9quipe constitu\u00e9e. S\u2019il n\u2019y a donc pas la possibilit\u00e9 d\u2019impliquer les nouvelles recrues, c\u2019est difficile. Nous pensions qu\u2019avec l\u2019adoption de la loi d\u2019orientation de la recherche et de la politique nationale de la recherche en 2013, il y allait avoir un changement, car il y a un dispositif qui est pr\u00e9vu pour le financement de la recherche notamment en faisant des pr\u00e9l\u00e8vements de 0, 2% des recettes fiscales , des pr\u00e9l\u00e8vements sur les recettes li\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9phonie, aux mines. Malheureusement, malgr\u00e9 les interpellations, il n\u2019y a toujours pas d\u2019application de ces textes. Si cela \u00e9tait fait, nous aurions au niveau national, un fonds assez cons\u00e9quent pour financer les activit\u00e9s de recherche et les priorit\u00e9s allaient \u00eatre mieux identifi\u00e9es. Si la plupart des activit\u00e9s de recherche sont la r\u00e9ponse \u00e0 des appels d\u2019offres au niveau international, ce sont les priorit\u00e9s du bailleur qui sont prises en compte, m\u00eame si elles ne sont pas forc\u00e9ment en phase avec celles de votre pays. Elles ne peuvent pas \u00eatre modifi\u00e9es. En outre, si une \u00e9quipe constitue un consortium avec l\u2019universit\u00e9 de Ouagadougou, de Koudougou ou Bobo-Dioulasso et que le projet marche, c\u2019est difficile s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ouverture pour associer d\u2019autres. Quand on recrute, c\u2019est parce qu\u2019on a besoin du personnel, mais parfois l\u2019absence de fonds pour mener les recherches fait qu\u2019on a l\u2019impression que certains ne sont pas impliqu\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Vous avez tant\u00f4t parl\u00e9 du FACA. Ce produit a fait l\u2019objet de pol\u00e9miques entre des chercheurs. La temp\u00eate est-elle pass\u00e9e\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> Lorsqu\u2019un produit est mis au point, il y a une proc\u00e9dure pour le mettre sur le march\u00e9. Le FACA a une autorisation. Lorsque l\u2019alerte a \u00e9t\u00e9 faite, le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 a diligent\u00e9 une investigation. Le rapport montre qu\u2019il n\u2019en \u00e9tait rien. Tous les contr\u00f4les ont \u00e9t\u00e9 faits. S\u2019il y avait un probl\u00e8me, le produit allait \u00eatre imm\u00e9diatement retir\u00e9. Il n\u2019y a pas de pol\u00e9mique. Le FACA est commercialis\u00e9 de par le monde. Il permet de r\u00e9soudre un probl\u00e8me. Maintenant, il faut passer \u00e0 l\u2019\u00e9tape industrielle qui n\u2019est malheureusement pas du ressort du CNRST. Il faut donc communiquer sur le produit et voir toutes les strat\u00e9gies avec le minist\u00e8re en charge de la recherche scientifique et de l\u2019innovation pour que le FACA soit d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Il y a une autre pol\u00e9mique qui concerne les moustiques OGM \u00e0 travers le projet Target Malaria. En tant que chercheur, est-ce que vous vous reconnaissez dans les r\u00e9sultats engrang\u00e9s\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> Le projet Target Malaria est ex\u00e9cut\u00e9 par l\u2019IRSS notamment par la direction r\u00e9gionale de Bobo-Dioulasso. En tant que chercheur, nous travaillons toujours \u00e0 proposer des solutions par rapport \u00e0 une probl\u00e9matique donn\u00e9e. Si nous prenons le probl\u00e8me li\u00e9 au paludisme, il est majeur. En plus des moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es chaque ann\u00e9e, des mol\u00e9cules antipaludiques sont d\u00e9velopp\u00e9es, mais nous constatons que le paludisme continue de faire des ravages. Pour moi, le projet Target malaria est une investigation en cours avec des pays d\u2019Afrique et d\u2019Europe. C\u2019est pour arriver \u00e0 proposer une solution \u00e0 un probl\u00e8me donn\u00e9. A chaque fois que nous parvenons \u00e0 un r\u00e9sultat, c\u2019est une solution. Mais tant que ce r\u00e9sultat n\u2019est pas utilis\u00e9, ce n\u2019est pas une innovation. En tant que scientifiques, nous avons l\u2019obligation, le devoir d\u2019investiguer et d\u2019offrir des solutions \u00e0 un probl\u00e8me donn\u00e9. Maintenant, il appartient aux autorit\u00e9s d\u2019autoriser telle solution ou pas. Actuellement, nous sommes aux phases de laboratoires, d\u2019investigation pour d\u00e9terminer tous les param\u00e8tres du moustique avec un g\u00e8ne modifi\u00e9, la dynamique de la population. Par rapport \u00e0 Target malaria, le Burkina a tout le dispositif juridique, les garde-fous n\u00e9cessaires pour veiller aux probl\u00e8mes. A chaque \u00e9tape, il faut aller \u00e0 l\u2019Agence nationale de bios\u00e9curit\u00e9 exposer le probl\u00e8me. Le comit\u00e9 d\u2019experts \u00e9value le risque. S\u2019il est \u00e9lev\u00e9, il ne va jamais l\u2019autoriser. Il est obligatoire de passer par cette agence pour tout ce qui concerne les OGM. En tant que chercheur, nous n\u2019excluons rien. Nous faisons toujours les exp\u00e9rimentations en respectant les garde-fous, les codes d\u2019\u00e9thiques en la mati\u00e8re. Quand nous atteignons un r\u00e9sultat, nous nous r\u00e9f\u00e9rons toujours \u00e0 notre hi\u00e9rarchie. Maintenant que ce r\u00e9sultat soit utilis\u00e9 ou pas, d\u00e9pend d\u2019une d\u00e9cision politique. Lorsque le Burkina Faso a d\u00e9cid\u00e9 il y a quelques ann\u00e9es d\u2019aller dans la culture du coton BT, c\u2019\u00e9tait une d\u00e9cision politique.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Certains y voient un danger malgr\u00e9 les assurances des instituts de recherches. Les moustiques OGM pr\u00e9sentent-ils des dangers ou non pour la sant\u00e9 humaine\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> Cette question est valable pour tout ce que nous faisons. Elle \u00e9quivaut \u00e0 demander si avaler des m\u00e9dicaments n\u2019a pas de cons\u00e9quences. Bien s\u00fbr qu\u2019il y en a. Nous sommes \u00e0 une phase d\u2019exp\u00e9rimentation et c\u2019est un milieu contr\u00f4l\u00e9. Pour couper court \u00e0 la pol\u00e9mique, il faut souligner que ce sont des moustiques m\u00e2les qui sont concern\u00e9s, or ces derniers ne piquent pas l\u2019homme.<br \/>On nous enseigne depuis l\u2019\u00e9cole primaire que ce sont les moustiques femelles qui piquent et transmettent la malaria. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, tout sera v\u00e9rifi\u00e9. A la fin, en fonction des diff\u00e9rents rapports d\u2019\u00e9tape qui seront faits, nous nous retournerons vers l\u2019Agence nationale de bios\u00e9curit\u00e9 pour voir si nous avan\u00e7ons ou arr\u00eatons le processus. Pour l\u2019instant, c\u2019est une d\u00e9marche purement scientifique.<br \/>S.\u00a0: Certains paysans r\u00e9clament le retour du coton BT. En tant que scientifique, pensez-vous que c\u2019est la solution\u00a0?<\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> Tout d\u00e9pend des contraintes observ\u00e9es sur le terrain qui font que des agriculteurs r\u00e9clament le retour du coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9. L\u2019Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB) est en concertation avec l\u2019INERA qui a un programme coton. Des discussions sont en cours sur tous les probl\u00e8mes de la fili\u00e8re coton et des propositions \u00e0 faire pour avancer. Toutes les fili\u00e8res ont des contraintes qui peuvent \u00eatre li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 des semences, des intrants agricoles et \u00e0 la nature du sol. A un moment donn\u00e9, l\u2019AICB avait discut\u00e9 avec Mossanto, le partenaire principal et ils ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019arr\u00eater la production du coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9, car il y avait des raisons v\u00e9rifiables qui montraient que cette voie n\u2019\u00e9tait pas suffisamment rentable sur le plan commercial. Mais pour revenir \u00e0 ce qui avait \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9, il y a un pr\u00e9alable parce qu\u2019il faut bien ma\u00eetriser \u00e0 100% la technologie au niveau national. Avant, on d\u00e9pendait d\u2019un organisme de recherche \u00e9tranger qui fournissait les semences intro graiss\u00e9es pour la production. Il faut en plus que ce soit une d\u00e9cision coll\u00e9giale.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Mais en tant que scientifique pensez-vous que le coton BT est la meilleure option pour la fili\u00e8re\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> J\u2019ai eu l\u2019occasion de visiter des champs de coton en Inde et au Br\u00e9sil. Il y a des gens qui font du coton biologique et d\u2019autres du coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9. Au Burkina Faso, l\u2019avantage de la culture du coton BT est qu\u2019il r\u00e9duisait le nombre de traitements. Malheureusement \u00e0 un moment donn\u00e9, l\u2019interprofession a signal\u00e9, \u00e0 celui qui avait intro graiss\u00e9e le g\u00e8ne BT dans des vari\u00e9t\u00e9s mises au point par l\u2019INERA, qu\u2019il y avait un raccourcissement de la fibre. Cela ne permettait donc pas d\u2019avoir les revenus escompt\u00e9s.<br \/>Le probl\u00e8me pouvait \u00eatre r\u00e9solu par la recherche, malheureusement, les deux parties ne se sont pas entendues. En outre, les conditions juridiques ne le permettaient pas puisque celui avec qui nous avions la copropri\u00e9t\u00e9 ne l\u2019a pas autoris\u00e9. En tant que scientifique, toutes les options sont \u00e0 consid\u00e9rer. Il y a une usine d\u2019\u00e9grenage de coton biologique en construction, c\u2019est une bonne chose. Ainsi, certains produiront le bio tandis que d\u2019autres feront autre chose. Je n\u2019ai rien contre le coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9, mais il faut qu\u2019on ma\u00eetrise tous les contours, avoir le plateau technique ad\u00e9quat, qu\u2019on puisse faire toutes les exp\u00e9rimentations correctement. L\u00e0, nous offrons une solution \u00e0 nos autorit\u00e9s. Aujourd\u2019hui, c\u2019est s\u00fbr qu\u2019on ne saurait se satisfaire d\u2019une seule solution, \u00e9tant donn\u00e9 que les contraintes sont multiples et diverses. Il faut toujours avoir une fl\u00e8che dans son carquois \u00e0 \u00e9grener en cas de probl\u00e8me.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Lors de la derni\u00e8re campagne, des producteurs avaient d\u00e9nonc\u00e9 la qualit\u00e9 des engrais et des pesticides. Est-ce que le CNRST s\u2019\u00e9tait saisi du probl\u00e8me\u00a0 et quel est votre point de vue sur le sujet\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> Nous avons appris le probl\u00e8me \u00e0 travers la presse et des partenaires. Lorsque les commandes d\u2019engrais sont faites, les contr\u00f4les ne sont pas ex\u00e9cut\u00e9s par le CNRST, mais par d\u2019autres organismes. Le CNRST ne peut donc pas se prononcer sur la question, parce qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 des analyses de qualit\u00e9. Toutefois, le rendement n\u2019est pas exclusivement li\u00e9 aux fertilisants. Il y a d\u2019autres facteurs \u00e0 prendre en compte.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Actuellement, 90% du financement de la recherche sont assur\u00e9s par l\u2019Etat burkinab\u00e8 et quelques partenaires ext\u00e9rieurs. Ne voyez-vous pas le risque que le CNRST disparaisse au cas o\u00f9 l\u2019Etat viendrait \u00e0 r\u00e9duire drastiquement le financement?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> La part du financement de l\u2019Etat dans le budget global du CNRST est pass\u00e9e de 30%\u00a0\u00e0 40% en 2016 et plus de 60% en 2017. Ce financement est essentiellement utilis\u00e9 pour les investissements, les infrastructures, les salaires des agents et le fonctionnement. Il ne suffit pas pour r\u00e9gler toutes les d\u00e9penses incompressibles. Le financement des activit\u00e9s de recherche se fait essentiellement \u00e0 partir des appels \u00e0 projets ext\u00e9rieurs et ceux du FONRID. A ce niveau, l\u2019Etat a fait un gros effort l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e, il y a eu beaucoup d\u2019appels \u00e0 projets auxquels les chercheurs ont particip\u00e9. En affichant la recherche comme un objectif strat\u00e9gique \u00e0 travers le PNDES, il n\u2019y a pas de risque que l\u2019Etat arr\u00eate de financer la recherche demain. C\u2019est un outil de souverainet\u00e9. Ce que nous souhaitons, c\u2019est que les fonds allou\u00e9s au FONRID soient de plus en plus augment\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Selon vous, pourquoi le secteur priv\u00e9 n\u2019est pas suffisamment impliqu\u00e9 dans la recherche au Burkina Faso\u00a0?<\/strong><br \/><strong>R.N.\u00a0<\/strong>: Nous avons constat\u00e9 que la participation du secteur priv\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 la hauteur. Cela s\u2019explique par le fait que nous ne nous ouvrons pas assez. Le dernier Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) tenu en 2018 a recommand\u00e9 l\u2019organisation r\u00e9guli\u00e8re de cadres de concertation avec le secteur priv\u00e9. Nous nous y attelons \u00e0 travers nos journ\u00e9es portes ouvertes, des sessions sur des th\u00e9matiques qui int\u00e9ressent les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques en association avec la Chambre de commerce et la maison de l\u2019Entreprise.<br \/>Car, pour que quelqu\u2019un s\u2019investisse dans quelque chose, il faut qu\u2019il la connaisse. Nous allons donc nous montrer davantage ainsi que les possibilit\u00e9s que nous offrons. Mais d\u00e9j\u00e0, il y a des priv\u00e9s qui investissent dans l\u2019innovation. Un autre probl\u00e8me est que le tissu industriel n\u2019est pas d\u00e9velopp\u00e9 au Burkina Faso. C\u2019est en cela, nous saluons la cr\u00e9ation de technop\u00f4les pr\u00e9vue dans le programme pr\u00e9sidentiel. Cela permettra d\u2019am\u00e9liorer la situation. Les r\u00e9sultats de la recherche pourront ainsi valoriser au niveau industriel.<\/p>\n<p><strong>S.\u00a0: Quel int\u00e9r\u00eat une banque ou une structure priv\u00e9e a-t-elle \u00e0 financer la recherche\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>R.N.\u00a0:<\/strong> L\u2019autorit\u00e9 politique peut leur accorder des facilit\u00e9s. On peut par exemple accorder des all\u00e8gements fiscaux \u00e0 ceux qui financent la recherche.<br \/>Un op\u00e9rateur nous a dit que s\u2019il finance la recherche \u00e0 hauteur de 10\u00a0000 000 F CFA par exemple et qu\u2019il n\u2019y a pas de retour, il aura des probl\u00e8mes lors de la conf\u00e9rence des actionnaires, car c\u2019est la recherche du profit.<br \/>L\u2019op\u00e9rateur \u00e9conomique qui \u00e9volue dans un domaine donn\u00e9 peut avoir des contraintes. Il y a quelques ann\u00e9es par exemple, l\u2019IRSAT a fait l\u2019audit \u00e9nerg\u00e9tique d\u2019une unit\u00e9 industrielle de la place.<br \/>Elle lui a montr\u00e9 \u00e0 travers un rapport, comment baisser sa facture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. En finan\u00e7ant donc l\u2019audit, la soci\u00e9t\u00e9 gagne sur le long terme. Avec la transformation des produits locaux, une brasserie de la place peut demander de produire un jus \u00e0 partir d\u2019un produit donn\u00e9 comme le l\u00e9tharium ou Kaga en moor\u00e9. Le r\u00e9sultat de cette recherche appartient en ce moment \u00e0 la brasserie. Le priv\u00e9 peut donc financer des recherches par rapport \u00e0 une contrainte qu\u2019il rencontre et disposer des r\u00e9sultats.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Pat\u00e9n\u00e9ma Oumar OUEDRAOGO<\/strong><br \/><strong>Eliane SOME<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_25_5c75c14e905c2_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/02\/26\/moustiques-ogm-le-burkina-faso-a-tous-les-garde-fous-roger-nebie-delegue-general-du-cnrst\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Directeur de recherche en chimie organique, Roger N\u00e9bi\u00e9 est le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) depuis 2014. Il \u00e9voque dans cette grande interview accord\u00e9e \u00e0 Sidwaya, courant f\u00e9vrier 2019, les acquis engrang\u00e9s, les questions li\u00e9es au coton OGM, le projet Target Malaria et bien d\u2019autres aspects relatifs \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-17803","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17803","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17803"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17803\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17803"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17803"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17803"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}